Lorsque la CNIL parle des caméras « touristiques », il s’agit de celles utilisées par des communes pour « valoriser un territoire ». La Commission rappelle qu’elles « ne devraient pas permettre la collecte de données personnelles ».
Problème : « lors de contrôles, la CNIL a constaté qu’il était parfois possible de distinguer, sur les vidéos et photographies diffusées par les communes sur leurs sites web à des fins de promotion touristique, des personnes dans leur quotidien ainsi que des plaques d’immatriculation des véhicules dans le champ des caméras ».
La Commission explique que cela constitue un traitement de données personnelles et qu’il doit donc respecter le RGPD. Certaines communes ont fait valoir « que l’utilisation de ces caméras […] reposait sur la base légale de l’intérêt légitime ».
La CNIL n’est pas du même avis et parle d’un « traitement de données personnelles disproportionné au regard de sa finalité ». De plus, « ce type de dispositif ne permet pas aux personnes de s’opposer à cet enregistrement avant le recueil des images ». Les communes ciblées et les griefs précis ne sont pas indiqués.
Les caméras permettaient d’observer « des moments de vie personnels » comme ceux aux terrasses de bars, ou lors de manifestations sur la voie publique, mais aussi des moments « intimes » avec des caméras sur les entrées et fenêtres d’habitations par exemple. La Commission rappelle aussi qu’il existe des risques de « cambriolages, harcèlement, chantage, violences conjugales ».
La CNIL n’interdit pas les caméras touristiques, mais à condition qu’elles respectent la vie privée des personnes. Un exemple de bonnes et mauvaises pratiques est donné avec Notre-Dame à Paris :
Au CES, Qualcomm fait des annonces autour des ordinateurs portables avec ses deux nouvelles puces Snapdragon X2 Plus, des voitures (connectées) avec Snapdragon Digital Chassis et des robots avec Dragonwing IQ10.
Comme toujours avec le CES de Las Vegas, les annonces sont nombreuses du côté des fabricants de puces. On ouvre le bal avec Qualcomm et sa gamme de SoC Snapdragon X2 Plus, avec des cœurs Oryon de 3ᵉ génération.
Snapdragon X2 Plus : 6 ou 10 cœurs au choix, avec ou sans « Performance »
Le processeur vient donc se positionner en dessous des Snapdragon X2 Extreme et Elite annoncés en septembre dernier. Ils ont pour rappel eux aussi des cœurs Oryon de troisième génération : 18 jusqu’à 4,4 GHz pour la version Extreme, 18 ou 12 jusqu’à 4 GHz pour la version Elite.
La version Plus du Snapdragon X2 ne propose que six ou dix cœurs maximum, là encore jusqu’à 4 GHz. Qualcomm dispose de deux types de cœurs : les Prime (les plus rapides) et les Performance (moins énergivores).
La version du X2 Plus avec dix cœurs dispose de deux six cœurs Prime et de quatre cœurs Performances, tandis que la version à six cœurs laisse tomber les cœurs Performance pour n’avoir que des Prime. À voir les conséquences que cela aura, surtout sur l’autonomie des machines.
Voici notre tableau récapitulatif des SoC Qualcomm avec des cœurs Oryon de 3ᵉ génération :
Des ordinateurs Copilot+ arrivent, avec jusqu’à 80 TOPS pour l’IA
Pas de changement pour le NPU qui revendique une puissance de calcul de 80 TOPS sur des entiers en 8 bits. La LPDDR5x grimpe jusqu’à 9 523 MT/s (MegaTransferts par seconde) avec une capacité de 128 Go au maximum ; le bus est sur 128 bits, la bande passante de 152 Go/s.
Attention toutefois à la partie graphique sur laquelle Qualcomm ne donne que très peu d’informations (comme trop souvent) : il s’agit dans les deux cas d’un Adreno X2-45 cadencé à 1,7 GHz sur le Snapdragon X2 Plus avec dix cœurs, contre 0,9 GHz seulement sur la version six cœurs ; soit un rapport quasiment du simple au double…
Du classique pour le reste avec huit lignes PCIe 5.0, quatre lignes PCIe 4.0, de l’USB4 (40 Gb/s), du Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4 via le FastConnect 7800 System, de la 5G jusqu’à 10 Gb/s avec le modem Snapdragon X75, un ISP Spectra pour le traitement des images, etc. Tous les détails sont disponibles dans ce document (pdf).
