Une semaine exactement après le début de la guerre, la journée du samedi 7 mars a été marquée par une litanie des bombardements : israéliens sur l’Iran au matin, puis en provenance d’Iran sur les pays du Golfe un peu plus tard. L’opération israélienne au Liban semble se poursuivre, tandis que le “Washington Post” révèle l’existence d’un rapport émettant des doutes sur la possibilité d’un changement de régime à Téhéran, envisagé par Washington.
Selon plusieurs sources interrogées par le “Washington Post”, Moscou fournirait des renseignements à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Un élément qui expliquerait la “sophistication” et la précision de certaines frappes de l’Iran, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.
Cette image satellite montre de la fumée s’élevant d’une base de la marine des États-Unis, à Manama au Bahreïn, le 1er mars 2026, après une frappe iranienne.
Ils vivent l’envers de la course mondiale aux minerais, fait d’éboulements, de risques mortels élevés et de conditions de travail inhumaines. L’hebdomadaire sud-africain “The Continent” est allé à la rencontre des mineurs de la République démocratique du Congo, qui affrontent ces risques chaque jour pour alimenter la soif mondiale en minerais rares, nécessaires à la fabrication des appareils électroniques.
Souvent, les militants de gauche ont du mal à concevoir le fait que des personnes racisées puissent avoir des opinions conservatrices, relève l’écrivaine et activiste italienne d’origine ghanéenne Djarah Kan dans le quotidien italien “Domani”. Un comportement qui exprime une essentialisation et qui s’apparente à du “racisme positif”.
Soumise au feu israélo-américain, la capitale iranienne n’a pas été désertée par ses habitants. Le site basé à Londres “IranWire” a pu interroger trois “journalistes citoyens”, qui témoignent d’un quotidien marqué par les pénuries alimentaires et la présence permanente d’hommes en armes dans les rues. Mais “la population s’est enhardie”, assurent-ils. Et veut croire en la chute prochaine du régime.
Chassés dans les années 1960 par les Britanniques, certains habitants des îles Chagos, administrées par le Royaume-Uni, ont atterri à l’île Maurice dans un dénuement total. Le rattachement de l’archipel à Maurice ne suscite qu’un faible espoir de retour. Les trahisons et la pauvreté ont brisé tout un peuple, constate “The Sunday Times” à Port-Louis.
Sur la casquette : Un jour peut-être. Sur les sacs : Retour au pays ; Loi ; Terre natale ; Immense chagrin. Sur l’une des jambes du pantalon : Ancêtres.
Bien qu’ils ne soient pas encore autorisés à transporter des passagers, des drones de transport lourd seraient déjà utilisés à des fins criminelles ou pour extraire des blessés des zones de combat, informe le journaliste David Hambling dans la revue scientifique “New Scientist”. Un usage non réglementé, qui suscite des craintes quant à la sécurité des vies humaines déplacées par ce biais.
Dans une brève allocution diffusée par la télévision d’État, Masoud Pezeshkian a présenté ses excuses à ses voisins arabes pour les frappes de drones et de missiles effectuées ces derniers jours. Il a annoncé qu’elles allaient cesser, sauf si des attaques en provenance de ces pays devaient toucher l’Iran.
Par centaines de milliers, les habitants de la banlieue sud de Beyrouth et des places fortes du Hezbollah sont partis sur les routes à la recherche d’un abri. La solidarité s’organise dans la panique. “Routes, écoles, parkings ou espaces verts : tout est bon pour servir d’abris de fortune à ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des proches pour les loger dans des zones ‘sûres’”, raconte le quotidien libanais “L’Orient-Le Jour”.
Donald Trump a réclamé vendredi 6 mars “la reddition inconditionnelle” de l’Iran, où il compte installer de nouveaux dirigeants, “comme au Venezuela”. La presse s’interroge cependant sur la stratégie exacte du président américain, dont les objectifs changent “constamment” depuis le début de la guerre.
