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Antoine Kombouaré, une première réussie avec le Paris FC qui ne demande qu'à être confirmée : « C'était le match de la réhabilitation, le match du rachat, le match de la révolte »

1 mars 2026 à 20:15
Antoine Kombouaré et le Paris FC se sont imposés face à Nice à domicile (1-0). (L. Baratoux/FEP / Icon Sport)La première d'Antoine Kombouaré sur le banc a été synonyme de victoire qui fuyait les Parisiens depuis cinq matches en Ligue 1 (1-0 face à Nice). Mais le plus dur sera de confirmer à Lyon et à Strasbourg, les deux prochains adversaires du Paris FC.

Sorti blessé contre Clermont en Top 14, Tevita Tatafu remplacé par Demba Bamba pour préparer le match contre l'Écosse

1 mars 2026 à 15:15
Blessé, Tevita Tatafu (à gauche) est remplacé par Demba Bamba dans le groupe des 42. (B. Papon et A. Mounic/L'Equipe)L'équipe de France a annoncé ce dimanche le forfait du pilier droit de l'Aviron Bayonnais Tevita Tatafu, sorti blessé samedi contre Clermont en Top 14, pour la préparation du prochain match du Tournoi des Six Nations face à l'Écosse. Il est remplacé par le Racingman Demba Bamba dans le groupe des 42.

Clément Poitrenaud après la démonstration de Toulouse face à Montauban : « On aurait pu mieux faire dans la construction du jeu »

28 février 2026 à 21:08
Clément Poitrenaud, l'entraîneur des trois-quarts toulousains. (A. Mounic/L'Équipe)Malgré la large victoire de son équipe face à Montauban (68-13), l'entraîneur des trois-quarts toulousains, Clément Poitrenaud, regrettait un certain manque de maîtrise de ses joueurs dans la construction du jeu en début de match, et un manque d'allant en seconde période, quand le résultat était acquis.

En route vers Jupiter, une sonde européenne a observé la comète interstellaire 3I/Atlas

28 février 2026 à 18:01
Rappelez vous, la noosphère a fait la découverte l’année dernière de la comète 3I/Atlas (plus précisément le 1er juillet 2025, grâce au télescope Atlas (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System), au Chili, le troisième objet interstellaire confirmé à traverser notre Système solaire, après...

Où vaut-il mieux chercher des microbes vivants sur Mars ? La Nasa a peut-être la réponse et ce n'est pas où on le pensait !

28 février 2026 à 12:08
Dans une étude, publiée dans la revue Astrobiology, des chercheurs avancent que les futures missions de recherche de vie sur Mars ne devraient pas privilégier l'étude de roches, d'argiles ou de sols. Ce que l'on avait toujours fait jusqu'à présent.

Donald Trump ordonne à toutes les administrations US de rompre avec Anthropic

28 février 2026 à 08:30
Excommunicado
Donald Trump ordonne à toutes les administrations US de rompre avec Anthropic

Donald Trump a publiquement ordonné vendredi soir à toutes les agences des États-Unis de cesser d’utiliser Claude et les produits d’intelligence artificielle d’Anthropic. La startup, dont le CEO Dario Amodei a refusé de modifier ses conditions d’utilisation pour le Pentagone, est désormais considérée comme un « fournisseur à risque pour la sécurité nationale ».

Cette fois, la rupture est consommée. Donald Trump s’en est ouvertement pris vendredi soir à Anthropic, dans un message virulent publié sur son réseau, Truth Social :

« J’ordonne à TOUTES les agences fédérales du gouvernement américain de CESSER IMMÉDIATEMENT toute utilisation de la technologie d’Anthropic. Nous n’en avons pas besoin, nous n’en voulons pas, et nous ne travaillerons plus avec eux ».

Trump menace Anthropic de conséquences civiles et pénales

Dans son message, le président développe l’idée selon laquelle c’est la façon dont Anthropic porte atteinte à la démocratie qui justifie cette mise au ban. « Les États-Unis d’Amérique ne permettront jamais à une entreprise d’extrême gauche, adepte du woke, de dicter la manière dont nos forces armées mènent et gagnent les guerres ! Cette décision revient à votre commandant en chef et aux excellents dirigeants que je nomme pour diriger nos forces armées », écrit-il encore, principalement en majuscules.

Donald Trump menace ouvertement Anthropic sur son réseau social – capture d’écran

Indiquant autoriser une période de six mois pour que le ministère de la Défense conclue ses chantiers en cours, il formule une dernière menace : « Anthropic ferait mieux de se ressaisir et de se montrer coopératif pendant cette période de transition, sinon j’utiliserai tous les pouvoirs de la présidence pour les contraindre à se conformer, avec d’importantes conséquences civiles et pénales à la clé. »

Un « risque pour la sécurité nationale »

Pete Hegseth, ministre de la Défense (renommé secrétariat d’État à la Guerre dans l’administration Trump) a concrétisé une partie de cette menace vendredi soir en déclarant, sur X, qu’Anthropic devait désormais être considéré comme un « fournisseur à risque pour la sécurité nationale ».

Ce passage en liste noire n’est pas anodin : il étend l’interdiction d’utiliser les produits Anthropic à toutes les entreprises qui contractent avec l’armée, comme le précise Hegseth :

« Suite à la directive du Président enjoignant au gouvernement fédéral de cesser toute utilisation de la technologie d’Anthropic, j’ordonne au Département de la Guerre de désigner Anthropic comme une menace pour la sécurité nationale en matière de chaîne d’approvisionnement. Avec effet immédiat, aucun contractant, fournisseur ou partenaire entretenant des relations commerciales avec l’armée américaine n’est autorisé à mener une quelconque activité commerciale avec Anthropic. »

Sur X, les notes de la communauté complètent son message en précisant : « Anthropic indique clairement que les décisions militaires relèvent du gouvernement et refuse simplement d’accorder des licences pour son produit pour certains usages, conformément aux pratiques courantes de la liberté contractuelle ».

Une décision « punitive »

Dario Amodei, CEO d’Anthropic, a réagi samedi 28 février au micro de CBS. Il fait remarquer que c’est la première fois que la sanction proclamée par Hegseth s’applique à une société basée aux États-Unis, et dit voir dans cette démarche « une mesure de représailles et de punition ».

