Il y a 4 ans, la Russie lançait une guerre totale contre l’Ukraine. Fantassins à l'offensive dans l'est du pays, attaques massives de drones. Frappes de missiles dans tout le pays. Ces 4 dernières années ont aussi été marquées par des violations du droit international, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité (documentés par l’ONU). Particulièrement en territoire occupé.
Après les incidents avec l’ambassadeur américain en France, c’est au tour de la Belgique de se retrouver confrontée à la diplomatie très peu feutrée de l’administration Trump. Cent jours à peine après sa prise de fonction, Bill White, l’ambassadeur américain auprès du royaume de Belgique, s’est attiré les foudres des autorités belges après des critiques ouvertes à l’encontre de politiciens du Plat pays et à l’encontre de l’appareil judiciaire. Bill White a été convoqué ce mardi matin 24 février au ministère des Affaires étrangères à Bruxelles. Contrairement à son homologue en poste à Paris, l’ambassadeur américain en Belgique s’est rendu à la convocation du ministre belge des Affaires étrangères.
Les Ukrainiens entament une nouvelle année de guerre, après 4 ans de résistance acharnée - une résistance qui a surpris le régime russe, mais qui s'use petit à petit, et qui a plus que jamais besoin de soutien : malgré plusieurs sessions de négociations directes, la Russie l'a dit très clairement aujourd'hui : ses objectifs ne sont pas atteints et la paix n'est pas au programme.
Il y a quatre ans, la Russie déclarait une guerre totale à l’Ukraine en envahissant le pays voisin. Une « opération spéciale » prévue pour durer quelques jours. Quatre ans plus tard, le conflit est toujours en cours et « les objectifs ne sont pas atteints », affirme ce mardi (24 février 2026) le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Comment se porte l’économie russe? Jusqu’où ira la résilience de Moscou? Le président Vladimir Poutine doit-il dire adieu à son rêve de grande Russie?
Il y a quatre ans jour pour jour, la Russie lançait son invasion de l’Ukraine. Le pays fait face à la lassitude de nombreux habitants, des soldats et à la baisse du soutien de ses alliés, notamment les États-Unis de Donald Trump. Et, par ce retrait, l'administration américaine accorde un « permis de tuer à Vladimir Poutine ». Ce sont les mots de Frédéric Petit, député du groupe Les démocrates des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans et membre de la Commission des affaires étrangères. Il est également membre du groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale. Interviewé à Kiev, où il s'est rendu à l'occasion de cette date anniversaire, il estime que malgré de nombreuses difficultés, l'Europe et surtout les Ukrainiens tiennent bon face à la Russie.
En Ukraine, certaines brigades militaires réinventent leur communication pour attirer de nouveaux volontaires issus de la société civile. À Kharkiv, dans le nord-est du pays, la 13e brigade de la Garde nationale Khartiia utilise marketing, réseaux sociaux et événements culturels pour montrer que servir ne se limite pas au front et inciter d'autres civils à s'engager.
Selon les chiffres officiels, près d’un million de soldats actifs sont mobilisés par Kiev. Après quatre années de guerre, les troupes tiennent-elles le coup ? Reportage dans la région de Zaporija, où l’armée ukrainienne perd du terrain.
Elle habite à Paris depuis une dizaine d'années. Sa famille vit à Kiev. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, Olga Kurovska prend des nouvelles à distance de sa soeur, Sasha. Alors que le conflit dure depuis quatre ans désormais, les Ukrainiens ont traversé leur pire hiver. Depuis la France, Olga Kurovska reconnaît ne plus avoir « aucun espoir ». « Je me suis habituée à cette pensée que la guerre allait peut-être durer toute ma vie et celle de mes enfants », concède l'Ukrainienne, professeure de français et coautrice du Journal d'Olga et Sasha (Actes Sud). Elle salue « l'aide » des partenaires européens mais déplore la « lenteur » des négociations pour la paix.
Un rapport conjoint de la Banque mondiale, de l'Union européenne, des Nations Unies et du gouvernement ukrainien estime le coût de la reconstruction à plus de 580 milliards de dollars sur 10 ans. Alors qu’aucune issue à la guerre ne se profile, la « reconstruction » reste pour l’heure un vœu pieux.
Tout a commencé avec quelques photos sur un casque, et son histoire a rapidement fait le tour du monde. Il y a quelques jours, alors qu'il s'entraînait aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina, Vladyslav Heraskevych, 27 ans, premier skeletonneur ukrainien à être sélectionné dans cette discipline en 2018, a été disqualifié par le Comité olympique pour avoir refusé de renoncer à porter son casque, sur lequel figurent 24 athlètes ukrainiens tués par la Russie. Un message politique, selon le Comité olympique, une injustice, selon le sportif, qui entend bien faire appel de cette décision, et retourner à la compétition dès que possible.
