Alors qu’Apple annonce fièrement pour ses nouvelles Watch qu’elles sont neutres sur le plan carbone, une plainte a été déposée devant la cour de justice californienne pour déclarations trompeuses, comme le rapporte Reuters.
L’Apple Watch, pas si neutre en carbone que ça ? Image Apple.
En effet, Cupertino se targue de participer à deux programmes de protection de l’environnement et de reforestation, ce qui permet selon elle de compenser les émissions carbone de la fabrication et l’utilisation des nouvelles Apple Watch. Mais selon les plaignants, ces deux programmes sont vides de sens.
Le premier, le Chyulu Hills Project au Kenya, n’aurait pas attendu Apple pour protéger la nature, le parc étant considéré comme réserve protégée depuis 1983. Le second, le Guinan Project en Chine, est déjà massivement reboisé, les plantations d’arbres ayant commencé depuis 2015, sans l’aide d’Apple pour le coup. Les plaignants accusent donc la pomme de déclarations mensongères :
Dans les deux cas, les réductions d’émission de carbone auraient eu lieu sans l’aide d’Apple ou l’existence de son projet. Du fait que les déclarations de neutralité carbone d’Apple se reposent sur l’efficacité et la légitimité de ces projets, la déclaration d’Apple est fausse et trompeuse.
De son côté, Apple a répondu non pas sur les projets précis, mais en rappelant ses efforts de décarbonation :
Nous avons drastiquement réduit les émissions de carbone pour les Apple Watch, à plus de 75 %, et nous investissons massivement dans des projets basés sur la nature pour supprimer des centaines de milliers de tonnes de carbone dans l’air. Nous donnons les détails de ces projets de manière proactive et transparente à nos utilisateurs.
Les plaignants n’ont pas spécifié de dommages et intérêts précis, et demandent une injonction interdisant à Apple de faire la promotion d’une neutralité carbone concernant la production de ses montres intelligentes.
Le temps judiciaire est souvent bien plus long que n’importe quel autre, et preuve en est encore donnée avec la prochaine conclusion d’une affaire commencée en 2023 avec la fonction d’encadrement du suivi publicitaire d’Apple.
Apple faisait face à l’époque à une plainte du GESTE, un groupe d’éditeurs de contenu français, arguant d’un abus de position dominante de la pomme avec cette fonction proposant à l’utilisateur d’empêcher une app d’utiliser ses informations à des fins publicitaires.
La justice a suivi, accusant Apple « d’abus de position dominante par implémentation de conditions discriminatoires, non-objectives et non-transparentes sur l’usage des données du client à des fins publicitaires ». Le verdict est attendu pour le printemps, sans date plus précise.
Si Apple venait à être condamnée, ce qui semble se profiler, l’amende pourrait aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise. Une fois le jugement rendu, Cupertino n’en aura pas pour autant fini avec cette fonction : la justice allemande a récemment ouvert une enquête sur le même thème que les français...
Sony semble encore (un peu) croire à la réalité virtuelle : la marque vient d'annoncer que le prix du PlayStation VR2, le casque de réalité virtuelle pour les adeptes de la PlayStation 5, allait perdre 150 €. Le prix public recommandé passe en effet de 600 € à 450 €. Il est difficile de savoir si c'est juste une opération de la dernière chance pour un casque dont Sony semble se désintéresser ou si la société japonaise va tenter de le mettre un peu plus en avant.
Le casque seul est au même prix que le bundle : 450 €. Image Sony.
Dans son communiqué, Sony liste quelques (rares) jeux compatibles, explique qu'il existe un adaptateur pour brancher le casque sur un PC et met en avant le bundle qui comprend le casque, les manettes dédiées et un casque audio, mais aussi le jeu Horizon Call of the Mountain, un jeu en réalité virtuelle dans l'univers Horizon. Assez bizarrement, il est prévu au même prix que le casque seul. Sony n'indique pas si les manettes du PS VR2 seront vendues séparément, mais une rumeur indique qu'Apple pourrait ajouter la compatibilité avec ces dernières à son casque Vision Pro.
Ainsi Apple devrait bientôt sortir l’API Declared Age Range, qui permettra aux développeurs de connaître l’âge de l’utilisateur sans avoir à lui faire remplir le moindre formulaire. L’idée est d’utiliser les données remplies à la création du compte iCloud du bambin par les parents, qui permettront ensuite à l’App Store d’indiquer si le mineur a l’âge requis (ou pas) pour installer une app.
L’idée pourra être utile pour certains jeux violents interdits aux moins de 16 ans, ou pour des apps de rencontre, par exemple. Une fois le système totalement mis en place au cours de cette année, une app qui serait interdite à l’utilisateur n’apparaîtra plus dans son App Store, même en la recherchant spécifiquement.
En plus de cela, un nouvel écran apparaîtra à l’installation d’iOS 18.4 pour expliquer aux parents la méthode à appliquer pour installer des limitations sur le téléphone de leurs enfants. Autre changement qui semble un détail mais a son importance d’un point de vue légal, les catégories d’âge ne seront plus 4+, 9+, 12+ et 17+, mais 4+, 9+ 13+ 16+ et 18+, ce qui collera mieux avec les limites imposées par les législateurs. Si le parent ne remplit pas complètement le profile de son minot, les fonctions seront limitées par défaut en attendant qu’il le complète.
Par cette refonte, et la création d’une API spécifique, Apple semble apporter une réponse à la question de la vérification de l’âge de l’utilisateur. Si dans un premier temps elle est limitée aux apps, rien n’empêche plus tard qu’elle soit étendue aux sites internet. Voilà qui résoudrait l’épineux problème des sites pour adultes.
Des chercheurs de l'Université George Mason viennent de publier un post de blog sur une faille qui permettrait de suivre n'importe quel périphérique Bluetooth en employant le réseau Localiser d'Apple, pensé pour les AirTags et de nombreux accessoires.
Il y a peu de détails pour le moment, car les chercheurs devraient présenter la technique en août au 34e USENIX Security Symposium. Les quelques explications, probablement volontairement floues, montrent que les chercheurs indiquent au réseau d'Apple qu'un périphérique est perdu, ce qui permet d'obtenir sa position à travers les innombrables appareils sous iOS, iPadOS ou macOS dans le monde. De façon très schématique, ils expliquent qu'un périphérique perdu va émettre son adresse Bluetooth qui dépend d'une clé de chiffrement publique et d'une clé de chiffrement privée. Sans les détails, les explications sont forcément parcellaires et potentiellement fausses, mais ils ont visiblement trouvé une solution pour générer des clés compatibles avec l'adresse MAC (un identifiant) du périphérique à suivre — qu'il est facile d'obtenir — avant de les injecter dans le réseau comme s'il s'agissait d'un traqueur légitime.
La faille permet visiblement de suivre n'importe quel périphérique comme s'il s'agissait d'un AirTag.
Ils expliquent que cette méthode a permis de trouver la position exacte d'un ordinateur, de suivre un vélo électrique dans une ville et même de reconstruire le trajet d'une console placée dans un avion.
Selon l'article, les calculs en question peuvent être effectués rapidement (sans plus de précisions) sur les fermes de calculs actuelles qui contiennent de nombreux GPU. Les chercheurs ont prévenu Apple en juillet 2024, mais la mise à jour du réseau Localiser est compliquée, étant donné qu'il est employé par virtuellement tous les appareils Apple depuis 2021. Apple ne peut pas forcer tous ses utilisateurs — dont certains emploient encore des appareils qui ne sont plus mis à jour — à mettre à jour, et donc la faille devrait continuer à fonctionner pendant de nombreuses années, mais en perdant peu à peu de son efficacité.
ColorWave est une société qui s’est fait connaitre dans la personnalisation à outrance des produits Apple notamment. Voilà qu’elle annonce la commercialisation d’AirPods, dont la particularité vient de leurs boitiers avec un aspect rétro, qui semble particulièrement réussi, si l’on en croit les images.
La société américaine s’est attaquée aux AirPods 4 et aux AirPods Pro. Dans les deux cas, vous achetez des AirPods. La seule différence vient donc du boitier qui a été particulièrement retravaillé.
C’est joli, mais c’est aussi très cher. Comptez 439 $ pour les AirPods 4 et 499 € pour les AirPods Pro. Les boitiers sont disponibles en deux couleurs : blanc et noir. Si vous optez pour le boitier noir, vous aurez également le droit à des écouteurs noir, le sens du détail…
Cette gamme rétro ne s’arrête pas aux AirPods, ColorWave propose également une édition spéciale des nouveaux Mac mini. Le modèle blanc donne l’impression d’être assez réussi. Il détonne en tout cas avec sa pomme multicolore à laquelle nous ne sommes plus habituées.
Le modèle noir fait pour sa part moins rétro. Dans ce contexte, cette couleur fait davantage penser aux stations NeXT. Plusieurs configurations sont proposées, elles sont vendues 300 $ plus chers que les modèles classiques. Le rétro a toujours été un business juteux.
Wack0, qui avait proposé une méthode pour installer nativement Windows NT sur un Power Mac, vient de récidiver. Il propose maintenant une méthode pour installer Windows NT sur deux consoles Nintendo, la Wii et le GameCube. Les deux consoles doivent avoir été jailbreakée et l'ergonomie n'est pas spécialement le point fort de la version GameCube (qui se contrôle visiblement à la manette).
Une capture un peu floue de Windows NT sur GameCube.
Pour le moment, il n'y a pas réellement d'images de Windows NT : Virtulally Fun a uniquement posté une image de Windows NT 4.0 sur une des deux consoles. La capture indique qu'il s'agit d'un GameCube, mais le CPU Broadway est celui de la Wii. La quantité de RAM (24 Mo) tend tout de même vers la première version de la console.
Le portage est détaillé sur une page GitHub avec toutes les instructions nécessaires si vous avez beaucoup de motivation. Il faut rappeler qu'il ne s'agit pas ici d'une émulation de Windows NT : dans les années 90, Microsoft avait porté son système d'exploitation Windows NT sur plusieurs architectures (x86, mais aussi MIPS, Alpha ou PowerPC) et il est donc possible de faire fonctionner le vénérable système sur des ordinateurs à base de PowerPC en développant des pilotes pour les tâches de base (vidéo, entrées/sorties, etc.). C'est la méthode choisie pour la version Power Mac : quelques pilotes pour l'affichage et l'ADB, et une solution logicielle pour émuler le firmware nécessaire pour que Windows NT démarre.
Les consoles de Nintendo sont bien adaptées pour cet usage, une fois jailbreakées : elles se basent sur des processeurs dérivés du PowerPC G3 (le même que celui des iMac) avec une carte graphique ATi. La principale contrainte vient du stockage (généralement une carte SD) et de la quantité de RAM un peu faible. Le GameCube dispose de 24 Mo de RAM, la Wii de 24 + 64 Mo de RAM, dans un agencement un peu particulier. Il est par ailleurs aussi possible de lancer Mac OS 9 sur la console, en passant par Linux et Mac-on-Linux.