Les nouveaux Snapdragon X2 Plus seront disponibles dans des PC estampillés Copilot+ durant le premier semestre de l’année. Ce sont pour rappel des portables avec au moins 40 TOPS pour le NPU. Les machines seront moins performantes que celles avec des SoC Snapdragon X2 Elite (et Extreme évidemment) : l’autonomie sera aussi à surveiller, surtout pour la version six cœurs.
Toujours dans le monde de l’automobile, mais plus particulièrement sur les fonctions d’aide à la conduite ADAS (Advanced Driver Assistance System), Qualcomm s’associe à ZF « pour fournir une solution ADAS de pointe et évolutive qui combine des capacités avancées de calcul et de perception de l’IA ».
L’autre gros morceau des annonces de Qualcomm concerne les robots avec la plateforme Qualcomm Dragonwing IQ10. Le constructeur parle du « cerveau du robot » avec un ensemble complet qui « intègre matériel, logiciel et IA ».
Qualcomm indique travailler avec plusieurs entreprises du secteur : Advantech, APLUX, AutoCore, Booster, Figure, Kuka Robotics, Robotec.ai et VinMotion « afin de proposer à grande échelle des robots ». Le robot VinMotion’s Motion 2 (présenté il y a une semaine) est exposé sur le stand de Qualcomm ; il est par contre équipé de la plateforme de la génération précédente, la Qualcomm Dragonwing IQ9.
Sur son site Transition2025.com, le nouveau maire de New-York, Zohran Mamdani, a publié fin décembre des invitations pour sa cérémonie d’investiture. L’événement s’est déroulé à Broadway, entre Liberty St. et Barclay Street (au niveau de l’hôtel de ville de New York, dans le sud de Manhattan).
Rien de bien surprenant, jusqu’à se rendre dans la liste des objets autorisés et interdits dans la foire aux questions. Du classique à première vue, avec en-cas et thermos de boissons autorisés, tandis que les armes, drones, boissons alcoolisées, drogues, bâtons… étaient interdits.
En fin de liste, deux produits ont tapé dans l’œil d’Adafruit (un revendeur bien connu dans le monde de la bidouille) : Raspberry Pi et Flipper Zero.
« Si les inquiétudes tournaient autour des interférences, de la perturbation des ondes ou du piratage, le document ne le précise pas. Il reste vague, citant quelques appareils et espérant que le message passe. La curiosité est désormais interdite », fustige Adafruit.
Alors que le reste de la liste comprend des catégories de produits (parapluies, stylos laser, drones…), ce n’est pas le cas pour le Raspberry Pi et le Flipper Zero. Le premier est un micro-ordinateur vendu quelques dizaines de dollars, le second une boite à outils principalement conçue pour des tests d’intrusion et/ou de cybersécurité.
Les usages des deux machines peuvent être détournés, mais comme n’importe quel autre produit du genre… et il en existe de nombreuses autres références chez d’autres fabricants. Sans compter les smartphones, dont certains peuvent aussi avoir ce genre de capacité.
« Si l’objectif était d’interdire « les appareils électroniques non identifiés », « les dispositifs d’interférence de signal » ou « les outils de piratage », la liste devrait l’indiquer clairement », indique enfin Adafruit. Le revendeur ajoute que « donner des noms de marque risque de créer de la confusion ».
Plusieurs de nos confrères (dont BleepingComputer) ont contacté le service presse de Zohran Mamdami, sans réponse pour le moment.
La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) publie depuis janvier 2025 des « Flash ingérence ». Il s’agit de présenter « des actions d’ingérence économique dont des sociétés françaises sont régulièrement victimes ».
Le 9ᵉ numéro date de décembre et porte sur « l’usage de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel ». Le flash « évoque le cas de trois entreprises françaises ayant été confrontées à des dérives ou des comportements à risque associés ou permis par l’usage de l’IA ». Trois exemples sont donnés :
Des salariés d’une entreprise française stratégique ont utilisé un outil d’IA générative pour traduire des documents confidentiels
Une société délègue entièrement l’évaluation de ses partenaires commerciaux à un outil d’IA
Une entreprise française a été victime d’une tentative d’escroquerie par hypertrucage (deepfake) associant le visage et la voix de son dirigeant grâce à l’IA
Le numéro précédent portait sur les approches malveillantes sur les réseaux sociaux, avec là encore trois exemples :
Une start-up se voit proposer un investissement par un intermédiaire au profil douteux à la suite d’échanges sur un réseau social professionnel.
