Hostile à Téhéran et au Hezbollah, qui avait prêté main-forte à Bachar El-Assad durant le conflit syrien, le nouveau pouvoir à Damas, mené par Ahmed El-Charaa, serait tenté de mener des opérations militaires contre la milice chiite dans l’est du Liban, estiment certains dans la presse libanaise et arabe.
Des habitants inspectent le périmètre d’un immense cratère laissé par un raid israélien dans la ville de Nabi Chit, dans l’est du Liban, considérée comme l’un des fiefs du Hezbollah, le samedi 7 mars 2026.
Dans un article du “Guardian”, le journaliste Luca Ittimani donne la parole à des pilotes de ligne, qui témoignent de la “pression extrême” à laquelle ils sont confrontés en période de conflit. Entre sécurité des passagers, gestion de l’équipage et régie technique, leurs responsabilités sont décuplées.
Téhéran et l’organisation chiite libanaise ont lancé mercredi soir une opération simultanée contre l’État hébreu. Tsahal a immédiatement répliqué par des frappes sur la capitale libanaise faisant 11 morts, dont 8 sur le front de mer, où s’étaient réfugiées des personnes déplacées. Une escalade alarmante, souligne la presse internationale.
Dans ce texte anonyme publié par “The Guardian”, une personne habitant à Téhéran raconte l’angoisse et la colère d’une ville où la survie est brusquement devenue la première des préoccupations. Fervente critique du régime, elle s’élève contre l’absurdité destructrice de la guerre menée par Israël et les États-Unis, qui prétendent sauver un pays en anéantissant sa société.
Encore une fois, lors de cette journée du mercredi 11 mars, le prix du pétrole et la situation dans le détroit d’Ormuz ont été au centre de l’attention de la presse internationale. Dans le même temps, la situation au Liban se fait de plus en plus grave.
Kiev a déjà envoyé du matériel et des experts au Moyen-Orient pour aider plusieurs pays à faire face aux attaques aériennes de l’Iran. Si ce déploiement suscite un certain enthousiasme en Ukraine, il est cependant loin de faire l’unanimité dans le pays en guerre.
“Des objectifs changeants, une menace exagérée, une mission ambiguë”, le tout enrobé d’euphémismes. Pour cet ancien correspondant du “New York Times” à Moscou, les similitudes entre la rhétorique et les justifications avancées par l’administration américaine pour frapper l’Iran et celles de la Russie pour motiver son “opération spéciale” en Ukraine sont troublantes.
Une toile de l’artiste russe Alexeï Sergienko, intitulée “Paix dans le monde”, combinant les visages de Donald Trump et de Vladimir Poutine, exposée dans une galerie de Saint-Pétersbourg, en mars 2025.
Mercredi 11 mars, trois navires de transport et de commerce ont été pris pour cible dans le détroit d’Ormuz. Depuis le début des hostilités, il y aurait eu dans cette zone 13 attaques au total, vraisemblablement iraniennes.
Le “Mayuree Naree”, battant pavillon thaïlandais, touché par une frappe dans le détroit d’Ormuz, le 11 mars 2026. Photo fournie par la marine royale thaïlandaise.
Depuis le déclenchement de la guerre israélo-américaine en Iran, la plupart des pays ouest-africains observent le silence. Mais les opinions publiques, notamment sur les réseaux sociaux, apportent leur soutien à l’Iran, apposant à cette guerre le récit d’une lutte mondiale de l’Occident contre le Sud global.
Avec la guerre en Iran, les cours du pétrole se sont envolés, et les consommateurs du monde entier n’échappent pas à l’augmentation des prix à la pompe. Mais en France, pays profondément marqué par la révolte des “gilets jaunes”, chaque hausse des prix du carburant vire au “psychodrame”, constate la presse étrangère.
Alors que le coût des opérations militaires et de la riposte iranienne ne cesse d’augmenter, les États-Unis pourraient chercher une porte de sortie contre l’avis de Benyamin Nétanyahou. Les divergences d’intérêts et de vues se font plus évidentes entre les deux alliés, voire au sein même des autorités israéliennes.
L’Iran a accusé les États-Unis d’avoir frappé une de ses installations de désalinisation le 7 mars. Le lendemain, Bahreïn a fait état de dégâts sur l’une des siennes. Dans le Golfe, 100 millions de personnes et de larges pans de l’industrie dépendent de ces usines. Ce qui en fait un élément hautement stratégique mais aussi extrêmement vulnérable dans le contexte de la guerre actuelle, analyse “L’Orient-Le Jour”.
Le quotidien “24 Tchassa” revient, mercredi 11 mars, sur le trouble causé par deux avions de chasse qui ont survolé à basse altitude la capitale bulgare, la veille dans la matinée. Des “vols d’entraînement” sans lien avec le conflit au Moyen-Orient, a rassuré le ministère de la Défense.
