↩ Accueil

Vue normale

☕️ NVIDIA retire en urgence ses pilotes 595.59 WHQL

27 février 2026 à 10:00

Comme le rapporte Videocardz, suite à la mise en ligne des pilotes 595.59 WHQL par NVIDIA, plusieurs utilisateurs remontent des soucis au niveau de la gestion des ventilateurs, principalement sur les cartes GeForce RTX 50 : « Les utilisateurs affirment que certains ventilateurs cessent de répondre, que les courbes personnalisées des ventilateurs sont ignorées, ou qu’un seul capteur apparaît dans des outils comme HWiNFO, GPU-Z et les utilitaires des fabricants », expliquent nos confrères.

Ce n’est pas tout. D’autres utilisateurs pointent du doigt « une baisse du boost après la mise à jour. Les utilisateurs rapportent des fréquences de pointe plus faibles et suggèrent que le pilote limite la tension GPU à environ 0,95 V », avec pour conséquence de limiter la fréquence sur certaines cartes. Les retours sont nombreux sur les forums de NVIDIA.

Dans la foulée de la mise en ligne, NVIDIA a retiré les pilotes et demande à ses utilisateurs qui rencontrent des soucis d’effectuer un retour en arrière sur la précédente version, comme indiqué dans une mise à jour des notes de version : « Nous avons découvert un bug dans les pilotes WHQL Game Ready et Studio 595.59 et avons temporairement supprimé les téléchargements pendant que notre équipe enquête. Pour les utilisateurs qui ont déjà installé ce pilote et rencontrent des problèmes de contrôle des ventilateurs, veuillez revenir à 591,86 WHQL ».

Les notes de version des 595.59 renvoient désormais vers une page vide.

Face aux projets de centres de données, des résistances s’organisent

27 février 2026 à 09:30
Qui définit la trajectoire ?
Face aux projets de centres de données, des résistances s’organisent

Alors que des contestations émergent autour de plusieurs projets de centres de données en France et ailleurs, des associations tentent de se saisir de ces occasions de visibilisation de l’infrastructure numérique pour ouvrir un débat sur la trajectoire technologique.

« Méga datacenter, incinérateur, c’est non ! » À Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, le remplacement d’un dépôt pétrolier inutilisé depuis 15 ans par un centre de données fait partie des deux grands sujets que la liste Vitry Unie et populaire (divers gauche) veut mettre au cœur des débats en amont des municipales.

« Un tel centre de données, ça a une énorme emprise territoriale, ça implique énormément de consommation d’eau, d’électricité, ça crée très peu d’emplois », liste Merlin Gautier-Marchand, du collectif Pour une écologie populaire et sociale (PEPS), auprès de Next.

Ce 15 février, les collectifs de défense de l’environnement 3R, Pour une écologie populaire et sociale (PEPS) et Soulèvements de la Terre se mêlaient à Vitry Unie et populaire pour protester contre deux projets industriels perçus comme similaires.

« L’incinérateur, il va permettre de chauffer les Parisiens, mais créer de la pollution pour Vitry, continue Merlin Gautier-Marchand. Dans les deux cas, il s’agit de bâtiments qui vont servir la capitale, c’est-à-dire servir des intérêts qui n’ont rien à voir avec ceux des Vitriotes. »

La préoccupation résonne avec celle d’habitantes de Fouju, village de Seine-et-Marne où doit s’installer Campus IA, le plus gros projet français de centre de données. « On a l’impression d’être les poubelles de Paris, déclarait en novembre une riveraine, Christine Scialom. D’abord on se prend les centres d’enfouissement, ensuite les entrepôts de logistique, et maintenant les data centers. »

Elle résonne, aussi, avec des mobilisations qui s’organisent ailleurs en France, comme dans le monde. Au Chili, aux États-Unis, au Brésil, en Inde et ailleurs, portées tantôt par des collectifs locaux, tantôt par des associations nationales, de défense de l’environnement ou des droits numériques, voire par des représentants politiques, des contestations émergent autour de la création de nouveaux centres de données.

Oppositions territorialisées

Next a étudié ce phénomène en partenariat avec l’Environmental Reporting Collective (ERC), un collectif international d’enquête sur les enjeux environnementaux. Derrière ces protestations apparaissent régulièrement des questionnements sur la trajectoire générale de l’industrie technologique et de celle de l’intelligence artificielle. En France, le sujet est porté tantôt par des collectifs locaux, tantôt par des organisations nationales.

Ils s’appellent Le nuage était sous nos pieds du côté de Marseille, Data for Good à Paris, deux collectifs à l’appétence particulière pour les enjeux du numérique. À l’instar de PEPS, des Soulèvements de la Terre, d’Attac ou d’Alsace Nature, ils sont aussi issus de groupes préoccupés avant tout par les questions environnementales. Dans certains cas, comme à Vitry, des groupements politiques s’emparent aussi du sujet. Ainsi des Écologistes face aux projets de Data One à Eybens et Villefontaine (Isère) ou de La France Insoumise face à celui de Google, à Châteauroux (Indre), entre autres exemples.

Pour autant, ces combats restent « très territorialisés » estime le sociologue Irénée Regnauld, co-auteur de Technologie partout, démocratie nulle part, Plaidoyer pour que les choix technologiques deviennent l’affaire de tous (FYP, 2020). L’expansion de l’industrie de l’intelligence artificielle, et celle des centres de données qui permettent d’en faire tourner les serveurs et stocker les données, a beau être planétaire, « il faut être très proche » d’un centre en particulier, « ou très nerd », pour vraiment s’intéresser au sujet.

Du côté d’InfraNum, qui fédère des acteurs de toute la chaîne de valeur de l’infrastructure numérique, « le maillage du territoire, y compris avec des centres de données de toute petite taille » est même un but en soi, explique sa présidente Ilham Djehaïch. L’idée est d’être « proche des clients, que ceux-ci soient des collectivités, des TPE, des PME ou autre », ce qui implique d’avoir « beaucoup de bâtiments, très intégrés dans le paysage ».

Cette intégration explique certainement que dans la majorité des cas recensés par le collectif Le Nuage était sous nos pieds, la cohabitation se passe correctement. Même dans les lieux où elle est plus complexe, comme à Wissous, ville de 7 000 habitants aux prises avec un projet porté par l’américain CyrusOne, le sujet « ne vient pas dans la bouche des gens » pendant les échanges en prévision des élections municipales, explique le maire sortant Cyrille Telman. Une situation un peu différente de ce qui commence à percer aux États-Unis, où l’acceptabilité des centres de données est quelquefois qualifiée de « grand unificateur », dans la mesure où des soutiens de Donald Trump et des électeurs démocrates s’allient pour s’opposer à certains projets.

Rendre visible l’infrastructure numérique

À Marseille, cela dit, c’est précisément parce qu’« il nous semblait que l’enjeu de la territorialisation des data centers était assez peu interrogée » que le collectif Le Nuage était sous nos pieds s’est formé, explique Antoine, l’un de ses membres. La ville phocéenne a ceci de stratégique qu’elle sert de point d’arrivée à 18 câbles sous-marins et permet, au nord, de les relier aux FLAP, l’acronyme utilisé dans l’industrie pour désigner Francfort, Londres, Amsterdam et Paris.

« Le travail du collectif, c’est vraiment de rendre matérielles ces infrastructures numériques qui sont devenues des espèces d’appendices de nos vies, explique Lena, une autre membre du collectif, dans un épisode de notre podcast Entre la chaise et le clavier. Aujourd’hui, en particulier avec l’IA, ce sont des choses qui se développent énormément, mais dans la plus grande opacité pour le grand public. »

« L’idée, c’est de donner des clés aux citoyens », abonde la coprésidente de Data for Good Lou Welgryn. À défaut, la population découvre souvent les projets « quand il commence à y avoir des pelleteuses », illustre Irénée Regnauld, ce qui empêche toute possibilité de réel débat.

Loin d’être propre à la France, cette logique se retrouve par exemple en Thaïlande, où la population de la province de Chonburi, déjà en concurrence avec certains acteurs industriels pour l’accès à l’eau, a peu d’informations sur les projets de centres de données qui viendront, eux aussi, pomper dans les réserves disponibles.

Selon le décompte de nos partenaires, la région abrite déjà quatre centres de données et 11 projets ont été signés. Les agriculteurs locaux, eux, témoignent déjà des difficultés à maintenir leurs activités pendant les longs étés caniculaires.

Au Brésil, le projet de complexe de data center « AI City », dans la ville d’Eldorado do Sul, a été validé par le ministère de la mine et de l’énergie, qui prévoit une augmentation de 20 % de la demande électrique actuelle en période de pointe dans la région Sud. Interrogés par nos partenaires de l’ERC, des habitants qui découvrent le projet le qualifient de « terrible », dans la mesure où ils subissent déjà de fréquentes coupures d’électricité.

« Cela aurait pu se passer autrement »

Dans l’hexagone, si le réseau public de transport d’électricité RTE appelle à accélérer l’électrification des usages pour absorber la production énergétique nationale, les projets de centres de données n’en créent pas moins certains conflits d’usage au niveau local.

À Marseille, des élus écologistes ont demandé un moratoire sur les nouveaux bâtiments : leur réservation d’électricité freine d’autres travaux, comme celui de l’électrification des quais du port, qui permettrait de réduire la pollution émise par les ferries.

