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Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

15 janvier 2026 à 11:17
Nuage toxique
Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

Courant 2025, les oppositions contre des projets de centres de données se sont multipliées aux États-Unis, au point d’inciter plusieurs géants de la tech à prendre des engagements pour minimiser leurs impacts, notamment sur les factures d’énergie.

25 projets de centres de données ont été abandonnés en 2025 aux États-Unis sous l’effet d’oppositions locales, soit quatre fois plus que l’année précédente. Au moins 99 autres projets sont contestés à travers le pays, sur un total de 770 projets annoncés.

Concrètement, environ 40 % des projets qui rencontrent une opposition ont été remisés aux oubliettes, calcule le média spécialisé dans les questions environnementales Heatmap. En quadruplant en un an, l’indicateur du nombre de projets finalement abandonnés a augmenté plus vite que la plupart des autres éléments habituellement suivis par le marché des centres de données, à commencer par leur consommation globale d’électricité (+ 22 % aux États-Unis en un an).

Une dynamique qui n’étonne pas nécessairement les spécialistes, dans la mesure où la multiplication des projets industriels entraîne aussi celle des risques de ne voir certains d’entre eux arriver à leurs termes. Auprès de Heatmap, l’ancien directeur de la stratégie énergétique de Meta indique s’attendre à ce que seulement 10 % des projets préparés actuellement ne voient finalement le jour. La tendance illustre néanmoins l’attention croissante que les populations portent à ce type de projets, quand bien même leurs représentants politiques peinent à s’emparer du sujet.

La lutte contre les data centers, « grand unificateur » politique

Dans un contexte politique tendu, l’opposition aux data centers est aussi décrite localement comme le « grand unificateur » de la droite et de la gauche états-uniennes. En octobre, des militants a priori irréconciliables du mouvement « Stop the Steal » (initialement engagé pour s’opposer à la perte de l’élection présidentielle par Donald Trump en 2020) et des Socialistes démocrates d’Amérique se sont ainsi réunis en une seule coalition pour s’opposer à un projet de construction de plus d’une dizaine de centres de données dans le Michigan.

Si ces dynamiques sont visibles sur le terrain, elles ne se traduisent en revanche pas nécessairement en parole ou en acte de la part des représentants politiques. De fait, les dépenses politiques des porteurs de projets technologiques ont clairement participé à l’évolution politique récente du pays : en amont des élections de mi-mandat, démocrates comme républicains se disputent de nouveau leurs faveurs financières, explique The Guardian.

Les rares à avoir pris la parole sont plutôt issus de la gauche du Parti démocrate – ainsi de Bernie Sanders –, mais des Républicains comme le gouverneur démocrate de Floride Ron DeSantis ont aussi proposé des jeux de mesures pour protéger les résidents de l’arrivée de géants de l’IA et de vastes centres de données.

Pression croissante sur les réseaux énergétiques

Parmi les inquiétudes citées le plus fréquemment par les opposants aux divers projets de centres de données, on trouve celles relatives aux pollutions générées par leurs activités, à leur consommation en eau, à leurs effets sur l’emploi (l’intelligence artificielle étant comprise comme destructrice d’emplois alors que les centres de données, eux, en génèrent peu) ou, surtout, celles concernant la somme d’énergie nécessaire à l’alimentation de ces fermes de serveurs.

La multiplication des centres de données pose ainsi des problèmes croissants aux fournisseurs locaux d’électricité. Dans 13 États qui s’étendent du New Jersey au Kentucky, relève par exemple le Wall Street Journal, 67 millions de personnes obtiennent leur électricité de l’organisation à but non lucratif PJM. À leurs côtés, les multiples usines de données de la « data center alley », en Virginie du Nord, se fournissent aussi auprès de PJM.

Et la croissance de leurs besoins en énergie est telle (envisagée à+ 4,8 % par an pendant la prochaine décennie par PJM, alors que la consommation avait globalement plafonné jusqu’ici) qu’elle met le réseau en danger d’atteindre sa capacité maximum dans les moments de fortes demandes. Dans un tel cas de figure, l’opérateur pourrait se retrouver obligé d’imposer des coupures de courant tournantes pendant les périodes de fortes chaleurs ou de grand froid.

La concurrence des différents types d’usagers participe par ailleurs à faire grimper les factures d’électricité, de 12 à 16 % dans des États comme la Virginie, l’Illinois ou l’Ohio. Le mécontentement des consommateurs est tel que des sociétés comme Amazon commencent à affirmer agir activement pour maintenir les prix locaux à un niveau raisonnable.

Pour autant, certains responsables politiques dont le secrétaire d’État à l’Énergie Chris Wright ont proposé de faire évoluer les règles de gestion des réseaux, voire d’imposer aux sociétés numériques « d’apporter leur propre énergie » pour minimiser l’impact de l’essor de l’IA sur les factures. La suggestion ouvre elle-même de nouveaux débats, notamment sur la propension de la filière à tirer celles des énergies fossiles et du nucléaire.

