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index.feed.received.yesterday — 4 avril 2025

☕️ Datacenter : iliad finalise la vente de 50 % d’OpCore à InfraVia

4 avril 2025 à 14:26

L’acquisition de 50 % du capital d’OpCore par le fonds d’infrastructure français InfraVia est désormais finalisée. « À travers ce partenariat, le Groupe iliad et Infravia vont doter OpCore d’une structure financière à même de libérer ses perspectives d’hypercroissance par le développement de nouveaux datacenters de plusieurs centaines de mégawatts en France et en Europe. Plusieurs projets de construction sont déjà en cours », indiquent les deux entreprises, déjà partenaires de longue date dans les investissements autour de la fibre, dans un communiqué commun.

L’opération, initialement annoncée le 4 décembre dernier, valorise l’entreprise à hauteur de 860 millions d’euros. Elle confère à OpCore (anciennement Scaleway Datacenter) une structure financière et un accès à de nouveaux fonds propres qui doivent permettre à l’entreprise d’aller plus facilement lever de la dette bancaire pour financer la création de ses futurs centres de données. Elle permet dans le même temps à iliad de réduire son endettement, sans perdre le contrôle d’une activité considérée comme stratégique.

« Nous allons investir avec notre partenaire InfraVia 2,5 milliards d’euros dans notre plateforme de datacenters OpCore pour devenir la première plateforme indépendante européenne », promettait à cette occasion Thomas Reynaud, directeur général du groupe iliad.

En France, OpCore revendique à ce stade plus de 50 MW de capacités opérées à ce jour sur cinq datacenters en région parisienne, ainsi que deux en région lyonnaise et un en région marseillaise, commercialisés sous la marque Free Pro.

☕️ WordPress : Automattic licencie 16 % de ses effectifs

4 avril 2025 à 11:24

Matt Mullenweg, CEO d’Automattic, a dévoilé mercredi les contours d’un vaste plan de restructuration, annoncé le jour même en interne, qui passe essentiellement par le licenciement de 16 % des effectifs. L’entreprise ne précise pas le nombre exact de salariés concernés, mais sa page A propos livre de façon indirecte le détail : le 20 mars dernier, elle mentionnait des équipes composées de 1 781 personnes. Au 4 avril, elle n’évoque plus que 1 495 « Automatticians », ce qui correspondrait à 286 départs officialisés au cours des deux derniers jours.

« Bien que notre chiffre d’affaires continue de croître, Automattic évolue dans un marché hautement concurrentiel et la technologie connaît une évolution sans précédent. Pour accompagner nos clients et nos produits, nous devons améliorer notre productivité, notre rentabilité et notre capacité d’investissement », justifie Matt Mullenweg. Le plan de restructuration permettrait selon lui de redonner un surcroît d’agilité à l’entreprise, éliminer certains silos et améliorer la qualité générale des produits édités par Automattic.

Cette vague de licenciement intervient après une période troublée pour l’écosystème commercial de WordPress, qui a vu Matt Mullenweg s’écharper publiquement avec son concurrent WP Engine, l’accusant d’utiliser la marque WordPress de façon abusive et de ne pas collaborer assez au projet open source éponyme. En réaction à cette affaire et suite à une manche juridique perdue face à WP Engine, Automattic avait annoncé début janvier « réduire ses contributions au projet WordPress ».

En octobre dernier, suite à ce conflit, Matt Mullenweg affirmait qu’Automattic était à court d’employés.

IA : OpenAI et Anthropic ciblent les étudiants

4 avril 2025 à 10:54
Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
IA : OpenAI et Anthropic ciblent les étudiants

OpenAI et Anthropic viennent tous deux de lancer une offensive en direction du monde universitaire outre-Atlantique. Le premier choisit de rendre son abonnement ChatGPT Plus gratuit pour tous les étudiants aux États-Unis et au Canada jusqu’au mois de mai. Le second mise sur la création d’une offre dédiée, Claude for Education.

Les étudiants d’aujourd’hui sont les professionnels de demain, et cette logique, qui explique en partie pourquoi des éditeurs comme Microsoft courtisent le monde de l’éducation, n’a pas échappé aux ténors de l’intelligence artificielle générative, comme l’illustrent deux annonces quasi simultanées.

ChatGPT Plus gratuit pour les étudiants… pendant deux mois

La première émane d’OpenAI, qui vient de lancer une offre d’essai promotionnelle dédiée à son abonnement payant, ChatGPT Plus. L’entreprise dirigée par Sam Altman offre aux étudiants deux mois d’accès gratuits (valables jusqu’au 31 mai 2025), sous réserve qu’ils soient inscrits dans un établissement supérieur, aux États-Unis ou au Canada. Le statut d’étudiant sera vérifié au travers du système SheerID, indique OpenAI.

Il appartiendra ensuite aux étudiants ayant souscrit l’abonnement de résilier avant le 31 mai ou, à défaut de s’acquitter du montant de l’abonnement, soit 20 dollars par mois. « Votre abonnement se renouvelle automatiquement au tarif mensuel standard de ChatGPT Plus, sauf résiliation. Si vous ne souhaitez plus continuer, veuillez résilier avant la première date de facturation suivant la période promotionnelle », avertit l’éditeur.

OpenAI cible ici directement l’utilisateur final, alors que l’entreprise mène en parallèle une politique de conquête commerciale tournée vers les établissements supérieurs avec une offre dédiée, ChatGPT Edu, qui propose notamment des possibilités plus poussées en matière d’administration, de sécurité et de création d’agents personnalisés.