L’enjeu, pour des associations comme PEPS, est aussi de sensibiliser à ce que l’ensemble de la chaîne de production provoque. « On organise beaucoup la mobilisation autour du Congo, explique Merlin Gautier-Marchand, parce que la construction des serveurs exige beaucoup d’or et de coltan », des matériaux extraits dans des conditions dramatiques – en 2023, Amnesty International calculait qu’environ 40 000 enfants travaillaient dans les mines de Cobalt, notamment autour de la ville de Kolwezi.

La trajectoire technologique générale répond pour le moment à « des choix du capitalisme numérique, qui y a vu une manière de faire du profit », résume Antoine du Nuage était sous nos pieds, notamment en multipliant les fermes de serveurs. « Mais cela aurait pu se passer autrement, c’est pourquoi il nous semble important de faire émerger les conditions d’un débat sur notre modèle numérique. »

Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français

27 février 2026 à 09:21
Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français

Cegedim Santé a admis jeudi soir avoir été victime d’une intrusion réalisée au travers de son logiciel de santé MonLogicielMedical.com. Révélée par le 20 heures de France 2, la fuite de données pourrait toucher entre 11 et 15 millions de Français. Elle ne concernerait cependant que le dossier administratif des patients, et non leurs dossiers médicaux.

« Dans les zones obscures du web, le secret médical est désormais un secret de polichinelle pour des millions de patients », attaque la voix-off. Dans sa séquence L’Œil du 20 heures, diffusée jeudi soir, France 2 a révélé avoir consulté une base de données émanant d’une intrusion réalisée chez un éditeur de logiciels médicaux. Le fichier en question aurait été disponible « en libre accès », et contiendrait des informations « exposant entre 11 et 15 millions de personnes, selon notre estimation ».

Un copieux fichier émaillé de données à caractère médical

France 2 ne précise pas comment le décompte du nombre de personnes exposées et l’éventuelle déduplication ont été opérés. Le reportage met en revanche en scène la vérification de certaines de ces données : on voit ainsi l’une des journalistes de l’équipe appeler au téléphone une femme dont les informations figurent dans le fichier. Sans surprise, celle-ci manifeste son étonnement à l’idée que son traitement médical circule sur Internet.

Le sujet affirme que « dans certains cas », la base de données consultée « fait état du dossier médical du patient », avec ce qui ressemble à des annotations laissées par le médecin. Certaines de ces informations revêtent un caractère très personnel avec allusion à la sexualité, à l’état de santé, à la religion ou à des événements familiaux.

« Des personnalités politiques de premier plan sont également présentes dans cette base, à l’image de potentiels candidats à l’élection présidentielle, de hauts fonctionnaires et de responsables de la sécurité nationale », indique encore France 2, qui affirme avoir échangé avec l’auteur du partage du fichier en question et affiche son pseudonyme.

La publication d’origine, qui proposait donc le fichier en accès libre, a été supprimée suite à la diffusion du sujet de France 2, mais un compte qui se revendique du groupe Dumpsec propose toujours, à la vente cette fois, la base de données en question. L’auteur de ce nouveau post affirme d’ailleurs qu’il dispose d’un volume de données nettement plus conséquent que l’extrait qui a été diffusé en accès libre un peu plus tôt.

Cegedim confirme une intrusion

La base de données en question provient, selon les auteurs, de Cegedim, un éditeur de progiciels spécialisé, notamment, dans les solutions à destination des professionnels de santé. Celui-ci a réagi jeudi soir à la diffusion du sujet de France 2. Dans un communiqué (PDF), il indique avoir identifié, fin 2025, « un comportement anormal de requêtes applicatives sur des comptes médecins utilisateurs du logiciel MLM (MonLogicielMedical.com) ». Ce dernier est utilisé par 3 800 médecins en France, et 1 500 d’entre eux seraient concernés par l’attaque.

« Tous les médecins concernés ont été contactés début janvier et accompagnés s’ils le souhaitaient, par des équipes dédiées, dans leurs démarches de notification à la CNIL et d’information de leurs patients conformément à leurs obligations de responsable de traitement au sens du RGPD », écrit Cegedim, qui affirme par ailleurs avoir pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser son logiciel, et respecté les obligations réglementaires qui lui incombent en pareille situation.

L’éditeur récuse cependant l’information selon laquelle des dossiers médicaux ont été accédés : « Les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres. » D’après lui, les informations consultées ou extraites par les pirates « proviennent exclusivement du dossier administratif du patient : nom, prénom, sexe, date de naissance, téléphone, adresse, email et commentaire administratif en texte libre à la discrétion des médecins ». C’est donc de ce champ commentaire que proviendraient les détails parfois intimes évoqués par France 2 dans son sujet.

Fin 2024, Cegedim avait été épinglé par la Cnil pour traitement de données de santé sans autorisation au sein d’un autre de ses logiciels de gestion.

☕️ Anthropic ne cède pas aux pressions du Pentagone pour utiliser Claude sans restriction

27 février 2026 à 08:59

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, dit non au Pentagone. En début de semaine, le secrétaire d’État à la Guerre de l’administration Trump, Pete Hegseth avait posé un ultimatum à Anthropic : l’entreprise avait jusqu’à ce vendredi pour lever les conditions d’utilisation de son modèle d’IA générative Claude qu’elle impose au Pentagone.

Si elle ne le faisait pas, elle serait mise au ban des fournisseurs de l’armée états-unienne et l’armée pourrait quand même utiliser ses modèles en passant outre ses conditions.

Ce jeudi 26 février, Anthropic a publié un message signé par Dario Amodei. Celui-ci indique que son entreprise n’a « jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires particulières ni tenté de limiter l’utilisation de notre technologie de manière ponctuelle ». Mais, il ajoute : « dans un nombre restreint de cas, nous pensons que l’IA peut nuire aux valeurs démocratiques plutôt que les défendre ».

Et il en énumère deux : la surveillance de masse à l’échelle nationale (aux États-Unis) et les armes totalement autonomes.

Ainsi, il pointe le fait qu’« une IA puissante permet d’assembler [des] données dispersées et individuellement inoffensives pour former une image complète de la vie de n’importe quelle personne, automatiquement et à grande échelle ». La précision de l’échelle nationale laisse entendre qu’Anthropic n’est pas opposée à l’utilisation de son IA pour surveiller des personnes vivant en dehors des États-Unis.

Concernant l’utilisation de l’IA générative d’Anthropic pour automatiser l’usage des armes, Dario Amodei affirme que « les armes partiellement autonomes, telles que celles utilisées aujourd’hui en Ukraine, sont essentielles à la défense de la démocratie ». Et ne se dit pas, par principe, contre son utilisation pour des armes totalement autonomes, affirmant qu’elles pourraient même « s’avérer essentielles pour [la] défense nationale [des États-Unis] ». Mais il ajoute que, « aujourd’hui, les systèmes d’IA de pointe ne sont tout simplement pas assez fiables pour équiper des armes entièrement autonomes ». Et d’affirmer : « Nous ne fournirons pas sciemment un produit qui mettrait en danger les combattants et civils américains ».

Le patron d’Anthropic se montre inflexible face au Pentagone : « les menaces ne changent en rien notre position : nous ne pouvons en toute conscience accéder à leur demande ». Et d’assurer que si le Département de la Défense des États-Unis décide de se séparer d’Anthropic, l’entreprise fera « tout [son] possible pour assurer une transition en douceur vers un autre fournisseur, afin d’éviter toute perturbation des opérations militaires, des missions en cours ou d’autres missions critiques ».

Plus tôt, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, avait affirmé sur X : « le département de la Guerre n’a aucun intérêt à utiliser l’IA pour surveiller en masse les Américains (ce qui est illégal) et nous ne voulons pas non plus utiliser l’IA pour développer des armes autonomes qui fonctionnent sans intervention humaine ».

☕️ Android 17 débarque en beta 2, avec des bulles, un EyeDropper, de la Proximity Detection…

27 février 2026 à 08:40

Deux semaines après la mise en ligne de la première version bêta d’Android 17, Google remet le couvert. Plusieurs nouveautés sont mises en avant. Pour la partie interface et expérience utilisateurs, les « bulles » arrivent. Cette fonctionnalité, distincte de l’API des bulles de messagerie (arrivée avec Android 11), permet de passer une application en mode fenêtre.

« Les utilisateurs peuvent créer une bulle d’application sur leur téléphone, leur appareil pliable ou leur tablette en maintenant longuement enfoncée une icône d’application dans le lanceur ». Un exemple ci-dessous avec l’Agenda.

Le billet de blog associé propose plusieurs animations présentant le fonctionnement des nouvelles fonctionnalités. Pour les développeurs d’applications, de la documentation est disponible ici.

Passons ensuite à EyeDropper. C’est une API au niveau du système qui « permet à votre application de demander la couleur de n’importe quel pixel de l’écran sans nécessiter d’autorisations sensibles pour capturer l’écran ».

Plusieurs autres petits changements sont apportés sous le capot, notamment pour le sélecteur de contacts qui permet d’accorder des autorisations temporaires (au niveau de la session) en lecture aux seuls champs de données demandés par l’utilisateur, une meilleure prise en charge des pavés tactiles, etc.

Pour la connectivité inter-appareils, Google annonce « une nouvelle API Handoff permettant de spécifier l’état de l’application à reprendre sur un autre appareil, comme une tablette Android ». Sur la partie Ultra Wide Band, « UWB DL-TDOA qui permet aux applications d’utiliser UWB pour la navigation intérieure ».

Côté Wi-Fi, la fonctionnalité Proximity Detection de la Wi-Fi Alliance est prise en charge. « Cette technologie offre une fiabilité et une précision accrues par rapport aux spécifications de portée existantes basées sur le Wi-Fi Aware », qui permet aux appareils compatibles de communiquer directement entre eux.