Rappelons qu’Anthropic faisait jusqu’ici partie des fournisseurs de solutions d’intelligence artificielle destinées à la défense américaine, dans le cadre d’un contrat estimé à 200 millions de dollars. L’entreprise refuse toutefois que ses outils soient utilisés dans deux scénarios, la surveillance de masse et le pilotage d’armes autonomes, ce qu’elle vient de rappeler dans un nouveau communiqué :

« Nous avons maintenu nos exceptions pour deux raisons. Premièrement, nous ne pensons pas que les modèles d’IA de pointe actuels soient suffisamment fiables pour être utilisés dans des armes entièrement autonomes. Autoriser l’utilisation des modèles actuels à cette fin mettrait en danger les combattants et les civils américains. Deuxièmement, nous estimons que la surveillance massive des citoyens américains sur le territoire national constitue une violation des droits fondamentaux. »

Cette position a valu au CEO une convocation au Pentagone, et un ultimatum de trois jours posé par Pete Hegseth le 24 février dernier. Entre temps, Amodei a publiquement réaffirmé sa volonté de coller aux conditions d’utilisation actuelles, et donc de refuser de céder aux demandes de l’administration Trump, dans un billet publié le 26 février. Ce dernier a manifestement contribué à jeter de l’huile sur le feu. « Les soldats américains ne seront jamais pris en otage par les caprices idéologiques des géants de la tech. Cette décision est irrévocable », affirme Hegseth.

Sam Altman au rapport

Le patron d’OpenAI a quant à lui saisi la balle au bond. Trois heures seulement après l’annonce des sanctions frappant Anthropic, Sam Altman a annoncé, sur X, avoir conclu un accord avec la Défense. Ce dernier porte sur l’intégration de modèles OpenAI au sein des activités militaires, et prévoirait deux garde-fous concernant précisément les points sur lesquels achoppait Anthropic :

« Deux de nos principes de sécurité les plus importants sont l’interdiction de la surveillance de masse intérieure et la responsabilité humaine quant à l’usage de la force, y compris pour les systèmes d’armes autonomes. Le ministère de la Guerre adhère à ces principes, les intègre dans sa législation et ses politiques, et nous les avons inscrits dans notre accord », affirme Altman, qui se pose en pacificateur dans le conflit en cours :

« Nous demandons au ministère d’appliquer les mêmes conditions à toutes les entreprises spécialisées en intelligence artificielle, ce qui, selon nous, devrait être acceptable pour tous. Nous avons exprimé notre ferme volonté de voir les tensions s’apaiser et de privilégier des accords raisonnables plutôt que des actions juridiques et gouvernementales. »

OpenAI lève 110 milliards de dollars auprès d’Amazon, Softbank et NVIDIA

27 février 2026 à 16:01
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OpenAI lève 110 milliards de dollars auprès d’Amazon, Softbank et NVIDIA

La bourse attendra : OpenAI a dévoilé vendredi les modalités d’un nouveau tour de table record, avec 110 milliards de dollars réunis, sur la base d’une valorisation à 730 milliards de dollars. L’entreprise dirigée par Sam Altman en profite pour annoncer un partenariat renforcé avec Amazon, et assure que son accord avec Microsoft n’est pas remis en cause.

Moins d’un an après sa dernière levée de fonds (40 milliards de dollars en 2025), OpenAI remet le couvert avec un tour de table aux proportions pharaoniques. L’entreprise a en effet annoncé, vendredi 27 février, avoir réuni 110 milliards de dollars auprès de trois investisseurs : Amazon, premier contributeur avec 50 milliards de dollars, puis NVIDIA et Softbank, tous deux engagés à hauteur de 30 milliards de dollars.

« D’autres investisseurs financiers devraient nous rejoindre au fur et à mesure que le tour de table progresse », précise l’entreprise, qui ne compte donc pas en rester là. Il faut toutefois noter que ces montants sont des engagements d’investissement qui doivent donc encore se vérifier : Amazon par exemple promet 50 milliards de dollars mais en deux temps : d’abord 15 milliards, puis 35 milliards « dans les prochains mois, lorsque certaines conditions seront remplies ».

OpenAI valorisée 730 milliards de dollars

« La demande en IA augmente parmi les consommateurs, les développeurs et les entreprises. Répondre à cette demande et fournir l’accès à nos produits à tous exige trois choses : du calcul, de la distribution et du capital », résume OpenAI selon qui ces fonds vont permettre à ses infrastructures, comme à ses modèles, de passer à l’échelle.

L’entreprise en profite pour actualiser ses chiffres : elle ne communique aucun chiffre d’affaires, mais affirme que ChatGPT compte 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine, dont 50 millions d’abonnés payants particuliers. Plus de 9 millions d’utilisateurs seraient abonnés à l’une des offres entreprise, et la base d’utilisateurs de Codex, son outil dédié aux développeurs, aurait été multipliée par trois depuis le début de l’année, pour atteindre 1,6 million d’utilisateurs hebdomadaires.

OpenAI précise que cette levée de fonds se fait sur la base d’une valorisation fixée à 730 milliards de dollars, avant réalisation du tour. La capitalisation de l’entreprise a donc plus que doublé en moins d’un an, puisqu’elle était fixée à 300 milliards lors de la précédente levée de fonds. L’entreprise indique que la participation de la fondation OpenAI au sein de l’entreprise commerciale est désormais valorisée 180 milliards de dollars.

Un partenariat dantesque (et circulaire) avec Amazon

Si Amazon (par ailleurs investisseur historique d’Anthropic) prend la tête de ce tour de table, c’est parce que les deux groupes ont convenu d’un partenariat renforcé entre OpenAI et Amazon Web Services (AWS).

Selon les termes de ce dernier, les deux groupes vont concevoir ensemble et lancer dans les prochains mois un environnement d’exécution stateful (capable de conserver l’état et le contexte), sous-tendu par les modèles d’OpenAI et distribué au travers d’Amazon Bedrock à destination des entreprises et développeurs qui cherchent à développer leurs propres agents ou applications IA.

AWS devient par ailleurs le distributeur tiers exclusif d’OpenAI Frontier, la plateforme tout juste annoncée via laquelle l’éditeur de ChatGPT propose à ses grands clients de déployer leurs applications.

AWS devient le distributeur agréé pour OpenAI Frontier, dont ce schéma résume le fonctionnement – crédit OpenAI

Dans le même temps, OpenAI s’engage à consommer (et donc à payer) l’équivalent de 2 GW de puissance de calcul sur le réseau de puces Trainium déployé dans les infrastructures d’AWS, précisément pour sous-tendre le fonctionnement de Frontier et des autres outils de déploiement évoqués.