Anthropic lance Claude for Education

Concurrent d’OpenAI avec ses modèles Claude, Anthropic lance justement sa propre offensive en la matière. L’entreprise a en effet annoncé mercredi le lancement de Claude for Education, une offre qui vise à fournir aux établissements supérieurs un accès personnalisé à ses outils d’IA générative. Anthropic promet notamment une « nouvelle expérience Claude qui guide le processus de raisonnement des élèves plutôt que de fournir des réponses, contribuant ainsi à développer des compétences de pensée critique ».

En attendant de voir ce que recouvre cette dernière, Anthropic ne cache pas son ambition de contribuer à améliorer le taux de pénétration de ses IA parmi le public des étudiants. Le lancement de Claude for Education s’accompagne ainsi d’accords commerciaux avec plusieurs grands campus (Northeastern University à Boston, London School of Economics and Political Science (LSE), Champlain College au Canada), dont les étudiants accèderont gratuitement aux outils d’Anthropic.

La société présente également un programme d’étudiants ambassadeurs, à qui elle promet un accès privilégié à ses équipes, mais aussi une formule de crédits gratuits pour les étudiants qui souhaiteraient élaborer leurs projets d’étude grâce à Claude. Anthropic annonce par ailleurs rejoindre à cette occasion le consortium Internet2 et collaborer avec la ed tech américaine Instructure pour interfacer Claude avec la plateforme d’apprentissage Canvas LMS.

Études : les bénéfices de l’IA toujours contestés

« L’IA change ce que signifie être paré à l’emploi et, en tant qu’établissement tourné vers l’avenir, Champlain offre aux étudiants la possibilité d’utiliser l’IA afin qu’ils puissent être opérationnels dès l’obtention de leur diplôme », se réjouit Alex Hernandez, président du Champlain College, cité par Anthopic.

Si la capacité à utiliser l’IA générative, comprendre leurs atouts et se prémunir de leurs limites constitue assurément un atout, plusieurs études alertent déjà sur les risques associés à l’omniprésence de ces outils dans les cursus étudiants. Des chercheurs de Microsoft, en partenariat avec l’université de Carnegie Mellon, ont par exemple récemment conclu que l’utilisation de l’IA générative contribuait à une diminution de l’esprit critique.

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Les droits de douane Trump relancent l’hypothèse d’une taxe GAFAM européenne

3 avril 2025 à 14:06
Seul contre tous
Les droits de douane Trump relancent l’hypothèse d’une taxe GAFAM européenne

Donald Trump a tenu parole, en annonçant, mercredi, de nouveaux droits de douane exceptionnels, censés favoriser selon lui la réindustrialisation des États-Unis. Si la sidération domine encore sur les marchés financiers, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. L’Europe et la France défendent déjà l’idée de contre-mesures, parmi lesquelles l’hypothèse d’une taxe GAFAM, appliquée sur les flux financiers des géants du numérique, risque de s’imposer comme une évidence.

L’incertitude a duré jusqu’aux dernières heures : jusqu’où Donald Trump allait-il mettre à exécution ses menaces de droits de douane ? Le président des États-Unis n’a finalement pas mis d’eau dans son vin. Il a annoncé mercredi, à l’occasion de ce qu’il qualifie de « Liberation Day », un jeu de mesures exceptionnelles, qui instaurent des droits de douane particulièrement lourds pour les marchandises importées aux États-Unis. La Chine et les autres pays de l’Asie manufacturière sont particulièrement touchés, tout comme l’Union européenne.

Outre une taxe plancher sur les importations de 10 %, valable pour tous les pays – une approche systématique qui conduit à introduire des droits de douane sur des archipels peuplés uniquement de manchots et d’oiseaux, Trump prévoit des droits de douane individualisés et réciproques plus élevés pour les pays avec lesquels les États-Unis entretiennent une balance commerciale déficitaire.

Présentés à grands renforts de tableaux pendant une conférence de presse, ces droits de douane se montent à 20 % pour l’Union européenne, 54 % pour la Chine (en intégrant les précédentes taxes de 20 % entrées en vigueur début mars), 32 % pour Taïwan, 24 % pour le Japon, 49 % pour le Cambodge ou 46 % pour le Vietnam, 48% pour le Laos, 47% pour Madagascar, 44% pour le Sri Lanka, etc.

Ils ne préjugent pas, par ailleurs, d’éventuelles taxes spécifiques, comme les 25 % désormais prélevés sur l’importation de véhicules produits en dehors des États-Unis.

Une méthodologie qui interroge

Outre les cas particuliers comme le Canada, le Mexique ou la Chine, pourquoi de telles variations entre, disons, le Vietnam et le Cambodge ? Après analyse des chiffres, l’économiste américain James Surowiecki a remarqué une corrélation entre le déficit commercial des États-Unis avec le pays concerné et le niveau de droits de douane appliqué. Une hypothèse qu’a partiellement confirmée le bureau du représentant américain au commerce (USPTR), en publiant, jeudi, l’équation ayant soi-disant présidé au calcul.

Si les modalités de ce calcul interrogent, c’est aussi parce que Donald Trump parle de droits de douane réciproques, comme si les États-Unis ne faisaient que réagir aux pressions commerciales que lui font subir les autres pays du monde. L’Europe est dans ce contexte accusée de taxer à hauteur de 39 % les importations venues de l’autre côté de l’Atlantique, mais d’où vient ce chiffre ?