Un chercheur est approché sur un réseau social professionnel par un individu prétendant qu’une célébrité internationale souhaite financer ses travaux.
Après avoir créé un faux profil sur un réseau social professionnel, un individu parvient à obtenir des informations sensibles auprès de salariés d’une société.
Les flashs précédents portaient notamment sur l’absence de protection des logiciels à usage industriel, des incidents impliquant des chercheurs étrangers accueillis dans le cadre de programmes académiques officiels, sur le facteur humain (principal vecteur de compromission des systèmes d’information), sur l’utilisation d’outils numériques personnels à des fins professionnelles, sur les visites publiques de sites industriels, de sociétés ou de laboratoires, sur les risques d’atteinte à la réputation d’entreprises ou de laboratoires français évoluant à l’international, etc.
Aujourd’hui, les serveurs de Netatmo ont décidé de fêter la nouvelle année à leur manière, avec une panne. En conséquence, « les applications et le contrôle à distance ne sont pas disponibles ». C’est déjà la quatrième fois en cinq mois…
Les messages sont nombreux sur les réseaux sociaux : les serveurs Netatmo ne répondent plus. C’est également confirmé par les retours sur Downdetector, avec les premiers signalements aux alentours de 10 h et une montée en puissance jusqu’à la fin de la matinée. Cet après-midi aussi les serveurs semblent hors service. Cela tombe mal alors que la France est traversée par une vague de froid.
Sur la page dédiée à la gestion des incidents, Netatmo confirme et précise que ses « équipes travaillent actuellement à la résolution de l’incident afin que tout rentre dans l’ordre dans les meilleurs délais », sans plus de détail. Par contre, aucun message sur X ni réponse aux internautes pour le moment, que ce soit avec le compte officiel ou le compte support.
Le fabricant précise que « les applications et le contrôle à distance ne sont pas disponibles, mais le contrôle manuel et l’enregistrement des données continuent de fonctionner normalement », ces dernières seront donc disponibles quand la situation sera revenue à la normale.
« Toutes les fonctionnalités seront restaurées automatiquement, aucune action de votre part n’est nécessaire », ajoute le fabricant. Il précise aussi qu’une « partie des utilisateurs de Home + Control ne peuvent pas accéder à l’application ».
Comme le rapporte mac4ever, les applications affichent un message un peu plus précis : « vos produits continuent de fonctionner en autonomie même s’ils ne sont plus connectés : les Caméras enregistrent les événements, les Thermostats régulent le chauffage, les interrupteurs contrôlent les lumières… et vous retrouverez le contrôle total très bientôt ! ».
Selon certains, la situation semble revenir doucement à la normale. N’hésitez pas à nous faire part de vos retours si vous êtes concernés. Quoi qu’il en soit, Netatmo enchaine les pannes ces dernières semaines, avec un incident du même genre le 5 novembre, un autre le 29 octobre, le 27 septembre…
Cela relance encore une fois la question de la dépendance des produits connectés aux serveurs du fabricant. Nous en avions fait un édito il y a déjà plus de cinq ans… et la situation n’est pas franchement meilleure aujourd’hui.
30 ans, une éternité pour Internet et le numérique… et pourtant, le protocole IPv6 est loin d’avoir remplacé IPv4 qui est malgré tout à bout de souffle (à cause de la pénurie d’adresses). Si les internautes français sont plutôt bien lotis, ce n’est pas le cas partout dans le monde.
En décembre 1995, l’Internet Engineering Task Force publie la RFC 1883 intitulée « Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification ». Elle fixait au passage le nom de ce qui était parfois appelé IP Next Generation ou IPng. Les spécifications d’IPv6 ont été finalisées quelques années plus tard, en décembre 1998 avec RFC 2460.
En guise d’introduction, il était précisé que l’« IP version 6 (IPv6) est une nouvelle version du protocole Internet, conçue pour succéder à IP version 4 (IPv4) », dont la RFC 791 datait de septembre 1981. La principale nouveauté était le passage des adresses de 32 à 128 bits. D’autres changements étaient aussi de la partie, comme une simplification du format d’en-tête. IPv6 intègre aussi « des fonctionnalités permettant de renforcer la sécurité par défaut et d’optimiser le routage », explique l’Arcep (le gendarme des télécoms en France).
667 millions d’adresses IPv6… par mm² !