Les deux partenaires indiquent que cet engagement prolonge l’accord à 38 milliards de dollars annoncé en novembre dernier et le porte à un total de 100 milliards de dollars sur huit ans.

Enfin, ils collaboreront à des modèles personnalisés, destinés aux applications commerciales d’Amazon vers le consommateur grand public.

5 GW chez NVIDIA

De la même façon, la participation de NVIDIA, finalement fixée à 30 milliards de dollars, bien loin des 100 milliards un temps évoqués, est assortie d’un engagement significatif de la part d’OpenAI, qui prévoit de consommer l’équivalent de 2 GW en entraînement sur des systèmes équipés de puces Vera Rubin, et 3 GW en capacités dédiées spécifiquement à l’inférence.

« Ce projet s’appuie sur les systèmes Hopper et Blackwell déjà opérationnels chez Microsoft, OCI et CoreWeave. Ensemble, cet investissement et ce développement de l’infrastructure renforcent notre capacité à entraîner et à déployer des modèles de pointe à l’échelle mondiale », précise à ce sujet OpenAI.

OpenAI et Microsoft toujours main dans la main

À ces deux annonces (levée de fonds et partenariat étendu avec Amazon), OpenAI ajoute une troisième communication, ciblée cette fois sur un autre partenaire et investisseur absent du tour de table : Microsoft.

Alors que les projets récemment renforcés de l’éditeur de Redmond en matière d’IA laissaient craindre à certains observateurs une forme de désengagement, OpenAI et Microsoft renouvellent leurs vœux dans une déclaration conjointe.

« Alors (…) qu’OpenAI annonce de nouveaux financements et de nouveaux partenaires, nous tenons à préciser que ces annonces s’inscrivent dans le cadre de notre partenariat actuel. Les annonces d’aujourd’hui ne modifient en rien les termes de la relation entre Microsoft et OpenAI, tels que présentés » en octobre 2025, affirment les deux entreprises.

Si AWS devient le partenaire de choix pour les environnements stateful, Azure reste par ailleurs le fournisseur exclusif des API stateless d’OpenAI, et la distribution directe des services d’OpenAI tels que Frontier se fera elle aussi toujours à partir de l’infrastructure Azure.

☕️ Windows Server va (enfin) permettre de démarrer sur une partition ReFS

27 février 2026 à 15:05

ReFS, pour Resilient File System, est le système de fichiers propriétaire conçu par Microsoft à destination des très grands espaces de stockage, avec une capacité maximale fixée à 35 Po par volume, contre 256 To en standard sur NTFS.

Introduit sous Windows (8.1) et Windows Server (2012), il y a près de 14 ans, ReFS présentait une limitation majeure : la prise en charge de ReFS sur un volume système utilisé pour le démarrage n’était pas officiellement assurée.

Sur ce point, la donne s’apprête à changer : Microsoft a en effet annoncé jeudi la prise en charge du démarrage sur ReFS au sein de Windows Server. Pour l’instant, la fonctionnalité n’est distribuée que par l’intermédiaire des préversions de test (Insider Preview), mais elle devrait logiquement être étendue à tous les canaux après une période de test.

« Les charges de travail [workloads, en anglais]modernes exigent davantage de la part du volume de démarrage que ce que NTFS peut fournir. ReFS a été conçu dès le départ pour protéger l’intégrité des données à grande échelle. En activant ReFS pour le volume de démarrage du système d’exploitation, nous garantissons que même les données système les plus critiques bénéficient d’une résilience avancée, d’une évolutivité à l’épreuve du temps et de performances améliorées », se réjouit l’éditeur.

L’option est proposée sur les builds de Windows Server ultérieures au 11 février.

Les avantages comparés de ReFS et NTFS pour un volume de démarrage selon Microsoft – capture d’écran

Pour aller plus loin sur le sujet, consultez notre dossier dédié :

En pleine croissance, Jack Dorsey licencie 4 000 personnes chez Block au nom de l’IA

27 février 2026 à 10:49
Vous êtes le sel de la terre
En pleine croissance, Jack Dorsey licencie 4 000 personnes chez Block au nom de l’IA

Jack Dorsey a annoncé jeudi soir le licenciement de 4 000 personnes, soit 40 % des effectifs, chez Block, la société qui réunit notamment Square et Tidal. L’entrepreneur affirme qu’il n’a pas d’autre choix que de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.

La décision risque de résonner de façon prophétique aux oreilles de tous ceux qui s’inquiètent de l’impact de l’IA générative sur le monde du travail : Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et personnalité emblématique de la scène tech californienne, a publiquement annoncé, et expliqué, sa décision de licencier sans délai 4 000 personnes, soit 40 % de l’effectif total, de son groupe Block.

« Je préfère prendre une décision ferme et claire dès maintenant »

« Nous ne prenons pas cette décision parce que nous sommes en difficulté. Notre entreprise est solide. Notre marge brute continue de croître, nous servons toujours plus de clients et notre rentabilité s’améliore. Mais quelque chose a changé », écrit Jack Dorsey sur son ancien réseau social.

Ce quelque chose, c’est bien sûr l’intelligence artificielle :

« Nous constatons déjà que les outils d’intelligence que nous créons et utilisons, associés à des équipes plus petites et plus horizontales, permettent une nouvelle façon de travailler qui change fondamentalement ce que signifie construire et gérer une entreprise. Et ce phénomène s’accélère rapidement. »

Dorsey explique avoir été confronté à deux options : échelonner les licenciements « au fur et à mesure que ce changement se produit », ou « être honnête sur la situation » et donc agir en conséquence.

« Je préfère prendre une décision ferme et claire dès maintenant et construire sur des bases solides plutôt que de gérer une réduction progressive des effectifs pour atteindre le même objectif. Une entreprise plus petite nous offre également la possibilité de développer notre activité de manière optimale, selon nos propres conditions, au lieu de réagir constamment aux pressions du marché. »

S’il admet que procéder à une coupe franche d’une telle envergure « présente un risque », Dorsey se dit prêt à assumer sa décision, et appelle les employés épargnés à le suivre dans cette nouvelle configuration :

« Nous allons bâtir cette entreprise en plaçant l’intelligence au cœur de tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de créer et de servir nos clients. Nos clients ressentiront eux aussi ce changement, et nous les accompagnerons dans cette transition vers un avenir où ils pourront développer directement leurs propres fonctionnalités, à partir de nos capacités et accessibles via nos interfaces. C’est mon objectif actuel. »

Block s’envole à Wall Street

Block, qui avait déjà réalisé une belle journée en bourse jeudi (+ 5%) s’est envolée de 23 % dans les échanges après-marché, sans qu’on sache si l’appétit des investisseurs découle précisément de cette annonce choc, ou des excellentes performances affichées par le groupe.