De façon empirique, un journaliste de Wired vérifie, sur 182 des 185 pays concernés, l’hypothèse de Surowiecki : « pour chaque pays, ils ont simplement pris notre déficit commercial avec ce pays et l’ont divisé par les exportations de ce pays vers nous ». En 2024, l’Union européenne a, par exemple, exporté l’équivalent de 605 milliards de dollars vers les États-Unis, mais importé uniquement 370 milliards de dollars, soit une balance déficitaire de 236 milliards de dollars… qui représente 39 % de ce que les États-Unis ont consommé en provenance de l’Europe.

Quel impact sur le secteur de la tech ?

Jeudi matin, les marchés européens ont vu rouge, très rouge, et l’ouverture de Wall Street s’annonce difficile. Bien que Trump défende l’impact positif de ses mesures pour l’économie américaine, ces droits de douane risquent en effet de soulever de nombreuses difficultés pour les sociétés qui produisent ou s’approvisionnent dans le reste du monde. Apple, qui fabrique massivement en Asie (Chine, Inde, Vietnam) ou Amazon, dont les rayons virtuels débordent de produits manufacturés à l’étranger, figurent parmi les acteurs de premier plan les plus exposés.

Les répercussions à plus long terme sont toutefois difficiles à mesurer. D’abord, parce que l’économie de la tech repose sur une infinité d’interdépendances entre composants, technologies, logiciels et flux financiers mondialisés. Ensuite, parce que la manœuvre de Donald Trump recèle une part variable non négligeable.

« Ces droits de douane resteront en vigueur jusqu’à ce que le président Trump détermine que la menace posée par le déficit commercial et le traitement non réciproque sous-jacent est satisfaite, résolue ou atténuée », expose clairement la Maison blanche. Le président ne s’en cache pas : il cherche à faire pression sur les états comme sur les acteurs économiques, pour obtenir des mesures favorables à l’économie des États-Unis, et ramener sur son sol des investissements, des usines et des emplois.

Vers une guerre commerciale ?

Droits de douane contre droits de douane, l’hypothèse laisse supposer une hausse généralisée des prix avec, à la clé, un risque de récession de l’économie américaine, dont la consommation des ménages représente près de 70 %. Un risque assumé par Donald Trump. « Ce que nous faisons est grand, nous rapportons la richesse à l’Amérique, et il y aura une période de transition. Il faut du temps », déclarait-il le 9 mars dernier, au micro de NBC.

En attendant, une forme de riposte s’organise, même si les contours en sont encore flous. Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a rappelé jeudi matin que l’Union préparait déjà un lot de mesures visant à taxer les marchandises venues des États-Unis, en réponse aux droits de douane déjà instaurés par Donald Trump sur les produits contenant de l’acier et de l’aluminium. « Et nous nous préparons maintenant à de nouvelles contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises si les négociations échouent », a-t-elle ajouté lors de sa déclaration.

Le retour d’une taxe GAFAM européenne ?

Il est toutefois probable que d’autres mesures, moins « réciproques », soient aussi envisagées, et l’hypothèse d’une taxe GAFAM suscite déjà, dans ce contexte, de premières déclarations. Elle apparaît en effet comme une mesure de rétorsion relativement évidente, du fait de la part prépondérante des services, et donc de l’économie numérique, dans la balance commerciale états-unienne. Un point que Donald Trump omet sciemment dans ses propres chiffres et déclarations, qui ne raisonnent que sur la base des biens matériels.

En 2023, l’Europe exportait par exemple 503 milliards d’euros de marchandises vers les États-Unis, et en importait 347 milliards d’euros. Or la situation s’inverse quand on regarde les services : l’Union européenne exportait l’équivalent de 319 milliards d’euros vers les États-Unis, alors que ces derniers génèraient 427 milliards d’euros à partir du marché européen. En matière de services, les États-Unis bénéficient donc d’un excédent commercial significatif vis à vis de l’Europe.

La France semble déjà pencher en faveur de l’idée d’une taxe GAFAM, comme l’a laissé entendre Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, sur RTL. Rappelant le premier volet de la riposte européenne relative à l’aluminium et à l’acier, elle évoque un second volet, plus large, « probablement prêt à la fin du mois d’avril sur l’ensemble des produits et des services, et j’insiste bien sur les services, avec de nouveaux outils » réglementaires, dits anti-coercition.

☕️ 50 ans plus tard, Bill Gates publie le code source de l’Altair BASIC

3 avril 2025 à 09:11

Alors que Microsoft célèbrera vendredi 4 avril les cinquante ans de sa création en tant que société, Bill Gates est revenu cette semaine sur ce qui constitue sans doute l’épisode fondateur de son aventure entrepreneuriale : l’écriture avec Paul Allen, en un temps record, d’un interpréteur BASIC destiné à l’Altair 8800 de MITS (basé sur le CPU 8080 d’Intel).

Il a dans le même temps publié, pour la première fois, le code source de ce fameux interpréteur, le premier produit commercial vendu par les deux fondateurs de Microsoft : 150 pages de sorties d’imprimante scannées, qui révèlent (PDF) un code dûment commenté, écrit en seulement trente jours (et trente nuits) au printemps 1975.

« Avant Office, Windows 95, la Xbox ou l’IA, il y avait Altair BASIC », attaque joliment Bill Gates, avant de retracer plus en détail le déroulé des faits. D’abord, la découverte de cette nouvelle machine, l’Altair 8800, affichée en couverture du magazine Popular Electronics, qui augurait l’avènement d’une informatique personnelle. Puis cette idée en forme de défi, vendue sur papier à MITS, le fabricant de l’Altair : développer un interpréteur BASIC, capable d’offrir une alternative au langage assembleur de base de la machine. Sans accès direct à cette dernière, Gates et Allen durent utiliser un simulateur.

