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Une cour française s'en prend aux VPN et ordonne le blocage des sites pirates

21 janvier 2026 à 00:18
Le Tribunal judiciaire de Paris a rendu une décision susceptible de bouleverser le marché des VPN en Europe. Il a ordonné à plusieurs fournisseurs majeurs de VPN de bloquer l'accès aux services proposant la diffusion illégale d'événements sportifs en direct. Cette décision concerne CyberGhost, ExpressVPN, NordVPN, ProtonVPN et Surfshark et qualifie clairement les services VPN d'« intermédiaires techniques » au sens du Code du sport français. Depuis 2024, les tribunaux français étendent systématiquement le champ d'application des injonctions de blocage visant les sites web qui portent atteinte aux droits de diffusion sportive. Dans un premier temps, les actions ont ciblé les fournisseurs d'accès à Internet, puis les serveurs DNS publics. Cloudflare, Google et d'autres opérateurs DNS ont été sommés de restreindre l'accès à certains domaines, car ils permettaient de contourner les blocages imposés par les opérateurs de réseau. Les détenteurs des droits de diffusion de la Formule 1, de la Ligue 1 et du MotoGP ont fait valoir qu'en l'absence d'obligations supplémentaires, le système de blocage restait défaillant. Le tribunal a retenu cet argument, ouvrant la voie à l'étape suivante : les VPN. En 2025, les détenteurs de droits sportifs ont intenté une action directe contre les fournisseurs de VPN. Un tribunal parisien a jugé que ces services permettaient de contourner les blocages existants et devaient donc faire l'objet d'injonctions. Les premières décisions ont été rendues en mai, suivies d'autres en juin et juillet, Canal+ et beIN Sports étant à l'origine des demandes. La dernière décision, rendue le 18 décembre, fait suite à une demande de la Ligue de Football Professionnel (LFP) et de son organisme commercial. Elle concerne treize domaines permettant l'accès à des diffusions illégales et, de par sa nature évolutive, autorise l'ajout d'adresses supplémentaires via l'ARCOM. Les blocages resteront en vigueur durant toute la saison 2025/2026. Au cours de la procédure, la plupart des fournisseurs de VPN ont tenté de se défendre. Un argument clé résidait dans leur politique de non-conservation des journaux, qui stipule que les entreprises ne collectent aucune information permettant d'identifier personnellement les utilisateurs ni leur localisation. Selon les fournisseurs, l'exécution d'un mandat limité au territoire français violerait ces principes. Le tribunal a rejeté sans équivoque cet argument. Il a souligné que les obligations contractuelles envers les clients ne sauraient primer sur la protection des droits des titulaires de licences de diffusion sportive. Selon le tribunal, le blocage des domaines n'implique ni surveillance permanente ni stockage des données des utilisateurs, mais simplement la garantie que les sites concernés restent inaccessibles depuis le territoire français. Les juges ont également rejeté l'argument selon lequel un VPN ne répond pas à la définition d'un intermédiaire technique. Ils ont précisé que même un transfert de données passif et automatique entre un utilisateur et un domaine internet constitue un élément significatif de transmission. La neutralité technologique n'a pas été considérée comme synonyme d'absence de responsabilité. Le tribunal a également conclu que les mesures ne contreviennent pas au règlement européen sur les services numériques. Les injonctions sont limitées dans leur portée, s'appliquent à des domaines spécifiques et sont valables pour une durée clairement définie ; elles ne constituent donc pas une obligation générale de surveillance du trafic réseau. Les fournisseurs de VPN ne comptent pas laisser la situation en suspens. NordVPN a confirmé avoir fait appel et conteste ouvertement la validité des blocages. Les représentants de l'entreprise soulignent que les pirates peuvent rapidement contourner les restrictions et que le problème du streaming illégal n'est pas traité à la source. Le secteur craint que de telles décisions n'incitent les utilisateurs à se tourner vers des services VPN gratuits, mais moins sécurisés, ou vers des outils proposés par des entités situées hors de l'Union européenne. Parallèlement, l'absence de directives techniques précises dans le décret laisse aux fournisseurs la liberté de choisir leurs méthodes de blocage, pourvu qu'elles atteignent l'objectif visé. L'arrêt français pourrait servir de référence aux autres pays de l'Union européenne. S'il est confirmé, les fournisseurs de VPN seront confrontés à une pression réglementaire accrue et à de nouvelles obligations liées à la protection des droits d'auteur et des licences. Bien qu'aucun acteur majeur n'ait encore annoncé son retrait du marché français, la décision de justice remet en question le modèle actuel des services VPN en Europe. (Lire la suite)