L’entreprise a en effet publié jeudi soir les résultats financiers de son quatrième trimestre 2025 : elle fait état d’un chiffre d’affaires de 2,87 milliards de dollars, en hausse de 24 % sur un an, qui s’accompagne d’un bénéfice net de 485 millions de dollars sur le trimestre. Sur l’année, Block enregistre 10,36 milliards de dollars de chiffre d’affaires, une croissance de 17 % sur un an.

Dans la lettre aux actionnaires (PDF) qui accompagne cette publication, Jack Dorsey renouvelle et complète ses explications. Il y pronostique une vague de licenciements à très grande échelle dans toute l’industrie :

« Je pense que la plupart des entreprises sont en retard. D’ici un an, je crois que la majorité des entreprises arriveront à la même conclusion et procéderont à des changements structurels similaires. Je préfère y parvenir honnêtement et selon nos propres conditions plutôt que d’y être contraints par la force des choses. »

Block réunit pour mémoire Square (services financiers pour e-commerçants), Cash App (service de paiement mobile et d’envoi d’argent, sur le modèle d’un Wero), Afterpay (paiement fractionné et crédit à la consommation), Tidal (service de streaming musical lancé en 2015), Bitkey (portefeuille bitcoin) et Proto (minage de cryptomonnaies).

Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français

27 février 2026 à 09:21
Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français

Cegedim Santé a admis jeudi soir avoir été victime d’une intrusion réalisée au travers de son logiciel de santé MonLogicielMedical.com. Révélée par le 20 heures de France 2, la fuite de données pourrait toucher entre 11 et 15 millions de Français. Elle ne concernerait cependant que le dossier administratif des patients, et non leurs dossiers médicaux.

« Dans les zones obscures du web, le secret médical est désormais un secret de polichinelle pour des millions de patients », attaque la voix-off. Dans sa séquence L’Œil du 20 heures, diffusée jeudi soir, France 2 a révélé avoir consulté une base de données émanant d’une intrusion réalisée chez un éditeur de logiciels médicaux. Le fichier en question aurait été disponible « en libre accès », et contiendrait des informations « exposant entre 11 et 15 millions de personnes, selon notre estimation ».

Un copieux fichier émaillé de données à caractère médical

France 2 ne précise pas comment le décompte du nombre de personnes exposées et l’éventuelle déduplication ont été opérés. Le reportage met en revanche en scène la vérification de certaines de ces données : on voit ainsi l’une des journalistes de l’équipe appeler au téléphone une femme dont les informations figurent dans le fichier. Sans surprise, celle-ci manifeste son étonnement à l’idée que son traitement médical circule sur Internet.

Le sujet affirme que « dans certains cas », la base de données consultée « fait état du dossier médical du patient », avec ce qui ressemble à des annotations laissées par le médecin. Certaines de ces informations revêtent un caractère très personnel avec allusion à la sexualité, à l’état de santé, à la religion ou à des événements familiaux.

« Des personnalités politiques de premier plan sont également présentes dans cette base, à l’image de potentiels candidats à l’élection présidentielle, de hauts fonctionnaires et de responsables de la sécurité nationale », indique encore France 2, qui affirme avoir échangé avec l’auteur du partage du fichier en question et affiche son pseudonyme.

La publication d’origine, qui proposait donc le fichier en accès libre, a été supprimée suite à la diffusion du sujet de France 2, mais un compte qui se revendique du groupe Dumpsec propose toujours, à la vente cette fois, la base de données en question. L’auteur de ce nouveau post affirme d’ailleurs qu’il dispose d’un volume de données nettement plus conséquent que l’extrait qui a été diffusé en accès libre un peu plus tôt.

Cegedim confirme une intrusion

La base de données en question provient, selon les auteurs, de Cegedim, un éditeur de progiciels spécialisé, notamment, dans les solutions à destination des professionnels de santé. Celui-ci a réagi jeudi soir à la diffusion du sujet de France 2. Dans un communiqué (PDF), il indique avoir identifié, fin 2025, « un comportement anormal de requêtes applicatives sur des comptes médecins utilisateurs du logiciel MLM (MonLogicielMedical.com) ». Ce dernier est utilisé par 3 800 médecins en France, et 1 500 d’entre eux seraient concernés par l’attaque.

« Tous les médecins concernés ont été contactés début janvier et accompagnés s’ils le souhaitaient, par des équipes dédiées, dans leurs démarches de notification à la CNIL et d’information de leurs patients conformément à leurs obligations de responsable de traitement au sens du RGPD », écrit Cegedim, qui affirme par ailleurs avoir pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser son logiciel, et respecté les obligations réglementaires qui lui incombent en pareille situation.

L’éditeur récuse cependant l’information selon laquelle des dossiers médicaux ont été accédés : « Les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres. » D’après lui, les informations consultées ou extraites par les pirates « proviennent exclusivement du dossier administratif du patient : nom, prénom, sexe, date de naissance, téléphone, adresse, email et commentaire administratif en texte libre à la discrétion des médecins ». C’est donc de ce champ commentaire que proviendraient les détails parfois intimes évoqués par France 2 dans son sujet.

Fin 2024, Cegedim avait été épinglé par la Cnil pour traitement de données de santé sans autorisation au sein d’un autre de ses logiciels de gestion.

Le Cern travaille proche du zéro absolu sur le successeur du LHC !

27 février 2026 à 08:47
Les aimants supraconducteurs sont des éléments essentiels des accélérateurs de particules modernes et des tokamaks construits sur le chemin de la fusion contrôlée, tels que West. Le successeur du LHC, qui devrait aider à percer les ultimes secrets du boson de Brout-Englert-Higgs, est sur le banc...

Le télescope James-Webb révèle un « crâne » cosmique dont on devine le cerveau !

26 février 2026 à 20:08
L'astre ressemblant à un cerveau appelé PMR 1 a été surnommé la nébuleuse du « Crâne exposé » par les scientifiques de la défunte mission Spitzer, avec un télescope spatial observant dans l'infrarouge. Cette nébuleuse planétaire, située à environ 5 000 années-lumière dans la constellation des...