Attendu depuis longtemps, le nouvel iPhone d’entrée de gamme est finalement sur le point de sortir. Vendu 719 €, c’est un modèle à la fois surprenant et très classique. À la veille de son lancement, voici nos premières impressions sur l’iPhone 16e.
iPhone 16e. Image iGeneration.
Du déjà vu… ou de l’inédit
Au sortir de la boîte, l’iPhone 16e est très familier. Il ressemble comme deux gouttes d’eau aux iPhone 12, 13 et 14 sortis il y a quelques années. Avec son écran 6,1" surmonté d’une encoche et ses tranches plates, difficile de le distinguer, y compris quand on le tient en main.
Il faut avoir l’habitude de manipuler le commutateur de silencieux sur le côté pour remarquer la première différence. L’interrupteur binaire a été remplacé par le bouton Action plus polyvalent, un bon point. En retournant l’iPhone 16e, une autre différence apparait : il n’a qu’un seul objectif. Et en regardant dessous, on trouve quoi donc ? Un port USB-C à la place du Lightning. Voilà, rendez-vous dans quelques jours pour le test complet…
Le bouton Action. Image iGeneration.
Blague à part, le tour d’horizon est un peu plus compliqué que ça. Pour être juste, il faut se mettre dans la peau d’un possesseur d’iPhone SE, d’iPhone 11 ou d’un modèle encore plus ancien. C’est vraiment la clientèle visée par Apple avec ce nouvel iPhone.
Dans ce cas-là, il y a des changements beaucoup plus importants à relever. Si vous aviez gardé votre iPhone SE jusqu’à aujourd’hui dans l’espoir que son successeur soit aussi compact, c’est raté. Au regard des standards actuels, l’iPhone 16e n’est pas énorme et il est même relativement léger, mais ce n’est pas un smartphone aussi facile à utiliser à une main qu’un iPhone SE ou qu’un iPhone mini. Si vous n’avez pas de grandes mimines, vous devrez prendre de nouvelles habitudes, comme changer votre prise ou utiliser la fonction accès facile.
Que sa taille vous plaise ou non, l’écran OLED de l’iPhone 16e est en tout cas beaucoup plus flatteur que la vieille dalle LCD des iPhone 11 et SE — en 2025, c’était la moindre des choses. Même les profanes devraient remarquer la luminosité et le contraste plus élevés.
Les tranches toutes plates risquent de surprendre plutôt désagréablement les possesseurs d’anciens iPhone, car la prise en main est moins confortable qu’avec les bords arrondis. C’est un désagrément qui s’atténue un peu avec une coque. Et sans coque, on peut éventuellement voir ça comme un mal pour un bien, la face avant étant plus résistante ainsi.
L’iPhone 16e noir, vu sous un éclairage d’intérieur. Image iGeneration.Le dos est en verre poli, comme sur les iPhone 15/16, ce qui lui donne un aspect mat. Image iGeneration.
Un équipement fait de compromis
Alors que j’ai déballé l’exemplaire prêté par Apple il y a seulement quelques heures, il est encore trop tôt pour me prononcer sur la puissance ou l’autonomie de l’iPhone 16e. Ce sont normalement deux domaines où il brille en tout cas.
Avec sa puce A18 et ses 8 Go de RAM, il doit offrir des performances équivalentes à l’iPhone 16 et il jouit d’Apple Intelligence. Cette compatibilité ne saute pas aux yeux, car il est livré avec iOS 18.3 (au premier lancement, la mise à jour vers iOS 18.3.1 est proposée). Apple Intelligence arrivera avec iOS 18.4, qui vient de sortir en bêta et sera disponible en version finale début avril. À ce sujet, la première bêta d’iOS 18.4 n’est pas proposée sur l’iPhone 16e. Il faudra peut-être attendre la deuxième pour découvrir le plein potentiel du terminal.
L’iPhone 16e a un capteur 48 Mpx. Image iGeneration.
Même chose pour la photo, il va me falloir un peu de recul pour juger cet aspect. Comme l’iPhone SE, le 16e n’a qu’un seul capteur, mais celui-ci n’a plus rien à voir. Sans même parler de la qualité des clichés, le mode Nuit et le simili-zoom optique 2x font enfin partie de l’attirail. Par contre, par rapport à l’iPhone 11, il faut dire adieu à l’objectif ultra grand-angle.
Si je remets ma casquette d’utilisateur d’iPhone moderne, je dois aussi noter l’absence de MagSafe et d’Ultra Wideband, en particulier. Est-ce gênant ? Après seulement quelques heures d’utilisation, non, mais je sais d’ores et déjà que je ne pourrai pas percher l’iPhone 16e sur mon habituel chargeur magnétique de retour à la maison ce soir.
L’iPhone 16e est uniquement disponible en noir (en fait un gris foncé) ou en blanc. Vous voulez des couleurs ? Mettez lui une coque ! Ici la coque Apple vert lacustre. Image iGeneration.Et là, la coque fuchsia. Image iGeneration.
Et quid de la connexion cellulaire avec la toute nouvelle puce C1 ? Quid du positionnement tarifaire ? Rendez-vous vraiment dans quelques jours pour voir tout ça dans notre test complet.
Le modem C1 d'Apple utilisé pour la première fois avec l'iPhone 16e démarre sur de bonnes bases et tient parole en termes d'économie d'énergie.
Des tests effectués par Geekerwan (en chinois sous-titré anglais) montrent une certaine efficacité du C1 face au modem de Qualcomm utilisé dans de récents iPhone. Il n'y a pas d'écart majeur de performances en 4G et 5G tandis qu'elle peut être significative lorsqu'il s'agit de la consommation d'énergie. En connexion 5G puis en 4G, le C1 consommait presque 24% de moins que l'iPhone 16 et plus de 30 % de moins que le modèle Android. Apple n'a pas insisté sur ce point dans sa communication sans raison valable.
Consommation électrique en 5G entre un Android (orange), un iPhone 16 (violet) et le 16e (bleu). Source Geekerwan.Consommation électrique en 4G entre un Android (orange), un iPhone 16 (violet) et le 16e (bleu). Source Geekerwan.
Des comparatifs de débit et de stabilité de la connexion ont été ensuite réalisés avec les téléphones emmenés dans un train à grande vitesse. Les Speedtest du download en 5G sur le 16e lui ont très largement donné l'avantage sur les iPhone 16 et 16 Pro. Il a pu être 2 à 3 fois plus rapide que ses prédécesseurs équipés par Qualcomm. En upload les écarts étaient plus réduits, mais le 16e restait plus efficace. L'iPhone 16e n'a pas autant creusé l'écart en download en 4G, pouvant même passer derrière les autres iPhone, mais sur l'upload il a aisément repris la tête.
Speedtest de la 5G dans un train. Source Geekerwan.Speedtest de la 4G dans un train. Source Geekerwan.
Un autre test à bord du train a consisté à lancer une lecture de vidéo en streaming. L'iPhone 16e a plus souvent vu sa communication sauter temporairement avant de se reprendre. Les différences entre les modèles n'étaient pas trop importantes, mais le nouvel iPhone s'est néanmoins démarqué sur ce point.
Enfin, lors d'une lecture de vidéo en streaming en 5G, le 16e a tenu 7h 53 min là où l'iPhone 16 a résisté pendant 7h et le 16 Pro pendant 6h 54 min. L'appétit plus mesuré du C1 joue certainement tout comme le recours à une batterie plus costaude.
Depuis de nombreuses années, des bidouilleurs s'amusent à recycler un ordinateur Apple qui a été acclamé pour son esthétique : l'iMac G4. Avec sa demi-sphère placée sur le bureau et son moniteur de 15, 17 ou 20 pouces placé sur un pied réglable, le vénérable iMac G4 a un look différent des ordinateurs actuels. Mais le PowerPC G4 est complètement obsolète et donc le jeu consiste habituellement à remplacer les entrailles de la machine, souvent en gardant l'écran. Joshua Stein est allé plus loin et a intégré un écran 4K.
Un iMac G4 M4 4K. Image Joshua Stein.
À l'origine, il a voulu intégrer une carte DockLite G4 dans son iMac G4. Cette carte remplace l'intérieur de l'iMac et permet de réutiliser les ports USB (plus exactement, elle intègre des ports USB), les enceintes originales et la dalle de l'iMac. Il suffit ensuite de relier l'iMac G4 modifié à un ordinateur classique en USB-C ou en HDMI. Le problème principal, selon son retour, c'est que la dalle de 17 pouces de l'iMac G4 a fait son temps : elle affiche une définition faible (1 440 x 900) et n'est pas au niveau des dalles modernes. Qui plus est, le système ne peut pas mettre l'écran en veille quand le Mac passe dans ce mode, ce qui n'est pas bon pour la pérennité de l'écran. Il a donc choisi une autre voie.
La carte DockLite (à droite) remplace les entrailles du Mac. Image Joshua Stein.
Il a remplacé la dalle d'origine de l'iMac G4 par celle d'un ordinateur portable Dell moderne. Elle fait la même diagonale (17 pouces) mais avec une définition moderne (3 840 x 2 400). C'est ce que l'on pourrait nommer du 4K, mais en ratio 16:10. Sur un Mac moderne, il est donc possible de travailler en mode 2x en pseudo 1 920 x 1 200, ce qui amène une bonne finesse d'affichage. Il a donc intégré la dalle avec un adaptateur eDP (la version interne du DisplayPort). La tâche a nécessité la création d'une pièce en métal pour remplacer une partie du pied de l'iMac : les câbles USB-C modernes sont plus épais que les trous de la version d'origine. Une fois le tout monté, et avec l'aide de l'utilitaire MonitorControl, l'écran peut être réglé manuellement (pour la luminosité) et passe en veille.
Le Mac mini M4 intégré. Image Joshua Stein.
La dernière étape a été l'intégration d'un Mac mini M4 dans la base. Il a imprimé un support en 3D, et laissé un trou sous la machine pour accéder au bouton du Mac mini M4. Il a aussi intégré quelques rallonges pour permettre d'accéder facilement aux prises du Mac mini, avec un bémol : il n'a qu'une seule rallonge Thunderbolt (alors que le Mac mini M4 possède cinq prises) et c'est une solution qui ne suit pas la norme. Comme les prises de l'iMac G4 sont à l'arrière, le côté un peu foutraque de l'intégration des connecteurs n'est par ailleurs pas visible.
Les prises sont mal intégrées. Image Joshua Stein.
Reste que son bricolage a un côté esthétique évident si on aime le look de l'iMac G4 tout en proposant de bonnes performances avec un écran moderne. Et l'ensemble est bien documenté pour ceux qui veulent tenter l'aventure.