Des remasters de Fallout 3 et de New Vegas sont en préparation

21 janvier 2026 à 00:14
Depuis des semaines, des rumeurs circulent concernant le retour de Fallout 3 et Fallout : New Vegas sous forme de versions remasterisées pour PC et consoles modernes, alimentées par le succès de la série télévisée Prime Video et des activités suspectes sur Steam. Cependant, un nouveau rapport appelle à la prudence : les projets existent bel et bien , mais ils ne sont pas prêts à être annoncés ni à sortir prochainement . Les espoirs d'une sortie surprise, en particulier, ont été considérablement réduits. D'après Jez Corden de Windows Central , Bethesda et Microsoft travaillent effectivement sur une nouvelle version des deux jeux, mais sa sortie n'est pas imminente. Les sources citées indiquent clairement que la sortie n'est pas pour tout de suite, excluant ainsi une annonce surprise lors d'événements comme le Xbox Developer Direct ou d'autres présentations à court terme. Les anomalies récemment constatées sur les pages Steam des deux jeux seraient plutôt de simples mises à jour des versions existantes, notamment pour le contenu localisé, et non de nouveaux packs à venir. Le rapport suggère également que les deux remasters ne sortiront pas simultanément. L'idée serait que Fallout 3 arrive en premier, suivi de Fallout : New Vegas. La possibilité d'une sortie du premier opus avant la fin de l'année est présentée comme une simple conjecture, non étayée par une confirmation officielle, et doit donc être interprétée avec prudence. Ces retards seraient dus à une planification initialement plus prudente. Selon Corden, le succès fulgurant et massif de la série télévisée Fallout a pris Microsoft et Bethesda par surprise, les incitant à investir davantage dans la franchise seulement après la diffusion de la série. Parallèlement, les équipes internes ont travaillé d'arrache-pied sur plusieurs fronts stratégiques : le développement de The Elder Scrolls VI, le support et les correctifs pour Fallout 4 Anniversary Edition, les mises à jour de Starfield et le contenu continu de Fallout 76. Dans ce contexte, les remasters de Fallout 3 et New Vegas constituent une priorité importante, mais pas immédiate. L'objectif semble être d'éviter les sorties précipitées, notamment au vu des expériences passées et des attentes élevées qui entourent chaque projet Bethesda. Le retour dans les Terres désolées classiques est donc confirmé, mais il faudra encore faire preuve de patience avant une annonce officielle et, surtout, une date de sortie précise. (Lire la suite)

Le prix de la Nintendo Switch 2 augmentera-t-il en 2026 ? Réponse des analystes

21 janvier 2026 à 00:13
Le prix de la Nintendo Switch 2 pourrait augmenter en 2026 , malgré les assurances officielles de Nintendo. Les analyses de Niko Partners , une société spécialisée dans l'étude du marché mondial du jeu vidéo, relancent le débat. Niko Partners estime qu'une hausse de prix cette année est fort probable. Selon ses analystes, le contexte économique actuel rend difficile le maintien d'un prix stable sur le long terme. Dans son rapport sur les principaux enjeux critiques auxquels sera confrontée l'industrie du jeu vidéo en 2026, Niko Partners identifie la Switch 2 comme l'une des consoles les plus exposées à une hausse de prix. La plateforme est actuellement en concurrence avec la PlayStation 5 et la Xbox Series X|S, qui subiront toutes deux des augmentations de prix en 2025, mais cet avantage risque de devenir intenable à moyen terme. Les analystes identifient trois causes principales. La première est l'impact des droits de douane imposés par l'administration américaine actuelle, qui continuent de peser sur la production de matériel informatique en Chine, au Japon et au Vietnam. À cela s'ajoute la hausse des coûts de la mémoire vive et du stockage, alimentée par la demande croissante de centres de données dédiés à l'IA. Enfin, un contexte macroéconomique instable rend plus onéreux le maintien de faibles marges sur le matériel informatique. Selon Niko Partners, Nintendo a déjà fait preuve de prudence en 2025 en choisissant de maintenir le prix d'entrée de gamme à 449 dollars malgré l'introduction de droits de douane. Cependant, la combinaison de nouveaux coûts et de pressions externes rend de plus en plus improbable le maintien de cette stratégie en 2026. C'est pourquoi les analystes estiment que la probabilité d'une augmentation mondiale du prix de la Switch 2 est « très élevée ». Pour atténuer l'impact négatif d'une éventuelle hausse de prix sur la perception du public, Nintendo pourrait opter pour une solution alternative : cesser de vendre le modèle de base sans jeux et proposer uniquement des packs incluant des jeux, à partir de 499 $. Ainsi, l'augmentation serait justifiée par une valeur perçue supérieure, plutôt que par une simple hausse du prix du matériel. Aucune confirmation officielle d'une hausse de prix imminente n'a été faite à l'heure actuelle, mais les prévisions de Niko Partners s'inscrivent dans un contexte plus large de tensions sur le marché mondial du matériel informatique. 2026 pourrait donc marquer un tournant dans la stratégie tarifaire de la Nintendo Switch 2, suivant ainsi la voie déjà empruntée par ses principaux concurrents. (Lire la suite)
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