☕️ Arcom : nouvelle série de mesures de blocage de médias russes sous sanctions

26 février 2026 à 17:10

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a annoncé jeudi avoir prononcé une nouvelle série de mesures de blocage et de déréférencement portant sur 35 sites de médias russes soumis à des sanctions européennes.

Adressées aux fournisseurs d’accès à Internet, aux moteurs de recherche et aux fournisseurs de services DNS, ces mesures concernent également « quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions », indique l’Autorité dans un communiqué.

Le détail des médias et plateformes n’a pas été rendu public. L’Arcom souligne cependant qu’il s’agit de sa troisième salve de demandes en moins d’un an. En mars 2025, elle avait en effet mis en demeure Eutelsat d’arrêter la diffusion des chaînes russes STS et Kanal 5, appartenant toutes les deux à la société russe JSC National Media Group.

En juillet 2025, elle avait ensuite ordonné le blocage et le déréférencement de 19 sites de médias russes ainsi que de trois plateformes hébergées en Russie.

Rappelons que ces mesures sont prises en vertu des règlements européens qui définissent le régime de sanctions adoptées à l’encontre de la Russie suite à sa tentative d’invasion de l’Ukraine.

La première et la plus symbolique d’entre elles avait été adoptée en 2022, avec l’interdiction, controversée à l’époque, des chaînes Russia Today (RT) et Sputnik. Plusieurs autres chaînes russes (NTV Mir, Rossiya 1, Perviy Kanal et NTV) ont depuis elles aussi fait l’objet de mesures de blocage.

☕️ Jeux vidéo : Nacon, filiale de Bigben, sollicite un redressement judiciaire

26 février 2026 à 11:21

L’éditeur de jeux vidéo et accessoiriste français Nacon s’est déclaré mercredi en cessation de paiement. Il demande formellement à se placer sous la protection du tribunal de commerce de Lille, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire. Nacon et sa maison-mère, Bigben Interactive faisaient déjà l’objet d’une suspension de cours en bourse depuis le 20 février dernier, en raison des difficultés financières reconnues publiquement par les deux entreprises.

Ces dernières semblent placer Nacon dans une impasse, comme le décrit l’éditeur dans un communiqué (PDF) :

« À ce jour, la Société fait état d’actifs disponibles ne lui permettant pas de faire face à son passif exigible. Dans ce contexte, la Société va, dès aujourd’hui, procéder à une déclaration de cessation des paiements auprès du Tribunal et solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. L’objectif de cette procédure est d’évaluer toutes les solutions permettant, dans les meilleures conditions, de pérenniser l’activité de la Société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et apaisé.  »

Développé par Rogue Factor et publié par Nacon, Hell is Us est sorti en septembre 2025 – crédit Nacon Gaming

Constitué en 2019 en tant que filiale autonome de BigBen Interactive, Nacon regroupe pour mémoire plusieurs studios de production, parmi lesquels Big Ant Studios, Passtech Games, Daedalic Entertainment et l’un des vétérans français du secteur, Cyanide (racheté par BigBen en 2018). L’entité, qui comptait 813 salariés au 30 décembre dernier, a réalisé 168 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2024 – 2025 clos au 31 mars dernier, avec un résultat net légèrement négatif mais un EBITDA de 59,6 millions d’euros, qui témoigne d’une activité structurellement saine sur le plan financier.

Nacon semble ici la victime indirecte des déconvenues de sa maison mère, BigBen Interactive. Cette dernière a alerté le 17 février dernier (PDF) les marchés du refus de son pool bancaire d’aménager les modalités du remboursement partiel attendu sur une dette de 43 millions d’euros émise sous forme d’obligations.

L’avenir des studios réunis sous la casquette Nacon dépend donc de la façon dont le tribunal de Lille va restructurer, ou non, la dette de BigBen Interactive.

Discord temporise sur la vérification d’âge

25 février 2026 à 17:10
Pomme de Discord
Discord temporise sur la vérification d’âge

Face à la bronca d’une partie de ses utilisateurs, Discord met en pause son projet de vérification d’âge généralisée, et prévoit désormais un déploiement au second semestre. L’entreprise promet par ailleurs qu’elle fournira des garanties supplémentaires en matière de respect de la vie privée, au sein de ses propres outils comme dans le choix des prestataires techniques. Elle affirme par exemple avoir abandonné l’idée de travailler avec l’entreprise Persona.

Discord, à qui la rumeur prête l’intention d’aller en bourse, a récemment dévoilé son plan pour vérifier, à l’échelle mondiale, l’âge de ses utilisateurs, afin de protéger les jeunes publics des contenus sensibles. Si l’annonce a peut-être été perçue positivement par l’administration des pays qui veulent imposer un contrôle d’âge avant l’accès aux réseaux sociaux… force est de constater que Discord a raté son effet vis-à-vis de sa cible principale.

Depuis l’annonce du 9 février, la plateforme fait en effet l’objet d’une véritable bronca sur les réseaux sociaux. Les protestations n’émanent bien sûr que d’une infime portion des 200 millions d’utilisateurs revendiqués par la plateforme, mais le bruit qu’elles génèrent a conduit Discord à admettre s’être plantée dans les grandes largeurs. Et donc, à revoir ses plans, comme elle l’a expliqué mardi 24 février dans un billet en forme de mea culpa.

90 % des utilisateurs n’auront pas à justifier leur âge

Alors que le communiqué qui a mis le feu au poudre était simplement signé Discord, c’est cette fois Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de la plateforme, qui prend la plume. En préambule, il admet s’être attendu à ce que cette décision de systématiser la vérification d’âge fasse du bruit, mais sans doute pas à un tel niveau. Il affirme dans le même temps que si cette décision a été mal comprise, c’est sans doute parce qu’elle a mal été expliquée, et s’abstient de rejeter la faute sur la couverture médiatique de l’événement :

« Tel que le message a été reçu, beaucoup d’entre vous ont cru que nous exigions une numérisation faciale et le téléchargement d’une pièce d’identité de tous les utilisateurs de Discord. Ce n’est pas le cas, mais le fait que tant de personnes le croient prouve que nous avons failli à notre mission première : expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi. Nous en sommes responsables. »

Rappelons que Discord avait annoncé que tous les comptes de ses utilisateurs seraient passés début mars en mode ado (teen mode), avec désactivation des contenus sensibles par défaut, et indiqué qu’il faudrait justifier de son âge pour modifier ce paramètre avec trois scénarios identifiés : une détection automatisée via un modèle d’inférence, une estimation de l’âge par reconnaissance faciale ou la fourniture d’un document d’identité attestant de son âge à un service de vérification partenaire.

