Des Iraniens décrivent des bombardements parmi les pires vécus jusqu’ici. Des centaines de milliers de Libanais seraient déplacés. Pendant ce temps, le choc pétrolier, qui profite à la Russie, s’atténue.
À la faveur de l’opération Fureur épique en Iran, le chef du Pentagone s’est mué en un tonitruant chef de guerre, soulignent les médias anglo-saxons. Et il ne manque pas une occasion de marteler la supériorité de l’armée américaine, prête à tout pour écraser ses ennemis.
Le président américain, Donald Trump, flanqué de son ministre de la Défense, Pete Hegseth, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le 7 mars 2026.
L’arsenal restant du parti chiite semble limité et ses principales lignes d’approvisionnement en provenance d’Iran se sont refermées après la chute de l’ancien régime syrien en décembre 2024. Mais le Hezbollah “semble avoir adapté sa stratégie” et conserve un certain pouvoir de nuisance, explique le quotidien libanais “L’Orient-Le Jour”.
Selon des sources citées par “USA Today”, les États-Unis pourraient bientôt faire affaire avec Cuba sans ouverture politique, ni éviction de la famille Castro. Encore hypothétiques, ces informations font déjà polémique dans la communauté cubaine, qui voit avec circonspection les discussions menées discrètement avec le régime castriste.
À Van, ville majoritairement kurde proche de la frontière avec l’Iran, la perspective de l’arrivée de réfugiés iraniens fuyant la guerre ne suscite pas de rejet mais inquiète la population en raison de la situation économique déjà mauvaise, raconte ce reportage d’une journaliste du quotidien turc de gauche “Evrensel”.
La presse étrangère a écouté le discours du chef d’État français prononcé à Chypre avant un passage sur le porte-avions “Charles de Gaulle”, lundi 9 mars. Le possible déploiement de navires de guerre français au large de l’Iran pour protéger le passage des pétroliers est le signe d’une nouvelle étape franchie dans l’implication de la France.
Lundi 9 mars, la skieuse russe Varvara Voronchikhina a remporté la médaille d’or lors de l’épreuve de super-G des JO paralympiques de Milan-Cortina. C’était la première fois, depuis les JO de Rio, en 2016, qu’un athlète russe célébrait une victoire sous son drapeau national dans le cadre olympique. Et cela s’est passé en Italie, ce qui interpelle la presse transalpine.
L’Amérique et Israël ont peut-être vu “trop grand” en Iran, estime Robert Pape dans “Foreign Affairs”. Pour ce spécialiste de la guerre aérienne, plusieurs facteurs stratégiques pourraient peser sur la guerre et entraîner les États-Unis dans un conflit où la seule puissance ne suffira pas à imposer la victoire.
Jim Walsh, l’un des rares chercheurs américains à avoir échangé directement avec les officiels iraniens et nord-coréens sur la question des armes nucléaires, craint que la guerre en Iran ne rende encore plus difficile la dénucléarisation de la Corée du Nord. Et ne permette pas de stopper le programme nucléaire de Téhéran.
Le rédacteur en chef du quotidien panarabe “Al-Araby Al-Jadid” revient sur l’épisode des excuses présentées le 7 mars par le président iranien aux pétromonarchies du Golfe, balayées dans la foulée par une salve de missiles et de drones tirés contre ces pays. Pour lui, les Gardiens de la révolution tiennent désormais totalement les rênes et font fi des autres pôles du pouvoir.
Une vingtaine de pays, majoritairement africains, ont accepté les nouveaux accords américains de santé visant à remplacer les aides supprimées après le démantèlement de l’USAID. Accords qui dépendent du partage des données médicales ou de l’accès aux ressources minières. Le Zimbabwe et la Zambie ont dit non.
Un soignant préparant une injection de Lenacapavir, un traitement préventif contre le VIH, à Epworth, à l’extérieur de la capitale zimbabwéenne Harare, le 19 février 2026. (photo d’illustration)
Pendant que Trump improvise, Nétanyahou veut détruire le régime iranien coûte que coûte. Quitte à provoquer une guerre civile désastreuse pour la région, avertit le journaliste Fareed Zakaria. Il appelle les États-Unis à agir pour éviter ce scénario.