Le président américain, Donald Trump, prend la parole lors d’une table ronde sur le sport universitaire à la Maison-Blanche, à Washington, le 6 mars 2026.
Des membres de la délégation russe participent au défilé des délégations lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 aux Arena di Verona à Vérone (Italie), le 6 mars 2026 (Photo : Stefano RELLANDINI / AFP).
Localité située à quelques kilomètres de la frontière libanaise, Kiryat Shmona peine encore à se remettre de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah. Les habitants y vivent dans une angoisse “familière” et la peur d’une nouvelle évacuation imposée par les autorités, raconte le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
La guerre est entrée, vendredi, dans son septième jour. Israël a annoncé une “nouvelle phase” qui visera “l’infrastructure du régime” de Téhéran. Parallèlement, l’État hébreu a intensifié ses frappes au Liban où l’on redoute, entre autres, une crise humanitaire. Donald Trump a, quant à lui, appelé à la “reddition inconditionnelle” du pouvoir iranien.
Le conflit au Moyen-Orient oblige le Pakistan, qui entretient des relations étroites avec l’Iran et qui s’est rapproché des États-Unis, à jouer les équilibristes. Or le pays est en ce moment lui-même empêtré dans un conflit avec l’Afghanistan.
Des ressortissants pakistanais fuient l’Iran et traversent la frontière au point de passage de Taftan pour retourner dans leur pays d’origine, le 6 mars 2026, en raison des frappes israélo-américaines contre l’Iran.
Le président ukrainien l’a confirmé, les États-Unis ont demandé l’aide de Kiev pour lutter contre les drones iraniens Shahed. Mais dans le même temps, Donald Trump multiplie les déclarations hostiles à l’égard de Volodymyr Zelensky. Un double langage qui crispe les médias ukrainiens.
Alors que les frappes israéliennes ont poussé près de 100 000 Libanais à quitter leurs foyers, les habitants d’une poignée de localités chrétiennes et sunnites frontalières avec l’État hébreu s’y refusent. Ils estiment ne pas être menacés, contrairement à leurs compatriotes chiites, raconte “L’Orient-Le Jour”.
Le chef du groupe yéménite, allié de l’Iran, multiplie les discours guerriers de soutien à l’Iran. Mais pour l’instant, ces annonces d’actions “imminentes” sont restées sans effet. Les observateurs tentent d’expliquer cette retenue, qui pourrait être dictée par des considérations intérieures.
Le chef du mouvement rebelle houthiste, Abdelmalek Al-Houthi, lors de son allocution télévisée du 5 mars 2026. Capture d’écran publiée par le quotidien houthiste Al-Masirah.
Contrairement à Jacques Chirac, qui s’était opposé en 2003 à suivre les États-Unis dans leur guerre en Irak, Emmanuel Macron semble prêt à s’engager dans le conflit en Iran. S’il a dénoncé l’intervention américaine, le président français est contraint par la faiblesse militaire et économique de la France et de ses voisins européens, note le journaliste britannique John Lichfield dans “The Local”.
Dans sa tribune, Katsuji Nakazawa, ancien correspondant à Pékin du quotidien japonais “Nihon Keizai Shimbun”, décrypte la stratégie américaine face à la Chine avant le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, prévu à la fin mars. Selon le journaliste, dans la guerre en Iran, Washington cherche à affaiblir la Chine en s’en prenant à son allié “essentiel” en matière d’approvisionnement en pétrole.
La panique s’est emparée jeudi de la banlieue sud de la capitale libanaise, après un ordre d’évacuation massif lancé par l’État hébreu, suivi quelques heures plus tard de violents bombardements visant des infrastructures du Hezbollah. Vendredi matin, des frappes ont eu lieu à la frontière, où Tsahal a commencé à “rassembler des véhicules blindés en vue d’une possible incursion terrestre”, rapporte la presse internationale.