Depuis quelques semaines, Starlink propose une nouvelle fonction aux États-Unis : le Direct to Cell. L'idée est intéressante : n'importe quel smartphone 4G peut se connecter à la constellation de satellites de SpaceX pour pallier l'absence de réseau mobile. Si T-Mobile (l'opérateur américain partenaire de SpaceX) indique que la bêta ne permet que les messages, un test montre que le mot « message » intègre bien l'accès aux iMessage d'Apple1.
Le Directo to Cell selon SpaceX. Image SpaceX.
La technologie ne nécessite pas d'être client de T-Mobile, mais elle impose par contre une chose : l'accès aux satellites ne peut s'effectuer que dans une zone qui ne propose aucune autre alternative. Il faut donc se trouver dans une zone dite blanche, sans aucun réseau disponible. Selon l'auteur du test, il est donc possible d'envoyer des messages sur l'application d'Apple directement, et il ne s'agit pas de SMS : les bulles sont bien bleues et certaines fonctions sont présentes, comme le fait que votre interlocuteur est en train de taper une réponse. Le problème principal, par contre, vient de l'éventuel délai : si les messages peuvent partir dans certains cas sans délai visible (comme si le smartphone était connecté à un réseau classique), dans d'autres il y a un décalage de plusieurs minutes. Il note tout de même qu'il n'a noté aucune perte de message, ce qui est un point important.
Des bulles bleues. Image Dishy Tech.
La raison principale de ce décalage vient du déploiement des satellites compatibles avec la technologie Directo to Cell, encore en cours. Tous les satellites en orbite ne sont pas compatibles et SpaceX envoie régulièrement de nouveaux satellites pour renforcer la constellation, mais aussi remplacer les modèles obsolètes ou en panne. Il est donc possible qu'aucun satellite compatible ne soit disponible à certains moments, ce qui nécessite d'attendre qu'un modèle compatible survole la zone. Dans le futur, Starlink devrait proposer les appels — qui demandent une bande passante plus élevée que de simples messages, et une couverture plus complète — mais aussi un accès à Internet. Les premières informations indiquaient des performances équivalentes à de la 3G (soit quelques centaines de kilobits/s en pratique) mais la société promet désormais la possibilité de regarder des vidéos, ce qui implique un débit de l'ordre de plusieurs mégabits/s.
Au niveau des tarifs, T-Mobile indique que la fonction sera intégrée dans certains abonnements et proposée pour 15 $/mois dans d'autres. Les clients d'autres opérateurs, eux, pourront accéder à un abonnement proposant uniquement cette fonction pour 20 $/mois. Si les opérateurs européens ne communiquent pas sur le sujet, ils devraient eux aussi proposer l'accès dans le futur.
Dans un usage classique, ils nécessitent une connexion à Internet, contrairement aux SMS. ↩︎
Il faut utiliser le code AIRPODS à l'étape du panier. Ce ne sont pas des réductions énormes, mais les autres vendeurs, comme Amazon, la Fnac ou Boulanger n'ont pas de promos en cours ou plus faibles que celle de ce revendeur Apple.
NIU annonce la prise en charge de la fonctionnalité clés de voiture d’Apple pour… ses scooters électriques. Les propriétaires pourront désormais déverrouiller et démarrer leur scooter en utilisant un iPhone ou une Apple Watch, avec une clé virtuelle stockée dans l’app Cartes et transmise via la puce NFC du smartphone ou de la montre. C’est le même principe qui existe depuis bien des années pour les voitures, appliqué à un moyen de locomotion différent.
Capture d’écran du site de NIU. Image iGeneration.
Comme il faut une puce NFC des deux côtés pour que la communication se fasse, cette nouveauté est réservée aux scooters de la série NQiX, qui débute à 2 700 € pour le modèle le moins puissant. Toutes les variantes de cette gamme intègrent la partie connectée qui est nécessaire au bon fonctionnement de la fonctionnalité d’Apple. NIU rappelle que la clé virtuelle continuera de fonctionner même si la batterie de l’iPhone est vide, grâce à la réserve d’énergie prévue par la Pomme.
NIU n’est pas le premier constructeur de scooters à adopter les clés de voiture d’Apple. Avant lui, c’est Gogoro, spécialiste des stations d’échange pour les batteries de ses véhicules, qui proposait la même fonction et ce, depuis 2023. Il va vraiment falloir lui trouver un autre nom…
Mise à jour le 27 février : une brève dépêche de l'agence Reuters signale que le bureau du procureur de Paris a classé l'affaire. Sans plus de détails dans l'immédiat.
Article du 19 décembre 2024
La République démocratique du Congo a porté plainte contre Apple et ses filiales française et belge en les accusant de recourir à des minerais de conflits dans ses produits.
Cette action en justice est la suite judiciaire d'un avertissement formulé en avril dernier par les avocats du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Ils accusent Apple d'être parfaitement informée de l'origine de ces minerais extraits de sites tenus par des groupes armés auteurs de crimes auprès des populations locales.
« Il est clair que le groupe Apple, Apple France et Apple Retail France savent parfaitement que leur chaine d'approvisionnement en minéraux repose sur des actes répréhensibles systémiques », affirme la plainte française, après avoir cité des rapports de l'ONU et des rapports sur les droits humains. Apple Belgique est également visée par cette plainte déposée par les avocats du ministère de la Justice de la RDC.
Des pièces Apple en attente de recyclage. Image Apple.
Dans son dernier rapport en date sur les minerais de conflits, Apple disait avoir retiré l'an dernier de sa chaine logistique 14 fonderies et raffineries qui refusaient de se soumettre à un audit ou qui ne répondaient pas à ses exigences en matière d'approvisionnement responsable. Et d’ajouter n’avoir « trouvé aucun motif raisonnable pour conclure que l'une des fonderies ou raffineries [partenaires] au 31 décembre 2023 a financé directement ou indirectement des groupes armés en RDC ou dans un pays voisin. » Apple s’est par ailleurs engagée à utiliser 100 % de cobalt recyclé dans ses batteries d’ici 2025.
Le RDC reproche également à Apple et ses fournisseurs d'utiliser une certification baptisée ITSCI [Initiative de la chaîne d’approvisionnement de l’étain, ndlr] jugée comme insuffisamment fiable : « Les avocats de la RDC soutiennent que l'ITSCI a été discréditée, notamment par la Responsible Minerals Initiative (RMI) dont Apple est membre, et qu'Apple utilise néanmoins l'ITSCI comme un paravent pour présenter faussement sa chaîne d'approvisionnement comme propre ».
Robert Amsterdam, un avocat exerçant aux États-Unis pour la RDC, a déclaré auprès de Reuters que les plaintes en France et en Belgique étaient les premières de la RDC contre un groupe technologique de premier plan, et qu'il s'agissait d'une « première salve ». Des minerais tels que l'étain, le tantale et le tungstène sont utilisés dans quantité de produits électroniques, Apple n'en est que l'un des destinataires au travers de sa chaine de fabrication.
Mise à jour le 19 décembre : dans une déclaration envoyée à 01net, Apple conteste « fermement » les allégations de la République Démocratique du Congo. L’entreprise indique avoir informé ses fournisseurs que leurs fonderies et raffineries devaient suspendre l’approvisionnement en étain, tantale, tungstène et or en provenance de la RDC et du Rwanda en raison de l’intensification du conflit dans la région plus tôt dans l’année.
Cette décision, Apple explique l’avoir prise car elle craint qu’il ne soit plus possible pour les auditeurs indépendants ou les mécanismes de certification d’effectuer les contrôles requis. Elle ajoute que la majorité des minerais utilisés dans ses produits sont recyclés.
« Nous avons renforcé notre soutien aux organisations qui font un travail indispensable pour aider les communautés », conclut Apple, qui reconnait que la situation dans la région est « très difficile ».
Le gestionnaire de mots de passe de Google sait maintenant synchroniser les clés d'accès (passkeys) sur iOS. Cette amélioration relevée par Ars Technica permet d'avoir ses clés d'accès de sites et services web à l'identique, peu importe la plateforme sur laquelle on utilise Chrome. Précédemment, lorsqu'on se servait du navigateur sur iOS, ces passkeys étaient stockés sur iCloud.
Image iGeneration.
Cette rationalisation permet aussi, lorsqu'on crée une clé d'accès sur un site, de choisir où la sauvegarder et donc d'alimenter le gestionnaire de mots de passe de Google en priorité. Cette possibilité s'active dans les réglages d'iOS en allant dans « Général » puis « Remplissage automatique et mots de passe » et en sélectionnant Chrome.
Un code PIN sera réclamé la prochaine fois que Chrome sur iOS a affaire à un passkey, l'utilisateur devra alors le définir. Il faut utiliser au minimum iOS/iPadOS 17 pour profiter de cette nouvelle possibilité.
Arm vient d'annoncer un nouveau processeur dans sa gamme, le Cortex A320. Le successeur du rare Cortex A35 vise deux marchés particuliers : celui des objets connectés et éventuellement celui de l'IA. Compte tenu de ses performances, nous allons le voir, il ne devrait pas être employé dans les smartphones1.
Image Arm/
La gamme actuelle, chez Arm, est segmentée en fonction des usages : le Cortex X925 est un cœur performant qui consomme beaucoup, les Cortex A7xx offrent un compromis entre performances et consommation et les Cortex A5xx placent le taquet du côté de la consommation, au détriment des performances. Le Cortex A320, lui, le déplace encore un peu : il consomme encore moins que le Cortex A520 — dont il dérive —, avec une efficacité énergétique améliorée (jusqu'à 50 % de gains). Arm se garde bien de le comparer au Cortex A520 sur les performances étant donné qu'il s'agit d'un cœur (très) basse consommation, mais la société annonce un gain de 30 % par rapport au Cortex A35.
C'est un cœur basique qui utilise des technologies datées — il est in-order, alors que les puces Out-of-Order existent depuis une trentaine d'années —, avec comme but principal une consommation faible. En effet, les différentes optimisations modernes qui tendent à améliorer les performances ont souvent un impact négatif sur la consommation. Arm propose tout de même une option intéressante, qui explique son orientation vers l'IA : il peut intégrer les instructions NEON et SVE2. Pour faire court, elles permettent de traiter plusieurs données avec une seule instruction, ce qui accélère notamment les calculs liés à l'IA et aux réseaux de neurones. Le gain est important face à une puce qui n'intègre pas les instructions : un traitement vectoriel (SV2) ou SIMD (NEON) peut être jusqu'à dix fois plus rapide. Si les chiffres peuvent faire sourire — 0,25 TOP en 8 bits, contre 38 chez Apple avec l'Apple M4 —, Arm vise des objets connectés qui n'ont évidemment pas les mêmes besoins qu'un Mac ou un iPad Pro.
