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Motorola s’associe à GrapheneOS pour renforcer la sécurité de ses (futurs) smartphones

3 mars 2026 à 10:07
Les Pixels toujours dans la course
Motorola s’associe à GrapheneOS pour renforcer la sécurité de ses (futurs) smartphones

Motorola a été chercher GrapheneOS pour améliorer la sécurité de ses smartphones, mais aussi (et surtout) pour proposer officiellement ce système d’exploitation sécurisé avec certains de ses smartphones. Inutile de courir, aucun modèle n’est actuellement compatible, il faudra attendre 2027.

Pour le MWC de Barcelone, Motorola est « on fire » avec une dizaine de communiqués de presse sur la seule journée d’hier. Il y a évidemment des smartphones avec les Razr Fold et Edge 70 Fusion, des écouteurs sans fil Buds 2, mais surtout un « partenariat à long terme avec GrapheneOS », une alternative à Android de Google.

Motorola et GrapheneOS main dans la main

GrapheneOS mise sur la sécurité et n’était historiquement disponible que sur les smartphones Pixel de Google. La raison ? Ce sont les seuls terminaux laissant l’utilisateur reverrouiller complètement le bootloader avec des clés de chiffrement personnalisées. Depuis plusieurs mois, la rumeur courait d’un partenariat avec un fabricant de smartphones pour intégrer GrapheneOS, c’est donc Motorola.

Pour le moment ce sont seulement des annonces, avec rien de concret à se mettre sous la dent :

« Motorola inaugure une nouvelle ère de la sécurité des smartphones grâce à un partenariat à long terme avec la GrapheneOS Foundation, la principale organisation à but non lucratif spécialisée en sécurité mobile qui développe un système d’exploitation renforcé basé sur le projet Android Open Source. Ensemble, Motorola et GrapheneOS Foundation travailleront à renforcer la sécurité des smartphones et à collaborer sur de futurs appareils conçus avec la compatibilité GrapheneOS ».

De son côté, GrapheneOS se dit ravi de s’associer à Motorola afin de proposer son système d’exploitation « sur leur smartphone de nouvelle génération ». Les développeurs présentent ce partenariat comme une étape importante pour élargir la portée de GrapheneOS. Ils précisent que c’est Motorola qui les a contactés, afin de mettre en place ce partenariat et d’améliorer la sécurité de leurs smartphones.

« Ils vont fournir une prise en charge officielle de GrapheneOS et nous aider activement à assurer le support de leurs téléphones », ajoute le système d’exploitation. GrapheneOS en profite pour faire un appel du pied : « Les autres constructeurs devraient suivre leur exemple ». Les développeurs rappellent que « GrapheneOS étant un logiciel libre, ils n’avaient pas besoin de partenariat pour utiliser notre code ».

Les premiers smartphones Motorola avec GrapheneOS en 2027

Sur les réseaux sociaux, GrapheneOS donne un peu plus de détails sur les terminaux compatibles : « Il s’agira initialement des appareils phares de Motorola, mais cette technologie pourrait s’étendre à d’autres modèles par la suite. Prenons l’exemple des Motorola Signature (2026) et Motorola Razr Fold (2026), qui, pour la génération actuelle, ne répondent pas encore pleinement à nos besoins. Ce seront leurs successeurs ».

De manière générale, les smartphones « actuels, y compris ceux lancés cette année, ne répondent pas aux exigences. Seule la prochaine génération d’appareils est conçue pour répondre à tous nos besoins », affirme GrapheneOS. Un partenariat qui n’a donc pour le moment aucun fruit, il faudra attendre 2027.

GrapheneOS revient sur les différences entre son système d’exploitation et l’Android maison qui sera toujours proposé par Motorola : « Ce sera le même GrapheneOS que sur les Pixel. Il ne contiendra aucun bloatware. C’est un système d’exploitation totalement indépendant de leur propre système. Ils intégreront également certaines fonctionnalités et concepts de GrapheneOS à leur système d’exploitation principal, mais cela restera distinct de GrapheneOS ».

Android sur les Motorola devrait donc se renforcer au niveau sécurité, mais sans plus de précision. Attention, le cœur de l’annonce concerne l’amélioration des smartphones pour « assurer une prise en charge officielle de GrapheneOS ». Les améliorations de la version maison d’Android pour les Motorola font « l’objet d’un projet distinct », explique GrapheneOS sur Bluesky.