La différence est très importante puisqu’on passe de 4,3 x 10⁹ (soit 4,3 milliards) à 3,4 x 10³⁸ adresses possibles, soit une quasi-infinité à l’échelle de la Terre, puisque cela correspond à environ 667 millions d’adresses IPv6 pour chaque millimètre carré de surface terrestre.
4,3 milliards d’adresses peuvent sembler beaucoup, mais ce n’est pas le cas. Le RIPE NCC (Network Coordination Centre, en charge de l’Europe, du Moyen-Orient et de certaines régions d’Asie centrale) est « à court d’adresses IPv4 » depuis fin 2019. Les alertes avaient été lancées des années auparavant et la solution existait déjà depuis longtemps avec IPv6. Mais la transition est longue, très longue… elle n’est toujours pas terminée en 2026.
Cette même année, l’Arcep a décidé « d’initier la création d’une Task-Force IPv6, co-pilotée avec Internet Society France ». Son but est de « favoriser l’accélération de la transition vers IPv6 en permettant aux participants d’aborder des problèmes spécifiques et de partager les bonnes pratiques ».
La France en tête du taux d’utilisation d’IPv6 !
L’Arcep tient à jour une carte du taux d’utilisation d’IPv6, qui correspond au « pourcentage d’utilisateurs raccordés en IPv6 par leur fournisseur d’accès à internet ». Selon le dernier décompte de décembre 2025, la France est… en première position avec 75,1 %, devant l’Inde à 73,1 % et la Malaisie à 67 %.
Les États-Unis sont 11ᵉ avec 56,4 %. Les pays africains sont dans le bas du classement avec 27 % au maximum pour la République du Congo, contre 0,2 % seulement en Algérie.
En Afrique d’ailleurs, la situation était compliquée en 2025 avec des doutes sur des élections à l’AfriNIC et une question d’influence de brokers d’IP, le tout sur fond de bataille juridique et de pénurie d’IPv4. Il faut dire que l’« AfriNIC est le dernier registre internet régional à avoir des blocs d’adresses IPv4 à distribuer », nous expliquait Pierre Bonis, le directeur général de l’Afnic qui gère les noms de domaine en France. Cela attise donc les convoitises.
Risque de scission d’Internet : IPv4 et IPv6 « ne sont pas compatibles »
En France, l’Arcep publie chaque année un baromètre de la transition vers IPv6. Le dernier date de juillet 2025. Le régulateur y rappelait que IPv4 et IPv6 « ne sont pas compatibles », ce qui implique un risque de scission d’Internet. En effet, un service ou un site en IPv6 seulement (c’est-à-dire sans adresse IPv4) n’est pas accessible aux utilisateurs qui n’ont qu’une adresse IPv4, et vice-versa.
Ce n’est pas qu’une chimère, comme l’expliquait l’Arcep : « Bien que ce ne soit pas encore le cas en France, en Inde, des sites web indiens importants ne sont actuellement plus accessibles qu’en IPv6 et la Chine a planifié l’arrêt complet d’IPv4 en 2030 ».
En République tchèque, le gouvernement a annoncé la fin des services officiels accessibles en IPv4 à partir du 6 juin 2032. Un compte à rebours est lancé. Il reste 2346 jours.
Cinq grandes étapes, la première d’ici 2 à 3 ans ?
L’Arcep prévoit cinq grandes étapes de la transition mondiale vers IPv6 :
IPv6 est activé par défaut sur la quasi-totalité des offres grand public
IPv6 est activé par défaut sur la quasi-totalité des offres grand public, pro et entreprises
Une part non négligeable des sites web sont hébergés en IPv6 uniquement
Une part non négligeable des FAI ne proposent plus d’IPv4
La majorité des sites abandonnent IPv4
La première étape « devrait être atteinte au cours des trois prochaines années ». En France, Bouygues Telecom, Orange et Free sont à plus de 90 % de clients activés en IPv6 sur le grand public. Sur le pro, Orange était à la traine au dernier décompte avec 57 % fin 2024. Restait SFR à 54 % sur le grand public et 10 % sur le pro, mais la marque au carré rouge prévoyait de dépasser les 90 % de clients activés fin 2026.
Sur le mobile, Free était pendant longtemps le vilain petit canard, mais le fournisseur d’accès à Internet a enfin activé ses clients en mars 2025.
Si vous vous demandez comment fonctionne Internet, nous avons pour rappel publié un long dossier sur le sujet :
Mise à jour du 6 janvier à 16h30. Steam a mis à jour ses chiffres, comme nous l’a fait remarquer un lecteur. La part de marché est désormais de 3,58 %, en hausse de 0,38 point sur un mois. Linux ne stagne donc pas en décembre, mais progresse plus qu’en novembre et quasiment autant qu’en octobre.