La structure modulaire du Cortex A320. Image Arm.
Le Cortex A320 vise les objets connectés, qui pourront obtenir une puissance de calcul suffisante pour de nombreuses tâches (animer une interface, effectuer des analyses, etc.) sans que le coût explose. Car l'intérêt des variantes basse consommation d'Arm vient de la taille des puces : même en employant des technologies un peu anciennes, le processeur peut être très compact et donc peu onéreux à produire. Qui plus est, il est très modulaire : un système sur puce peut intégrer entre un et quatre cœurs, la mémoire cache de niveau 1 peut être de 32 ou 64 ko, la mémoire cache de niveau 2, elle, peut varier de 0 à 512 ko et est partagée entre les cœurs. Même l'unité vectorielle/SIMD peut être adaptée : elle peut être liée à un cœur ou partagée entre deux cœurs. Notons enfin, toujours dans le domaine de l'IA, qu'Arm a simplifié l'intégration de sa gamme de NPU Ethos. Le Cortex A320 devrait donc trouver sa place à moyen terme dans de nombreux appareils.
Il peut être couplé à un NPU. Image Arm.
Le Cortex A35, son prédécesseur, était parfois présent dans des boîtiers TV d'entrée de gamme ou dans des appareils qui ne nécessitent pas une grande puissance de calcul. ↩︎
DREDGE (14,99 €) est enfin disponible sur l’App Store, avec plus de deux mois de retard sur le planning prévu au départ. Ce jeu vidéo sorti à l’origine pour les ordinateurs sous Windows et les consoles est disponible sur le Mac depuis le mois de décembre, mais pas sur la boutique d’Apple. Pour une raison ou une autre, cette sortie a été décalée jusqu’à maintenant. Vous pouvez ainsi installer le jeu sur votre iPhone, iPad ou Mac et le tester gratuitement pour vous faire une idée.
DREDGE sur un iPhone 16 Pro, avec le joystick virtuel qui permet de se déplacer sans manette sur la gauche. Image iGeneration.
En effet, DREDGE peut être téléchargé sans payer et propose une version de démonstration qui permet de découvrir ce jeu de pêche associé à un jeu d’aventures, le tout dans une ambiance pleine de mystères et sur des eaux pas toujours amicales. J’avais testé rapidement le titre sur un Mac et il est tout aussi prenant sur un iPhone, même s’il faut noter que tous les contrôles ne sont pas tellement optimisés et notamment un peu petits. On y arrive, mais ce n’est pas aussi confortable qu’avec un grand écran, tandis qu’une manette devrait améliorer le confort.
Si la démo vous convainc, il faudra acheter le jeu complet. Cela passe par un achat in-app habituellement facturé 29,99 €, même s’il est à moitié prix pour le lancement, soit 14,99 €. Quelques contenus supplémentaires payants permettront de prolonger la durée de vie, si vous appréciez particulièrement DREDGE. À noter que si le jeu n’est pas optimisé pour le Vision Pro, on peut installer la version iPad sur le casque.
DREDGE est un jeu assez léger, qui nécessite un iPhone ou iPad sous iOS 13 au minimum, ou alors un Mac sous macOS 10.13 (High Sierra). Comptez 650 Mo environ au téléchargement et le jeu est entièrement traduit en français.
De temps en temps, un argument en faveur du mode sombre des applications et des sites Internet apparaît dans une conversation, et il a parfois été mis en avant pour des moteurs de recherches : le mode sombre est bon pour l'environnement car il consomme moins d'énergie. C'est un argument biaisé au départ — toutes les technologies ne fonctionnent pas de la même façon —, mais qui a surtout un problème selon une étude de chercheurs de la BBC : les gains éventuels sont contrebalancés par un réflexe des utilisateurs qui est de monter la luminosité.
Le matériel de test. Image BBC.
L'étude a d'abord un défaut, nous y reviendrons plus bas : les chercheurs ont employé un MacBook Pro de 2017 et un PC portable non nommé doté d'un écran LCD. Les deux modèles emploient des écrans LCD avec un rétroéclairage LED, ce qui amène un défaut : de l'aveu même des chercheurs, la différence de consommation entre le mode sombre et le mode clair d'un site (la BBC) est assez faible. C'est lié au fonctionnement même des écrans LCD classiques : afficher du noir ou du blanc n'a pas réellement d'impact sur la consommation et le point le plus important est le niveau de rétroéclairage. L'énergie consommée par ce dernier ne varie pas en fonction de ce qui est affiché, et donc la consommation globale dépend essentiellement du niveau choisi. L'étude montre bien le problème : les participants montaient le rétroéclairage à 12,5 crans (en moyenne, sur 16) dans une pièce sombre avec le mode sombre, à 12,7 crans dans une pièce éclairée avec le mode sombre, à 9,6 crans dans une pièce sombre avec le mode clair et à 10,7 dans une pièce éclairée avec le mode clair. Dans le cas d'un écran LCD classique, le mode clair consomme donc mécaniquement moins.
Les utilisateurs tendent à monter le rétroéclairage.
Une des raisons est purement physiologique, selon cette vidéo : avec le mode sombre dans une pièce sombre, notre pupille se dilate, ce qui réduit la profondeur de champ de notre vision et tend donc à rendre les textes flous… avec comme réflexe une augmentation de la luminosité, ce qui contracte la pupille.
L'absence de l'OLED et du Mini LED
Le problème principal de l'étude, c'est qu'elle ne prend pas en compte deux technologies modernes. La première est l'OLED, présent dans la majorité des smartphones, mais encore rare dans les PC portables et les moniteurs. Avec l'OLED, un pixel noir ne consomme littéralement rien, ce qui permet en théorie au mode sombre de consommer moins. Ce n'est généralement pas tout à fait vrai : les modes sombres emploient rarement du noir pur et le réflexe des utilisateurs de monter la luminosité reste présent. L'OLED mériterait donc des mesures précises, car si la consommation sur du noir est nulle, la consommation moyenne pour afficher du blanc est généralement plus élevée que sur les LCD à luminosité identique (c'est notamment le cas sur les téléviseurs).
Les iPad Pro M2, Mini LED.
Le second vient des écrans Mini LED, comme ceux des MacBook Pro récents ou de certains iPad. Au lieu d'utiliser un rétroéclairage global, les écrans Mini LED travaillent sur plusieurs zones et peuvent donc adapter la luminosité (et donc la consommation en énergie) aux données affichées à l'écran. C'est une solution intéressante dans certains cas (par exemple les bandes noires dans les films) mais pas nécessairement pour la lecture d'un site Internet : la présence de texte habituellement blanc sur une bonne partie de la zone d'affichage tend à activer le rétroéclairage sur une majorité de l'écran1.
Dans les faits, quelle que soit la technologie, la solution principale pour réduire la consommation d'un écran reste de diminuer le rétroéclairage. Et rappelons que si nos moniteurs peuvent atteindre plusieurs centaines de cd/m², les recommandations classiques indiquent une valeur comprise entre 120 et 180 cd/m², ce qui peut paradoxalement paraître très sombre au premier abord.
Un problème qui va dépendre du nombre de zones, et donc de Mini LED pour le rétroéclairage. ↩︎
Même si Apple ne met pas en avant la capacité des batteries intégrées à ses smartphones, l’information est disponible publiquement pour des raisons réglementaires. De quoi établir que l’iPhone 16e intègre une batterie de 15,56 Wh, quasiment deux fois plus grosse que celle du SE de troisième génération qu’il remplace ou encore 10 à 11 % plus grosse que celles qui équipent les iPhone 16 et 16 Pro, de taille similaire. Seuls les modèles « Plus » ou « Max » ont une batterie nettement plus grosse, c’est l’avantage d’avoir un téléphone physiquement plus imposant.
Graphique iGeneration.
Ce n’est pas une surprise dans ces conditions si l’autonomie est un point fort de l’iPhone 16e. Apple donne des chiffres qui ont l’avantage d’être cohérents d’une génération à l’autre, sans être particulièrement intéressants pour autant si l’on veut en juger en utilisation courante. En lecture vidéo, par exemple, on note bien le quasi-doublement de l’autonomie par rapport au modèle qu’il remplace et le 16e avec ses 26 heures est au niveau du 16 Plus, qui dispose pourtant d’une bien plus grosse batterie.
Sauf que la taille et surtout le type d’écran entre en ligne de compte, faussant les résultats. Vous pouvez ainsi noter sur le graphique l’avantage apporté par l’écran ProMotion des modèles Pro : leur batterie est quasiment identique à celle des iPhone 16 de taille équivalente et pourtant la capacité de leur écran à faire varier sa fréquence de rafraichissement leur permet d’offrir une autonomie bien plus longue à cet exercice.
Graphique iGeneration.
Les premiers tests du téléphone publiés par nos confrères qui ont eu la chance d’être invités par Apple dès le premier jour apportent un éclairage différent et plus proche des conditions réelles. Ainsi, Patrick Holland juge pour Cnet que l’autonomie au quotidien est excellente : pendant les six jours intensifs de tests, il n’a chargé son iPhone 16e que trois fois. Il estime qu’il tiendra sans problème une journée d’utilisation normale et aura encore assez de charge pour une demi-journée supplémentaire avant de devoir le brancher. Du côté de The Verge, Allison Johnson indique avoir encore 41 % de batterie après 5 heures d’utilisation active, ce qui devrait là encore largement suffire pour une journée.
En usage courant, une grande inconnue est le modem cellulaire, qui consomme beaucoup d’énergie et qui est exclusif à l’iPhone 16e, puisqu’il s’agit du premier modem conçu par Apple. Dave2D a comparé l’autonomie cellulaire d’un iPhone 16 équipé d’un modem Qualcomm à celle du nouveau-venu et les résultats sont prometteurs : suite à une partie de Pokemon Unite puis la diffusion de vidéos diffusées depuis Netflix, l’autonomie mesurée sur le 16 est inférieure de 18 % environ par rapport au 16e. Alors même que la différence sur la capacité de la batterie n’est que de 11 %, cela semble indiquer que le modem d’Apple joue bien un rôle en étant plus économe.
Les tests réalisés par Tom’s Guide sont néanmoins moins positifs. Le site mesure l’autonomie des smartphones sur de la navigation web en mode cellulaire, ce qui devrait permettre au 16e de sortir du lot. Le dernier né termine toutefois le test au même niveau (12h41m) que le 16, qui dispose pourtant d’une batterie plus petite et d’un modem en théorie plus gourmand. Cela reste un bon score en soi et le site rappelle que l’iPhone SE 3 faisait bien pire à ce même test (7h38m), mais ce serait tout de même une déception pour le modem C1.