« Enfin, après de nombreuses nuits blanches, nous fûmes prêts à montrer notre interpréteur BASIC à Ed Roberts, le président de MITS. La démonstration se révéla un succès, et MITS accepta de nous acheter le logiciel. Ce fut un moment pivot pour Paul et moi. Altair BASIC devint le premier produit de notre nouvelle société, que nous avions décidé d’appeler Micro-soft (nous avons abandonné plus tard le tiret) », écrit Bill Gates.

☕️ Nintendo lancera la Switch 2 le 5 juin, à partir de 470 euros

2 avril 2025 à 17:49

Nintendo a dévoilé mercredi, lors d’une conférence diffusée en direct, les grandes lignes et les premiers jeux de sa future console hybride (mi portable, mi console de salon), la Switch 2. Son lancement est désormais officiellement programmé au 5 juin prochain, avec un prix de départ fixé à 469,99 euros et des précommandes ouvertes à partir du 8 avril.

Sur le plan matériel, Nintendo valide ou précise la plupart des éléments déjà évoqués en janvier, lors de la première confirmation officielle de la console. La Switch 2 conserve le même schéma de fonctionnement que celui du modèle originel (un écran central autonome, des manettes amovibles sur le côté, une station d’accueil pour relier l’ensemble à une TV).

Le fabricant japonais livre quelques premiers détails techniques : la Switch 2 s’articule autour d’un écran LCD (et non OLED) de 7,9 pouces, délivrant 1920 x 1080 pixels avec une fréquence d’affichage variable pouvant monter à 120 Hz et prise en charge du HDR10.

Une fois connectée en USB-C à son dock, ce dernier autorise, via HDMI, un affichage 3840 x 2160 (4K) à 60 images par seconde (fps). Pour aller chercher les 120 fps, il faudra basculer sur une résolution inférieure (1920 x 1080 ou 2560 x 1440).

Huit ans après la Switch première du nom, qui utilisait un dérivé de la puce Tegra, Nintendo reste fidèle à NVIDIA. La Switch 2 exploite une nouvelle fois un design personnalisé, dont les caractéristiques n’ont pas encore été dévoilées. La console bascule pour le reste sur 256 Go de stockage (contre 32 Go sur la première Switch et 64 Go sur sa variante OLED), avec Bluetooth et Wi-Fi 6, ou liaison réseau filaire via un port LAN quand elle est rangée sur son dock.

Nintendo évoque deux ports USB type-C (l’un sert à la connexion au dock, l’autre aux accessoires, les deux permettent la recharge) et un emplacement pour cartes microSD Express, format auquel seront distribués les jeux, jusqu’à 2 To. La console, qui pèse 401 grammes sans ses manettes et présente 13,9 mm d’épaisseur, dispose d’une batterie de 5 520 mAh qui autorise une autonomie théorique comprise entre « 2 et 6,5 heures ».

Les manettes Joy-Con, connectées en Bluetooth 3.0 et désormais dotées d’une attache magnétique, prennent un peu d’embonpoint. Elles inaugurent un capteur optique, permettant de les utiliser comme une souris d’ordinateur. Elles gagnent également un bouton C, dédié aux nouvelles fonctionnalités de discussion en jeu implémentées par Nintendo dans son environnement logiciel, baptisées GameChat. Entre autres accessoires, une caméra sera proposée en option, avec la promesse d’interactions au sein de certains jeux.

Du côté des jeux justement, c’est la grande offensive. Nintendo mise en premier lieu sur ses propres licences, à commencer par un nouvel épisode de Mario Kart, qui sera proposé avec la console en bundle au lancement, ou Donkey Kong Bananza, attendu pour mi-juillet. Entre nouveautés et rééditions, la firme convoque sans surprise ses licences les plus iconiques.

Elle y ajoute une forte dimension rétrocompatibilité, avec la prise en charge annoncée de la plupart des jeux Switch et l’ajout de jeux Gamecube au sein de l’abonnement Nintendo Switch Online.

Enfin, Nintendo promet pléthore de titres émanant d’éditeurs tiers, incluant de nombreux titres de premier plan (AAA), même et y compris popularisés par des plateformes concurrentes, PC ou consoles. Dans le lot figurent des jeux tels que Elden Ring, Cyberpunk 2077, Final Fantasy 7 Remake, Star Wars Outlaws, Fortnite, Hogwarts Legacy, EA Sports FC, etc. FromSoftware signera par ailleurs une exclusivité dédiée à la Switch 2, attendue pour 2026 : un jeu d’action ambiance vampire en monde ouvert avec dimension multijoueurs baptisé The Duskbloods.

Bref, un programme musclé, pour une console qui aura la lourde tâche de succéder à une Switch, première du nom, vendue à plus de 150 millions d’exemplaires dans le monde depuis son lancement en 2017.

Michael Waltz utiliserait Gmail dans ses activités de conseiller à la sécurité de Trump

2 avril 2025 à 14:23
Ils avaient dit "don't be evil"
Michael Waltz utiliserait Gmail dans ses activités de conseiller à la sécurité de Trump

Quelques jours après le « SignalGate », une enquête du Washington Post révèle que Michael Waltz, conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, aurait utilisé son adresse Gmail pour orchestrer certaines de ses activités professionnelles. Il avait déjà été épinglé quelques jours plus tôt pour avoir laissé en accès public la liste de ses contacts sur l’application de paiement Venmo.