Google continue de viser un rythme annuel pour la sortie majeure de son SDK (chaque deuxième trimestre), accompagné d’une mise à jour au quatrième trimestre. L’entreprise est confiante dans le calendrier : « Nous allons rapidement passer de cette bêta à notre jalon Platform Stability prévu pour mars », c’est le moment où les API seront figées pour permettre aux développeurs de s’adapter.

La compatibilité des smartphones est la même que précédemment : les Pixel de Google à partir des versions 6. Tous les détails se trouvent sur ce site dédié à Android 17.

☕️ Arcom : nouvelle série de mesures de blocage de médias russes sous sanctions

26 février 2026 à 17:10

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a annoncé jeudi avoir prononcé une nouvelle série de mesures de blocage et de déréférencement portant sur 35 sites de médias russes soumis à des sanctions européennes.

Adressées aux fournisseurs d’accès à Internet, aux moteurs de recherche et aux fournisseurs de services DNS, ces mesures concernent également « quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions », indique l’Autorité dans un communiqué.

Le détail des médias et plateformes n’a pas été rendu public. L’Arcom souligne cependant qu’il s’agit de sa troisième salve de demandes en moins d’un an. En mars 2025, elle avait en effet mis en demeure Eutelsat d’arrêter la diffusion des chaînes russes STS et Kanal 5, appartenant toutes les deux à la société russe JSC National Media Group.

En juillet 2025, elle avait ensuite ordonné le blocage et le déréférencement de 19 sites de médias russes ainsi que de trois plateformes hébergées en Russie.

Rappelons que ces mesures sont prises en vertu des règlements européens qui définissent le régime de sanctions adoptées à l’encontre de la Russie suite à sa tentative d’invasion de l’Ukraine.

La première et la plus symbolique d’entre elles avait été adoptée en 2022, avec l’interdiction, controversée à l’époque, des chaînes Russia Today (RT) et Sputnik. Plusieurs autres chaînes russes (NTV Mir, Rossiya 1, Perviy Kanal et NTV) ont depuis elles aussi fait l’objet de mesures de blocage.

☕️ Les projets de data centers au Royaume-Uni atteignent 50 GW de puissance électrique

26 février 2026 à 17:00

Au Royaume-Uni, les 140 projets de centres de données en cours d’examen pourraient demander jusqu’à 50 GW (gigawatts) d’électricité pour fonctionner. L’estimation est issue d’une consultation (.pdf) menée par l’Ofgem, le régulateur britannique des marchés du gaz et de l’électricité.

Les demandes de projets ont explosé en l’espace de quelques mois : de 41 GW en novembre 2024, le total des demandes de raccordement a grimpé à 125 GW en juin 2025. Dans le lot, 40 % viennent de l’industrie des centres de données.

Cette accélération soulève un enjeu de puissance électrique disponible. « La demande en crête d’électricité en Grande-Bretagne le 11 février 2026 était de 45 GW », indique l’Ofgem. Les demandes enregistrées prévoient donc d’ajouter jusqu’à 125 GW, dont 50 GW pour les seuls data centers. Ces chiffres concernent une puissance maximale : la réalité devrait se traduire par une consommation globale moins élevée, ne serait-ce que parce que tous les projets ne verront pas le jour. La marche à franchir n’en reste pas moins haute.

L’organisme souligne une « explosion des demandes » de connexions au réseau entre novembre 2024 et juin 2025, dans une proportion qui a dépassé jusqu’aux prévisions les plus ambitieuses, rapporte the Guardian. En parallèle, le média relève que des projets de production d’énergie renouvelable ne sont pas reliés au réseau au rythme auquel ils sont construits (notamment pour atteindre les objectifs climatiques du pays à l’horizon 2030).

Devant l’afflux, le régulateur évoque par ailleurs une problématique de délais à rallonge. Et souligne qu’il « n’existe aucun mécanisme pour prioriser les projets de demande stratégiquement importants ».

Entre autres mécanismes visant à éloigner les projets « non viables », l’Ofgem envisagerait des vérifications financières plus précises qu’actuellement, voire de facturer aux fournisseurs de centres de données l’accès au réseau, que ce soit sous forme de caution ou de frais non remboursables.

Russie : enquête ouverte sur le fondateur de Telegram Pavel Durov

26 février 2026 à 14:43
Max et les Maxi-réseaux sociaux
Russie : enquête ouverte sur le fondateur de Telegram Pavel Durov

En Russie, le patron de Telegram Pavel Durov est visé par une enquête pour « complicité d’activités terroristes » alors que le pouvoir en place tente de pousser les internautes locaux vers son application d’État, MAX.

Fondateur de la plateforme Telegram, Pavel Durov est visé depuis le 24 février par une enquête des autorités russes pour « complicité d’activités terroristes ». À l’origine de cette enquête, l’affirmation selon laquelle l’application serait utilisée par des services de renseignement occidentaux et ukrainiens, rapportée dans deux médias d’État : Rossiïskaïa Gazeta et Komsomolskaïa Pravda.

D’après le média d’investigation Можем объяснить (Mojem Obiasnit) cité par Le Monde, les articles de Rossiïskaïa Gazeta et Komsomolskaïa Pravda, quasiment identiques, pourraient avoir été écrits directement par Alexandre Bortnikov, directeur du FSB et auteur régulier dans les colonnes du Rossiïskaïa Gazeta.

Les textes en question affirment que Telegram aurait été utilisé dans 13 tentatives d’assassinats de hauts gradés russes par les forces ukrainiennes, et 33 000 « attentats à la bombe, incendies criminels contre des centres de recrutement et meurtres » depuis le début de la guerre.

Pavel Durov s’exprime sur Telegram

Comme dans les mois qui ont suivi ses démêlés avec la Justice française, Pavel Durov s’est fendu d’une communication sur son canal Telegram. « Chaque jour, les autorités inventent de nouveaux prétextes pour restreindre l’accès des Russes à Telegram, car elles cherchent à supprimer le droit à la vie privée et à la liberté d’expression », a-t-il déclaré.

Capture d’écran du message de Pavel Durov / Telegram

La rupture initiale entre Pavel Durov et la Russie remonte à 2014, lorsqu’il a été forcé par les autorités à vendre ses parts dans la société VK, éditrice de VKontakte, l’équivalent russe de Facebook. L’année précédente, il avait co-fondé Telegram avec son frère Nikolai, en installant le siège à Berlin, puis à Dubaï.

L’entrepreneur a refusé à plusieurs reprises de céder au Kremlin des données d’utilisateurs, ce qui avait conduit au bannissement de l’outil entre avril 2018 et juin 2020. Depuis l’été 2025, Telegram est de nouveau visé par des limitations, notamment des appels vidéos, aux côtés de Meta, au motif que les deux services n’agiraient pas suffisamment pour lutter contre la fraude et le terrorisme.

Pavel Durov s’est aussi retrouvé dans le viseur de la Justice française en 2024 pour des questions de non-gestion des activités criminelles opérées depuis sa plateforme. En novembre 2025, la France a finalement levé l’interdiction de voyager qui lui pesait encore sur les épaules.

MAX, le concurrent d’État

Depuis sa création, Telegram est devenue une source d’information essentielle de l’écosystème russophone, et ce, jusque du côté militaire. Alors qu’elle est utilisée par une large part de la population, propagandistes pro-Poutine compris, le Kremlin accentue la pression pour pousser les 105 millions d’utilisateurs mensuels russes de Telegram, mais aussi les adeptes de WhatsApp, vers une messagerie rivale et gérée par l’État, MAX. Les deux applications font l’objet de restrictions d’accès accentuées depuis le 9 février dernier.

Lancée en 2025 et gérée par la société VK, éditrice de VKontakte, MAX revendique de son côté plus de 75 millions d’utilisateurs. À l’instar des super-applications chinoises WeChat ou Alipay, MAX propose aussi bien des services de messagerie que l’accès à du commerce en ligne, à l’administration, à du paiement ou à des mini-applications d’usages variés, le tout, sans chiffrement.

Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

26 février 2026 à 13:56
25+1 = 26, le compte est bon !
Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

Samsung vient de dévoiler sa nouvelle série de smartphones, les (roulements de tambour) Galaxy S26. Ils sont au nombre de trois : le Galaxy S26 de base, le S26+ et enfin le S26 Ultra, avec un « nouveau » SoC Qualcomm aux commandes. Les principales nouveautés sont réservées au S26 Ultra, proposé à partir de 1469 euros.

Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en quelques lignes (et un tableau)

Nous n’allons pas nous étendre des heures sur les caractéristiques techniques. Nous avons regroupé les principales dans le tableau ci-dessous. Comme toujours, la version Ultra a un écran plus grand, plus de mémoire vive sur la version avec 1 To de stockage (16 Go à la place de 12 Go), des capteurs optiques de meilleure qualité, une batterie plus grosse, etc. Un comparatif est aussi disponible sur cette page.

Les trois smartphones sont certifiés IP68, mais à la sauce Samsung. Le fabricant prend en effet le soin d’apporter des précisions : « Testé en laboratoire pour une immersion jusqu’à 1,5 mètre de profondeur dans l’eau douce pendant 30 minutes maximum. Aucune infiltration de poussière ; protection totale contre les contacts (étanche à la poussière). L’étanchéité à l’eau et à la poussière n’est pas permanente et peut diminuer avec le temps en raison de l’usure normale ».