En dépit de la proximité de l’échéance, Discord restait évasif sur la sélection des partenaires autorisés, ou la proportion exacte des utilisateurs susceptibles d’être automatiquement reconnus comme des adultes. L’entreprise se veut désormais nettement plus catégorique, même s’il faudra attendre encore pour les détails techniques :

« Plus de 90 % des utilisateurs n’auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord comme aujourd’hui. Ceci est rendu possible notamment grâce à nos systèmes de sécurité internes, capables de déterminer l’âge de nombreux utilisateurs adultes sans aucune intervention de leur part. Nous détaillerons la méthodologie employée dans un article de blog technique avant le lancement mondial. »

Pour les 10 % restants, une histoire de confiance

Aux près de 10 % restants, Discord promet que l’éventail de solutions garantira la possibilité de justifier leur âge sans lui révéler leur identité. La plateforme souligne également que la vérification d’âge n’est imposée que si l’on souhaite accéder aux contenus dits sensibles.

Pour Stanislav Vishnevskiy, c’est le recours à une solution tierce qui garantit cette étanchéité entre contrôle de l’âge et connaissance de l’identité. « L’idée est simple : nous ne voulons pas savoir qui vous êtes. Nous avons juste besoin de savoir si vous êtes majeur. Et cela fonctionne dans les deux sens : un prestataire n’a aucun moyen de relier votre identité à votre compte Discord. C’est voulu ».

Sans même parler des considérations relatives au double anonymat qui n’est souvent pas tout à fait anonyme d’un point de vue réglementaire, l’argument ne se tient que si l’on a véritablement confiance dans le prestataire chargé d’opérer cette jonction. Sur ce point, Discord promet une sélection drastique, qui passerait par un audit de sécurité et de respect de la vie privée, notamment pour vérifier que les données soumises à contrôle sont bien supprimées dès que possible, etc.

Discord prend ses distances d’avec Persona

Comme pour donner du corps à cette vague promesse, Discord indique dans son billet avoir testé au Royaume-Uni la solution Persona, avant de la révoquer. Cette mention explicite ne doit rien au hasard.

Persona est en effet l’un des prestataires spécialisés disponibles sur le marché. C’est par exemple la solution mise en œuvre par LinkedIn pour son programme de vérification d’identité, et c’est également celle que l’on retrouve chez Roblox ou Reddit, dans les pays tels que le Royaume-Uni ou l’Australie, qui interdisent l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

C’est aussi, comme l’a récemment rappelé Open Rights Group, une société financée et donc codétenue par Peter Thiel, le cofondateur de Palantir, l’entreprise star de l’analyse prédictive dont les outils sont mis en œuvre par l’ICE, outre-Atlantique, dans sa chasse aux immigrés en situation irrégulière. C’est enfin, accessoirement, une solution dont la sécurité a récemment été mise en défaut.

Promesses de transparence

Comment se prémunir d’un choix douteux ? Discord met l’accent sur la possibilité de choisir entre différentes options, ainsi que sur la « transparence complète » qui sera la sienne : « Nous documenterons sur notre site web tous les prestataires de vérification avec lesquels nous collaborons, y compris leurs pratiques en matière de traitement des données. Vous n’aurez plus à vous demander qui gère vos informations. »

La plateforme précise également préparer l’introduction d’une vérification d’âge basée sur une carte de paiement (sans en préciser le fonctionnement), et jure qu’elle communiquera en détails sur tous ces changements d’ici le lancement officiel, désormais programmé pour le deuxième semestre 2026. Reste à voir si ce discours, mieux rodé mais pas radicalement différent de l’annonce initiale sur le fond, suffira à éteindre l’incendie.

☕️ YouTube étoffe son Premium Lite avec lecture hors-ligne ou en arrière-plan

25 février 2026 à 15:15

YouTube a annoncé mardi une évolution à venir de son abonnement Premium Lite, qui autorisera bientôt le téléchargement (pour une consultation hors ligne au sein de l’application) et la lecture en arrière-plan sur « la plupart des vidéos ».

Cette mise à jour doit intervenir « dans les prochaines semaines », sur tous les marchés où YouTube Premium Lite est déjà disponible. D’abord testée aux États-Unis et dans dix pays, cette formule plus accessible de l’abonnement payant à YouTube avait été étendue à de nouvelles zones, dont la France, en juillet dernier.

En ajoutant le téléchargement et la lecture en arrière-plan, YouTube réduit l’écart qui sépare Premium Lite, affichée à 7,99 euros par mois pour un particulier, de la formule Premium classique facturée 12,99 euros par mois.

Cette dernière conserve toutefois l’exclusivité des clips et vidéos musicales dépourvus de publicités, ainsi que de certaines fonctionnalités d’interface, comme la mise en file d’attente. Surtout, YouTube Premium est le seul abonnement qui fait disparaître totalement la publicité.

Avec Premium Lite, il n’y a en principe pas de réclame sur la plupart des vidéos, mais des publicités peuvent apparaître lors de la navigation ou dans le contexte de recherches, indique l’astérisque qui accompagne le résumé comparatif des deux offres.

Premium Lite gagnera dans les prochaines semaines la lecture hors ligne ou en arrière-plan, réservée jusqu’ici à l’abonnement Premium standard – crédit YouTube

☕️ Firefox 148 introduit le kill switch IA promis par Mozilla

25 février 2026 à 08:34

Annoncé en décembre dernier et confirmé début février, le paramètre dédié à la désactivation en un clic des fonctionnalités d’IA intégrées à Firefox fait son apparition officielle au sein de la version 148 du navigateur, publiée mardi 24 février.

« Firefox vous offre désormais un point de gestion central des fonctionnalités augmentées par l’IA. Vos préférences restent en place, même en cas de déploiement des mises à jour », annonce le logiciel.

Un onglet Contrôles de l’IA fait son apparition dans les paramètres du navigateur. Également accessible à l’adresse about:preferences#ai, il offre donc un bouton permettant de bloquer l’ensemble des fonctions IA du navigateur, mais il faut passer par un écran de confirmation pour valider l’action.

