Depuis l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine multiplie les mises en garde pour entretenir le flou sur ses menaces et garder toute latitude. Le président russe a durci sa doctrine nucléaire et accéléré le détricotage de l’architecture de contrôle des armements.
L’autrice, née en 1983 dans la prison d’Evin, à Téhéran, où ses parents étaient incarcérés, exilée à New York, déplore dans une tribune au « Monde » que son peuple ait été abandonné par le reste du monde quand il s’est soulevé contre le régime des mollahs, en janvier.
Alors qu’Emmanuel Macron doit prononcer, lundi, à Brest, un discours sur la dissuasion nucléaire, son allocution sera particulièrement écoutée par les Européens. Plusieurs pays ont amorcé un virage stratégique dans ce domaine, en raison de la menace russe et de la remise en cause de la fiabilité de l’allié américain dans l’OTAN.
En réplique des bombardemens israéliens et américains, le régime iranien a lancé plusieurs missiles dimanche dans la région. L’un d’eux a fait au moins neuf morts et 28 blessés à Bet Shemesh, dans le centre de l’Etat hébreu, selon les secours.
Des rassemblements d’hommage pacifiques, mais aussi des heurts ont eu lieu dans plusieurs pays de la région, après la mort d’Ali Khamenei. Au Pakistan, des manifestants ont attaqué un consulat américain.
Dans le cadre du conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, une base navale située à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, et accueillant la marine française a été touchée par plusieurs projectiles. Aucun blessé n’est à déplorer, selon le ministère des armées.
Après l’appel d’Emmanuel Macron à ouvrir un dialogue sur la contribution des armes nucléaires françaises à la défense de l’Europe, l’annonce de la nouvelle stratégie de défense française, prévue le 2 mars, peut être un pas décisif dans cette direction, estiment la chercheuse Héloïse Fayet et la politiste Claudia Major dans une tribune au « Monde ».
Revenant sur la forme et les justifications des interventions américaines précédentes, le fondateur du Forum de Paris sur la paix relève le caractère inédit de l’offensive lancée samedi contre l’Iran par le président américain. A long terme, explique-t-il dans une tribune au « Monde », le mépris du droit international est la conséquence la plus porteuse de risque pour la stabilité mondiale.
Le président américain, Donald Trump, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et la chef de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles, supervisant les activités liées à l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, depuis un lieu non identifié, le 28 février 2026.
Les forces russes ont lancé plus de 14 670 bombes guidées, 738 missiles et près de 19 000 drones d’attaque, en majorité des appareils de type Shahed de conception russo-iranienne, a précisé le président ukrainien, soulignant que ces drones sont désormais utilisés par l’Iran au Moyen-Orient.
Longtemps perçu comme un refuge accessible, bien que provisoire, pour les déserteurs russes, le pays d’Asie centrale allié de Moscou a, depuis début 2026, validé trois extraditions ou expulsions vers la Russie, où les exilés risquent de lourdes peines d’emprisonnement.
Les présidents russe, Vladimir Poutine, et kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, à Igora (Russie), le 25 décembre 2024 (photo diffusée par l’agence de presse russe Sputnik).
Conformément à la Constitution iranienne, un conseil provisoire a été mis en place dimanche pour assurer la continuité du pouvoir après la mort d’Ali Khameini dans les bombardements israéliens et américains samedi.
Un manifestant brandit une photo du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tandis que des personnes en deuil se recueillent sur une place de Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026.
Les souverains de la péninsule arabique sont confrontés à un choix cornélien entre la poursuite de leur politique d’apaisement vis-à-vis de Téhéran, qui a montré ses limites, et un plus grand alignement sur les Etats-Unis et Israël, qui pourrait les exposer encore davantage aux frappes de leur voisin.
En réplique des bombardemens israéliens et américains, le régime iranien a lancé plusieurs missiles dimanche dans la région. L’un d’eux a fait au moins neuf morts et 28 blessés à Bet Shemesh, dans le centre de l’Etat hébreu, selon les secours.
Avec une attaque massive, qui ne répondait à aucune urgence, le président des Etats-Unis et le premier ministre israélien visent à provoquer l’écroulement du régime iranien. Mais sa chute pourrait ouvrir une phase de grande instabilité dans le pays.
Lors d’une manifestation de membres de la communauté iranienne à Los Angeles, le 28 février 2026, après des frappes aériennes américaines et israéliennes sur l’Iran.
Selon le président ukrainien, sur cette période, les forces russes ont tiré plus de 14 670 bombes guidées, 738 missiles et près de 19 000 drones d’attaque, en majorité des appareils de type Shahed de conception russo-iranienne, a-t-il précisé.
La Russie a utilisé une flottille de pétroliers vieillissants, à la propriété opaque, pour contourner les restrictions imposées à ses lucratives exportations de brut après son invasion de l’Ukraine en 2022.
La fermeture du détroit d’Ormuz et les frappes américano-israéliennes en Iran font ressurgir le spectre d’une flambée des prix du brut. Mais l’économie mondiale est aujourd’hui moins vulnérable que lors de la crise pétrolière de 1973.
L’opération « Fureur épique » lancée le samedi 28 février par Israël et les Etats-Unis a ciblé Téhéran et d’autres villes d’Iran. En riposte, l’armée iranienne a lancé plusieurs salves de missiles contre Israël et les bases américaines dans le Golfe. Retour en cartes sur une journée de frappes.
Après la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamene, dans les frappes survenues samedi, la transition politique se met en place en Iran. L’ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques d’Iran, a été nommé au sein du triumvirat assurant la transition après la mort d’Ali Khamenei, ont annoncé les médias d’Etat iraniens.
L’objectif des frappes américano-israéliennes est ambitieux. En tête des cibles, figurait le Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, dont la mort a été confirmée, dimanche, par les médias d’Etat iraniens. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou visent également les capacités balistiques du pays.
Image satellite de Téhéran et ce qui semble être un panache de fumée noire s’élevant du complexe du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, après une frappe. Selon la chaîne israélienne Channel 12, l’opération conjointe américano-israélienne contre l’Iran a consisté en un largage de 30 bombes sur le complexe de l’ayatollah Khamenei le 28 février 2026.
Voix influente du camp progressiste, ancien conseiller du sénateur Bernie Sanders, Matthew Duss juge sévèrement l’action de Donald Trump après les frappes survenues samedi, estimant que « cette guerre est malheureusement le point culminant de décennies de politique étrangère militariste ».
La mort de 34 Américains dans le bombardement de leur navire par Israël, en 1967, alimente les thèses conspirationnistes dans la mouvance trumpiste, aujourd’hui divisée face à l’offensive coordonnée avec Israël contre l’Iran.
Le « USS Liberty » lors de l’attaque menée par des vedettes lance-torpilles israéliennes, à environ 24 kilomètres au nord de la péninsule du Sinaï, dans les eaux internationales de la mer Méditerranée, le 8 juin 1967.
Selon l’armée ukrainienne, les défenses antiaériennes ukrainiennes ont abattu ou neutralisé par brouillage électronique 110 de ces appareils sans pilote.