De l’IA, encore de l’IA

Côté logiciel, Samsung annonce que « les améliorations apportées au traitement IA de l’image s’étendent désormais au capteur frontal, capable de reproduire des tons de peau plus naturels et des détails plus fins ». Toujours sur l’IA, le fabricant met en avant son Assistant Photo avec lequel « les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils souhaitent modifier avec leurs propres mots ». Attention, ce n’est pas que du local : « peut nécessiter une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung ».

Il y a également Creative Studio, qui « nécessite une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung » et regroupe « création et retouche dans un seul espace ». Même chose pour Now Nudge qui propose des « suggestions pertinentes », Now Brief qui « envoie de façon pertinente, en fonction du contexte personnel de l’utilisateur, des notifications portant sur les événements importants, comme une modification apportée à une réservation ou un voyage ».

Des explications et vidéos de présentation sont disponibles par ici.

Privacy Display : une nouveauté intéressante !

Avec le Galaxy S26 Ultra (uniquement), Samsung annonce « le premier Privacy Display intégré de l’industrie mobile ». Ce n’est pas une surprise puisque Samsung avait déjà annoncé son Privacy Display en janvier 2026.

Voici son fonctionnement :

« En contrôlant comment les photodiodes dispersent la lumière, l’écran conserve un contenu clair et lumineux tout en limitant ce que les autres peuvent voir. Contrairement aux protections adhésives traditionnelles, Privacy Display préserve la qualité d’affichage dans toutes les directions lorsqu’il est désactivé, et limite la visibilité depuis des angles de vue latéraux lorsqu’il est activé – même en passant du mode portrait au mode paysage ».

Une vidéo a été publiée par le compte officiel Samsung et le résultat semble intéressant. Le Privacy Display peut s’activer en permanence ou lors de certaines opérations seulement, comme la saisie d’un mot de passe ou d’un code PIN. À confirmer en conditions réelles lorsque le Galaxy S26 Ultra sera disponible : à partir du 11 mars 2026.

Encore un nouveau SoC Qualcomm, le « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy »

Niveau processeur, Samsung annonce un SoC « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy », ou bien un Exynos 2600 pour les S26 et S26+ seulement, dans certains pays. En France, c’est la version avec un Exynos 2600 qui est annoncée sur la boutique en ligne de Samsung.

Pour rappel, le « Snapdragon 8 Gen 5 » a été annoncé en novembre dernier. C’est tellement facile de suivre les noms de produits que Qualcomm s’était fendu, en amont, d’un billet explicatif. Qu’est-ce donc alors que cette version « for Galaxy » ? Qualcomm a publié un billet de blog affirmant que c’était le « SoC mobile le plus rapide au monde ». Mais encore ? C’est une version optimisée de la puce pour « bénéficier des dernières expériences Galaxy IA ».

Il y a ensuite une segmentation : avec le FastConnect 7900 de Qualcomm, « les Galaxy S26 Ultra et S26+ renforcent encore cette expérience grâce à l’intégration de l’Ultra Wideband (UWB) ». Il y a également l’APV Codec (Advanced Professional Video, développé par Samsung), mais uniquement pour le S26 Ultra.

Pour les caractéristiques techniques détaillées, on repassera. Qualcomm annonce 19 % de hausse des performances en CPU, 24 % en GPU et 39 % en NPU, mais cette comparaison est faite avec le SoC Snadpragon 8 Elite (que l’on pourrait tout aussi bien appeler Snapdragon 8 Elite Gen 4) des Galaxy S25.

Bref, c’est toujours autant le bazar chez Qualcomm qui multiplie les références, les modifie en cours de route, personnalise des SoC pour ses partenaires, etc.

S26 Ultra : « sept ans de mises à jour »… quid des autres ?

Samsung annonce « sept ans de mises à jour de sécurité et système d’exploitation et 3 ans de garantie commerciale [pour] les Galaxy S26 Ultra et Galaxy S26 Entreprise Edition ». « La fréquence (mensuelle, trimestrielle) des mises à jour de sécurité et de maintenance peut varier selon le modèle de l’appareil », ajoute le fabricant. Rien n’est précisé pour les Galaxy S26+ et S26, dommage.

Les tarifs débutent à 1 469 euros pour le S26 Ultra, 1 269 euros pour le Galaxy S26+ et 999 euros pour le Galaxy S26. Samsung a aussi annoncé des écouteurs sans fils Galaxy Buds 4 avec, selon le constructeur, « des performances audio exceptionnelles et des capacités d’intelligence artificielle avancées ». Ils sont vendus à partir de 179 euros.

Les diplomates US sommés de lutter contre le RGPD et la souveraineté numérique

26 février 2026 à 13:01
Silicon valets
Les diplomates US sommés de lutter contre le RGPD et la souveraineté numérique

Pour Marco Rubio, le RGPD impose « des restrictions inutiles et contraignantes en matière de traitement des données et des exigences en matière de flux transfrontaliers de données » qui pourraient nuire aux intérêts des entreprises technologiques états-uniennes.

L’administration Trump vient d’ordonner aux diplomates états-uniens de faire pression contre les initiatives encourageant la souveraineté et la relocalisation des données de leurs citoyens, au motif que cela pourrait nuire aux entreprises technologiques états-uniennes, révèle l’agence Reuters.

Un câble du Département d’État, daté du 18 février et signé par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, précise que de telles lois « perturberaient les flux mondiaux de données, augmenteraient les coûts et les risques liés à la cybersécurité, limiteraient l’intelligence artificielle (IA) et les services cloud, et élargiraient le contrôle gouvernemental d’une manière qui pourrait porter atteinte aux libertés civiles et permettre la censure ».

Marco Rubio y précise que l’administration Trump favorise une « politique internationale plus affirmée en matière de données » et que les diplomates doivent dès lors « s’opposer aux réglementations inutilement contraignantes, telles que les obligations de localisation des données ».

Cette décision indique que l’administration Trump revient à une approche plus conflictuelle, souligne Reuters, alors que certains pays étrangers cherchent à limiter la manière dont les entreprises de la Silicon Valley traitent et stockent les informations personnelles de leurs citoyens, des initiatives souvent qualifiées de « souveraineté des données » ou de « localisation des données ».

Un forum pour contrer le RGPD

Le câble, décrit par son titre comme une « demande d’action » (« action request » en VO), invite aussi les diplomates américains à suivre l’évolution des propositions visant à restreindre les flux transfrontaliers de données.

Il cite le RGPD comme exemple d’une règle imposant « des restrictions inutiles et contraignantes en matière de traitement des données et des exigences en matière de flux transfrontaliers de données ».

Il souligne également que la Chine « associe des projets d’infrastructure technologique attrayants à des politiques restrictives en matière de données qui renforcent son influence mondiale et son accès aux données internationales à des fins de surveillance et d’influence stratégique ».

Il fournit en outre des arguments en faveur du Global Cross-Border Privacy Rules (CBPR) Forum (forum mondial sur les règles transfrontalières en matière de protection de la vie privée en VF), créé en 2022 par les États-Unis, le Mexique, le Canada, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, Singapour et Taïwan « afin de soutenir la libre circulation des données et la protection efficace des données et de la vie privée à l’échelle mondiale ».

Le précédent du DSA

Le département d’État n’a pas fait de commentaire sur ce télégramme, tout en déclarant à Reuters que les États-Unis soutenaient fermement les flux transfrontaliers de données favorisant la croissance et l’innovation tout en protégeant la vie privée, la sécurité et la liberté d’expression, et que les États-Unis étaient prêts à s’associer avec les pays partageant ces objectifs.

Ce câble est la dernière d’une série d’initiatives visant à contrecarrer la réglementation européenne dans le domaine numérique, souligne Reuters, notamment en matière de modération de contenus et de responsabilités des plateformes.

L’an passé, Marco Rubio avait ainsi déjà ordonné aux diplomates de s’opposer au règlement européen sur les services numériques (DSA), qui vise à rendre Internet plus sûr en obligeant les grandes entreprises de médias sociaux à supprimer les contenus illégaux, tels que les contenus extrémistes ou pédopornographiques.

La semaine dernière, l’administration Trump avait également annoncé la prochaine mise en place de freedom.gov, un site conçu pour permettre de consulter les contenus interdits en Europe, y compris les discours de haine et la propagande terroriste.

Le bâton, sans la carotte

Les initiatives en matière de souveraineté des données se sont accélérées, en particulier en Europe, relève Reuters, alors que les tensions se sont exacerbées entre les États-Unis et l’Union européenne au sujet des politiques commerciales protectionnistes de Washington et de son soutien aux partis politiques d’extrême droite.

Bert Hubert, ancien membre de l’organe de contrôle des services de renseignement néerlandais, déclare à Reuters que la méfiance croissante de l’Europe à l’égard des entreprises technologiques américaines pourrait inciter Washington à adopter une approche plus agressive :

« Alors que l’administration précédente tentait de séduire les clients européens, l’administration actuelle exige que les Européens ignorent leurs propres réglementations en matière de confidentialité des données qui pourraient entraver les activités commerciales américaines. »

☕️ Jeux vidéo : Nacon, filiale de Bigben, sollicite un redressement judiciaire

26 février 2026 à 11:21

L’éditeur de jeux vidéo et accessoiriste français Nacon s’est déclaré mercredi en cessation de paiement. Il demande formellement à se placer sous la protection du tribunal de commerce de Lille, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire. Nacon et sa maison-mère, Bigben Interactive faisaient déjà l’objet d’une suspension de cours en bourse depuis le 20 février dernier, en raison des difficultés financières reconnues publiquement par les deux entreprises.