La Maison-Blanche n’en a manifestement pas tout à fait fini avec ses problématiques de shadow IT. Une enquête du Washington Post, publiée mardi 1er avril, affirme en effet que Michael Waltz, conseiller à la sécurité nationale du Président, a utilisé une messagerie commerciale, en l’occurrence un compte Gmail, pour échanger avec des membres de son équipe et d’autres représentants de l’administration Trump.

Des échanges liés à la sécurité nationale sur Gmail

Cette fois, il n’est pas question de préparatifs liés à une action militaire imminente, mais les échanges diffusés sur cette adresse personnelle présentent toutefois un réel enjeu de confidentialité, estime le Washington Post. « Un assistant senior de Waltz a utilisé [Gmail] pour des conversations hautement techniques avec des collègues d’autres agences gouvernementales impliquant des positions militaires sensibles et des systèmes d’armes de premier plan liés à un conflit en cours », écrit ainsi le quotidien américain.

Il affirme avoir eu accès à des captures d’écran illustrant cette utilisation de Gmail par ou au nom de Waltz. Le recours à une messagerie personnelle aurait également été confirmé par trois officiels de l’administration Trump, non cités. Le header des courriers envoyés au nom de Waltz révèle que ses destinataires utilisent, eux, des comptes de messagerie fournis par l’administration, note encore le Washington Post.

Négligence ou contournement délibéré ?

Dans le contexte de la Maison blanche, cette utilisation de Gmail soulèverait deux problèmes principaux, à commencer, bien sûr, par la question de la sécurité, puisque la messagerie ne garantit pas, par défaut, un chiffrement de bout en bout des échanges (Google vient d’ailleurs précisément d’annoncer l’introduction prochaine d’un chiffrement bout en bout simplifié à destination de sa clientèle entreprise).

Le second relève d’une exigence réglementaire : les officiels de l’administration états-unienne doivent utiliser les outils internes pour leur correspondance de façon à ce que cette dernière puisse être archivée, en vertu du Freedom of Information Act (FOIA). Brian Hughes, porte-parole de la sécurité nationale à la Maison-Blanche, récuse auprès du Washington Post l’hypothèse d’un contournement intentionnel de cette exigence, formulée par certains commentateurs sur les réseaux sociaux après l’épisode du SignalGate.

L’approche quelque peu laxiste de Waltz quant aux outils de communication commence toutefois à soulever des questions au sein du Bureau ovale, remarque par ailleurs le Wall Street Journal. Le quotidien économique rapporte ainsi, dans un article daté du 30 mars, que l’intéressé n’en serait pas à sa première boucle Signal. Il en aurait ainsi créé et animé plusieurs, autour de sujets aussi explosifs que le règlement du conflit entre l’Ukraine et la Russie, ou d’autres opérations militaires (non précisées).

Le précédent Venmo

Quelques jours plus tôt, Michael Waltz s’était déjà vu épingler par Wired. Le magazine explique comment il a découvert le compte Venmo (un service d’envoi d’argent en ligne appartenant à Paypal) du conseiller de Donald Trump, avec photo et liste de contacts accessibles publiquement. Le compte en question aurait été basculé en privé peu de temps après que les journalistes de Wired ont contacté la Maison blanche pour une demande de réaction.

Que Waltz utilise Venmo pour partager l’addition d’un restaurant avec ses amis n’est pas problématique en soi, mais Wired explique comment l’analyse des contacts directs du conseiller, puis l’étude de leurs propres réseaux, permet d’identifier des profils stratégiques ou d’établir des connexions entre personnalités de premier plan.

La découverte se révèle d’autant plus croustillante qu’il ne s’agit pas d’une première. En août 2024, Wired avait ainsi déjà découvert, et analysé, le réseau de contacts Venmo associé au compte de J. D. Vance, devenu depuis vice-président des États-Unis. L’exercice avait permis de révéler l’identité de certains des architectes du projet stratégique de Donald Trump et des artisans de sa campagne de réélection.

Cette nouvelle charge contre Michael Waltz intervient quelques jours après l’épisode du SignalGate, qui a défrayé la chronique fin mars. Un journaliste de The Atlantic avait alors révélé avoir été invité dans une conversation Signal réunissant la garde rapprochée de Donald Trump et dédiée aux préparatifs d’une attaque militaire au Yémen contre les Houthis. Les officiels concernés, de la Défense à la CIA, avaient ensuite cherché à minimiser la portée de l’incident, en déclarant notamment que les informations diffusées sur ce canal ne relevaient pas du secret défense. En réaction, le magazine américain a pris le parti de publier l’intégralité des échanges.

OpenAI lève 40 milliards de dollars et promet un modèle partiellement ouvert

1 avril 2025 à 09:41
OpenAI lève 40 milliards de dollars et promet un modèle partiellement ouvert

OpenAI a formalisé un nouveau tour de table à hauteur de 40 milliards de dollars, amenés principalement par Softbank. Pour conclure sa levée de fonds, la société doit cependant achever sa bascule vers un modèle « for profit ». Sam Altman annonce en parallèle la sortie prochaine d’un modèle à poids ouverts, une démarche qu’OpenAI n’avait pas engagée depuis 2019.