La première page de l’édition du 11 mars 2026 du quotidien bulgare “24 Tchassa”.
L’Agence internationale de l’énergie envisage une mesure sans précédent pour lutter contre la hausse des prix de l’or noir, conséquence de la guerre en Iran. Selon “The Wall Street Journal”, l’institution propose de mettre sur le marché 400 millions de barils issus des réserves stratégiques.
Pétroliers à l’ancrage au large de Mascate, dans le sultanat d’Oman, le 10 mars 2026, alors que le trafic maritime est presque à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz.
En 2022, pour remédier au manque criant de personnel dans ses hôpitaux, le président de la région de la Calabre a conclu un accord de coopération sanitaire avec Cuba pour employer 321 médecins. L’expérience, réussie, pourrait s’achever du fait de l’ingérence des États-Unis.
Une brigade médicale cubaine, composée de 100 spécialistes, brandit le drapeau national à son arrivée à l’aéroport de Tegucigalpa, au Honduras, le 27 février 2024.
À travers des sociétés écrans et des acquisitions immobilières au nom de parties tierces à Londres, Francfort ou Dubaï, le fils de l’ayatollah Ali Khamenei, soumis à des sanctions américaines depuis 2019, a réussi à tisser au fil des ans un vaste réseau d’investissements occultes et lucratifs, révélait “Bloomberg” dans une enquête publiée fin janvier.
Chaque semaine, “Courrier international” explique ses choix éditoriaux. Dans le magazine en vente le 12 mars, deux dossiers. Le premier est consacré à la guerre en Iran, avec un décryptage de la riposte politique et militaire du régime iranien. La ligne dure semble l’emporter après la nomination du nouveau guide suprême. Autre rendez-vous largement couvert par la presse étrangère : les municipales en France, prélude à la présidentielle de 2027, et notamment la bataille de Paris.
La guerre en Iran à la Une de “Courrier international” daté du 12 mars 2026. À Paris et en région parisienne, la couverture est consacrée aux municipales vues par la presse étrangère. Le magazine inclut le même dossier sur la riposte politique et militaire iranienne.
Les États-Unis ont détruit mardi 16 bateaux iraniens poseurs de mines près du détroit d’Ormuz, après avoir menacé Téhéran de représailles “sans précédent” en cas de minage de la zone, où transite un cinquième du pétrole mondial. Le contrôle du détroit reste le “dernier atout majeur” de l’Iran dans le conflit, relève la presse internationale.
Des Iraniens décrivent des bombardements parmi les pires vécus jusqu’ici. Des centaines de milliers de Libanais seraient déplacés. Pendant ce temps, le choc pétrolier, qui profite à la Russie, s’atténue.
À la faveur de l’opération Fureur épique en Iran, le chef du Pentagone s’est mué en un tonitruant chef de guerre, soulignent les médias anglo-saxons. Et il ne manque pas une occasion de marteler la supériorité de l’armée américaine, prête à tout pour écraser ses ennemis.
Le président américain, Donald Trump, flanqué de son ministre de la Défense, Pete Hegseth, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le 7 mars 2026.
Une semaine exactement après le début de la guerre, la journée du samedi 7 mars a été marquée par une litanie des bombardements : israéliens sur l’Iran au matin, puis en provenance d’Iran sur les pays du Golfe un peu plus tard. L’opération israélienne au Liban semble se poursuivre, tandis que le “Washington Post” révèle l’existence d’un rapport émettant des doutes sur la possibilité d’un changement de régime à Téhéran, envisagé par Washington.
Selon plusieurs sources interrogées par le “Washington Post”, Moscou fournirait des renseignements à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Un élément qui expliquerait la “sophistication” et la précision de certaines frappes de l’Iran, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.
Cette image satellite montre de la fumée s’élevant d’une base de la marine des États-Unis, à Manama au Bahreïn, le 1er mars 2026, après une frappe iranienne.
Ils vivent l’envers de la course mondiale aux minerais, fait d’éboulements, de risques mortels élevés et de conditions de travail inhumaines. L’hebdomadaire sud-africain “The Continent” est allé à la rencontre des mineurs de la République démocratique du Congo, qui affrontent ces risques chaque jour pour alimenter la soif mondiale en minerais rares, nécessaires à la fabrication des appareils électroniques.
Souvent, les militants de gauche ont du mal à concevoir le fait que des personnes racisées puissent avoir des opinions conservatrices, relève l’écrivaine et activiste italienne d’origine ghanéenne Djarah Kan dans le quotidien italien “Domani”. Un comportement qui exprime une essentialisation et qui s’apparente à du “racisme positif”.