Il y a tout juste quatre ans, la Russie envahissait l’Ukraine. Si les forces de Moscou continuent de progresser, après avoir conquis près de 20% de territoire à l’est de l’Ukraine, la ville de Kramatorsk, dans le Donbass, résiste.
Chantiers, investissements étrangers, relocalisations d'entreprises... Depuis l'invasion russe de 2022, la ville ukrainienne de Lviv se développe rapidement. Mais derrière cet essor économique, l'intégration des réfugiés venus massivement de l'Est demeure un défi majeur.
Ce mardi 24 février 2026 marque les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine. Lancée à l’aube du 24 février 2022 par Moscou, cette guerre, que le Kremlin qualifiait d’« opération militaire spéciale », devait être éclair. Quatre ans plus tard, le conflit s’est enraciné, redessinant les équilibres sécuritaires, politiques et diplomatiques en Europe. Où en est la guerre aujourd’hui, et quelles perspectives après quatre années de combats ? Analyses et reportages dans nos éditions spéciales sur RFI.
Depuis l’invasion partielle de l’Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d’un million d’Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s’est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s’est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ.
Ils sont partis sans savoir pour combien de temps... sans être forcément militants de l'opposition à Vladimir Poutine, ils ne voulaient pas vivre dans un pays en guerre sous une chape de plomb. Des centaines de milliers de Russes ont quitté leur pays depuis 2022. Dans les Balkans, la Serbie a accueilli entre 200 000 et 300 000 d'entre eux. Le pays attire grâce à une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes et des liens culturels -mais aussi politiques - entre les deux pays.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a annoncé lundi 23 février l'arrêt des livraisons d'électricité d'urgence à l'Ukraine, en raison de l'interruption de la fourniture de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba qui passe par le territoire ukrainien.
L'ex-ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson a été arrêté lundi 23 février, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de transfert d'informations sensibles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein.
Ce 23 février 2026 marque le 45ᵉ anniversaire du coup d’État avorté du lieutenant-colonel Tejero, jour où la jeune démocratie espagnole (Franco était mort en 1975) a vacillé. Le Premier ministre Pedro Sanchez a annoncé la déclassification des documents liés à ce drame national qui, heureusement, avait été étouffé. La droite, qui n’a jamais clairement condamné cette tentative de coup d’État, se montre mal à l’aise.
La Slovaquie pourrait-elle couper ses livraisons en électricité d’urgence à l’Ukraine ? Depuis fin janvier, l’oléoduc Droujba qui approvisionne la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe via l’Ukraine est hors service. Alors que l’Ukraine accuse Moscou de l’avoir bombardée, la Hongrie et la Slovaquie pointent du doigt Kiev et la menacent avec des mesures de rétorsion.
Ce lundi 23 février, l'Union européenne ne sera pas en mesure d'adopter de nouvelles sanctions contre la Russie en raison d'un veto de la Hongrie, a confirmé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.
Quatre ans après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, le soutien des voisins européens aux frontières s'essouffle. En Pologne, l'énorme élan de solidarité de février 2022 a laissé place à une nouvelle politique envers les Ukrainiens, qui laisse les ONG démunies, tandis que les villes-frontières, qui marquent aussi l'entrée sur le territoire de l'Union européenne, n'ont pas modernisé leurs structures d'accueil.
Il y a quatre ans, l’urgence et la solidarité commençaient à s’organiser en France pour accueillir des dizaines de milliers d’Ukrainiens fuyant la guerre. Aujourd’hui, ils sont encore plus de 40 000 sous protection temporaire, mais les dispositifs d’aide et d’hébergement spécifiques s’effacent progressivement au profit du droit commun, fragilisant les plus vulnérables.
Bientôt quatre ans que la guerre en Ukraine a commencé. Les Russes n’ont conquis que 20 % du pays et continuent de réclamer certains territoires qu’ils n’occupent qu’en partie. Nos envoyés spéciaux se sont rendus à Kherson, à l’est de l’Ukraine. La ville, qui n’est qu’à deux kilomètres de la ligne de front, est sous la menace perpétuelle de l’artillerie russe et surtout des drones tueurs.
Depuis l’invasion de l’Ukraine il y a 4 ans, Belgrade a accueilli entre 200 000 et 300 000 Russes, attirés par une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes ainsi que certains liens historiques et culturels entre ces pays de religion orthodoxe. Beaucoup y ont ouvert des entreprises, des restaurants, et tous disent profiter d'une nouvelle liberté et d'un accueil chaleureux. Même si les relations de la Serbie avec Moscou pèsent sur leur avenir.