Les Pixel toujours supportés, GrapheneOS arrive sur le Pixel 10a

Sur X, le compte officiel de GrapheneOS précise que la prise en charge des terminaux Pixel de Google ne s’arrête pas avec ce partenariat : « Les Pixel répondent à nos exigences de sécurité et continueront d’être pris en charge. La compatibilité avec le Pixel 10a sera ajoutée prochainement ».

Ce n’est pas parce que les Pixels sont supportés que les applications Google sont présentes : « GrapheneOS n’inclura jamais ni les services Google Play ni une autre implémentation de services Google comme microG. Il est possible d’installer les services Play sous forme d’applications en mode bac à sable sans privilèges spéciaux via notre couche de compatibilité Google Play ».

Il y a quelques semaines, un article du Parisien avait, pour rappel, mis le feu aux poudres, accusant le système d’exploitation d’être une « botte secrète » pour les narcotrafiquants. GrapheneOS avait vivement réagi et retirait dans la foulée toutes ses ressources de France.

☕️ L’iPad Air passe à la puce M4, toujours à partir de 669 euros

3 mars 2026 à 08:33

Apple a procédé lundi au renouvellement annuel de sa tablette iPad Air, le modèle censé offrir le meilleur compromis entre portabilité et performances. L’édition 2026, toujours déclinée en versions 11 et 13 pouces, est identique en apparence à celle de l’iPad Air M3 lancée en 2025.

La seule nouveauté se situe sous le capot, avec le passage à une puce M4, déjà vue dans les MacBook Pro et l’iPad Pro l’an dernier. On retrouve donc ici la logique de gamme descendante d’Apple, où les produits phares de l’année N se retrouvent intégrés dans les produits plus abordables en année N+1.

Cette puce M4 devrait donc conférer un surcroît de performances à l’iPad Air, d’autant qu’elle se voit accompagnée de 12 Go de mémoire unifiée, contre 8 Go au sein de la puce M3 de la précédente génération. L’introduction des derniers coprocesseurs Apple (N1 et C1X) permet le passage au Wi-Fi 7 ainsi qu’au Bluetooth 6 et promet une connectivité améliorée sur les versions 5G.

iPad Air M4 – crédit Apple

Pour le reste (voir comparatif des spécifications), pas grand-chose à signaler, si ce n’est bien sûr la fourniture par défaut d’iPad OS 26. La tablette est toujours donnée pour 6,1 mm d’épaisseur dans sa version 11 pouces, pour un poids de 464 grammes (soit 4 grammes de plus que le modèle M3), avec une autonomie se montant, selon Apple, jusqu’à 10 heures « pour naviguer sur le Web en Wi‑Fi ou regarder des vidéos ».

Dotée d’un connecteur USB type-C, la tablette est toujours compatible avec les claviers physiques de la marque, ainsi qu’avec le stylet Apple Pencil Pro.

Côté prix, il faut compter 669 euros pour le modèle 11 pouces en Wi-Fi avec 128 Go de stockage, contre 869 euros pour l’équivalent en version 13 pouces. En versions Wi-Fi + Cellular (avec connectivité 5G donc via e-SIM), le prix passe à 839 euros pour la version 11 pouces 128 Go, et 1 039 euros pour le modèle 13 pouces.

Quatre coloris et quatre capacités sont proposés, jusqu’à 1 To. Dans sa configuration la plus haut de gamme (iPad Air 13 pouces 1 To Wi-Fi + Cellular), l’iPad Air atteint 1 669 euros.

Guerre en Iran : trois datacenters AWS touchés aux Émirats Arabes Unis et à Bahreïn

3 mars 2026 à 08:04
Les contingences physiques du nuage
Guerre en Iran : trois datacenters AWS touchés aux Émirats Arabes Unis et à Bahreïn

Amazon Web Services (AWS) signale que trois de ses datacenters du Moyen-Orient sont affectés par le conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l’Iran. Deux de ses infrastructures situées aux Émirats Arabes Unis auraient été directement touchées, tandis qu’un site situé à Bahreïn a subi des dommages indirects. Amazon prévient que l’interruption de service associée est susceptible de se prolonger.

Le géant américain du cloud AWS fait partie des victimes collatérales de la réponse militaire de l’Iran à l’attaque lancée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël. Via la page dédiée au statut de ses infrastructures, il a en effet signalé lundi avoir subi les conséquences des bombardements partis d’Iran au niveau de trois de ses sites, aux Émirats Arabes Unis et à Bahreïn.

