Le gouvernement britannique durcit encore sa politique migratoire. À partir de ce mois de mars, certains étudiants ne pourront plus obtenir de visa pour venir étudier au Royaume-Uni. Sont concernés les ressortissants d’Afghanistan, du Cameroun, de Birmanie et du Soudan. Les visas de travail qualifié pour les Afghans sont également suspendus. Cette décision entrera en vigueur le 26 mars, selon le ministère britannique de l'Intérieur.
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, continue d’adopter un profil singulier en s’opposant pleinement à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Ce 4 mars, le chef de l’exécutif socialiste a réitéré son opposition, en assumant le risque de représailles qui pourraient signifier, selon Trump, la fin du commerce avec l’Espagne.
Quarante-deux cadres d'Aube dorée au total étaient jugés par la cour d'appel d'Athènes depuis 2022, un procès fleuve à l'issue d'un procès en première instance de cinq ans. Parmi les crimes imputés à cette formation, le passage à tabac de pêcheurs égyptiens en 2012 et le meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas en 2013.
La guerre contre l’Iran déclenchée par Israël et les États-Unis se poursuit. C’est le 5e jour ce mercredi 4 mars. Après la réplique de l’Iran et de ses alliés comme le Hezbollah au Liban désormais également visé par Israël, la guerre embrase désormais tout le Moyen-Orient. Au-delà de la région, les puissances européennes doivent aussi se positionner et ce n’est pas simple.
Depuis 2022, les réfugiés ukrainiens en Pologne bénéficient d’un statut spécial qui les place sur un pied d’égalité avec les Polonais pour l’accès au marché du travail, aux allocations sociales et aux soins de santé. Mais après l’avoir progressivement affaibli, Varsovie s’apprête à le supprimer. Ce jeudi 5 mars, ce statut spécial n'aura plus cours. Une tragédie pour de nombreux réfugiés, qui s'interrogent sur leur avenir dans le pays.
Donald Trump a menacé, mardi 3 mars, de « cesser tout commerce avec l'Espagne », lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes.
L'affaire Epstein n'a pas fini de secouer la monarchie britannique. L’ex-prince Andrew, déjà accusé d'agression sexuelle, a été arrêté le 19 février dernier. Soupçonné de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions lorsqu’il était représentant spécial du commerce entre 2001 et 2011, il a passé 11 h dans un poste de police. Andrew Mountbatten Windsor n’a pas été inculpé mais s’il l’est et qu’il est reconnu coupable, il risque la prison à vie. Le roi Charles III a beau lui avoir retiré son titre de prince en fin d’année, les liens de son frère avec Jeffrey Epstein éclaboussent Buckingham Palace et la popularité de la royauté britannique est au plus bas.
Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l’instant la prudence, de peur d’être entrainés dans le conflit. C’est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s’impliquer davantage.
Alors qu'Emmanuel Macron annonce une évolution de la doctrine nucléaire française, ses propos sur une coopération renforcée en matière de dissuasion en Europe suscitent des réactions contrastées. De Paris à Varsovie, en passant par Berlin, alliés et responsables politiques débattent des contours d'un éventuel parapluie nucléaire européen.
Face à l’embrasement régional qui fait suite aux attaques israélo-américaines sur l’Iran, face à une Amérique versatile, et une Russie inflexible, l’Europe s’intéresse plus que jamais au renforcement de sa sécurité. Le discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire en fait partie. Elle se couple à un renforcement considérable des budgets militaires.
La Première ministre islandaise Kristrun Frostadottir veut proposer un référendum sur la reprise ou non des négociations d'adhésion à l'Union européenne, prévues initialement pour 2027. Le vote pourrait se tenir « ces prochains mois », a dit la responsable lors d'une visite en Pologne. Si jamais ses habitants votent pour la reprise des négociations, ce serait une volte-face pour le pays allié de Washington, qui avait fermé la porte au nez de l'UE en 2013.