Ces premiers résultats sont forcément limités, tant par le manque de temps que par les conditions de test. Est-ce que le modem C1 creuse l’écart quand le réseau cellulaire est moins bon ou au contraire est-ce que celui de Qualcomm reprend l’avantage ? Y a-t-il aussi une différence entre la 5G et 4G ? Il faudra d’autres retours pour en juger et vous pourrez naturellement compter sur les nôtres dès que nous aurons mis la main sur l’iPhone 16e.
Patrick Drahi n’est jamais meilleur que dans une crise sans issue apparente. Après l’arrestation de son fidèle associé Armando Pereira, en juillet 2023, la dette accumulée par Altice semblait insurmontable. Et pourtant ! Dix-huit mois plus tard, Patrick Drahi est parvenu à arracher un accord pour restructurer le capital d’Altice France. Non seulement l’opération ne lui coute pas un sou, mais il conserve le contrôle de la filiale propriétaire de l’opérateur SFR.
L’arrestation d’Armando Pereira pour des faits présumés de malversations n’est pas seulement un scandale qui a déstabilisé Altice, mais aussi un coup dur pour Patrick Drahi, qui se disait « trahi et trompé » par un ami de trente ans. Alors que sa petite entreprise Sogetrel travaille avec France Télécom depuis quelques années, Pereira rencontre Drahi en 1991, et devient sous-traitant dans l’installation du câble. Les deux hommes fondent Altice en 2002.
Pendant une dizaine d’années, ils vont allier la maitrise technique et la réduction des couts pour transformer un réseau de petits opérateurs locaux en meilleur concurrent de l’opérateur historique. Après avoir pris du champ, et s’être empêtré dans des montages financiers pour cacher qu’il était propriétaire du principal installateur de connexions SFR, Pereira est régulièrement rappelé par Drahi pour régler les problèmes de l’opérateur.
Il prend une première fois la direction générale de SFR en 2017, pour accélérer le déploiement de la fibre optique, puis une nouvelle fois en 2022, pour secouer la direction de l’entreprise. Entretemps, SFR est devenu un opérateur malade, qui perd des dizaines de milliers de clients chaque trimestre. L’arrestation de Pereira semble signer le coup d’arrêt d’une restructuration d’autant plus difficile que l’opérateur était plombé par une dette colossale.
Drahi avait déclenché l’ire de ses créditeurs en sous-entendant qu’il ne pourrait peut-être pas les rembourser en totalité. Plus de 150 d’entre eux, représentant 80 % de la dette sécurisée d’Altice France, s’étaient alors ligués pour réclamer leur dû. Le coup de bluff de la 17e fortune française a fait effet : moins d’un an plus tard, les prêteurs ont accepté d’échanger 8,6 milliards d’euros de dette contre 45 % du capital de SFR. BlackRock, Fidelity et d’autres fonds d’investissements américains ont ainsi accepté que Drahi garde le contrôleur de l’opérateur au carré rouge.
Pour ne rien gâcher, l’opération ne va pas lui couter un sou, puisque l’indemnité de 2 milliards de dollars est prélevée sur le produit de la vente d’Altice Media à l’armateur CMA-CGM et des data centers de l’entreprise à Morgan Stanley. Le remboursement du reste de la dette, 15 milliards d’euros, est rééchelonné jusqu’en 2033. Le taux est un peu plus élevé, mais le niveau d’endettement de SFR revient dans des limites soutenables, suffisamment pour qu’un concurrent puisse avoir l’idée de faire une offre d’achat. Autrement dit : les créanciers de Drahi ont accepté de perdre un peu d’argent maintenant en espérant en récupérer beaucoup plus tard.
Ce billet paru sur Reddit nous offre une petite remontée dans le temps, que certains (beaucoup même) n’ont pas connu. Ce n’était pas avant Jésus Christ, mais c’était malgré tout quelques années avant MacGeneration ;)
Il y a eu une époque où l’on pouvait acheter des clones Mac, qui bien souvent avaient l’apparence de vulgaires PC. En initiant cette politique risquée, Apple espérait regagner des parts de marché. Manque de chance, les ordinateurs vendus entre autres par Power Computing et Motorola ont surtout eu tendance à grignoter celles d’Apple. À cette époque, la presse spécialisée papier connaissait encore une période de croissance et était remplie de publicités pour des entreprises de vente par correspondance.
image: lantzn / Reddit
Lorsque l’on cherchait du matériel un peu trop pointu, il fallait souvent commander aux États-Unis, chose qui n’était pas simple, car, comme le montre la photo, le numéro mis en avant sur la réclame était un numéro vert accessible depuis les États-Unis. Les choses étaient un peu plus simples quand on avait un fax à disposition. Outre le prix très concurrentiel de ces Motorola StarMax avec leurs vitesses atteignant les 240 MHz et leur label 100% Mac OS Performance, leur petit plus, c’est le modem 28,8 kb/s offert qui permettait de se frotter aux « autoroutes de l’information ».
image: lantzn / Reddit
Tout comme chez Motorola, PowerComputing n’avait pas un gros budget consacré au design, mais, dans ses tours, on pouvait changer beaucoup de choses. Voilà qui en rendra nostalgique certain.
image: lantzn / Reddit
Et à la fin, cela démarrait effectivement comme un Mac. Quand Mac OS voulait bien se charger sans trop de difficultés, mais ça c’est une autre histoire. Pour ceux qui veulent (re)découvrir cet épisode de l’histoire d’Apple, nous ne pouvons que vous recommander la lecture de notre série : La guerre des clones.
C’est demain que l’iPhone 16e sera officiellement mis en vente. Depuis sa présentation, nous avons disséqué sa fiche technique pour voir les lacunes grandes ou petites par rapport aux autres modèles de la gamme. D’ici sa sortie demain, nous serons en mesure de vous livrer un premier aperçu du nouvel entrée de gamme d’Apple.
Les décisions d’Apple pour raboter le prix d’un iPhone 16e sont connues. Le discours marketing d’Apple est simple : proposer un téléphone à tous ceux qui veulent un appareil avec un bon écran, une bonne autonomie et un appareil photo de bonne qualité. Autrement dit, Apple avec ce modèle, ne cherche pas à jouer à la course technologique comme elle le fait avec sa gamme Pro. Elle pourrait d’ailleurs cet automne tenir un discours assez similaire avec l’iPhone Air, mais celui-ci devrait se distinguer par sa finesse et son poids.
Alors, évoquons rapidement les lacunes de l’iPhone 16e. L’absence de MagSafe a pu surprendre, mais, hormis pour les geek, est-ce un drame ? En fin d’année dernière, nous vous avions demandé comment vous rechargiez votre téléphone. Vous étiez 34 % à le faire exclusivement avec un câble.
Il y a également l’absence de Thread, qui chagrine beaucoup Nicolas, mais beaucoup n’ont pas forcément l’utilité de ce protocole qui a un intérêt certain chez quiconque utilisant de la domotique de manière avancée. Il y a aussi l’absence de sortie vidéo USB-C qui enquiquine Pierre. Dans certains cas, cela peut être pratique. En ce qui me concerne, une vie sans AirTag est tout simplement impensable, alors l’absence de puce UWB est problématique. D’autre part, est-ce bien raisonnable de proposer un smartphone avec un seul capteur pour la photo en 2025 dans cette gamme de prix ? Enfin, il y en a qui regrettent que cette nouvelle gamme avec ses deux couleurs soit un brin tristounet.
Pour vous, que manque-t-il (raisonnablement) à cet iPhone 16e ?
Amazon a remis un coup de rabot sur le prix du Pencil 2 en l'affichant de nouveau à 103 € au lieu de 149 € chez Apple. Il a parfois été moins cher de quelques euros (96 €) mais ça remonte à décembre.
Dans la jungle des Pencil d'Apple, celui-ci est compatible avec plusieurs iPad Pro, les iPad Air 4 et 5 ainsi que l'iPad mini 6 (détails). C'est une version plus intéressante que le Pencil USB juste en dessous puisqu'il gère le double toucher sur son cylindre pour changer d’outil rapidement, la sensibilité à la pression (pour faire varier l’épaisseur du trait), à l’inclinaison (pour ombrer), la fonction survol qui indique à l'écran où l'on s'apprête à intervenir et la recharge magnétique contre l'iPad.
BoursoBank a ajouté une offre de réduction sur les cartes cadeaux Apple dans son « Corner » ou coin des bonnes affaires. Les titulaires d'un compte bancaire auprès de cet établissement peuvent acheter des cartes Apple avec une réduction de 5%.
BoursoBank
Par exemple, l'achat de cartes pour une valeur de 1 000 € reviendra à 950 €, ou s'i l'on vise un iPhone 16e à 719 € on réglera 683 €. Ces bons peuvent avoir une valeur comprise entre 2 € et 1 000 € qui est le plafond d'achat maximum. Ces bons électroniques (envoyé en PDF) peuvent être utilisés sur l'Apple Store en ligne ou sur présentation dans les boutiques Apple pour des achats de matériels ou de services dématérialisés.
Bien entendu, Alexa+ est compatible avec tous les appareils Alexa actuels, à quelques exceptions près. Image Amazon.
Alors que jusqu’à présent Alexa était une intelligence artificielle déjà plus avancée que Siri, mais relativement basique, la firme de Jeff Bezos affirme que la nouvelle version se pare d’un LLM digne des IA les plus avancées, permettant notamment :
Une conversation avancée et proactive, lui donnant une personnalité donnant envie d’interagir avec elle
Un fonctionnement plus intuitif, ne nécessitant pas des phrases particulières et précises pour obtenir une action
Une intégration poussée avec de nombreux services en ligne comme GrubHub, OpenTable, Ticketmaster, Yelp, Thumbtack, Vagaro, Fodor's, TripAdvisor, Amazon, Whole Foods Market, Uber, Spotify, Apple Music, Pandora, Netflix, Disney+, Hulu, Max, les appareils domotiques de sociétés telles que Philips Hue, Roborock, Lutron et d’autres à venir
Le contrôle de plusieurs appareils et de plusieurs commandes par une seule action, et la création de routines entièrement par la voix. Alexa+ devrait par exemple savoir systématiquement quoi faire si vous lui dites « j’ai froid », en augmentant le chauffage de quelques degrés
Une intégration poussée avec des bases de données musicales ou cinématographiques, permettant d’obtenir de nombreux renseignements sur les artistes et les films dans une conversation naturelle
Dans une démonstration faite par le SVP Services et appareils d’Amazon, Panos Panay, à la question « Est-ce que le chien a été sorti aujourd’hui ? » l’IA répond par l’affirmative, après être allée vérifier sur les caméras connectées que l’action a bien été effectuée.
Dans une autre présentation, la directrice responsable d’Alexa, Mara Segal, a permis à l’IA d’enregistrer des documents manuscrits comme des recettes pour les réutiliser plus tard, mais aussi des e-mails, des photos, ou d’autres éléments, afin d’être utilisés plus tard par l’IA pour créer des rappels, ou pour une analyse ultérieure.
