Et on parlera tout d’abord des réactions multiples en Europe après la peine d’inéligibilité immédiate prononcée à l’encontre de la cheffe de l’extrême droite française... Marine Le Pen condamnée, par ailleurs, à deux années de prison pour détournement de fonds publics, en l’occurrence l’argent du Parlement européen.
Au Royaume-Uni, un sommet de deux jours dédié à la lutte contre l'immigration illégale débute ce lundi à Londres. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, veut s’attaquer aux gangs pour endiguer le phénomène des traversées illégales de la Manche à bord de petites embarcations. Cet après-midi, ce sont donc les représentants d'une quarantaine de pays qui sont attendus dans la capitale anglaise. Le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, est notamment présent.
Ils sont en première ligne de la protestation qui secoue la Turquie depuis l'arrestation du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoğlu, et son incarcération le 23 mars. Les étudiants turcs manifestent, débattent et s'organisent non seulement pour défendre Ekrem Imamoğlu, le principal rival politique du président Recep Tayyip Erdogan, mais surtout pour leur avenir, qu'ils estiment menacé et bouché par le régime actuel, avec lequel ils ont grandi.
Le journaliste suédois Joakim Medin a été arrêté et conduit en prison jeudi 27 mars à Istanbul, en Turquie, alors qu'il venait couvrir les manifestations de grande ampleur après l'arrestation d'Ekrem Imamoğlu. La présidence turque confirme l'arrestation et annonce que le journaliste est formellement soupçonné d'« être membre d'une organisation terroriste armée » et d'« insulte au président » Recep Tayyip Erdogan.
En Ukraine, la nuit dernière, 111 drones kamikazes ont été lancés par Moscou sur l'ensemble du pays, et la ville de Kharkiv au nord-est du pays a, une nouvelle fois, été victime d'une attaque massive de ces engins. Dans cette ville, qui, avant 2022, était la deuxième plus peuplée d'Ukraine, on compte deux morts et trente personnes blessées. Ces frappes interviennent alors que le président Volodymyr Zelensky appelle les alliés de l'Ukraine à mettre plus de pression sur la Russie et à condamner plus fermement les frappes sur les civils qui continuent quotidiennement à affecter le pays.
L’ancien chef spirituel de l’Église anglicane prend la parole pour la première fois depuis son retrait. Justin Welby a été poussé à la démission en novembre 2024, accusé d’avoir couvert un scandale d’abus sexuels au sein de l’institution religieuse. L’ex-archevêque de Canterbury admet avoir commis des erreurs dans une interview à la BBC.
Plusieurs milliers de manifestants - à l'appel des étudiants - se sont rassemblés pacifiquement pendant six heures devant la rédaction du principal média pro-régime à Belgrade. Les étudiants de sciences politiques, dont certains ont été insultés nommément dans ce média, avaient récemment désigné cette télévision comme leur adversaire.
En Turquie, plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé, samedi 29 mars, à une manifestation massive de l’opposition à Istanbul pour défendre la démocratie après l’arrestation du maire Ekrem Imamoğlu, principal opposant du président Recep Tayyip Erdogan. Özgur Özel, chef du principal parti d’opposition, le CHP, organisateur de la manifestation, a assuré que la foule comptait 2,2 millions de personnes. L'objectif, maintenant, pour le CHP va être de maintenir la pression de la rue.
Une trentaine de pays alliés de l'Ukraine étaient réunis, le jeudi 27 mars, à Paris pour un sommet destiné à finaliser des « garanties de sécurité » pour Kiev, dont un éventuel déploiement militaire européen si un accord de paix est trouvé. Les Britanniques et les Français à l'origine de cette initiative vont, dans les prochains jours, envoyer une mission en Ukraine pour préparer ce que sera le format de l'armée ukrainienne ainsi qu'un possible déploiement de forces. Un chemin difficile à tracer.
