Face à l’explosion du prix du baril de brut, les États-Unis ont autorisé jusqu’au 11 avril la vente du pétrole russe stocké sur des navires, a annoncé jeudi le ministère des Finances américain. Depuis le début de la guerre en Iran, la flambée des prix du carburant a profité à Moscou, observe la presse américaine.
En près de trois ans de guerre au Soudan, le Tchad voisin a vu affluer près d’un million de réfugiés sur son sol. Autour de la ville d’Adré, une économie informelle s’est mise en place, faite de revente, de troc et d’allers et retours des deux côtés de la frontière, raconte le quotidien espagnol “El País”.
Si la majorité de “Tehrangeles”, la diaspora iranienne de Los Angeles, soutient les frappes contre le régime de Téhéran, certains de ses membres craignent que la guerre ne s’éternise et que l’avenir de l’Iran ne soit imposé par Washington aux dépens du peuple, raconte “The Economist”.
Le treizième jour du conflit en cours au Moyen-Orient a notamment été marqué par la première déclaration officielle de Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême de l’Iran. Mais au-delà de cet événement, les combats se poursuivent, et les problèmes liés à la circulation du pétrole aussi.
Les travailleurs immigrés, notamment d’origine asiatique, ont représenté, au cours des premiers jours du conflit au Moyen-Orient, la majeure partie des victimes civiles vivant dans les pays du golfe Arabo-Persique. Outre le danger pour ces travailleurs très exposés, la guerre entraîne des pertes économiques pour eux et leurs familles.
Entraîné dans la régionalisation du conflit entre l’Iran et les forces américano-israéliennes, le pays, qui tire ses revenus de l’or noir et dépend de l’importation de denrées essentielles, subit de plein fouet les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz.
Selon le dernier rapport du Sipri, paru le 9 mars, les importations d’armes du royaume chérifien ont augmenté de 12 % sur la période 2021-2025 par rapport à 2016-2020. Sur fond de rivalité avec l’Algérie, Rabat a durablement diversifié son matériel et ses ressources militaires.
Les importations d’armes du Maroc ont augmenté de 12 % entre la période 2016-2020 et la période 2021-2025.
Dans un billet écrit depuis la capitale libanaise, soumise à d’intenses bombardements israéliens depuis plus d’une dizaine de jours, cette journaliste du quotidien “L’Orient-Le Jour” raconte la chasse aux pilules dans une pharmacie beyrouthine et le quotidien d’une population à la fois rodée et blasée.
Cellule dormante, cyberattaque, drone, voire assassinat… Plusieurs menaces iraniennes pèsent sur les États-Unis, où les autorités fédérales ont mis en garde contre les possibles représailles aux attaques menées avec Israël.
Une personne brandit une image de l’ancien guide suprême Ali Khamenei et de son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, lors de funérailles, à Téhéran, le 11 mars 2026.
Malgré leur affaiblissement ces deux dernières années, la République islamique iranienne et le Hezbollah libanais ont du répondant, ce qui ne surprend pas Israël. Et selon “Ha’Aretz”, l’enjeu réel de la guerre repose moins sur une hypothétique chute du régime iranien que sur l’effacement des risques liés à son programme nucléaire et à ses missiles. Deux questions très liées au bon vouloir de Donald Trump.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le président français s’est placé “au centre de l’attention médiatique” par ses prises de parole et le déploiement du porte-avions “Charles de Gaulle” en Méditerranée. Emmanuel Macron a gagné en popularité, observe la presse internationale, qui estime qu’il pourrait bien déjà avoir en tête son prochain poste.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont désigné comme nouvelles “cibles légitimes” les sièges de grands groupes de la tech dans le Golfe. Mais aussi et surtout les succursales de banques américaines, en particulier aux Émirats arabes unis. Plusieurs d’entre elles ont évacué leurs bureaux.
Dans le Centre financier international de Dubaï (Émirats arabes unis), le 11 mars 2026, au lendemain de menaces iraniennes contre le secteur bancaire dans les pays du Golfe.
Dans cet article écrit avant le début de la guerre en Iran, “The Economist” estime que la récente détérioration des relations transatlantiques donne raison à la France, dont les dirigeants successifs ont toujours réaffirmé une certaine indépendance face à l’hégémonie américaine.