Deux sites directement touchés, une victime collatérale

Amazon dispose de trois datacenters aux Émirats Arabes Unis. Deux d’entre eux (référencés comme mec1-az2 et mec1-az3 dans la nomenclature AWS) ont été directement touchés par des frappes de drones parties d’Iran, affirme l’entreprise sur la page « statut » de ses infrastructures.

Elle y décrit comment les premières perturbations sont survenues dans la nuit de dimanche à lundi, suite au déclenchement de la riposte iranienne contre les EAU. L’une de ses zones a d’abord été affectée par un problème d’alimentation électrique, avant que l’entreprise ne signale, quatre heures plus tard, avoir constaté que des objets avaient frappé le datacenter, entraînant un départ d’incendie.

« Les pompiers ont coupé l’alimentation électrique du bâtiment et des générateurs pendant l’intervention pour maîtriser l’incendie. Nous attendons toujours l’autorisation de rétablir le courant et, dès que ce sera fait, nous veillerons à rétablir l’alimentation et la connectivité en toute sécurité », décrivait alors AWS.

Quelques heures plus tard, bis repetita : un problème d’alimentation électrique, puis une interruption de service plus large, sont annoncés pour la deuxième zone concernée aux EAU. Dans un nouveau point d’étape, publié mardi 3 mars vers 2 heures du matin (heure de Paris), AWS confirme que les deux sites concernés ont bien été touchés directement par des tirs, et conseille à ses clients qui opèrent des services dans la région de basculer, dans la mesure du possible, vers d’autres infrastructures.

Par ricochet, la troisième zone dont dispose AWS aux EAU souffre en effet de problèmes de disponibilité, et la plupart des services courants sont signalés comme hors service ou fortement dégradés sur toute la « région » correspondant aux Émirats (ME-CENTRAL-1), mais aussi à celle, voisine, de Bahreïn (ME-SOUTH-1). Parmi les trois zones que compte cette dernière, un site a en effet lui aussi subi les conséquences des bombardements, sans avoir été directement visé : « une frappe de drone à proximité de l’une de nos installations a causé des dommages matériels à notre infrastructure », décrit ainsi l’entreprise.

Rétablissement progressif des services

Suite à ces incidents, Amazon décrit un double chantier de remise en état, aussi bien matériel que logiciel, sans pouvoir s’avancer quant à un horizon temporel de retour à la normale :

« Dans les deux régions, les clients constatent une augmentation des taux d’erreur et une disponibilité réduite pour certains services, notamment Amazon EC2, Amazon S3, Amazon DynamoDB, AWS Lambda, Amazon Kinesis, Amazon CloudWatch, Amazon RDS, ainsi que la console de gestion et l’interface de ligne de commande AWS. Nous mettons tout en œuvre pour rétablir la disponibilité complète du service dans les plus brefs délais, mais nous prévoyons que la reprise sera longue compte tenu de l’ampleur des dégâts matériels. »

L’entreprise indique privilégier le rétablissement de services clés tels que S3 ou DynamoDB, qui sous-tendent le fonctionnement de ses infrastructures, et promet ensuite de mettre l’accent sur les outils de migration et d’export, afin que les clients des zones concernées puissent transférer leurs données et leurs charges de travail vers des environnements fonctionnels.

Elle invite par ailleurs ses clients opérant dans la région à anticiper les conséquences potentielles du conflit :

« Nous recommandons aux clients dont les charges de travail s’exécutent au Moyen-Orient d’envisager dès maintenant de sauvegarder leurs données et, le cas échéant, de migrer leurs charges de travail vers d’autres régions AWS. Nous leur conseillons de mettre en œuvre leurs plans de reprise d’activité, de restaurer leurs données à partir de sauvegardes distantes stockées dans d’autres régions et de mettre à jour leurs applications afin de rediriger le trafic hors des régions affectées. »

Neuf zones et trois régions au Moyen-Orient

AWS dispose pour mémoire de trois « régions » au Moyen-Orient, avec une présence sous forme d’infrastructures physiques à Bahreïn depuis 2019, étendue aux Émirats Arabes Unis en 2022 et à Israël en 2023, tandis qu’un lancement a été annoncé pour 2026 en Arabie Saoudite (sans plus de précision). Chacun des trois pays déjà ouverts dispose de trois « zones de disponibilité » (un ou plusieurs centres de données à part entière dotés d’une alimentation redondante et d’une connectivité propre). Aux Émirats Arabes Unis, les trois zones d’AWS se répartissent entre Abu Dhabi et Dubaï.

AWS revendique trois régions et neuf zones au Moyen-Orient, auxquelles doit s’ajouter l’Arabie Saoudite – capture d’écran, source
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