Ce 13 janvier, Microsoft est donc allée un cran plus loin avec une initiative dite « community-first », dans laquelle l’entreprise s’engage à payer l’intégralité de ses coûts énergétiques, à refuser les allégements fiscaux locaux sur ses terrains, à réapprovisionner en eau au-delà de ce qu’elle consomme, à investir dans l’éducation à l’IA et divers programmes communautaires, et à faire tout cela avec plus de transparence.

S’il est respecté, un tel engagement signifierait une évolution nette de la part du géant, dans la mesure où son nom n’est pas toujours clairement affiché sur les projets de centres de données, et où Microsoft a encore récemment profité d’abattements fiscaux dans l’Ohio ou l’Iowa.

☕️ Un rapport de police britannique invente un match de foot et rejette la faute sur Copilot

15 janvier 2026 à 10:46

Le responsable de la police du comté britannique des Midlands de l’Ouest, Craig Guildford, a reconnu une erreur dans un rapport concernant l’interdiction de stade de supporters du club de foot lors d’un match de Ligue Europa.

En effet, pour le match d’Aston Villa contre le Maccabi Tel-Aviv qui se jouait en octobre dernier, la police locale l’avait classé « à haut risque » et s’était prononcée pour l’interdiction aux supporters visiteurs d’assister au match. Dans son communiqué de presse, pas d’erreur, mais dans son rapport remis aux autorités pour justifier sa position, elle évoquait un match entre West Ham et le Maccabi Tel Aviv qui n’a jamais eu lieu.

Depuis la date du match, les critiques pleuvent sur cette décision, notamment de la part du Premier ministre britannique Keir Starmer et du gouvernement israélien. Lundi dernier, Craig Guildford a envoyé une lettre [PDF] à Karen Bradley, membre du Parlement britannique et responsable du Home Affairs Select Committee de la Chambre des communes.

« Vendredi après-midi, j’ai pris conscience que le résultat erroné concernant le match West Ham contre Maccabi Tel Aviv était dû à l’utilisation de Microsoft Co Pilot », s’y explique-t-il après avoir nié en décembre s’être appuyé sur l’IA pour préparer le rapport, remarque The Verge. Il avait aussi imputé le problème à une erreur dans les résultats du moteur de recherche de Google.

illustration d'une personne manipulée comme une marionnette par une IA

Pour la ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, c’en est trop. Selon l’AFP, celle-ci a affirmé : Craig Guildford « n’a plus ma confiance » devant la Chambre des communes après avoir commandé un rapport indépendant dont les conclusions sont « accablantes », selon elle. L’agence de presse explique qu’elle n’a pas le pouvoir de le démettre de ses fonctions mais qu’elle a annoncé que son gouvernement allait rétablir cette possibilité.

☕️ Zorin OS 18 : 2 millions de téléchargements, les trois quarts « d’utilisateurs sous Windows »

15 janvier 2026 à 10:02

Zorin OS dans sa dernière version, la 18, ne cache pas sa volonté d’être une alternative à Windows. Nous l’avions prise en main lors de la mise en ligne de la bêta. Plus axée vers les joueurs, nous avons également testé une autre distribution Linux, GLF OS.

La distribution reprend d’ailleurs une présentation proche et, selon l’équipe, « les améliorations apportées à Zorin OS 18 rendent la transition depuis Windows plus facile que jamais, offrant une expérience familière et intuitive aux utilisateurs de Windows tout en libérant tout le potentiel de votre ordinateur existant ».

La date de fin du support de Windows 10 était pour rappel le 14 octobre 2025, sauf pour l’Europe qui a droit à une année supplémentaire. Le 14 octobre était aussi le jour de sortie de Zorin OS 18. Et le message semble être passé puisque, sur X, l’équipe en charge du projet annonçait ce 11 janvier pas moins de 2 millions de téléchargements.

Zorin ajoute que « plus des trois quarts de ces téléchargements provenaient d’utilisateurs sous Windows, contribuant ainsi à accroître la base d’utilisateurs Linux ».

☕️ M6+ débarque dans Prime Video, avec les chaines M6, W9, 6ter, Gulli…

15 janvier 2026 à 08:18

L’annonce est tombée hier soir : « L’intégralité des programmes de M6+ sont disponibles dès aujourd’hui sur Prime Video en France ». Amazon promet « 30 000 heures de contenus » avec ce nouveau partenariat.

Prime Video est l’offre de streaming d’Amazon pour ses clients (payants) Prime, concurrent de Netflix, disponible en France depuis près de 10 ans. La plateforme propose depuis longtemps des chaines « TV en direct » en plus des contenus d’autres plateformes et de la SVOD.

Chez Amazon, ce partenariat est présenté comme « une étape importante dans notre objectif de devenir la première destination de divertissement ». De son côté, le Groupe M6 veut « bâtir un écosystème streaming adapté aux nouveaux usages dans un contexte de consommation fragmenté », mais y voit aussi un autre avantage : « Ce partenariat consolide également la couverture de notre offre publicitaire, commercialisée par M6 Unlimited ».

En juillet dernier, un accord du même genre était annoncé avec France TV. Il était question de « l’intégralité de l’offre france.tv […] avec les directs des chaînes (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Info), les programmes en preview et en replay ainsi que les contenus exclusifs ».

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