Un tour de table à 40 milliards de dollars, calculé sur la base d’une valorisation d’entreprise désormais estimée à 300 milliards de dollars  : OpenAI a annoncé lundi ce qui devrait devenir la plus importante levée de fonds jamais réalisée par une entreprise de la tech. Cette manne doit permettre à l’entreprise de « repousser encore plus loin les frontières de la recherche en IA, faire évoluer notre infrastructure de calcul et fournir des outils de plus en plus puissants aux 500 millions de personnes qui utilisent ChatGPT chaque semaine », affirme-t-elle dans un bref communiqué.

Une levée de fonds assortie de conditions

Le groupe japonais Softbank représente le principal contributeur à ce tour de table, qui sera cependant réalisé en deux temps, et soumis à plusieurs conditions suspensives. Le premier round, programmé pour le mois d’avril, porte sur une enveloppe de 10 milliards de dollars.

Le second round est quant à lui attendu pour fin 2025 ou début 2026, et peut atteindre 30 milliards de dollars si et seulement si OpenAI parvient à boucler la restructuration de son capital, pour parvenir à devenir une entité commerciale classique, sans limitation liée à sa composante non-profit (sans but lucratif) historique.

La société dirigée par Sam Altman repose aujourd’hui sur une structure dite « capped profit », dont les bénéfices sont plafonnés (l’excédent devant, statutairement, remonter vers la structure à but non lucratif). OpenAI travaille depuis des mois à l’évolution de sa gouvernance, précisément pour répondre aux exigences de Softbank et préparer ce tour de table.

Sur cette deuxième phase, Softbank prévoit de laisser de la place à de potentiels co-investisseurs, à hauteur de 10 milliards de dollars. D’après CNBC, le tour de table inclurait Microsoft, soutien historique d’OpenAI, ainsi que les fonds Coatue, Altimeter Capital et Thrive Capital. Une partie des fonds levés aurait vocation à alimenter la contribution d’OpenAI au projet Stargate, qui ambitionne pour mémoire de fédérer 500 milliards de dollars pour construire des infrastructures dédiées à l’IA aux États-Unis.

Sam Altman annonce un modèle à poids ouverts

OpenAI a, en parallèle, lancé un appel à contributions en direction des développeurs, pour recueillir leurs suggestions relatives à un futur modèle de langage à poids ouvert. La page dédiée propose un formulaire via lequel l’entreprise demande quels sont les modèles ouverts avec lequel la personne a déjà travaillé, et quelles seraient ses attentes quant à un modèle open-weight signé OpenAI.

« Nous prévoyons de publier notre premier modèle de langage à poids ouvert depuis GPT-2. Nous y réfléchissons depuis longtemps mais d’autres priorités ont pris le pas. Maintenant, cela nous semble important de le faire », commente Sam Altman sur X. Il annonce que des événements dédiés aux développeurs seront organisés prochainement, d’abord à San Francisco, puis en Europe et en Asie, pour recueillir les retours de la communauté et présenter les premiers prototypes.

« Nous sommes impatients de voir ce que les développeurs construiront et comment les grandes entreprises et les gouvernements l’utiliseront là où ils préfèrent exécuter eux-mêmes un modèle », se réjouit-il encore. À ce stade, OpenAI ne livre aucune information précise quant à la nature exacte de ce futur modèle. L’engagement porte simplement sur l’ouverture des poids, c’est-à-dire les paramètres définis au cours de l’entraînement qui conditionnent l’exécution du modèle.

Ciblage pub et ATT : Apple condamné à une amende de 150 millions d’euros en France

31 mars 2025 à 17:35
Trop de consentement tue le consentement
Ciblage pub et ATT : Apple condamné à une amende de 150 millions d’euros en France

L’Autorité de la concurrence a condamné Apple à une amende de 150 millions d’euros en raison de son dispositif App Tracking Transparency (ATT). Elle considère que cet écran, qui demande à l’utilisateur s’il accepte la collecte de ses données personnelles lors de l’installation d’une application, porte préjudice aux mécaniques de consentement implémentées par les éditeurs tiers dans leurs propres interfaces. Les représentants du monde de la publicité et les éditeurs de services en ligne saluent la décision.

Imposer un consentement supplémentaire aux éditeurs tiers quand un seul suffit au regard de la loi constitue une forme d’abus de position dominante, estime l’Autorité de la concurrence. Dans une décision rendue le 28 mars dernier, elle condamne Apple à 150 millions d’euros, en raison de la mise en œuvre du dispositif App Tracking Transparency (ATT) au sein de son App Store entre avril 2021 et juillet 2023. « L’Autorité adjoint à cette sanction pécuniaire une obligation pour Apple de publication du résumé de la décision sur son site internet pendant une durée de sept jours consécutifs », précise-t-elle encore.

ATT : un consentement préjudiciable aux éditeurs tiers ?

Introduit au printemps 2021 avec iOS 14.5, après avoir été annoncé à l’été 2020, l’App Tracking Transparency est le dispositif par lequel Apple demande à l’utilisateur s’il accepte que son appareil iOS communique son identifiant dédié au ciblage publicitaire (le code IDFA, pour Identifier for Advertisers) à un éditeur tiers.

En pratique, il prend la forme d’un écran de recueil du consentement, qui s’affiche après l’installation d’une application téléchargée sur l’App Store. « Autoriser (l’application) à suivre vos activités dans les apps et sur les sites Web d’autres sociétés ? », demande cet écran. Deux options sont proposées : « Demander à l’app de ne pas me suivre » et « Autoriser ».

Le dispositif avait été attaqué dès 2020, avant même son déploiement effectif, au travers d’une action entamée devant l’Autorité de la concurrence par une coalition d’éditeurs de services en ligne et d’acteurs du monde de la publicité.