En dépit de liens commerciaux étroits, les relations entre Rabat et Rome traversent une zone de turbulences. Un froid diplomatique qui s’explique notamment par le “rapprochement stratégique” de l’Italie avec l’Algérie. Dans un exercice d’équilibrisme pas toujours évident, Rome tente de préserver de bonnes relations avec les deux pays rivaux, explique le magazine marocain “TelQuel”.
L’intervention des États-Unis et d’Israël en Iran a déclenché une nouvelle crise majeure de l’énergie. C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd, explique le “Financial Times”. D’autres pays, comme les États-Unis et le Canada, seront plus épargnés parce que producteurs. En revanche, l’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation.
Le président américain a déclaré lundi aux journalistes que la guerre en Iran était “pratiquement terminée”, avant de menacer un peu plus tard de frapper Téhéran “beaucoup plus fort” s’il “prenait le monde en otage” en bloquant l’acheminement de pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Pourquoi se fait-on la guerre ? L’humanité est-elle belliqueuse par nature ? Une paix durable est-elle possible ? Le sociologue allemand de renom Herfried Münkler livre, dans “Die Zeit”, ses réflexions sur l’origine et l’évolution des conflits armés. Un sujet d’une brûlante actualité, dont se fait l’écho la programmation du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), en cours à Genève jusqu’au 15 mars, en partenariat avec “Courrier international”.
Le pouvoir iranien continue de fonctionner “étonnamment bien” et de riposter. Et la nomination comme nouveau guide suprême du fils de l’ancien ayatollah, assassiné le 28 février, envoie un message sans équivoque aux États-Unis et à Israël : celui de la continuité, de la résistance et du renforcement de la mainmise de la ligne dure sur le pays, analyse “The Economist”.
Alors que les bombardements et les tirs de missiles continuent dans tout le Moyen-Orient, le prix du baril de pétrole a dépassé les 120 dollars, faisant dévisser les Bourses asiatiques et européennes, ainsi que Wall Street. Dans le même temps, depuis Chypre, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait lancer une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz.
Un membre de la Défense civile libanaise contemple les dégâts causés par une frappe israélienne sur un bâtiment de la banlieue sud de Beyrouth (Liban), le 9 mars 2026.
Fragmentée et sans véritable leader, l’opposition iranienne ne profitera sans doute pas de la victoire, alerte ce journaliste dans “Ha’Aretz”. Mais les déclarations de Donald Trump sur sa volonté de nommer les futurs dirigeants iraniens risquent de raviver de sombres souvenirs d’interventionnisme sous l’ère du chah.
Si la presse russe semblait ménager Donald Trump depuis le réchauffement diplomatique engagé en 2025 entre les États-Unis et la Russie, la guerre menée contre l’Iran suscite de véhémentes critiques contre le président américain et son administration. Vladimir Poutine, de son côté, a exprimé son soutien au régime de Téhéran.
Un panneau à l’effigie de l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, alors que des fumées s’élèvent au-dessus de Téhéran, en Iran, après des frappes américaines et israéliennes, le 8 mars 2026.
Qualifiées de “traîtres” par la télévision iranienne pour avoir refusé d’entonner l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie de football, les joueuses iraniennes pourraient trouver refuge en Australie, où la compétition est organisée. Au moins cinq joueuses iraniennes ont été placées sous la protection de la police de l’État du Queensland ce lundi 9 mars.
Les joueuses de l’équipe de football iranienne après la rencontre du premier tour de la Coupe d’Asie de football qui les a opposées aux Philippines, le 8 mars 2026, à Gold Coast (Australie).
Le président de centre droit Rodrigo Paz entend renouer des relations intenses avec les États-Unis, après vingt ans de rupture des relations diplomatiques sous les gouvernements d’Evo Morales et de Luis Arce.
Le président américain, Donald Trump, et le président bolivien, Rodrigo Paz Pereira (à gauche), posent pour une photo au début du sommet “Bouclier des Amériques”, à Miami, le 7 mars 2026.
Semaine de quatre jours aux Philippines, limitation de l’usage des véhicules en Birmanie, suspension des taxes sur les carburants au Vietnam : plusieurs pays d’Asie du Sud-Est mettent en œuvre des mesures pour tenter de compenser la hausse des coûts de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.
Interrogée par le journal mexicain “Milenio”, la présidente élue du Costa Rica, Laura Fernández, a pris le Mexique comme contre-exemple en matière de violences et de narcotrafic. Et suscité l’agacement de certains observateurs mexicains.