La nouvelle interface d’Alexa, avec cette fameuse barre bleue. Image The Verge.
La nouvelle interface se présente par une barre bleue qui fluctue au rythme de la voix numérique de l’assistant, que Panay a considéré comme la personnalité d’Alexa.
Il semble qu’Amazon prenne une avance considérable sur ses concurrents domotiques avec cette nouvelle itération d’Alexa... en espérant qu’elle ne soit pas pétrie de bugs et surtout que l’intelligence artificielle ne soit pas victime d’hallucinations, comme c’est souvent le cas avec les IA actuelles. Si la chose est acceptable sur des chatbot comme ChatGPT, les risques sont bien plus élevés sur des LLM qui contrôlent des objets du quotidien bien réels.
Amazon précise que la nouvelle version d’Alexa, Alexa+, sera disponible dans un premier temps uniquement aux États-Unis, avec une extension petit à petit à tous les autres pays où Alexa est déjà présente. Elle nécessite un abonnement de 19,99 $, et est intégrée gratuitement aux abonnés Amazon Prime (une politique tarifaire poussant clairement à l’abonnement à Prime, ce dernier étant proposé à 14,99 $ aux USA).
Alors que le patron du DOGE a envoyé des millions d’e-mails aux employés de l’administration américaine, leur demandant de justifier leur emploi sous peine de licenciement en cas d’absence de réponse, la justice commence à rendre ses décisions concernant les employés de Twitter ayant été confrontés au même type de missive.
Des coups de tronçonneuse dans la masse salariale qui risquent de coûter cher... Image Wikipedia/Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Elon Musk ne semble pas avoir la victoire dans ces affaires. À la réception du fameux mail « Fork in the road » leur demandant de prêter allégeance au nouveau propriétaire et d’accepter une charge de travail « extrêmement violente » (overly hardcore chez nos amis américains), les employés de Twitter devaient répondre par l’affirmative. Toute autre réponse, ou l’absence même de celle-ci étant considéré comme une démission de fait. Nombre d’employés n’ayant pas répondu, ils se sont retrouvés à la porte.
Le hic, pour Elon Musk, c’est que selon la justice américaine ces employés n’ont pas démissionné, mais ont été licenciés... et peuvent donc prétendre aux indemnités de licenciement prévues par leur contrat. Quatre d’entre eux ont déjà gagné devant le fantasque patron, et ce n’est que le début : Shannon Liss-Riordan, qui représente un bon nombre d’entre eux, aurait selon un mémo interne déjà amené à la victoire 20 employés floués.
Selon ce même mémo, Elon Musk aurait payé plus du double des indemnités d’origine, la condamnation dans chaque cas comprenant en plus de celles-ci des pénalités de retard, des condamnations légales et le remboursement des frais de justice de l’employé. Plus de 2000 ex-employés de Twitter seraient représentés par cette avocate, représentant de 100 000 à un million de dollars par personne.
L’herbe n’est pas plus verte ailleurs pour Elon Musk : en Irlande, la cour de justice a statué sur des indemnités de plus de 550 000 € pour un ex-employé basé à Dublin, comme le rappelle Bloomberg.
Alors que les employés de l’administration américaine se voient soumis à la même pression, la Maison Blanche tente d’éteindre toute velléité de contestation par avance, par la voix de Karoline Leavitt, attachée de presse de Donald Trump :
Toutes les actions décidées par le Président Trump sont légales, constitutionnelles et faites dans l’intention de respecter les promesses faites au peuple américain. Les élus partisans et les activistes judiciaires qui cherchent à faire obstruction à l’agenda du Président Trump défient la volonté des 77 millions d’américains qui l’ont réélu avec force, et leurs efforts seront vains.
Si les mots sont forts, ils ne restent cependant que des paroles face à la justice, qui devra décider de leur poids. Si Elon Musk et ses actions au DOGE, calquées sur celles prises à Twitter, sont appuyées par Donald Trump, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre, que ce soit de la part des syndicats, des Démocrates du Congrès, ou même de plus en plus depuis le parti Républicain lui-même.
Alors qu’Apple a tenu son assemblée générale des actionnaires et y a décidé que la réduction de la diversité dans l’entreprise n’était pas souhaitée, il était attendu que des réactions se fassent entendre... et c’est bien entendu le cas du Président des États-Unis d’Amérique, qui en a fait état sur son réseau Truth Social.
En majuscules, parce que bon, il est pas content. Capture Truth Social.
Apple devrait se débarrasser des règles DEI [Inclusion, Équité et Diversité, NDLR], et non juste faire des ajustements. Le DEI était une farce qui a été très mauvaise pour notre pays. Le DEI est fini !!!
Si pour le moment Apple est libre de faire comme bon lui semble, il n’est pas impossible que Donald Trump lance un nième Executive Order pour forcer toutes les entreprises du pays à supprimer toute trace du DEI, et Tim Cook l’a largement anticipé dans son discours. Les autres entreprises que ce soit dans le secteur de la tech avec Amazon et Meta ou dans d’autres secteurs comme Goldman Sachs ont déjà plié sans discuter, comme le rappelle AppleInsider.
Spotify s’en prend (encore ?) à sa cible préféré, qui n’est autre qu’Apple. Si le passage à un codec sans pertes se fait attendre encore et toujours alors que ses petits camarades ont tous sauté le pas et que l’entreprise a connu ses premiers bénéfices nets depuis sa création, elle compte bien insister auprès de la Commission européenne pour faire cracher Apple au bassinet.
L’Europe ira-t-elle au bout des demandes de Spotify ? Image USA-Reiseblogger (Pixabay).
Selon Daniel Ek, CEO de Spotify, Apple ne fait pas assez pour se plier au DMA (Digital Markets Act), et fait tout ce qu’elle peut pour ralentir voire bloquer les décisions la concernant. Rappelant qu’Apple est sous le coup d’enquêtes séparées pour entrave de la concurrence sur l’App Store, sur le support de navigateurs tierces et concernant la taxe demandée aux App Store alternatifs (la fameuse Core Technology Fee), il souhaiterait que les choses aillent plus vite et plus fort :
Il est temps que l’Europe montre qu’elle va faire respecter les lois qu’elle a promulguées.
Si Apple était jugée coupable dans ces enquêtes en cours, elle risque une amende pouvant aller jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial. Une décision sur le cas devrait être donnée en mars, comme le rapporte AppleInsider.
Ce n’est pas la première fois que Spotify attaque Apple frontalement, et la firme a souvent l’oreille attentive de l’UE. Ainsi en 2024 Apple a été condamnée à près de deux milliards de dollars suite à une plainte de la firme suédoise, affirmant qu’Apple « musèle Spotify et d’autres services de musique en ligne, en leur interdisant la possibilité de communiquer directement avec les consommateurs sur les différents prix et abonnements, promotions et autres éléments ».
De nombreux services remontent actuellement des difficultés d’accès allant du ralentissement au blocage complet, rapporte 9to5Mac. Parmi eux on peut retrouver Slack, Facebook, Messenger, Amazon, ou encore Instagram.
Si les accès se rétablissent et repartent de manière aléatoire, tous pointent cependant vers le même coupable : AWS, pour Amazon Web Services. Il semble que les data-centers de Jeff Bezos aient quelques soucis temporaires, et leur omniprésence provoque des perturbations sur de nombreux gros sites.
Si pour la France cela provoquera quelques agacements dans la soirée, certains Américains ne manquent pas de signaler le souci avec une pointe d’ironie, étant donné l’ambiance actuelle dans le pays...
Alors que la Perfide Albion a récemment décidé de forcer Apple à supprimer la protection avancée sur ses appareils, empêchant par la même ceux-ci de chiffrer leurs données sur les serveurs iCloud, il semble que le gouvernement de Sa Majesté soit tombé sur un os...
Le Parlement Britannique. Image Wikipedia/Terry Ott, CC BY 2.0.
Bien qu’elle ait des répercussions assez importantes sur la sécurité des données des citoyens britanniques, la mise en route était restée très discrète, à la demande même des autorités : l’Investigatory Powers Act permet en effet au pouvoir d’imposer à l’entreprise concernée de ne pas révéler la demande.
Mais moins d’une semaine après, ce sont les services de renseignement américains, par l’intermédiaire des sénateurs Ron Wyden (démocrate, responsable du Senate Intelligence Committee) et Andy Biggs (républicain, responsable du House of Judiciary Committee), qui s’en mêlent, demandant des comptes à leurs cousins britanniques. En effet, cette loi maintenant activée permet aux services d’outre-Manche d’accéder aux données de toute personne présente sur leur territoire quelque soit sa nationalité, y compris américaine.
Les deux sénateurs ont donc pris leur plus belle plume pour faire part de leur mécontentement à Tulsi Gabbard, nouvelle directrice du Renseignement américain qui leur a répondu... n’avoir été mise au courant que par la presse. Elle compte maintenant convoquer tous les services concernés (FBI, NSA, CIA, DIA, DHS,... toutes ces entités à trois lettres qu’il ne vaut mieux pas croiser) afin de comprendre ce qui s’est passé, quelles sont les conséquences exactes pour les citoyens US, et soumettre les modifications nécessaires à la Grande-Bretagne, comme rapporté par AppleInsider.
Nos relations en matière d’Intelligence avec nos partenaires étrangers sont d’une importance vitale pour notre sécurité nationale [...] cependant, mes obligations en tant que directrice du renseignement national incluent la protection à la fois de la sécurité de notre pays et des droits souverains du peuple américain consacrés dans la Constitution US.
Si la menace n’est pas clairement indiquée, le fait de mentionner les échanges entre l’Intelligence américaine et ses partenaires étrangers laisse clairement entendre aux Britanniques qu’à défaut de modifier leur législation afin de laisser Apple remettre en place le chiffrement de bout en bout, les USA pourraient très bien cesser ou fortement réduire la coopération en matière de renseignement avec le Royaume-Uni.
Reste maintenant à voir la réaction de la Grande-Bretagne, qui devra faire peser dans la balance d’un côté sa volonté de « back door », de l’autre ses relations avec les USA...
Disponible en bêta depuis quelques jours, iOS 18.4 est une grosse mise à jour intermédiaire. Elle apporte Apple Intelligence en français dans l’Union européenne ainsi que plein de petits changements par-ci par-là. Voici les nombreuses nouveautés de la première bêta.
Les indicateurs de confidentialité plus visibles
Le petit point orange qui apparait en haut à droite de l’écran quand le micro de l’appareil est en cours d’utilisation est maintenant encerclé par un trait noir. Même chose pour le petit point vert dédié à la caméra. Ces deux indicateurs de confidentialité deviennent ainsi plus visibles.
Deux nouvelles voix pour Siri
L’assistant dispose de deux voix supplémentaires, les voix 3 et 4. Pour les utiliser, il faut les sélectionner dans Réglages > (Apple Intelligence et) Siri > Voix. Un petit téléchargement est nécessaire.