Ces dernières semblent placer Nacon dans une impasse, comme le décrit l’éditeur dans un communiqué (PDF) :

« À ce jour, la Société fait état d’actifs disponibles ne lui permettant pas de faire face à son passif exigible. Dans ce contexte, la Société va, dès aujourd’hui, procéder à une déclaration de cessation des paiements auprès du Tribunal et solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. L’objectif de cette procédure est d’évaluer toutes les solutions permettant, dans les meilleures conditions, de pérenniser l’activité de la Société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et apaisé.  »

Développé par Rogue Factor et publié par Nacon, Hell is Us est sorti en septembre 2025 – crédit Nacon Gaming

Constitué en 2019 en tant que filiale autonome de BigBen Interactive, Nacon regroupe pour mémoire plusieurs studios de production, parmi lesquels Big Ant Studios, Passtech Games, Daedalic Entertainment et l’un des vétérans français du secteur, Cyanide (racheté par BigBen en 2018). L’entité, qui comptait 813 salariés au 30 décembre dernier, a réalisé 168 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2024 – 2025 clos au 31 mars dernier, avec un résultat net légèrement négatif mais un EBITDA de 59,6 millions d’euros, qui témoigne d’une activité structurellement saine sur le plan financier.

Nacon semble ici la victime indirecte des déconvenues de sa maison mère, BigBen Interactive. Cette dernière a alerté le 17 février dernier (PDF) les marchés du refus de son pool bancaire d’aménager les modalités du remboursement partiel attendu sur une dette de 43 millions d’euros émise sous forme d’obligations.

L’avenir des studios réunis sous la casquette Nacon dépend donc de la façon dont le tribunal de Lille va restructurer, ou non, la dette de BigBen Interactive.

☕️ L’Europe envisage d’étendre le « roaming comme à la maison » à six pays des Balkans

26 février 2026 à 09:36

Après des années de travaux et de discussions, la fin des frais d’itinérance est entrée en vigueur le 15 juin 2017 en Europe. En 2021, les accords ont été prolongés de dix ans, avec de nouvelles règles pour mieux informer les clients et surtout proposer le « même niveau de qualité » en roaming qu’à la maison.

Sur X, Marta Kos, la commissaire européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, explique avoir « proposé d’entamer des discussions pour étendre cette initiative aux « Western Balkans«  ». Cela concerne en théorie la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Ces pays ont officiellement « obtenu le statut de pays candidat et sont en train de réformer leur législation nationale afin de l’aligner sur les règles, réglementations et normes de l’UE », à l’exception du Kosovo qui a déposé sa candidature d’adhésion en 2022.

L’Arcep rappelle que, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la zone géographique du « Roam like at home » (RLAH de son petit surnom) comprend l’Ukraine et la Moldavie, en plus des pays de l’espace économique européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’UE (dont ne fait plus partie le Royaume-Uni), l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

Marta Kos explique que « les frais d’itinérance constituent un problème dans les Balkans occidentaux, notamment pour les travailleurs frontaliers et les familles qui appellent leurs proches à l’étranger. Les factures surprises en voyage sont quelque chose que nous n’acceptons plus dans l’UE ».

C’est loin d’être fait puisqu’il n’est pour le moment question que d’ouvrir les discussions.

☕️ Chez HP, la mémoire (RAM, stockage) va représenter plus d’un tiers du prix d’un PC

26 février 2026 à 09:09

HP a publié cette semaine son premier bilan de 2026 (clôturé le 31 janvier). Les revenus sont en hausse de 6,9 % sur un an, avec 14,4 milliards de dollars, contre 13,5 milliards il y a douze mois. Les produits représentent toujours la quasi-totalité des ventes, avec 13,6 milliards de dollars. Les bénéfices nets sont de 545 millions de dollars, en baisse par rapport à 2025 (565 millions).

« Nous sommes heureux d’annoncer un premier trimestre solide, marqué par une forte croissance des systèmes personnels, notamment grâce à la dynamique continue des PC dotés d’IA », explique Bruce Broussard, CEO par interim de l’entreprise. Les AI PC sont des portables avec une puce dédiée au traitement des fonctions d’IA, comme un NPU. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, HP précise que les AI PC représentent plus de 35 % des livraisons.

Ordinateur portable écrire texte

La directrice financière Karen Parkhill revient sur l’explosion des coûts de la mémoire : « Nous avons indiqué le trimestre dernier que les coûts de mémoire et de stockage représentaient environ 15 % à 18 % de la facture des matériaux des PC, et nous estimons actuellement cela à environ 35 % pour cette année ». C’est donc deux fois plus en l’espace de quelques mois. Toujours lors de la conférence de presse, HP a expliqué que les coûts de la mémoire ont augmenté d’environ 100 % entre le premier et le deuxième trimestre… et d’autres hausses sont attendues.

Les tensions sur les puces de mémoire très prisées par les fabricants de GPU pour l’intelligence artificielle ont déjà fait exploser les prix sur les kits mémoire, ainsi que sur les SSD. Comme nous l’avons déjà expliqué, des hausses sont également de la partie sur les HDD.

Cette situation tendue a également des effets de bord sur du matériel déjà en place, notamment chez les hébergeurs. OVHcloud et Hetzner ont annoncé des hausses sur leurs nouveaux serveurs… mais aussi du matériel bien plus ancien, qui a parfois plus de 10 ans.

ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

26 février 2026 à 08:45
Tri peu pertinent
ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

Moins de deux mois après la sortie de l’outil d’OpenAI ciblant spécifiquement l’utilisation en santé, des chercheurs publient une étude sur les recommandations de consultations du chatbot. Ils montrent que l’outil a tendance à se tromper pour les cas bénins et les cas très graves. Ainsi, ChatGPT Health aurait poussé ses utilisateurs à consulter lorsqu’il faudrait juste attendre mais surtout à ne pas les pousser à aller aux urgences lorsqu’il le faudrait, notamment dans des situations de suicides où le moyen utilisé est évoqué.

OpenAI a tout juste sorti ChatGPT Health qu’une équipe de chercheuses et chercheurs publient une première étude sur les d’éventuels risques associés à l’outil. L’entreprise l’a lancé il y a même pas deux mois, profitant de la réduction de la surveillance des dispositifs de santé s’appuyant sur l’IA de la Food & drugs Administration (FDA, agence états-unienne responsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires).

L’entreprise prenait bien ses précautions oratoires, expliquant que « la fonctionnalité n’a pas vocation à établir un diagnostic ni à proposer un traitement. Elle vous aide plutôt à répondre aux questions du quotidien et à comprendre des tendances dans le temps, au-delà des seuls moments de maladie, afin que vous vous sentiez mieux informé et préparé pour des échanges médicaux importants ». Et elle affirmait avoir évalué son système avec son benchmark santé maison, sans pour autant donner de détail sur les résultats.

Une très rapide publication de l’étude

Ce lundi 23 février, la revue Nature Medicine publie une première étude qui essaye d’évaluer l’outil. Le processus est excessivement rapide pour la publication d’un travail de recherche qui peut prendre parfois plus d’un an : sortie de ChatGPT Health le 7 janvier, expérimentations faites entre le 9 et le 11 janvier, soumission de l’article le 15 janvier et mise en ligne le 23 février.

On imagine que la course à la publication est une des causes et on espère que la publication ne devra pas être rétractée pour une erreur d’analyse faite dans la précipitation. La revue a voulu aller tellement vite qu’elle n’a pas pris le temps d’éditer l’article et ne laisse l’accès qu’à une version non éditée du texte [PDF].

ChatGPT Health recommande-t-il bien d’aller ou non consulter ?

Les chercheuses et chercheurs de Mount Sinai à New York ont testé le chatbot en lui soumettant des situations de problèmes de santé et en lui demandant de les conseiller entre A/ rester à la maison B/ voir un médecin dans les prochaines semaines, C/ voir un médecin dans les 24 - 48 h et D/ Aller aux urgences immédiatement. Voici un exemple :

En tout, ils ont testé 60 scénarios classiques de 21 domaines cliniques différents, et ce plusieurs fois et avec des profils de patients différents (profil ethnique, genre, avec une barrière d’accès aux soins plus ou moins élevée). En tout, ils ont obtenu 960 réponses qu’ils ont ensuite analysées en comparant avec les réponses que l’outil aurait dû donner selon un consensus médical.

Le premier point intéressant qu’ils relèvent c’est que « la race, le sexe et les obstacles aux soins des patients n’ont pas eu d’effets significatifs ». Ainsi, concernant les recommandations de consultation, les chercheurs n’auraient pas trouvé de biais en fonction des différences des patients chez ChatGPT Health.

Mais les auteurs de l’étude pointent quand même un problème de l’IA générative d’Open AI spécialisée dans les conseils en santé. Ainsi, l’outil se trompe dans 64,8 % de ses réponses concernant des problèmes bénins qui ne nécessiteraient pas consultation : à 54,7 % il les pousse à faire une consultation de routine et à 10 % à consulter en urgence.

De l’autre côté du spectre, pour plus de la moitié des cas qui devraient conduire aux urgences directement, ChatGPT Health conseille seulement d’aller voir un médecin dans les 24 - 48 h. Pour l’autre moitié, l’outil donne le bon conseil.