Les autres chiffres précédemment communiqués étaient également faux, SteamOS remonte à 26,32 % de parts de marché sur les systèmes Linux, suivi par Arch Linux à 9,54 % et Linux Mint à 7,85 %. Windows descend finalement à 94,23 %, en baisse de 0,56 point, tandis que MacOS gagne aussi du terrain à 2,18 % (+ 0,16 point).
Les chiffres actualisés de Steam sont disponibles par ici. Aucune explication sur les changements ne semble avoir été donnée.
Brief original du 2 janvier à 11h15. En octobre, Linux dépassait pour la première fois les 3 % de parts de marché sur Steam (+ 0,37 point en un mois), la plateforme de jeux vidéo de Valve. Rappelons que, dans le même temps, Microsoft arrêtait le support de Windows 10, sauf en Europe avec un an supplémentaire.
En novembre, le système d’exploitation confirmait sa croissance avec 3,2 % de parts de marché. C’était donc une progression de 0,2 point, mais le score restait toujours sans commune mesure avec Windows, présent sur près de 94,79 % des machines des joueurs.
Les chiffres de décembre viennent de tomber et… Linux stagne avec 3,19 % de parts de marché, soit même une petite baisse de 0,01 point en un mois. Windows de son côté grimpe à 94,95 % (73 % pour Windows 11, 27 % pour Windows 10), les 1,86 % restant étant attribués à macOS.
SteamOS reste le système Linux le plus utilisé avec 20,4 % de part de marché, mais chute considérablement par rapport au mois de novembre avec 6 points de moins. Arch Linux est toujours en deuxième place avec 12,24 % et conforte sa position avec 2,27 points de plus en décembre. Il est suivi par CachyOS à 8,45 % au coude à coude avec Linux Mint 22.2 à 8,43 %.
Concernant les seules machines sous Linux, on retrouve un CPU AMD dans 72 % des cas, en hausse de plus de 5 points sur un mois. Par contre, sur l’intégralité des machines utilisant Steam, la part de marché d’AMD n’est que de 47,3 % (+ 4,7 points en un mois,+ 7 points depuis août).
Sur cette page dédiée aux différentes technologies de gravure de puces, TSMC indique désormais que la production en 2 nm « a commencé au quatrième trimestre 2025 comme prévu ». Il y a encore quelques jours, il était simplement précisé que cette technologie était « sur la bonne voie ».
Le fabricant taïwanais explique que sa gravure N2 (ou 2 nm) exploite la technologie des « transistors nanofeuilles de première génération, avec des progrès en termes de performance et de consommation d’énergie ». Selon l’entreprise, sa « technologie N2 est la plus avancée de l’industrie des semi-conducteurs, tant en termes de densité qu’en efficacité énergétique ».
TSMC propose une chronologie de ses différentes technologies. Avant le 2 nm, il y a eu le 3 nm en 2022, le 5 nm en 2020, le 7 nm en 2018, etc. L’entreprise parle aussi de l’avenir avec A16 pour cette année et A14 pour 2028. Comme chez Intel, le « A » signifie angström, une unité de mesure qui vaut 0,1 nanomètre.
« Comparé au procédé N2P de TSMC, la technologie A16 offre un gain de vitesse de 8 à 10 % avec la même tension Vdd, une réduction de la consommation d’énergie de 15 à 20 % à vitesse égale et une densité de puces jusqu’à 1,10 fois supérieure ».
Avec le passage à la technologie A14, TSMC prévoit « jusqu’à 15 % d’amélioration de la vitesse à consommation égale ou jusqu’à 30 % de consommation en moins à vitesse égale, ainsi qu’une hausse de plus de 20 % de la densité ».
Selon Wccftech (qui se base sur le média chinois Economic Daily News), TSMC « serait également en train d’accélérer la construction de son usine de 1,4 nm, ayant apparemment obtenu de meilleurs rendements grâce à sa lithographie de nouvelle génération ». L’entreprise pourrait se lancer plus tôt que prévu, dès 2027.
Rappelons enfin que parler de nm pour la finesse de gravure ne correspond pas à une réalité physique, mais marketing. Nous en parlions dans un #Nextquick récemment. La finesse de gravure est « devenue un argument marketing sans lien avec la taille réelle des éléments ou la densité de transistors ».