Ces nouvelles voix sont plus naturelles que les 1 et 2, qui restent disponibles. La nouvelle voix féminine (3) est légèrement rauque. Elle avale parfois des lettres, comme « marche en plein air » qui devient « marche en plainé ».
Voix 3Voix 4
Affichage des recherches récentes dans Safari
Dans Safari, lorsque vous ouvrez un nouvel onglet et que vous touchez la barre d’adresse, vos recherches récentes s’affichent automatiquement. Si vous ne voulez pas les voir, vous pouvez toutes les effacer d’un coup, mais pas individuellement.
Pour ceux qui ont l’habitude de faire des recherches coquines en mode de navigation privée, pas d’inquiétude, ces recherches n’apparaissent pas en mode standard (et elles ne sont pas non plus sauvegardées en navigation privée).
Nouveaux widgets pour Podcasts
En plus des widgets File d’attente, l’application Podcasts a des widgets Bibliothèque et Podcasts (pour lire les épisodes d’un podcast suivi) disponibles en plusieurs tailles.
Toujours dans Podcasts, le menu Compte (qui s’ouvre en appuyant sur la photo de profil) comprend deux réglages supplémentaires : Réglages Podcasts et Réglages des notifications. Ces options ont l’air inactives pour le moment.
Compte à rebours dans Mots de passe
Dans l’application Mots de passe, un compte à rebours visuel est affiché pour les codes de vérification (second facteur d’authentification), ceux-ci étant renouvelés automatiquement toutes les 30 secondes.
Animation dans le lecteur vidéo
Le lecteur vidéo natif d’iOS (utilisé entre autres dans Safari et l’app TV) a une nouvelle animation. Quand on appuie sur le bouton d’avance rapide ou de retour rapide, celui-ci tourne sur lui-même.
Choix de la langue pour Plans
Contrairement à la plupart des applications, Plans ne permettait de changer la langue de son interface indépendamment du système. C’est corrigé avec iOS 18.4. Vous pouvez maintenant choisir la langue de l’application dans Réglages > Apps > Plans > Langue.
Données cellulaires dans le centre de contrôle
Dans le centre de contrôle, la commande liée aux données cellulaires affiche désormais la force du signal en direct avec les barres.
Messages dans Raccourcis
Une nouvelle action dans Raccourcis permet d’ouvrir une conversation spécifique dans Messages.
Apple Intelligence : un style dessin dans Image Playground
Image Playground, l’application qui permet de générer des images avec Apple Intelligence, dispose d’un troisième style. En plus d’animation et illustration, on peut choisir le style dessin, qui donne donc aux créations un aspect dessiné.
Par ailleurs, le thème lié à Noël a été remplacé par un thème printemps plus actuel.
Les autres nouveautés
Nous avons consacré des articles à part entière à d’autres nouveautés que voici :
BarCuts (gratuit pendant la bêta) est une nouvelle app qui enrichit Raccourcis sous macOS. Son rôle est d’afficher des automatisations dans la barre des menus de macOS, ce qui est déjà possible par défaut, mais avec une astuce supplémentaire. Au lieu d’afficher une liste de tous les raccourcis configurés pour être dans la barre de menus, son menu n’affiche que ceux qui sont utiles pour l’app actuellement active. C’est en réalité une vieille idée, qui vient du menu dédié aux scripts codés en AppleScript que macOS propose toujours et cela permet de ne pas avoir trop d’éléments à la fois sous les yeux.
Safari est actif, le menu de BarCuts en haut à droite n’affiche que le raccourci que j’ai associé à Safari. Image MacGeneration.L’association entre un raccourci et une app se fait dans le raccourci en question, en ajoutant l’action spécifique à BarCuts. Image MacGeneration.
La méthode pour assigner un raccourci à une app est plutôt originale, puisqu’il faut ajouter une action fournie par BarCuts dans le raccourci en question. Cela peut sembler contraignant, mais cette approche a aussi des avantages : par exemple, en utilisant plusieurs fois l’action, vous pourrez afficher un même raccourci quand plusieurs apps seront actives. En revanche, on sort du cadre prévu par Apple, si bien que les raccourcis affichés dans BarCuts ne seront pas affichés dans la section « Barre des menus » de Raccourcis et les retrouver est plus compliqué.
Malgré tout, la promesse de l’utilitaire est intéressante et l’app a parfaitement fonctionné pendant mes essais. BarCuts est actuellement en bêta publique, macOS 14 (Sonoma) est nécessaire au minimum et son interface n’est pas traduite en français. Son utilisation est gratuite pendant la phase de bêta, le prix de la version finalisée n’est pas encore connu.
Apple a annoncé la sortie à venir sur Apple TV+ d’un documentaire dédié à Bono, le chanteur de U2. Bono: Stories of Surrender sortira le 30 mai 2025 et si l’on en parle ici, c’est parce qu’il sera proposé aux rares utilisateurs du Vision Pro dans un format immersif. Comme il s’agit d’un long-métrage, c’est la première fois que ce format qui englobe le spectateur sera utilisé pour une vidéo plus longue que les quelques minutes de la majorité des contenus immersifs proposés jusqu’ici.
Image Apple TV+.
Réalisé par Andrew Dominik, à qui l’on doit notamment l’excellent film L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, le documentaire se base sur un one-man show créé par l’artiste à propos de ses mémoires, Surrender, un livre publié en 2023. Il sera ainsi question de la vie de Bono, de son parcours professionnel et personnel, de son engagement auprès de multiples causes caritatives, et de bien d’autres sujets. Apple précise que le film contiendra de nombreuses chansons du groupe, interprétées par Bono.
Une version immersive sera diffusée en même temps, spécialement pour le Vision Pro. Comme les autres vidéos de la catégorie, elle a été tournée en 8K avec un angle de vue à 180° qui permet de bénéficier d’une immersion bien supérieure. C’est la première fois que ce format sera utilisé pour un format longue durée et on sera curieux de voir ce que cela donne. Apple TV+ diffusera par ailleurs une version classique pour tous les autres écrans et le contenu devrait être identique que vous le regardiez dans le casque ou sur un écran plat.
iOS 18.4 ajoute une option bienvenue pour changer le comportement par défaut de Mail, le client mail d’Apple. Depuis bien des années1, l’app affiche automatiquement le message suivant dans la liste quand on supprime ou déplace le mail en cours. Jusque-là, il n’y avait pas le choix, ce comportement était imposé aux utilisateurs de l’app.
Le comportement par défaut et jusque-là obligatoire : après avoir supprimé le mail ouvert, l’app bascule automatiquement sur le message suivant. Image iGeneration.
Dans la section dédiée à Mail des Réglages d’iOS 18.4, une nouvelle option est désormais disponible. Bizarrement nommée « Action « Supprimer le message » ou « Déplacer le message » » (c’est la première bêta, le nom évoluera sûrement), elle permet de choisir le comportement dans ce cas de figure. Si vous n’aimez pas celui par défaut, choisissez « Ne pas sélectionner de message » et Mail reviendra alors à la liste après une suppression ou un déplacement.
La nouvelle option dans les Réglages de l’app Mail, sous iOS 18.4. Image iGeneration.
À noter que la nouvelle option est du tout ou rien. Vous ne pourrez pas conserver l’ancien comportement dans les situations où il était pratique — par exemple, quand vous aviez plusieurs messages à lire et que vous pouviez ainsi rapidement supprimer ou trier ces mails sans multiplier les allers et retours avec la liste — et basculer sur le nouveau quand il ne l’est plus. Cela ne devrait pas changer, Apple aime proposer des apps par défaut assez simples et un comportement unique est indéniablement plus facile à gérer.
Le nouveau comportement proposé en option dans iOS 18.4 : après suppression d’un message, Mail revient à la liste.
Depuis tant d’années que j’ai tendance à croire que c’est le comportement par défaut de l’app depuis le premier iPhone en 2007. Si quelqu’un se souvient d’un changement de ce côté, qu’il fasse signe en commentaire. ↩︎
Framous (abonnement ou 23 €) est une nouvelle app qui répond à un besoin de niche, besoin qui nous concerne tout particulièrement à MacGeneration. Cet utilitaire destiné au Mac est pensé pour traiter des captures d’écran prises avec les appareils Apple et leur ajouter une représentation de l’appareil en guise de cadre. Par défaut, les captures d’écran s’affichent sans bordure et cela peut être une bonne idée de l’ajouter pour donner un contexte ou enrichir le rendu. Nous utilisons de temps en temps cette technique pour des articles et c’est en général Picsew qui nous sert pour cette tâche.
Framous en action, ici avec deux captures d’écran correctement associées à un iPhone 16 Pro et une Apple Watch Series 9. Image MacGeneration.
Picsew est une app complète, mais une app iOS qui peut être installée sur les Mac Apple Silicon, ce qui n’est pas très agréable au quotidien. Framous présente d’emblée l’avantage d’être une app native pour le Mac, qui gère notamment la possibilité de glisser/déposer une capture d’écran. Ses contrôles sont aussi plus faciles à gérer et il y a de multiples raccourcis clavier. Enfin, elle gère correctement plusieurs captures d’écran, en les associant à chaque fois au bon appareil et en créant une seule image avec chaque élément côte à côte. On peut même réorganiser la composition en glissant/déposant les captures, avant d’enregistrer le résultat sous la forme d’un fichier PNG avec fond transparent (exemple).
L’app propose par ailleurs plusieurs options, pour changer d’appareil en cas de mauvaise identification et pour varier les plaisirs en jouant sur la couleur de l’appareil et de ses accessoires, comme le bracelet pour une Apple Watch. La gamme d’appareils Apple gérés est plutôt complète, même s’il en manque forcément : mon Studio Display n’est pas présent, par exemple, bien que le choix d’un iMac de 27 pouces soit logique pour les encadrer. Il y a même un cadre pour les captures de tvOS, c’est assez rare pour le mentionner.
De bons points et aussi quelques défauts à signaler. D’une part, l’app ne sait pas afficher directement les captures d’écran de la photothèque gérée par Photos, comme Picsew le faisait. D’autre part, les images elles-mêmes ne sont pas retouchées, par exemple pour « nettoyer » la barre de statut des captures d’écran iOS1 ou encore pour créer une longue image à partir de plusieurs captures. Il faut aussi penser à vider à la main l’app avant de glisser une autre capture, sinon elle s’ajoutera à la précédente. Malgré tout, si vous cherchez vous aussi une app comme celle-ci, Framous mérite un petit essai pour voir si elle correspond à vos besoins.
Framous avec le cadre de l’iPhone 16 Pro à gauche et le cadre générique qui peut être utilisé gratuitement à droite. Image MacGeneration.