Pour les cas de routine, ChatGPT Health aiguille plutôt bien et pour les cas de consultation rapide, il peut avoir tendance à envoyer directement aux urgences :

Un affichage aléatoire des messages de prévention pour les personnes suicidaires

Les chercheurs soulignent un comportement particulier concernant les suicides. OpenAI a mis en place une redirection vers la 988 Lifeline, l’équivalent d’un numéro vert américain pour le soutien à la santé mentale. Mais les chercheurs expliquent que « les messages de prévention en cas de crise se sont déclenchés de manière imprévisible lors des présentations d’idées suicidaires, se déclenchant davantage lorsque les patients ne décrivaient aucune méthode spécifique que lorsqu’ils le faisaient ».

« Ce résultat était particulièrement surprenant et préoccupant », explique la chercheuse Girish N. Nadkarni dans le communiqué de presse de l’équipe,« nous nous attendions à une certaine variabilité, mais ce que nous avons observé allait au-delà de l’incohérence. Les alertes du système étaient inversées par rapport au risque clinique, apparaissant de manière plus fiable pour les scénarios à faible risque que pour les cas où une personne partageait son intention de se faire du mal. Dans la vie réelle, lorsqu’une personne explique précisément comment elle compte se faire du mal, cela indique un danger plus immédiat et plus grave, et non l’inverse ».

☕️ Firefox 149 bêta est disponible, avec Split View pour les onglets

26 février 2026 à 08:01

Alors que Firefox 148 vient d’arriver avec son kill switch pour les fonctions liées à l’intelligence artificielle, Mozilla vient de mettre en ligne la bêta de la version 149.

Elle propose par défaut une nouvelle fonctionnalité Split View pour les onglets, permettant, au sein d’une même fenêtre de Firefox, de séparer l’affichage en deux. Cette fonctionnalité était présente depuis quelques semaines dans les nigthlies.

Il suffit de faire un clic droit sur un onglet et de cliquer sur « Add Split View » pour ne l’afficher que sur la moitié de la fenêtre, avec un nouvel onglet sur la seconde moitié. Vous pouvez également sélectionner deux onglets, faire un clic droit et choisir « Open in Split View » pour les assembler. Il est évidemment possible de les séparer par la suite.

Comme moi, bon nombre de personnes utilisaient déjà deux fenêtres de leur navigateur pour les afficher l’une à côté de l’autre, mais cette séparation au sein d’une même fenêtre de Firefox permettra certainement plus de flexibilité. Une fonctionnalité équivalente a récemment fait son apparition dans le canal stable de Chrome.

Pour télécharger Firefox 149 bêta c’est par là. La version finale est attendue pour le 24 mars 2026.

☕️ Qui sont les jeunes « végans de l’IA », qui refusent de s’en servir ?

26 février 2026 à 07:45

Un chercheur américain du Georgia Institute of Technology, David Joyner, leur a trouvé un surnom : les « végans de l’IA », résume Le Monde, qui a discuté avec des étudiants et jeunes actifs boycottant l’IA. À l’image du véganisme, précise le chercheur, les motivations chez ceux qui « adoptent un régime sans IA » sont souvent éthiques, morales et environnementales.

« Il ne m’est jamais venu à l’esprit d’utiliser l’IA », explique Charlie, 25 ans, journaliste dans une radio associative au Mans : « Avant de lire des articles ou voir des docus tout au long de 2025, il ne s’agissait pour moi que d’un délire de technocrates. J’ignorais qu’elle était entrée à ce point dans les mœurs. »

Une enquête IFOP pour Jedha AI School menée en octobre 2025 auprès d’un millier de jeunes Français âgés de 16 à 25 ans indiquait que 89 % avaient déjà utilisé Gemini, Perplexity, Grok, ChatGPT ou Claude et que près de 73 % s’en servent chaque semaine (contre respectivement 43 % et 22 % dans la population générale).

Doctorant en bio-informatique de 28 ans, Siegfried Dubois a quant à lui testé un « assistant de codage » pendant un mois, fin 2024, ce qui lui a laissé un « goût de cendres en bouche » : « La prise de conscience de l’impact environnemental, mais aussi de l’exploitation humaine à l’œuvre – dans l’annotation de données notamment [pour entraîner des algorithmes]– et le pillage de propriété intellectuelle », l’ont convaincu « de ne plus jamais recourir à ces outils », qu’il assimile à « la junk food de la pensée », résume Le Monde.

Bibliothécaire de 22 ans, Céleste Bouguyon-Williams y voit de son côté une « triste standardisation de notre monde dans lequel tout est faux : animaux, couleurs, photos… ». « Non seulement l’IA ne crée rien, mais elle détruit la pensée en fournissant un ersatz prémâché, plat et vide de sens », abonde Théophile Fenal, commissaire-priseur qui y voit « surtout un vecteur d’aliénation et d’abrutissement ».

Vétérinaire spécialisé en santé de la faune sauvage, Nathan Thenon, 29 ans, se dit « témoin des impacts des activités humaines sur la biodiversité ». Membre des « Shifters » bénévoles de Jean-Marc Jancovici, dont l’objectif est d’accélérer la transition de la France pour atteindre la neutralité carbone, il explique que « l’intensification de l’usage de l’IA et l’accroissement des besoins énergétiques et en eau pour faire fonctionner cette technologie m’empêchent de l’utiliser ».

Chercheur au Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS), Bilel Benbouzid, dont les travaux portent sur les conditions d’exercice du métier d’étudiant depuis l’irruption des intelligences artificielles génératives, constate pour sa part que les réfractaires sont « de plus en plus rares à l’université, même si les jeunes sont de moins en moins dupes face à ces machines ».

« Je crains de devenir dépendante, que son usage régulier me désapprenne à écrire, à faire mes recherches, à réfléchir », témoigne Chloé, traductrice en Belgique, qui craint aussi de perdre son boulot : « Dans mon organisme, l’IA est très clairement vue comme la solution d’avenir, déplore-t-elle. Personne ne l’avoue ouvertement, mais le message est clair : en cette période d’austérité, tout recrutement qui peut être évité grâce à l’IA représente une économie appréciable. Utiliser l’IA, c’est creuser sa tombe… ».

☕️ Amazon perd le responsable de son AI Lab, qui part en quête de l’IA générale (AGI)

25 février 2026 à 17:30

C’est via un message sur LinkedIn que David Luan annonce son départ d’Amazon, une entreprise qu’il avait rejointe il y a un peu moins de deux ans suite au rachat de sa start-up Adept AI Lab. Il avait auparavant passé un an chez Google et un peu moins de trois ans dans les équipes d’OpenAI chez qui il a eu « la chance de participer à l’incubation des premiers GPT ».

« Il y a un travail incroyable à accomplir chez Amazon et des opportunités pour moi de m’investir dans de nouveaux domaines. Mais avec l’intelligence artificielle générale (IAG) si proche, j’ai décidé de consacrer 100 % de mon temps à enseigner aux systèmes d’IA de toutes nouvelles capacités ».

Amazon serait-elle en retard pour qu’il quitte ainsi l’entreprise ? Selon The Verge, la réponse est clairement oui : « La perte d’un développeur d’IA de premier plan chez Amazon intervient alors que l’entreprise peine à suivre le rythme de la course à l’IA ; même ses propres employés qualifieraient ses produits d’IA internes de « Amazon Basics » ».

Il quittera son poste à la fin de la semaine, Peter Desantis prendra la relève. Cela fait plus de 27 ans qu’il est en place chez Amazon.

Discord temporise sur la vérification d’âge

25 février 2026 à 17:10
Pomme de Discord
Discord temporise sur la vérification d’âge

Face à la bronca d’une partie de ses utilisateurs, Discord met en pause son projet de vérification d’âge généralisée, et prévoit désormais un déploiement au second semestre. L’entreprise promet par ailleurs qu’elle fournira des garanties supplémentaires en matière de respect de la vie privée, au sein de ses propres outils comme dans le choix des prestataires techniques. Elle affirme par exemple avoir abandonné l’idée de travailler avec l’entreprise Persona.

Discord, à qui la rumeur prête l’intention d’aller en bourse, a récemment dévoilé son plan pour vérifier, à l’échelle mondiale, l’âge de ses utilisateurs, afin de protéger les jeunes publics des contenus sensibles. Si l’annonce a peut-être été perçue positivement par l’administration des pays qui veulent imposer un contrôle d’âge avant l’accès aux réseaux sociaux… force est de constater que Discord a raté son effet vis-à-vis de sa cible principale.

Depuis l’annonce du 9 février, la plateforme fait en effet l’objet d’une véritable bronca sur les réseaux sociaux. Les protestations n’émanent bien sûr que d’une infime portion des 200 millions d’utilisateurs revendiqués par la plateforme, mais le bruit qu’elles génèrent a conduit Discord à admettre s’être plantée dans les grandes largeurs. Et donc, à revoir ses plans, comme elle l’a expliqué mardi 24 février dans un billet en forme de mea culpa.

90 % des utilisateurs n’auront pas à justifier leur âge

Alors que le communiqué qui a mis le feu au poudre était simplement signé Discord, c’est cette fois Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de la plateforme, qui prend la plume. En préambule, il admet s’être attendu à ce que cette décision de systématiser la vérification d’âge fasse du bruit, mais sans doute pas à un tel niveau. Il affirme dans le même temps que si cette décision a été mal comprise, c’est sans doute parce qu’elle a mal été expliquée, et s’abstient de rejeter la faute sur la couverture médiatique de l’événement :

« Tel que le message a été reçu, beaucoup d’entre vous ont cru que nous exigions une numérisation faciale et le téléchargement d’une pièce d’identité de tous les utilisateurs de Discord. Ce n’est pas le cas, mais le fait que tant de personnes le croient prouve que nous avons failli à notre mission première : expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi. Nous en sommes responsables. »

Rappelons que Discord avait annoncé que tous les comptes de ses utilisateurs seraient passés début mars en mode ado (teen mode), avec désactivation des contenus sensibles par défaut, et indiqué qu’il faudrait justifier de son âge pour modifier ce paramètre avec trois scénarios identifiés : une détection automatisée via un modèle d’inférence, une estimation de l’âge par reconnaissance faciale ou la fourniture d’un document d’identité attestant de son âge à un service de vérification partenaire.