Ces derniers dénonçaient alors le caractère asymétrique de l’écran ATT : « il ne s’applique qu’aux situations dans lesquelles un éditeur serait amené à partager des données avec ses fournisseurs de services publicitaires autres qu’Apple. Ce dernier se réservant le droit de détenir, collecter et utiliser les données sans devoir recueillir un consentement supplémentaire pour ses activités publicitaires ».

« Les saisissantes reprochaient principalement à Apple d’imposer aux éditeurs d’applications de manière inéquitable une sollicitation superfétatoire et non conforme au RGPD et ePrivacy, tout en s’affranchissant de ces mêmes restrictions, favorisant ainsi son propre écosystème fermé, ses propres applications et ses services publicitaires », résument lundi les plaignants dans un communiqué commun.

Alliance Digitale, le Syndicat des Régies Internet (SRI), l’Union des entreprises de conseil et d’achat média (Udecam) et le Groupement des éditeurs et services en ligne (Geste) y saluent une « victoire importante », pour un écosystème dont les modèles économiques et les revenus auraient été « gravement affectés par l’ATT ».

L’Autorité de la concurrence n’a pas encore publié le texte intégral de la décision, mais elle en commente la teneur dans un communiqué.

Deux consentements ne valent pas mieux qu’un

Elle y remarque que l’ATT n’est pas nécessaire au regard de la loi dans la mesure où il ne permet pas « le recueil d’un consentement valable au regard du droit applicable tel qu’il résulte, notamment de la loi Informatique et Libertés ».

Dans ce contexte, Apple reste « libre d’édicter des règles de protection des consommateurs supplémentaires à celles imposées par la réglementation », souligne le gendarme de la concurrence. À condition toutefois que cet objectif légitime soit mis en œuvre dans le respect du droit de la concurrence, compte tenu de la position dominante de l’entreprise sur le marché de la distribution d’applications à destination des terminaux iOS.

Or, décrit l’Autorité, les modalités de fonctionnement de l’ATT « compliquent artificiellement le parcours des utilisateurs d’applications tierces et faussent la neutralité du dispositif au détriment des petits éditeurs se finançant par la publicité ».

« En effet, si le refus d’une opération de traçage publicitaire ne doit être effectué qu’une fois, l’acceptation d’une telle opération doit, quant à elle, toujours être confirmée une seconde fois par l’utilisateur », précise encore l’Autorité. Selon elle, cette asymétrie empêcherait « le recueil d’un consentement éclairé que l’ATT est pourtant censé favoriser ». Si l’utilisateur refuse le transfert de ses données au niveau de l’ATT, le consentement obtenu par l’éditeur au niveau de sa propre plateforme de gestion n’aura en effet aucune valeur.

La CNIL suggère une fusion des autorisations

Sollicitée pour avis, la CNIL remarque quant à elle que « la sollicitation ATT pourrait aisément, sous réserve de quelques modifications, servir également à recueillir les consentements requis par la loi française et le RGPD ». Autrement dit, Apple pourrait modifier son dispositif de façon à ne proposer qu’un unique panneau de consentement, valable aussi bien au niveau d’iOS qu’au sein de l’application tierce.

L’Autorité prend par ailleurs en compte dans sa décision l’asymétrie de traitement constatée entre les services publicitaires d’Apple et ceux des éditeurs tiers. Jusqu’à iOS 15, la firme de Cupertino n’utilisait en effet pas l’ATT pour ses propres applications, ce qui lui avait déjà valu une condamnation de la part de la CNIL en janvier 2023.

Si elles saluent la décision, les organisations plaignantes regrettent que l’Autorité de la concurrence n’ait imposé aucune modification du dispositif à Apple. « Par conséquent, si aucun changement n’est apporté dans les prochaines semaines, l’illégalité persiste », affirment-elles, demandant la suspension immédiate d’ATT en attente des modifications nécessaires.

« Bien que nous soyons déçus par la décision d’aujourd’hui, l’Autorité de la concurrence française n’a pas exigé de changements spécifiques à l’App Tracking Transparency », remarque de son côté Apple, dans une réaction reproduite par l’AFP.

Le sujet n’a sans doute pas fini de faire des vagues. Mi-février, l’Autorité de la concurrence allemande a elle aussi estimé dans un avis préliminaire que le dispositif ATT présentait un caractère abusif et anticoncurrentiel. Comme en France, elle avait été saisie par un consortium de médias et d’acteurs de la publicité en ligne.

☕️ Pas Sage en Seine annule son édition 2025, l’avenir du festival est compromis

28 mars 2025 à 11:29

Pas Sage en Seine 2025 n’aura pas lieu. « Nous sommes contraint d’annuler le festival PSES 2025 », a signalé ce jeudi l’organisation de l’événement sur ses réseaux sociaux.

« Pour des raisons exceptionnelles, le festival PSES 2025 ne se tiendra pas. Et ne se tiendra très certainement plus », commente-t-elle plus en détails, en introduction d’un long billet (non signé) dédié à l’explication de cet arrêt.

« Depuis 2017, le festival, et certains de ses organisateurs, sont la cible de campagnes de diffamation et de calomnie, dans le cadre ou non du festival, allant jusqu’à du harcèlement et des menaces de morts », écrit l’organisation, avant d’évoquer un regain de harcèlement survenu en 2023, puis une campagne de doxing (divulgation d’informations personnelles) survenue en début d’année à l’encontre d’un de ses membres.