L’app est gratuite au téléchargement sur le Mac App Store et propose ensuite deux formules au choix. Soit un abonnement facturé 10 € par an, avec l’avantage d’intégrer un essai gratuit de sept jours, soit un achat de 23 €. Sans payer, on peut tout de même l’utiliser avec un cadre « générique » qui peut ressembler plus à un iPhone ou un smartphone Android en fonction des paramètres choisis. Ajoutons qu’une action est aussi ajoutée à l’app Raccourcis, avec la possibilité d’obtenir un fichier par capture d’écran, au lieu de générer une seule image comme dans l’app.
Framous nécessite macOS 14.1 au minimum, son interface n’est pas traduite en français.
Picsew le fait en suivant Apple : heure fixée à 9h41, batterie pleine, Wi-Fi et cellulaire à fond. ↩︎
Boulanger commercialise en ce moment une Apple Watch Series 9 à seulement 300 €. C’est un tarif intéressant pour une montre qui est toujours assez complète. L’écart de prix avec la Series 10 (à partir de 439 €) peut faire passer outre les avantages de cette dernière (finesse, écran plus grand…).
Un seul modèle est disponible à ce tarif record : la Series 9 de 41 mm couleur minuit avec bracelet boucle sport. Si elle ne vous convient pas, Amazon propose un modèle 41 mm rouge avec bracelet sport à peine plus cher, à 309 €.
L’Apple Watch Series 9 comprend de nombreuses fonctionnalités de santé (notifications d’arythmie, suivi du sommeil, suivi de cycle, appel d’urgence…) et elle est compatible avec le geste « toucher deux fois » pour interagir avec sans la toucher.
Les vols de données qui ont eu lieu l’automne dernier notamment chez Free se ressentent du côté du phishing, ou hameçonnage, c’est-à-dire l’envoi d’un message malveillant qui prend la forme d’une communication légitime. Free n’était pas le seul concerné, mais trois lecteurs nous ont averti récemment qu’ils avaient été ciblés par une attaque suite à cet incident. Comme les données volées sont très larges, les mails de phishing peuvent contenir des informations si justes et précises que les distinguer d’un vrai peut devenir difficile.
Le mail de phishing soi-disant envoyé par Amazon reçu par un lecteur, avec ses véritables données personnelles (floutées ici) qui donnent un aspect légitime au courrier. Image MacGeneration.
Pour rappel, Free s’est fait voler en octobre dernier les données personnelles de plusieurs millions de ses clients. La liste des données désormais dans la nature est longue, puisque le vol concerne les nom, prénom, adresses email et postale, numéro de téléphone, identifiant abonné, IBAN et quelques données contractuelles pour toutes les victimes. Avec ces éléments à disposition, c’est assez simple de tromper quelqu’un et de l’envoyer sur un faux site, où un formulaire pourrait servir à soutirer d’autres informations ou de l’argent.
Si vous êtes client chez Free, surveillez bien les messages que vous recevez et si vous suspectez quoi que ce soit, ouvrez directement le site de l’entreprise qui est censée vous contacter, sans cliquer sur un seul lien du mail. Pensez aussi à prévenir vos proches qui ne sont pas forcément aussi attentifs que vous, surtout face à des messages qui afficheront leur nom, adresse postale, e-mail et même le bon IBAN.
Le vol des IBAN est particulièrement dangereux, indépendamment de toute tentative de hameçonnage. Associé à votre nom de famille, il peut suffire à souscrire à un abonnement à votre insu, alors mieux vaut vérifier ses relevés bancaires avec encore plus d’attention que d’habitude pour identifier le problème au plus vite.
Mise à jour le 27/02/2025 10:39 : les données volées depuis chez Free peuvent aussi servir à du phishing… pour Free ! Un lecteur nous a transmis ce mail qui vante une fausse offre sur un forfait mobile à 1 € par mois pendant un an, avec le nom correct de la banque, identifiée à travers l’IBAN. Le numéro de téléphone et toutes les autres coordonnées étaient aussi exacts et ce faux mail est très propre, si bien qu’on pourrait aisément le confondre avec un vrai.
Mail de phishing reçu par un autre lecteur, à partir des données volées chez Free. Image MacGeneration.
Le refurb est véritablement le meilleur endroit pour faire de très bonnes affaires sur les Mac en ce moment. En plus d’un arrivage de Mac mini M4, la boutique de produits reconditionnés comprend un grand assortiment de MacBook Pro M4. Les tarifs démarrent à 1 609 € avec le MacBook Pro M4 de base. C’est 290 € de moins que le prix du neuf. Vous voulez une machine avec un écran nano-texturé, une nouveauté très appréciable de cette génération ? Il y a ça dès 1 759 €.
MacBook Pro M4. Image MacGeneration.
Voici une petite sélection de MacBook Pro M4 (Pro/Max) reconditionnés disponibles actuellement :
MacBook Pro 14" M4, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage : 1 609 €
D'autres configurations sont disponibles, il ne faut pas hésiter à fouiller sur le refurb. On recommande tous les MacBook Pro M4 les yeux fermés. Ils allient puissance, confort et longue autonomie. Il faut « simplement » arriver à faire un choix sur la puce ainsi que la quantité de mémoire vive et de stockage en fonction de vos besoins.
L’ironie des économies d’échelle est cruelle : pour ressusciter le clavier du BlackBerry, Clicks a dû cibler les propriétaires d’iPhone, un mariage très amusant mais contre nature. Après avoir vendu 100 000 exemplaires de son clavier, la petite entreprise canadienne semble avoir atteint la taille suffisante pour prendre le risque de viser une clientèle plus restreinte parce que plus fragmentée, celle des nombreux téléphones Android. Dont le Motorola Razr+, qui peut ainsi être transformé en BlackBerry pliant.
Un téléphone pliant avec un clavier physique, parce que pourquoi pas. Image Clicks.
Kevin Michaluk et Michael Fisher, plus connus sous leurs pseudonymes de CrackBerry Kevin et MrMobile, sont des amateurs invétérés de BlackBerry. Avec Clicks, ils ressuscitent leur clavier favori sous la forme d’une coque pour les téléphones modernes. La logique aurait voulu qu’elle soit proposée pour des téléphones Android, le dernier système d’exploitation utilisé par BlackBerry, mais la loi du marché a dicté qu’elle soit d’abord réservée aux iPhone, quelques modèles touchant des centaines de millions de personnes.
Après douze mois et 100 000 exemplaires vendus, la petite entreprise canadienne se sent prête à répéter l’expérience avec des téléphones plus variés. Clicks est courageuse mais pas téméraire, puisqu’elle se contente des trois téléphones Android les plus populaires aux États-Unis. Le clavier pour Google Pixel 9 et Google Pixel 9 Pro est décliné dans un coloris jaune acidulé aux touches indigo et possède, comme celui pour iPhone 16, des aimants pour faciliter l’alignement sur les chargeurs par induction.
Pour le Motorola Razr+ à gauche, pour le Google Pixel 9 à droite. Images Clicks.
Le modèle pour Samsung Galaxy S25 est un peu plus sobre avec sa coque rouge et ses touches blanches, mais celui pour le Motorola Razr+ est carrément foutraque. Puisque le téléphone est pliant, la coque est coupée en deux parties, et le clavier peut être utilisé lorsque l’appareil est fermé ! Le bleu électrique est l’aspect le moins étonnant de cet accessoire. Les trois modèles sont aussi disponibles dans une déclinaison noire et blanche plus sobre.
Alors que les modèles adaptés à l’iPhone 16 Pro et à l’iPhone 16 Pro Mac ont été rapidement commercialisés, le modèle dédié à l’iPhone 16 Plus n’est disponible que depuis quelques semaines et celui destiné à l’iPhone 16 se fait encore attendre. Sans surprise, la disponibilité des nouvelles versions est variable. Le modèle adapté au Google Pixel 9 sera disponible à partir du 30 avril au prix promotionnel de 95,95 €. Comme ils ne seront pas disponibles avec le mois de juin, les autres modèles peuvent être réservés pour 47,95 € et le reste sera payable à la livraison.
Des fournisseurs de VPN s’insurgent contre la tournure qu’est en train de prendre la lutte contre le piratage en France. Depuis plusieurs mois, les détenteurs de droits sportifs se sont lancés dans une bataille tous azimuts pour faire reculer le streaming illégal qui pénalise leurs activités.
Canal+, en particulier, cherche à mettre au pas les différents services qui permettent de contourner le blocage mis en place par les fournisseurs d’accès à internet. Saisie par la chaîne cryptée, la justice a ainsi contraint des DNS alternatifs à bloquer eux aussi des sites illicites fin 2024. Et désormais, ce sont les VPN qui sont dans le collimateur des ayants droit.
L’Informérapportait au début du mois que Canal+ et la Ligue de Football Professionnel avaient assigné NordVPN, Proton VPN et Cyberghost devant le tribunal judiciaire de Paris afin d’obtenir le blocage de l’accès à certains sites. Canal+ a attaqué en outre Surfshark VPN et ExpressVPN.
Ces comparutions ont suscité l’indignation des acteurs concernés. « Cette injonction est une porte ouverte à d’autres abus et porterait atteinte à la nature même des VPN, censés offrir une navigation privée et sécurisée, a réagi Proton mi-février. Empêcher les utilisateurs d’accéder à certains sites Web nécessiterait par ailleurs des changements majeurs qui porteraient atteinte à la vie privée des utilisateurs et ouvriraient la porte à des attaques plus dangereuses contre la vie privée et la liberté d’expression. »
« La VPN Trust Initiative exhorte les ayant droit et les autorités françaises à reconsidérer leur approche et à lutter contre le piratage à la source plutôt que de cibler des technologies qui protègent la confidentialité et la sécurité des utilisateurs », a déclaré pour sa part dans un communiqué le lobby qui représente entre autres NordVPN, ExpressVPN et Surfshark.
Dans un entretien accordé le 24 février à TorrentFreak, le directeur du VPN Trust Initiative est allé plus loin :
Nous avons déjà vu cela sur des marchés comme l’Inde et le Pakistan, où les exigences réglementaires ont forcé certains services VPN à se retirer plutôt que de faire des compromis sur le chiffrement ou la politique de conservation des logs. La décision potentielle de la France de forcer les fournisseurs de VPN à bloquer du contenu pourrait placer les entreprises dans une position similaire, où elles devraient soit se compromettre, soit quitter complètement le marché.
S’agit-il juste d’une menace en l’air pour amadouer le tribunal ? Pas si sûr. Contraint de bloquer des noms de domaine, OpenDNS a décidé de quitter la France l’année dernière. Quand bien même les VPN visés se mettraient à bloquer les sites illicites ou à arrêter leurs opérations en France, cela ne marquerait pas la fin du piratage, d’autres services hors de la juridiction française pouvant prendre le relai. Le jeu du chat et de la souris est loin d’être terminé.