Firefox 148 inaugure un panneau Contrôles de l’IA – capture d’écran Next

« Vous ne verrez pas les améliorations par IA (nouvelles ou existantes) dans Firefox, ni les popups qui s’y rapportent. Par la suite, vous pourrez débloquer toute fonctionnalité que vous souhaitez continuer à utiliser », indique cette alerte.

Elle évoque des possibilités telles que la traduction directement accessible dans la barre d’adresse, l’affichage d’un texte alternatif pour les images dans la visionneuse PDF, ou la mise en avant de points clés dans l’aperçu proposé sur les liens hypertextes. Le kill switch désactive par ailleurs les raccourcis vers les chatbots courants proposés dans le menu latéral. « Le blocage affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox », prévient par ailleurs Mozilla.

La fondation a intégré cet interrupteur central en réponse aux vives réactions suscitées, dans la communauté, par l’annonce de ses visées stratégiques autour de l’intelligence artificielle.

Anthony Enzor-DeMeo, CEO de Mozilla, a pour mémoire identifié l’IA comme l’un des axes stratégiques de travail autour de Firefox lors de sa prise de fonction, en décembre 2025. « Nous agirons avec urgence. L’IA change les logiciels. Les navigateurs deviennent le point de contrôle de la vie numérique. La réglementation modifie les défauts. Ces changements jouent en faveur des forces de Mozilla », déclarait-il à cette occasion.

Firefox 148 améliore pour le reste la prise en charge des formules mathématiques dans les PDF pour les lecteurs d’écran, introduit la fonction de sauvegarde Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10 et ajoute la prise en charge du chinois traditionnel et du vietnamien au niveau de l’outil de traduction intégré. La nouvelle version corrige également quelques bugs et vulnérabilités de sécurité, listés dans les notes de version.

☕️ Sur LinkedIn, drôle de passe d’armes entre Jean-Baptiste Kempf (VLC) et Gérald Darmanin

24 février 2026 à 11:07

Jean-Baptiste Kempf, l’un des principaux contributeurs du projet VideoLAN et de son célèbre lecteur VLC, s’est fendu lundi 23 février d’une charge virulente adressée au garde des Sceaux Gérald Darmanin. « J’envisage de quitter la France, et c’est intégralement la faute de M.Darmanin », titre l’ingénieur, dont la publication LinkedIn devient très vite virale.

Il y raconte les démêlés de sa femme, Audrey Prévost Kempf, avec l’administration en charge des admissions au concours de l’École nationale de la magistrature (ENM), qu’elle passe avec brio à sa seconde tentative, avant d’être informée, par courrier, qu’elle n’a finalement pas le droit de concourir.

D’après le résumé qu’en fait Jean-Baptiste Kempf, le ministère de la Justice décide de retoquer sa participation, a posteriori et alors qu’elle se classe 9ᵉ à l’issue du grand oral, « au motif d’une prétendue insuffisance d’activité juridique qualifiante ».

Intro du billet publié par J-B Kempf le 22 février sur LinkedIn

Audrey Prévost Kempf avait elle-même relaté cette déconvenue quelques jours plus tôt. Son éviction du concours de l’ENM (qui concerne également au moins un autre candidat) intervient dans le cadre des nouvelles modalités d’admission introduites suite à la réforme de 2023.

Aux premier et deuxième concours (destinés respectivement aux jeunes diplômés et aux salariés de la fonction publique), elle ajoute un troisième concours réservé aux candidats venus du privé, sous réserve que ces derniers puissent justifier d’au moins quatre ans d’une expérience « particulièrement qualifiante dans le domaine juridique, administratif, économique ou social ».

Et c’est là que le bât semble avoir blessé dans le cas d’Audrey Prevost Kempf : ses dix ans d’implication aux côtés de Jean-Baptiste Kempf dans VideoLAN n’auraient pas été reconnus comme une expérience « particulièrement qualifiante ».

« Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment. Moi, je n’ai aucune base scolaire en droit. »

S’ensuivent cinq mois d’échanges avec le ministère avec un recours au fond, jusqu’à cette interpellation publique.

« Le travail autour de VideoLAN est titanesque, même bénévole, et il n’appartient pas au Garde des Sceaux ni à son administration de déjuger notre travail. Le mieux, c’est lorsque M. Darmanin écrit que  « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire » », écrit Jean-Baptiste Kempf, fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 2018, qui jure qu’on ne l’y prendra plus.

« Jamais plus je n’aiderai l’État français gratuitement par mon travail, et tant pis pour les agents de la justice (utilisant beaucoup VLC) qui auraient besoin de lire de nouveaux formats de vidéo. Cracher sur le professionnalisme du travail de VideoLAN est totalement inadmissible. »

Quelques heures plus tard, Gérald Darmanin lui répond en commentaire de sa publication LinkedIn, indiquant d’abord ne pas avoir été saisi personnellement du litige et regrettant le ton agressif de la missive, avant de finalement écrire : « il me semble que ma réponse avant le recours formulé devant le Conseil d’État était de demander à mon administration de revoir sa décision. Mais je veux vous le lui confirmer de façon certaine ».

« J’ai le plus grand respect pour elle d’avoir réussi ce difficile concours et, en effet, la magistrature manque de personnes connaissant le numérique », écrit encore le ministre.

Les 375 nouveaux auditeurs de justice qui constituent la promotion 2026 de l’ENM, dont 49 issus du troisième concours, ont fait leur rentrée le 16 février dernier.

En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

24 février 2026 à 10:01
Refactoring RH
En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

Le Microsoft Engineering Center d’Issy-les-Moulineaux va faire l’objet d’un plan de cessation d’activités d’ici l’été. Officiellement motivée par la volonté de réunir les ingénieurs autour de grands hubs internationaux comme Redmond ou Dublin, la décision suscite l’incompréhension parmi la centaine de collaborateurs concernés, qui travaillent au quotidien sur certaines des briques sous-tendant les principaux produits d’IA de l’entreprise.

Inauguré en 2011 aux portes de Paris, et recentré à partir de 2019 sur les sujets liés à l’intelligence artificielle, le Microsoft Engineering Center français va fermer ses portes d’ici l’été. L’annonce en a été faite le 19 février dernier à la centaine de collaborateurs concernés, à qui il a été confirmé qu’il s’agissait bien d’un plan de cessation d’activité et non d’une simple réduction d’effectifs.