« Le festival avait déjà du mal à reprendre après deux ans d’arrêt dus au COVID. Les derniers événements risquent d’être le clou de son cercueil. »

Le 18 mars dernier, Pas Sage en Seine indiquait son intention d’organiser l’événement sur deux jours, contre trois prévus initialement, faute d’un volume suffisant de conférences.

Initié en 2009 dans le Sentier « pour discuter bricole et bidouille dans une ambiance hackerspace », avant de s’ouvrir plus largement au grand public et de prendre ses quartiers annuels dans l’Est de la région parisienne, à Choisy-le-Roi, PSES explorait, chaque année, les questions de société et démocratie numérique, avec la culture hacker, l’informatique et une vision libertaire comme fil rouge.

« Tu défends une cause, quelle qu’elle soit ? Humanitaire, immigration, toxico, travail du sexe, hôpital, éducation, prison… On a envie d’entendre un peu ce que les autres préfèrent souvent taire ! », résumait par exemple l’appel à contributions 2019.

Les vidéos de ses précédentes conférences sont consultables sur son instance Peertube.

Ubisoft crée une filiale dédiée à ses principales licences avec le soutien de Tencent

28 mars 2025 à 09:35
The Division
Ubisoft crée une filiale dédiée à ses principales licences avec le soutien de Tencent

Ubisoft se prépare à créer une filiale chargée du développement de ses principales licences, à commencer par la série des Assassin’s Creed. La nouvelle entité, sous contrôle de l’éditeur français, est financée à hauteur de 1,16 milliard d’euros par le géant chinois Tencent.

Diviser pour mieux optimiser ? Engagée depuis plusieurs semaines dans la mise au point d’un plan de restructuration, la famille Guillemot, actionnaire principal d’Ubisoft, en a finalement dévoilé jeudi les grandes lignes.

La manœuvre associe étroitement le destin de l’éditeur français au groupe chinois Tencent, qui va injecter 1,16 milliard d’euros dans une nouvelle filiale d’Ubisoft (sans nom officiel à ce stade). Cette dernière regroupera l’ensemble des équipes et des studios chargés du développement de trois des principales licences de l’éditeur : Assassin’s Creed, Far Cry, et Tom Clancy’s Rainbow Six.

Des liens renforcés avec Tencent

« Avec la création d’une filiale dédiée, qui pilotera le développement de trois de nos plus grandes licences, et l’intégration de Tencent comme actionnaire minoritaire, nous valorisons nos actifs, consolidons notre bilan et créons les conditions optimales pour la croissance à long terme et le succès de ces licences », déclare Yves Guillemot, cofondateur et CEO d’Ubisoft, dans un communiqué (PDF).

L’opération se fait sur la base d’une valorisation estimée à 4 milliards d’euros, indique l’entreprise, ce qui signifie que Tencent détiendra environ 25 % de la filiale à venir. Elle représente une prime significative par rapport au cours actuel d’Ubisoft en bourse. L’entreprise, dont le flottant représente pour mémoire 70 % du capital, a terminé la journée de jeudi sur un cours de 12,92 euros, soit une capitalisation boursière totale de l’ordre de 1,97 milliard d’euros.

Ubisoft garde le contrôle

La nouvelle filiale sera créée et détenue à 100 % par Ubisoft avant l’entrée de Tencent au capital, précise l’éditeur, dont le conseil d’administration a gravé dans le marbre les modalités de contrôle, au moins pour les premières années. L’accord passé avec le géant chinois des jeux mobiles prévoit ainsi que Tencent conserve ses parts pendant cinq ans, à moins qu’Ubisoft ne perde la majorité, et ne dispose que d’un droit de véto au niveau du conseil d’administration. L’éditeur français s’engage de son côté à ne pas céder la majorité pendant deux ans.

Au-delà des aspects financiers, la nouvelle entité, dont le siège sera situé en France, devrait disposer d’une autonomie opérationnelle vis-à-vis de sa maison mère, avec sa propre équipe dirigeante, et la capacité à réaliser ses propres décisions en matière de développement, de marketing et de distribution. Pour développer ses trois licences phares, elle s’appuiera sur les studios Ubisoft de Montréal, Québec, Sherbrooke, Saguenay, Barcelone et Sofia.

Ubisoft conserve Ghost Recon, The Division et ses marques historiques

« Vous êtes + de 3 millions sur Assassin’s Creed Shadows », s’est félicité jeudi soir Ubisoft, selon qui le nouvel épisode enregistre le deuxième meilleur démarrage (ventes au premier jour) de la série. Si cette marque emblématique est transférée à la future filiale, que reste-t-il à la maison mère ?

« Ubisoft se concentrera sur le développement de franchises emblématiques, notamment Tom Clancy’s Ghost Recon et The Division, en accélérant la croissance de ses titres les plus performants et en tirant parti des technologies disruptives sur de nouvelles licences, tout en continuant à proposer des moteurs de jeu et des services en ligne de pointe », répond l’éditeur.

Malmené en bourse depuis l’été 2024 suite à plusieurs échecs commerciaux, Ubisoft a également connu à l’automne d’importantes tensions sociales sur fond de fin programmée du télétravail. Ce contexte avait amené l’éditeur à annoncer, début janvier, l’étude de ses différentes options stratégiques sur le plan capitalistique. L’entreprise a dans le même temps engagé un programme de restructuration qui doit lui permettre de réduire sa base de coûts fixes de 200 millions d’euros « d’ici l’exercice 2025 – 26 par rapport à l’exercice 2022 – 23 ».

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