Parti des États-Unis le 15 février avec des rassemblements devant les concessions Tesla, le mouvement de contestation contre Elon Musk « Tesla Takedown » (« Démantelez Tesla ») a organisé, samedi 29 mars, sa première journée d'action à l'échelle internationale. Des rassemblements hostiles au milliardaire ont eu lieu aux États-Unis, à Paris, à Barcelone, ainsi qu'en Allemagne, devant la seule usine Tesla d'Europe, près de Berlin, à Grünheide. En français, le nom de ce lieu signifie « La lande verte », car les pins s'étendent à perte de vue. Mais il y a six ans, Elon Musk a acheté 300 hectares de forêts pour tout raser et construire une usine grande comme 70 terrains de football.
Plusieurs centaines de milliers de personnes de tout âge se sont rassemblées samedi 29 mars à Istanbul, à l'appel du CHP, le parti d'opposition du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoğlu, afin de dénoncer l'arrestation de l'édile, malgré la répression qui continue de s'abattre sur les protestataires.
Ce samedi 29 mars, Moscou a revendiqué la capture de deux villages dans l'est et le sud de l'Ukraine, poursuivant ses avancées sur le front alors que les efforts patinent en vue d'un cessez-le-feu global, voulu par le président américain Donald Trump.
En Espagne, l'acquittement de l'ancien footballeur brésilien Dani Alves prononcé, vendredi 28 mars, en appel fait polémique. Il avait été condamné en première instance pour viol d'une jeune femme dans une boîte de nuit de Barcelone en 2022. La cour a souligné le manque de fiabilité de la plaignante, une appréciation que dénonce son avocate et les féministes espagnoles.
Une plongée dans une Russie différente, une Russie d'opposants à la guerre et au régime de Vladimir Poutine et qui se battent souvent en silence et dans la solitude : c'est ce que nous propose l'écrivain russe en exil Filipp Dzyadko, petit-fils et fils de dissidents. Dans son livre Radio Vladimir (éditions Stock), il raconte les actes de résistance de ceux qui, aujourd'hui comme hier, osent s'opposer. Filipp Dzyadko est interrogé par Anastasia Becchio.
En Turquie, la colère reste vive près d'une semaine après l'incarcération d'Ekrem Imamoğlu, maire d'Istanbul et principal opposant de Recep Tayyip Erdogan. Le Parti républicain du peuple (CHP), la formation de l'opposant, appelle à un très large rassemblement samedi 29 mars à Istanbul en soutien au maire incarcéré. Mais parmi ses partisans, certains craignent un essoufflement du mouvement dans les prochains jours.
Cette semaine, nous recevons Alexander Stubb, président de la République de Finlande. Fervent soutien à l’Ukraine, il commente le renforcement de la défense européenne et la menace russe qui pèse tout particulièrement sur son pays.
Depuis le début de l'invasion russe à grande échelle, les populations des régions frontalières sont les premières affectées par les combats. À Soumy, ville régulièrement frappée par des drones et des missiles russes, dont le dernier a fait une centaine de blessés le 25 mars, les déplacés ont tout perdu et s'en remettent aux autorités et aux structures d'accueil débordées.
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué, vendredi 28 mars, l'idée d'une « administration transitoire » pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle « démocratique » dans ce pays avant toute négociation sur un accord de paix.
L'annonce faite par Donald Trump le 26 mars d'ajouter 25% de droits de douane supplémentaires sur les voitures importées aux États-Unis à compter du 2 avril a provoqué une levée de boucliers des constructeurs automobiles à travers le monde, et particulièrement en Allemagne. C’est un symbole du pays et un secteur industriel crucial qui est visé alors que l’économie allemande est en récession depuis deux ans.