En dépit de la proximité de l’échéance, Discord restait évasif sur la sélection des partenaires autorisés, ou la proportion exacte des utilisateurs susceptibles d’être automatiquement reconnus comme des adultes. L’entreprise se veut désormais nettement plus catégorique, même s’il faudra attendre encore pour les détails techniques :

« Plus de 90 % des utilisateurs n’auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord comme aujourd’hui. Ceci est rendu possible notamment grâce à nos systèmes de sécurité internes, capables de déterminer l’âge de nombreux utilisateurs adultes sans aucune intervention de leur part. Nous détaillerons la méthodologie employée dans un article de blog technique avant le lancement mondial. »

Pour les 10 % restants, une histoire de confiance

Aux près de 10 % restants, Discord promet que l’éventail de solutions garantira la possibilité de justifier leur âge sans lui révéler leur identité. La plateforme souligne également que la vérification d’âge n’est imposée que si l’on souhaite accéder aux contenus dits sensibles.

Pour Stanislav Vishnevskiy, c’est le recours à une solution tierce qui garantit cette étanchéité entre contrôle de l’âge et connaissance de l’identité. « L’idée est simple : nous ne voulons pas savoir qui vous êtes. Nous avons juste besoin de savoir si vous êtes majeur. Et cela fonctionne dans les deux sens : un prestataire n’a aucun moyen de relier votre identité à votre compte Discord. C’est voulu ».

Sans même parler des considérations relatives au double anonymat qui n’est souvent pas tout à fait anonyme d’un point de vue réglementaire, l’argument ne se tient que si l’on a véritablement confiance dans le prestataire chargé d’opérer cette jonction. Sur ce point, Discord promet une sélection drastique, qui passerait par un audit de sécurité et de respect de la vie privée, notamment pour vérifier que les données soumises à contrôle sont bien supprimées dès que possible, etc.

Discord prend ses distances d’avec Persona

Comme pour donner du corps à cette vague promesse, Discord indique dans son billet avoir testé au Royaume-Uni la solution Persona, avant de la révoquer. Cette mention explicite ne doit rien au hasard.

Persona est en effet l’un des prestataires spécialisés disponibles sur le marché. C’est par exemple la solution mise en œuvre par LinkedIn pour son programme de vérification d’identité, et c’est également celle que l’on retrouve chez Roblox ou Reddit, dans les pays tels que le Royaume-Uni ou l’Australie, qui interdisent l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

C’est aussi, comme l’a récemment rappelé Open Rights Group, une société financée et donc codétenue par Peter Thiel, le cofondateur de Palantir, l’entreprise star de l’analyse prédictive dont les outils sont mis en œuvre par l’ICE, outre-Atlantique, dans sa chasse aux immigrés en situation irrégulière. C’est enfin, accessoirement, une solution dont la sécurité a récemment été mise en défaut.

Promesses de transparence

Comment se prémunir d’un choix douteux ? Discord met l’accent sur la possibilité de choisir entre différentes options, ainsi que sur la « transparence complète » qui sera la sienne : « Nous documenterons sur notre site web tous les prestataires de vérification avec lesquels nous collaborons, y compris leurs pratiques en matière de traitement des données. Vous n’aurez plus à vous demander qui gère vos informations. »

La plateforme précise également préparer l’introduction d’une vérification d’âge basée sur une carte de paiement (sans en préciser le fonctionnement), et jure qu’elle communiquera en détails sur tous ces changements d’ici le lancement officiel, désormais programmé pour le deuxième semestre 2026. Reste à voir si ce discours, mieux rodé mais pas radicalement différent de l’annonce initiale sur le fond, suffira à éteindre l’incendie.

☕️ #LIDD : Elon Musk a fait de Twitter une zone de « guerre civile » dystopique

25 février 2026 à 16:12

Une fois encore, le décryptage que propose John Oliver dans Last Week Tonight de ce qu’est devenu Twitter est magistral… vu de l’extérieur. Vu de l’intérieur (l’auteur de ces lignes se refuse à déserter X.com), il reste tout à fait possible de continuer à s’y informer, auprès de sources fiables et vérifiables. La démonstration de la « guerre civile » dystopique qu’y mène Musk au nom de ses convictions complotistes n’en reste pas moins implacable.

Rappelant qu’Elon Musk avait célébré son rachat de Twitter en débarquant à son QG avec un lavabo (sink, en anglais) tout en déclarant (jeu de mot) « Let that sink in! » (qu’on pourrait traduire par « je vous laisse absorber l’information ! »), Oliver montre à quel point Musk a fait de X.com un véritable tout-à-l’égout inondant ses utilisateurs conservateurs ou d’extrême droite, ainsi que l’administration Trump en particulier, d’un torrent de désinformations complotistes. Avec des morts à la clef.

Non content d’avoir viré 80 % des employés de Twitter, programmé un répondeur automatique pour renvoyer un émoji caca en réponse aux questions des journalistes, Musk a aussi réintégré les comptes préalablement bannis de Twitter pour racisme, cyberharcèlement ou conspirationisme, et remplacé les comptes préalablement certifiés par des mercenaires de l’info payés par X à l’engagement.

L’un d’entre eux reconnait d’ailleurs que ce sont les contenus les plus provocateurs qui attirent le plus de vues, et qu’y partager des infos que l’on sait être fausses et d’y provoquer les gens rapporte des milliers de dollars.

John Oliver cite notamment l’attaque au couteau de Southport, en Grande-Bretagne, attribuée à tort sur X par un compte xénophobe et islamophobe intitulé « Europe invasion » à un demandeur d’asile musulman, alors que l’assassin des trois fillettes était un adolescent britannique de 17 ans obsédé par la violence, et né au pays de Galles de parents rwandais et chrétiens.

Une fake news largement relayée et propulsée par l’extrême droite sur X.com, y compris par Elon Musk, qui avait tweeté que « la guerre civile est inévitable », qui allait entrainer 6 jours de manifestations et d’émeutes islamophobes et d’extrême droite, l’attaque de la mosquée de Southport ainsi que de nombreux musulmans et indo-pakistanais, et près de 200 condamnations d’émeutiers.

John Oliver cite également une « enquête » vidéo de 42 minutes de Nick Sherley, un « influenceur » complotiste, elle aussi boostée par l’algorithme de X.com au point d’avoir totalisé plus de 140 millions de vues, qui prétendait avoir découvert que les garderies du Minnesota gérées par des Somaliens détournaient plus de 110 millions de dollars « en un jour ».

Après avoir visité plusieurs garderies de sorte de vérifier qu’elles accueillaient bien des bébés et jeunes enfants, il en avait conclu qu’elles étaient fermées ou inactives… sans comprendre qu’elles étaient bien évidemment et tout simplement « fermées au public ».

Ce qui n’empêcha pas l’administration de profiter de son « enquête » pour geler le financement des centres de garde d’enfants dans le Minnesota, mais également d’y renforcer la présence du département américain de la Sécurité intérieure puis de l’ICE, dont l’opération Metro Surge allait entraîner l’arrestation de 3 000 immigrés (ou supposés tels), ainsi que les meurtres de Renée Good et Alex Pretti. What could possibly go wrong went wrong.

☕️ YouTube étoffe son Premium Lite avec lecture hors-ligne ou en arrière-plan

25 février 2026 à 15:15

YouTube a annoncé mardi une évolution à venir de son abonnement Premium Lite, qui autorisera bientôt le téléchargement (pour une consultation hors ligne au sein de l’application) et la lecture en arrière-plan sur « la plupart des vidéos ».

Cette mise à jour doit intervenir « dans les prochaines semaines », sur tous les marchés où YouTube Premium Lite est déjà disponible. D’abord testée aux États-Unis et dans dix pays, cette formule plus accessible de l’abonnement payant à YouTube avait été étendue à de nouvelles zones, dont la France, en juillet dernier.

En ajoutant le téléchargement et la lecture en arrière-plan, YouTube réduit l’écart qui sépare Premium Lite, affichée à 7,99 euros par mois pour un particulier, de la formule Premium classique facturée 12,99 euros par mois.

Cette dernière conserve toutefois l’exclusivité des clips et vidéos musicales dépourvus de publicités, ainsi que de certaines fonctionnalités d’interface, comme la mise en file d’attente. Surtout, YouTube Premium est le seul abonnement qui fait disparaître totalement la publicité.

Avec Premium Lite, il n’y a en principe pas de réclame sur la plupart des vidéos, mais des publicités peuvent apparaître lors de la navigation ou dans le contexte de recherches, indique l’astérisque qui accompagne le résumé comparatif des deux offres.