Hostile à Téhéran et au Hezbollah, qui avait prêté main-forte à Bachar El-Assad durant le conflit syrien, le nouveau pouvoir à Damas, mené par Ahmed El-Charaa, serait tenté de mener des opérations militaires contre la milice chiite dans l’est du Liban, estiment certains dans la presse libanaise et arabe.
Des habitants inspectent le périmètre d’un immense cratère laissé par un raid israélien dans la ville de Nabi Chit, dans l’est du Liban, considérée comme l’un des fiefs du Hezbollah, le samedi 7 mars 2026.
Dans un article du “Guardian”, le journaliste Luca Ittimani donne la parole à des pilotes de ligne, qui témoignent de la “pression extrême” à laquelle ils sont confrontés en période de conflit. Entre sécurité des passagers, gestion de l’équipage et régie technique, leurs responsabilités sont décuplées.
Téhéran et l’organisation chiite libanaise ont lancé mercredi soir une opération simultanée contre l’État hébreu. Tsahal a immédiatement répliqué par des frappes sur la capitale libanaise faisant 11 morts, dont 8 sur le front de mer, où s’étaient réfugiées des personnes déplacées. Une escalade alarmante, souligne la presse internationale.
Dans ce texte anonyme publié par “The Guardian”, une personne habitant à Téhéran raconte l’angoisse et la colère d’une ville où la survie est brusquement devenue la première des préoccupations. Fervente critique du régime, elle s’élève contre l’absurdité destructrice de la guerre menée par Israël et les États-Unis, qui prétendent sauver un pays en anéantissant sa société.
Encore une fois, lors de cette journée du mercredi 11 mars, le prix du pétrole et la situation dans le détroit d’Ormuz ont été au centre de l’attention de la presse internationale. Dans le même temps, la situation au Liban se fait de plus en plus grave.
Kiev a déjà envoyé du matériel et des experts au Moyen-Orient pour aider plusieurs pays à faire face aux attaques aériennes de l’Iran. Si ce déploiement suscite un certain enthousiasme en Ukraine, il est cependant loin de faire l’unanimité dans le pays en guerre.
“Des objectifs changeants, une menace exagérée, une mission ambiguë”, le tout enrobé d’euphémismes. Pour cet ancien correspondant du “New York Times” à Moscou, les similitudes entre la rhétorique et les justifications avancées par l’administration américaine pour frapper l’Iran et celles de la Russie pour motiver son “opération spéciale” en Ukraine sont troublantes.
Une toile de l’artiste russe Alexeï Sergienko, intitulée “Paix dans le monde”, combinant les visages de Donald Trump et de Vladimir Poutine, exposée dans une galerie de Saint-Pétersbourg, en mars 2025.
Mercredi 11 mars, trois navires de transport et de commerce ont été pris pour cible dans le détroit d’Ormuz. Depuis le début des hostilités, il y aurait eu dans cette zone 13 attaques au total, vraisemblablement iraniennes.
Le “Mayuree Naree”, battant pavillon thaïlandais, touché par une frappe dans le détroit d’Ormuz, le 11 mars 2026. Photo fournie par la marine royale thaïlandaise.
Depuis le déclenchement de la guerre israélo-américaine en Iran, la plupart des pays ouest-africains observent le silence. Mais les opinions publiques, notamment sur les réseaux sociaux, apportent leur soutien à l’Iran, apposant à cette guerre le récit d’une lutte mondiale de l’Occident contre le Sud global.
Avec la guerre en Iran, les cours du pétrole se sont envolés, et les consommateurs du monde entier n’échappent pas à l’augmentation des prix à la pompe. Mais en France, pays profondément marqué par la révolte des “gilets jaunes”, chaque hausse des prix du carburant vire au “psychodrame”, constate la presse étrangère.
Alors que le coût des opérations militaires et de la riposte iranienne ne cesse d’augmenter, les États-Unis pourraient chercher une porte de sortie contre l’avis de Benyamin Nétanyahou. Les divergences d’intérêts et de vues se font plus évidentes entre les deux alliés, voire au sein même des autorités israéliennes.