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☕️ Cerveau en « pilote automatique » : l’Europe dénonce la conception addictive de TikTok

6 février 2026 à 17:52

Dans un communiqué publié ce vendredi, la Commission européenne « a conclu à titre préliminaire que TikTok enfreignait la législation sur les services numériques en raison de sa conception addictive. Cela inclut des fonctionnalités telles que le défilement infini, la lecture automatique, les notifications push et son système de recommandation hautement personnalisé ».

Toujours selon la Commission, le réseau social n’aurait pas « évalué de manière adéquate » les conséquences des « caractéristiques addictives » de sa plateforme et de la manière dont elles « pourraient nuire au bien-être physique et mental de ses utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables ».

Ce ne sont pas les seuls griefs ; la plateforme aurait dû considérer l’utilisation compulsive, le temps que les mineurs passent la nuit sur le réseau social, la fréquence d’ouverture, etc. Pour la Commission, les fonctionnalités de TikTok « alimentent l’envie de continuer à défiler et de déplacer le cerveau des utilisateurs en “mode pilote automatique” ».

Dessin satirique de Flock

De plus, « TikTok semble ne pas mettre en œuvre des mesures raisonnables, proportionnées et efficaces pour atténuer les risques découlant de sa conception addictive ». Cela concerne aussi bien les outils de gestion du temps que les fonctions de contrôle parental.

Bref, la Commission estime que « TikTok doit modifier la conception de base de son service ». Plusieurs pistes sont proposées : désactiver le scroll infini, mettre en place des temps d’interruption, revoir le système de recommandation, etc.

Henna Virkkunen, la responsable technologique de l’UE, attend « maintenant, après la publication de ces conclusions préliminaires, que TikTok prenne des mesures et modifie la conception de son service en Europe afin de protéger nos mineurs », comme le rapporte Reuters.

Ce ne sont pour le moment que des conclusions préliminaires qui « ne préjugent pas de l’issue de l’enquête », mais elles donnent le ton pour la suite des opérations de la Commission. La balle est maintenant dans le camp de TikTok qui a la possibilité de consulter les documents de la Commission pour répondre et se défendre. Si par contre la vision de la Commission était confirmée, TikTok risquerait « jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial ».

Bien évidemment, TikTok a déjà fait savoir son profond désaccord : « Les conclusions préliminaires de la Commission présentent une description catégoriquement fausse et totalement infondée de notre plateforme, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour contester ces conclusions par tous les moyens à notre disposition », comme le rapporte Reuters.

La Commission a pour rappel ouvert une procédure formelle contre TikTok en février 2024, après une enquête préliminaire. D’autres inquiétudes ont été soulevées par l’Europe, notamment sur l’accès des chercheurs aux données et la transparence de la publicité.

Sur ce dernier point, l’affaire est close puisque la Commission « a obtenu l’engagement de TikTok de fournir des répertoires publicitaires qui garantissent une transparence totale des publicités sur ses services ». Les engagements sont contraignants et « répondent à toutes les préoccupations ».

GPT-5.3 Codex, Claude Opus 4.6 : OpenAI et Anthropic se tirent la bourre

6 février 2026 à 14:38
Quelqu’un pour siffler la fin de la récré ?
GPT-5.3 Codex, Claude Opus 4.6 : OpenAI et Anthropic se tirent la bourre

Hier en fin de journée, en l’espace de quelques minutes, Anthropic et OpenAI ont annoncé deux nouveaux modèles : Claude Opus 4.6 pour le premier, GPT-5.3 Codex pour le second. Dans les deux cas, avec la promesse d’être « toujours plus mieux ». Anthropic met aussi en avant une inférence aux États-Unis, avec un surcoût.

Selon TechCrunch, les deux concurrents « avaient initialement prévu de sortir leurs deux outils de codage agent exactement en même temps : à 10 h PST [soit 19 h, heure française, ndlr]. Cependant, peu de temps avant la sortie initiale, Anthropic a avancé sa date de sortie de 15 minutes, devançant légèrement OpenAI dans la course à la promotion des modèles ».

Le torchon brûle publiquement entre les deux entreprises qui s’écharpent par vidéos et déclarations interposées sur la question de la publicité, OpenAI en ajoute, Anthropic s’y refuse. La guerre de communication se transforme maintenant en course à l’échalote à celui qui dégainera le premier.

Opus 4.6 fait tout mieux, avec une fenêtre contextuelle d’un million de jetons

Mais de quoi parle-t-on précisément ? Chez Anthropic, de Claude 4.6 qui « améliore les compétences en codage ». Le nouveau modèle est capable de maintenir les agents plus longtemps, de fonctionner avec des bases de code plus volumineuses, détecte mieux ses propres erreurs, etc. La société annonce aussi « une première pour les modèles Opus » : une fenêtre contextuelle d’un million de jetons, en bêta pour l’instant. En sortie, il est question de 128 000 tokens.

Dans son communiqué, Anthropic annonce que, sur le test GDPval-AA, « Opus 4.6 surpasse le deuxième meilleur modèle du secteur (GPT-5.2 d’OpenAI) d’environ 144 points »… ouf, à 15 minutes près, GTP-5.3 Codex aurait rendu ce test caduc.