En Turquie, l'opposition continue à se mobiliser plus d'une semaine après l'arrestation, puis l'incarcération, d'Ekrem Imamoglu, le maire d'Istanbul et principal opposant du président Recep Tayyip Erdogan. Alors que sa formation politique, le Parti républicain du peuple (CHP), se prépare à un grand rassemblement samedi 28 mars sur une place d'Istanbul, les médias d'opposition sont la cible des autorités au pouvoir. Une chaîne de télévision a notamment été condamnée jeudi à dix jours d'interruption de ses programmes.
À Londres, la Commission d'enquête Cranston, qui doit faire la lumière sur le naufrage meurtrier du 24 novembre 2021, a pris fin ce jeudi 27 mars. Au moins 27 personnes avaient trouvé la mort à quelques kilomètres des côtes britanniques, alors que les secours avaient été alertés. Après un mois d'audience, deux visions se sont affrontées lors de cette dernière séance : celle des victimes et celle des autorités britanniques.
Quatre militaires ont disparu avec leur véhicule dans un marécage situé à côté d’un lac mercredi 25 mars. Des recherches sont en cours mais plus de 48 heures après le signalement de leur disparition, tous les scénarios sont encore envisageables, selon les autorités lituaniennes.
Les alliés européens de l'Ukraine se sont réunis à l’occasion d’un sommet à Paris ce jeudi 27 mars. Ils se sont prononcés à l'unanimité contre toute levée des sanctions imposées à la Russie, et la France et le Royaume-Uni se sont dit prêts à déployer des troupes en Ukraine en tant que « garantie de sécurité ».
Le président Andrzej Duda a ratifié, mercredi 26 mars, la loi permettant au gouvernement de suspendre le droit d'asile de façon temporaire, et introduisant pour la première fois le terme « instrumentalisation de la migration » dans le droit polonais. Une mesure censée lutter contre la « guerre hybride » menée par Moscou et Minsk, qui pousse les réfugiés vers la frontière polonaise pour déstabiliser Varsovie.
La justice bosnienne a émis, jeudi 27 mars, un mandat d'arrêt international contre le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, soupçonné d'attaque contre l'ordre constitutionnel, qui se trouve actuellement en Israël, a indiqué la Cour d'État de Bosnie.
En Turquie, le chef du Parti républicain du peuple (CHP), principale force de l’opposition, a appelé à un très large rassemblement samedi 29 mars à Istanbul en soutien au maire emprisonné de la ville, Ekrem Imamoglu. Un appel à manifester sur fond d'arrestations massives, puisque environ 1 500 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la protestation le 19 mars, dont environ 200 emprisonnées à ce jour. Le parti d'Ekrem İmamoglu tente de donner un souffle nouveau à la mobilisation.
La localité rurale ainsi que la majeure partie du territoire de la région de Koursk ont été reconquises par une contre-offensive éclair des soldats de Moscou, lancée un peu plus de sept mois après la spectaculaire incursion de l’armée ukrainienne en territoire russe. Les villages y ont pris des allures fantômes et la menace des drones est permanente.
À la veille d'un sommet qu'il organise à Paris avec près d'une trentaine de pays prêts à défendre les intérêts des Ukrainiens alors que les discussions entre Américains et Russes avancent à petit pas, le président Emmanuel Macron a accueilli mercredi 26 mars à l'Élysée son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a notamment annoncé deux milliards d'aide militaire supplémentaire de la France pour l'Ukraine.
Le Parlement estonien a donné mercredi 26 mars son feu vert à un projet interdisant aux citoyens non européens de participer aux élections locales, une mesure qui vise en particulier la forte minorité russe.
L’Espagne aussi prend des mesures sur fond de guerre en Ukraine et face au désengagement américain en Europe. Le Premier ministre Pedro Sanchez a annoncé mercredi 26 mars un plan national destiné à stimuler l'industrie de sécurité et de défense. Un plan ambitieux qui prévoit de porter les dépenses militaires du pays à 2% de son PIB. C’est l’un des taux les plus bas d’Europe, mais cela représente un effort important qui risque de mettre le gouvernement socialiste en difficulté.