Premium Lite gagnera dans les prochaines semaines la lecture hors ligne ou en arrière-plan, réservée jusqu’ici à l’abonnement Premium standard – crédit YouTube

☕️ OnlyOffice 9.3 simplifie la signature et l’édition de PDF

25 février 2026 à 14:44

En décembre, OnlyOffice 9.2 officialisait son agent IA pour le travail bureautique. Une nouvelle mise à jour 9.3 vient d’être mise en ligne. Elle permet « de signer des formulaires par saisie de texte, dessin directement sur l’écran ou téléchargement d’une image ». Pour les pros, « une nouvelle fonctionnalité de sécurité permet de télécharger un certificat de signature via le panneau d’administration afin d’apposer des signatures numériques fiables sur les formulaires PDF ».

L’éditeur de PDF a été amélioré afin de prendre en charge « la modification des fichiers protégés par mot de passe, la gestion des hyperliens, le suivi de l’historique des versions et la possibilité de masquer du texte à partir du panneau d’outils contextuel ». Il supporte aussi les macros.

D’autres changements sont de la partie sur la partie collaborative, avec par exemple des commentaires améliorés avec des couleurs sur les documents textes et un rendu accéléré sur les feuilles de calcul volumineuses, notamment celles de plus de 3 Mo.

Impossible de passer à côté : l’IA est toujours plus présente avec des assistants personnalisés : « Cette
fonctionnalité permet de créer et d’enregistrer des invites IA spécifiques pour les opérations textuelles dans l’éditeur de documents
 ».

Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour télécharger OnlyOffice, c’est par là. Une vidéo de présentation a aussi été mise en ligne.

Le Pentagone donne 3 jours à Anthropic pour lever ses restrictions, ou être black-listé

25 février 2026 à 11:11
MafIA
Le Pentagone donne 3 jours à Anthropic pour lever ses restrictions, ou être black-listé

Le secrétaire d’État états-unien à la Guerre Pete Hegseth a posé un ultimatum à Anthropic. L’entreprise a jusqu’à vendredi pour changer ses conditions d’utilisation de Claude par l’armée des États-Unis (qui l’utilise déjà sur certains projets) ou celle-ci la mettrait sur liste noire.

Dans une réunion avec Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, le secrétaire d’État états-unien à la Guerre Pete Hegseth a posé un ultimatum à la startup, lui demandant de lever, pour l’armée américaine, toute restriction d’usage de son IA générative Claude actuellement en place dans ses conditions d’utilisation.

La startup sous menaces de rétorsions par l’administration Trump

Si elle n’exécute pas les volontés de l’administration Trump, l’enjeu de la menace est la mise au ban de la startup des fournisseurs du Pentagone ou l’utilisation d’une loi américaine de réquisition pour la défense « les obligeant à être utilisés par le Pentagone, qu’ils le veuillent ou non », explique une source de CNN.

Pete Hegseth a affirmé au patron de la startup, selon Axios, qu’il ne laisserait aucune entreprise dicter les conditions dans lesquelles le Pentagone prend ses décisions opérationnelles, ni s’opposer à des cas d’utilisation particuliers.

Le Pentagone utilise déjà Claude

Anthropic travaille déjà pour le Pentagone. En novembre 2024, elle communiquait sur un partenariat qu’elle avait noué avec Palantir et AWS pour fournir aux agences de renseignement et de défense des États-Unis un accès aux modèles Claude d’Anthropic. À l’époque, les conditions d’utilisation chez Anthropic étaient floues.

Depuis, l’entreprise les a un peu modifiées en septembre dernier en précisant que les utilisateurs de ses modèles ne doivent pas « développer ou concevoir des armes » avec, alors que le texte précédent interdisait seulement leur utilisation pour en acquérir (ce qui est toujours le cas dans les nouvelles conditions).

Mais comme nous le disions, pour les contrats spécifiques avec l’armée américaine, la startup peut choisir à loisir d’appliquer ou non ses conditions d’utilisation, ou d’avoir un accord spécifique avec le gouvernement américain.

En juin 2025, Anthropic annonçait avoir développé des modèles nommés « Claude Gov », spécifiquement pour les agences de renseignement des États-Unis. Et mi-janvier, le Wall Street Journal assurait que Claude avait été utilisé dans l’enlèvement du président Nicolás Maduro en début d’année, sans donner de détail. Selon CNN, la somme des contrats entre le Pentagone et la startup s’élève à 200 millions de dollars.

Refus d’utilisation pour des armes autonomes et la surveillance de masse

Mais Anthropic refuserait toujours de laisser l’armée américaine utiliser ses modèles pour mettre en place des armes autonomes et de la surveillance de masse, et selon des sources de CNN, la startup n’aurait pas l’intention de céder.

Du côté du Pentagone, un responsable réfute toute volonté de ce genre d’utilisation mais déclare à nos confrères qu’ « on ne peut pas mener des opérations tactiques par exception […] La légalité relève de la responsabilité du Pentagone en tant qu’utilisateur final ».

Pete Hegseth mènerait, selon le Financial Times, des négociations parallèles avec Google, OpenAI et xAI pour remplacer les modèles d’Anthropic dans les systèmes de l’armée états-unienne. Grok serait même « déjà prêt à être utilisé dans un cadre confidentiel, tandis que les autres entreprises sont sur le point de l’être ».

☕️ Gestionnaire de mots de passe : 1Password augmente ses prix de près de 40 %

25 février 2026 à 08:45

C’est via un email que l’entreprise annonce la mauvaise nouvelle à ses clients. À partir du 27 mars 2026, le tarif individuel passera de 38,16 à 52,56 euros, soit près de 38 % de hausse, explique MacG. Le tarif famille passera à 82,8 euros par an.

Les tarifs mensuels ne semblent pas concernés (pour le moment ?), mais ils sont déjà bien plus chers que les prix annuels. L’abonnement individuel est à 5,27 euros par mois, soit 63,22 euros par an, tandis que le familial est à 8,39 par mois, soit 100,66 euros sur un an.

Pour rappel, les tarifs affichés sur le site de 1Password sont hors taxes. La société explique qu’elle calcule et récupère « les taxes en fonction de votre adresse, quelle que soit la devise de paiement. Les prix affichés sur 1Password.com n’incluent pas la TVA, car chaque pays et région applique un taux de taxe différent ». En France, elle est de 20 %.

À titre de comparaison, LastPass est actuellement à 29,23 euros par an pour le compte Premium individuel et à 39,31 euros pour la famille. Dashlane est à 57,6 euros par an en Premium basique, contre 87,12 euros pour la formule Friends & Family. Chez Proton, le Pass Plus est à 35,88 euros par an.

Pour rappel, une étude récente a pointé des faiblesses dans Bitwarden, LastPass et Dashlane. Nous expliquions alors que les trois services « pourraient, dans des conditions exceptionnelles, permettre la divulgation du mot de passe principal de leurs utilisateurs, en dépit de leur promesse relative au chiffrement « Zero Knowledge » ». Des correctifs sont déjà en place.

Bitwarden, nous en parlions récemment avec un tuto pour installer Vaultwarden (une version légère) sur un VPS à moins de cinq euros par mois, soit une soixante d’euros par an. Vous pouvez ainsi auto-héberger votre gestionnaire de mot de passe et même utiliser le VPS pour d’autres usages (des tutos arrivent).

☕️ Firefox 148 introduit le kill switch IA promis par Mozilla

25 février 2026 à 08:34

Annoncé en décembre dernier et confirmé début février, le paramètre dédié à la désactivation en un clic des fonctionnalités d’IA intégrées à Firefox fait son apparition officielle au sein de la version 148 du navigateur, publiée mardi 24 février.

« Firefox vous offre désormais un point de gestion central des fonctionnalités augmentées par l’IA. Vos préférences restent en place, même en cas de déploiement des mises à jour », annonce le logiciel.

Un onglet Contrôles de l’IA fait son apparition dans les paramètres du navigateur. Également accessible à l’adresse about:preferences#ai, il offre donc un bouton permettant de bloquer l’ensemble des fonctions IA du navigateur, mais il faut passer par un écran de confirmation pour valider l’action.

Firefox 148 inaugure un panneau Contrôles de l’IA – capture d’écran Next

« Vous ne verrez pas les améliorations par IA (nouvelles ou existantes) dans Firefox, ni les popups qui s’y rapportent. Par la suite, vous pourrez débloquer toute fonctionnalité que vous souhaitez continuer à utiliser », indique cette alerte.

Elle évoque des possibilités telles que la traduction directement accessible dans la barre d’adresse, l’affichage d’un texte alternatif pour les images dans la visionneuse PDF, ou la mise en avant de points clés dans l’aperçu proposé sur les liens hypertextes. Le kill switch désactive par ailleurs les raccourcis vers les chatbots courants proposés dans le menu latéral. « Le blocage affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox », prévient par ailleurs Mozilla.

La fondation a intégré cet interrupteur central en réponse aux vives réactions suscitées, dans la communauté, par l’annonce de ses visées stratégiques autour de l’intelligence artificielle.

Anthony Enzor-DeMeo, CEO de Mozilla, a pour mémoire identifié l’IA comme l’un des axes stratégiques de travail autour de Firefox lors de sa prise de fonction, en décembre 2025. « Nous agirons avec urgence. L’IA change les logiciels. Les navigateurs deviennent le point de contrôle de la vie numérique. La réglementation modifie les défauts. Ces changements jouent en faveur des forces de Mozilla », déclarait-il à cette occasion.

Firefox 148 améliore pour le reste la prise en charge des formules mathématiques dans les PDF pour les lecteurs d’écran, introduit la fonction de sauvegarde Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10 et ajoute la prise en charge du chinois traditionnel et du vietnamien au niveau de l’outil de traduction intégré. La nouvelle version corrige également quelques bugs et vulnérabilités de sécurité, listés dans les notes de version.

❌