Anthropic propose aussi toute une série de mesures des performances d’Opus 4.6 face à Opus 4.5, Sonnet 4.5 (Anthropic également), Gemini 3 Pro de Google et GPT-5.2 d’OpenAI. L’entreprise est évidemment en tête dans une majorité des cas.

D’autres nouveautés sont mises en avant, notamment la gestion des équipes d’agents, la « pensée adaptative » pour permettre au modèle de mieux comprendre le contexte, plus de liberté aux développeurs pour avoir « un meilleur contrôle sur l’intelligence, la vitesse et le coût », des améliorations sur la prise en charge des documents Excel et PowerPoint, etc. Comme à chaque fois ou presque, c’est le modèle le plus puissant de l’entreprise.

GPT-5.3 Codex promet d’être « 25 % plus rapide »

Claude Opus 4.6 n’aura gardé le titre de dernier modèle que pendant un quart d’heure avant que GPT-5.3 Codex n’arrive. OpenAI aussi montre ses muscles et annonce que son modèle « repousse les limites des performances en programmation de GPT-5.2-Codex, tout en intégrant les capacités de raisonnement et de connaissances professionnelles de GPT-5.2, réunies au sein d’un seul modèle, avec en plus une exécution 25 % plus rapide ».

Dans son communiqué, OpenAI affirme que son modèle « établit de nouveaux records sur SWE-Bench Pro et Terminal Bench, et affiche d’excellents résultats sur OSWorld et GDPVal ». OpenAI ne compare toutefois pas son nouveau modèle à celui d’Anthropic, mais on peut voir que GPT-5.3 Codex est exactement au niveau de GPT-5.2 sur GDPval. Attention, cela concerne GDPVal alors qu’Anthropic parle de GDPVal-AA. GDPval est pour rappel un benchmark des IA génératives lancé par OpenAI en septembre dernier.

GPT-5.3-Codex a « contribué de manière décisive à sa propre création »

La société de Sam Altman affirme au passage que « GPT-5.3-Codex est le premier modèle d’OpenAI à avoir contribué de manière décisive à sa propre création ». « L’équipe Codex a utilisé des versions préliminaires pour déboguer son entraînement, gérer son déploiement et analyser les résultats des tests et d’évaluations », explique OpenAI.

Il est aussi intéressant de noter que le communiqué d’Anthropic parle à plusieurs reprises de GPT-5.2 et d’OpenAI, là où celui d’OpenAI ne fait aucune mention de son concurrent. GPT-5.3 Codex est mis en face de GPT 5.2 et 5.2 Codex.

De l’inférence « US-only » chez Anthropic

OpenAI en profite pour brosser NVIDIA dans le sens du poil : « GPT-5.3-Codex a été conçu pour fonctionner avec les systèmes NVIDIA GB200 NVL72, a été entraîné dessus et fonctionne sur ces mêmes systèmes. Nous remercions NVIDIA pour son partenariat ».

Du côté d’Anthropic, on met en avant la production locale avec l’US-only inference : « Pour les charges de travail qui doivent s’exécuter aux États-Unis, l’inférence aux États-Unis est disponible à 1,1x par jeton », soit 10 % de plus. Rien pour les autres pays du monde.

☕️ TrueNAS 26 se prépare, avec OpenZFS 2.4 et Linux 6.18 LTS

6 février 2026 à 13:59

Suivre la numérotation chez TrueNAS n’est pas une mince affaire. Il y a eu des chiffres classiques jusqu’à la version 13, puis une séparation en deux avec TrueNAS Core (basé sur FreeBSD, comme les versions historiques) et TrueNAS Scale (basé sur Debian).

Les deux branches ont alors évolué en parallèle avant la réunification avec TrueNAS 25.04 (Fangtooth). TrueNAS 25.10 est ensuite arrivé en version finale en octobre 2025, c’est la dernière mouture stable. Voilà qu’iXsystems, qui développe TrueNAS, parle de la prochaine version, avec une numérotation encore différente : TrueNAS 26, avec juste 26 pour 2026.

Les mises à jour suivront ensuite un cycle classique avec TrueNAS 26.1, 26.2, etc. Puis ce sera normalement au tour de TrueNAS 27 en 2027… si iXsystems ne décide pas encore une fois de changer d’avis. C’est également la fin des « noms de code sur le thème des poissons ». Enfin à voir, car dans sa documentation, iXsystems associe TrueNAS 26 au nom de code Halfmoon qui est aussi un poisson.

Il n’est pas encore question à ce stade d’une bêta de TrueNAS 26 qui n’arrivera qu’en avril, mais simplement de donner quelques lignes directrices.

Première nouveauté mise en avant : TrueNAS Webshare pour une « recherche intégrée afin de vous aider à trouver rapidement ce dont vous avez besoin sur votre stockage ». TrueNAS 26 proposera aussi une « détection et une protection contre les ransomwares », le passage à OpenZFS 2.4 (disponible depuis mi-décembre 2025), une prise en charge complète des conteneurs LXC, le passage au kernel Linux 6.18 LTS, etc.

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