De nombreux pays européens se préparent à une éventuelle escalade et redoutent un impact sur les exportations agroalimentaires à destination des États-Unis. Les fromages, vins et spiritueux – dont le whisky écossais - sont particulièrement concernés.
Après deux jours de discussions en Arabie saoudite sous l’égide des États-Unis, l’Ukraine et la Russie ont accepté un cessez-le-feu maritime, mais le Kremlin a aussitôt précisé que l'accord portant sur la mer Noire était conditionné à la levée de certaines sanctions occidentales, afin de faciliter ses propres exportations de céréales et d'engrais. Pour mieux comprendre les contours et les enjeux de cet accord, entretien avec Florent Parmentier, docteur en sciences politiques et secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).
Il y a une semaine, le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu était interpellé pour « corruption » et « liens avec des organisations terroristes », puis incarcéré quelques jours plus tard. Ses opposants ainsi qu’une grande partie de la population turque y voient la volonté de faire taire celui qui était pressenti comme le principal opposant du président Recep Tayyip Erdogan. Chaque soir, des milliers de personnes font entendre leur colère, des manifestations qui ont abouti à plus de 1 400 interpellations. Que signifie l’incarcération d’Ekrem Imamoglu ? Sur quoi la mobilisation actuelle peut-elle déboucher ?
La Russie et l’Ukraine se sont dit prêts, mardi 25 mars, à cesser les hostilités en mer Noire, sans toutefois qu’une date n’ait été fixée. Autre trêve en pourparlers sur les infrastructures énergétiques. Kiev et Washington ont fait part de leur souhait que des pays tiers soient impliqués pour superviser ces trêves, ce dont s’est félicité le Kremlin, même si l’Ukraine et la Russie ne plaident pas pour les mêmes pays. Éclairage avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique spécialiste de l’Europe centrale et de l’Est. Chercheur associé chez Euro Créative, un think tank français sur l'Europe centrale et orientale.
Des arènes de l’UFC à l’arène politique : Conor McGregor, le sulfureux ex-champion irlandais de MMA, a officiellement annoncé sa candidature à la présidentielle dans son pays, qui aura lieu en novembre 2025. Mais ses chances pour remplir toutes les conditions pour un dépôt de candidature sont minces.
Le bâtonnier d'Istanbul et professeur de droit constitutionnel Ibrahim Kaboglu est l'invité international de la matinale de RFI mercredi 26 mars. Une semaine après l'arrestation du maire d'Istanbul Ekrem İmamoğlu, cet ancien député turc d'opposition dénonce la dérive autoritaire du président Recep Tayyip Erdoğan. Il pointe l'instrumentalisation de la justice et craint une répression généralisée à l'encontre un « soulèvement démocratique ».
En Hongrie, la mobilisation continue, huit jours après le vote d’une loi anti LGBT+ par le parti du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. Des milliers de Hongrois ont de nouveau manifesté à Budapest mardi 25 mars, à l’appel du parti d’opposition Momentum et du député indépendant Akos Hadhazy. Selon ce dernier, la loi qui rend la Marche des fiertés illégale est un pas de plus vers l’installation d’un État « technofasciste » à la chinoise. Le gouvernement Orban a en effet annoncé que la police utiliserait un logiciel de reconnaissance faciale pendant la Marche des fiertés, pour identifier et pénaliser les participants avec de lourdes amendes.
La stratégie économique de Donald Trump passe par les taxes douanières : 25% sur l’acier, menace de 200% sur le vin et les spiritueux européens. En Grande-Bretagne, l’industrie de la boisson se fait discrète pour ne pas attirer le courroux américain, grand consommateur de gin et de whisky. En Écosse, le whisky single malt, le scotch, repose en partie sur les exportations outre-Atlantique. Une guerre économique pourrait être fatale pour les distilleries indépendantes.