En Suisse, la loi oblige chaque habitant à avoir une place dans un abri antiatomique. Certains de ces bunkers, construits pendant la guerre froide, vieillissent. Échaudé par la guerre en Ukraine et le contexte géopolitique explosif, le gouvernement suisse veut les rénover.
Les forces spéciales belges ont intercepté dans la nuit en mer du Nord un navire appartenant à la « flotte fantôme », a annoncé dimanche 1er mars le ministre belge des Affaires étrangères. Cette flotte est utilisée par la Russie pour contourner les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine.
Ce samedi 28 février 2026 marque le 40e anniversaire de l'assassinat du Premier ministre suédois Olof Palme. Il fut tué le 28 février 1986 à 23h21 d'une balle dans le dos, en plein cœur de Stockholm. Olof Palme rentrait du cinéma à pied avec son épouse lorsqu'il a été abattu. Un meurtre non résolu, devenu un traumatisme national en Suède.
La publication de documents sur la tentative de putsch du 23 février 1981 en Espagne confirme le rôle joué par l'ancien souverain pour défendre la démocratie. À 88 ans, Juan Carlos espère revenir en Espagne. Une décision qui dépend désormais de Felipe VI, actuel monarque et fils de l'ex-roi parti en exil en 2020.
Celui qui a été en poste 13 ans à Bruxelles, mais aussi en Allemagne, Russie, aux États-Unis, et conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, se raconte dans SHERPA (Éditions Tallandier).
Signé en janvier 2026, le traité commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur sera appliqué à titre provisoire, dans l'attente des ratifications des pays et du Parlement européens. Une décision qui suscite de fortes critiques en France.
L'ancien ambassadeur britannique à Washington, Peter Mandelson, est au cœur d'une tempête médiatique depuis la parution des fichiers du dossier Epstein, qui détaillent la nature de sa relation avec le pédocriminel. Une enquête a été ouverte afin de déterminer si l'ancien commissaire européen de 2004 à 2008 a enfreint le code de conduite des membres de la Commission.
Alors que 2025 a été une mauvaise année pour le whisky, 2026 pourrait s'annoncer semblable, voire pire. Depuis trois ans, la boisson écossaise perd chaque année une part de son chiffre d'affaires. En cause : la diminution de la consommation d’alcool dans le monde, et en particulier celle des jeunes générations, mais il y a aussi les taxes douanières états-uniennes, premier pays d’exportation du whisky écossais. De 10 % en 2025, elles sont passées à 15 % la semaine dernière. Ces atermoiements économiques de Donald Trump mettent à mal une industrie vitale pour l’Écosse et lucrative pour Londres.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé vendredi 27 février que l'Union européenne allait appliquer de façon provisoire l'accord commercial avec les pays du Mercosur. Cela malgré les protestations de différents États-membres. La ministre française de l’Agriculture a réagi, regrettant cette décision.
L’élection législative partielle dans l’est de Manchester était un test pour les Travaillistes, au pouvoir à Londres. Si le bastion historique du parti est tombé, ce n'est pas au profit de l’extrême droite de Reform UK, comme beaucoup l'attendaient : c’est une écologiste qui a été élue.
Alors que la Hongrie avait bloqué l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par l’Union européenne, le Premier ministre pro-russe de Viktor Orban semble faire volte-face et adoucit sa position. Jeudi 26 février, il a adressé une lettre au Conseil européen en proposant d’envoyer une mission d’experts pour évaluer « l’oléoduc de l’amitié », liant la Russie à l’UE en passant par l’Ukraine et que Budapest veut réactiver. Car le pays est très dépendant du brut russe de Sibérie et son gouvernement mène une campagne contre Kiev.
Il y a un an jour pour jour, le 27 février 2025, le chef emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, appelait son groupe à renoncer à la lutte armée. L'appel était un moment fort d'un processus initié fin 2024 par l'État turc dans le but de mettre fin à quatre décennies de guerre. Depuis, le PKK, dont les combattants sont basés en Irak du Nord, s'est rallié symboliquement à l'appel de son fondateur. Mais la paix se fait toujours attendre, ce qui alimente le pessimisme parmi les Kurdes de Turquie.