Une annonce surprise pour la centaine d’ingénieurs concernés

Révélé la semaine dernière par l’Usine digitale, ce projet de fermeture nous a été confirmé par Microsoft France dans une déclaration :

« Nous avons présenté aux représentants du personnel un projet visant à cesser les activités du Microsoft Engineering Center Paris. Les discussions sont en cours et aucune décision définitive n’a été prise. Nous nous engageons à mener cette consultation de manière responsable et à soutenir tous les collaborateurs tout au long du processus. »

La nouvelle, annoncée par des membres des ressources humaines avec le concours d’un cadre français venu des États-Unis, a d’abord suscité stupeur et incompréhension au sein des équipes concernées. Opérant au sein d’une filiale dédiée, ses ingénieurs avaient été épargnés par la rupture conventionnelle collective mise en place par Microsoft France en novembre dernier (200 postes concernés, soit environ 10 % de l’effectif national).

« On ne comprend pas le signal. D’un côté, on a le discours selon lequel Microsoft investit en France parce que c’est le pays de l’IA et des ingénieurs. De l’autre, on vire une équipe de 100 personnes, dont la capacité à faire des choses n’a jamais été remise en cause. Quand on voit les sujets sur lesquels on travaille, il y a de quoi se poser des questions », nous confie un employé du Microsoft Engineering Center sous couvert d’anonymat.

Un centre d’ingénierie principalement consacré à l’IA

Immatriculé en 2011, le Microsoft Engineering Center français est installé depuis ses débuts au siège social de Microsoft France, à Issy-les-Moulineaux, aux portes de Paris. Au cours des années 2010, le centre se consacre notamment au développement de fonctionnalités et de services chargés d’accompagner la stratégie de l’éditeur en matière de distribution de contenus, qu’il s’agisse de flux vidéo, de musique, de jeux ou d’expériences interactives.

À partir de 2019, Microsoft donne une inflexion particulière à son centre, avec l’ouverture d’un centre de développement spécifiquement dédié à l’intelligence artificielle. « Ce Centre a pour mission d’accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation digitale et dans leur quête d’efficacité et de productivité accrues grâce à l’IA. Elles pourront bénéficier de solutions IA répondant à leurs besoins métiers à travers notamment l’usage des plateformes Dynamics 365 ou Azure. », expliquait alors Microsoft.

Cet axe constitue désormais l’activité principale du centre parisien. « Nous sommes une équipe reconnue, capable de livrer et maintenir des produits à succès, affirme notre contact. Nous étions parmi les premiers à travailler sur l’automatisation avec Copilot dès 2022. Les appels d’IA générative de la Power Platform [la collection d’outils de développement low code de Microsoft, ndlr] passent, par exemple, par un service conçu et développé à Paris ».

Une volonté affichée de rationalisation

Du côté de Microsoft France, un porte-parole indique que ce plan de cessation d’activités découle d’une stratégie, déjà engagée par ailleurs, de concentration des efforts autour de grands hubs internationaux comme Microsoft en compte déjà à Redmond ou à Dublin. Autrement dit, la décision de fermer le centre parisien ne découlerait pas d’une lecture qualitative de ses contributions, mais plutôt d’un changement d’organisation décidé et opéré à plus grande échelle.

« Ces changements proposés n’auront aucune incidence sur les autres activités de Microsoft en France. Nous restons pleinement engagés auprès de nos clients ainsi qu’à poursuivre nos investissements dans le pays », veut par ailleurs rassurer l’éditeur, selon qui des propositions de relocalisation dans l’un de ses centres sont envisageables pour les ingénieurs intéressés.

Le 4 novembre dernier, Microsoft renouvelait ses marques d’intérêt envers la France et l’IA au travers d’un rapport réaffirmant sa double promesse de « former un million de Français à l’IA d’ici 2027 » et « d’accompagner 2 500 startups françaises dans leur développement grâce à l’IA d’ici 2027 ». Au printemps 2024, Microsoft avait par la voix de son président Brad Smith promis 4 milliards d’euros d’investissements « au service de l’intelligence artificielle » dans le pays à l’occasion du salon Choose France.

☕️ Bernard Charlès quitte la tête de Dassault Systèmes, Pascal Daloz le remplace

23 février 2026 à 11:39

Durement sanctionné en bourse après la publication de ses derniers résultats financiers, l’éditeur Dassault Systèmes a annoncé samedi le départ de son PDG, Bernard Charlès, « pour raisons personnelles ».

Ce dernier ne fait pas valoir ses droits à la retraite, comme le veut la formule consacrée, mais dit vouloir désormais « mettre ses 43 années d’expérience dans l’industrie, ainsi que sa vision de la transformation par l’IA des processus industriels de création et de production, au service de l’économie générative », selon un communiqué.

Le conseil d’administration passe le relais à Pascal Daloz qui endosse donc la casquette de président du conseil, en complément des fonctions opérationnelles qu’il assurait déjà. Entré chez Dassault Systèmes en 2001, Pascal Daloz en était déjà directeur général depuis 2024.

« Pascal et moi travaillons en tandem depuis 25 ans : il a toute ma confiance pour diriger l’entreprise et organiser le travail du Conseil, commente Bernard Charlès. Cette décision reflète la continuité et la solidité de notre gouvernance, un pilier essentiel de la confiance que nous accordent nos grands clients partout dans le monde. Je suis fermement convaincu que cette nouvelle configuration crée les meilleures conditions pour permettre à Dassault Systèmes de continuer à se développer avec succès. »

Bernard Charlès (68 ans) tire sa révérence chez DSY – crédit Dassault Systèmes

Avec 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, Dassault Systèmes occupe pour mémoire la première place du classement 2025 des éditeurs de logiciels français réalisé par Numeum (PDF), devant Ubisoft, Criteo, Cegid et Sopra Steria.

Dassault Systèmes, dont environ 50 % du capital sont flottants (disponibles pour des échanges sur le marché) a subi une sévère déconvenue en bourse mi-février, avec une action en recul de près de 30 % sur un mois. Raison de cette chute, qui intervient dans un contexte de défiance des marchés vis-à-vis des grands noms du logiciel en raison des craintes liées à l’impact de l’IA ?

L’éditeur de Solidworks et de CATIA, par ailleurs très investi dans le cloud, a publié le 11 février dernier des résultats financiers considérés comme décevants, et assorti ces derniers de prévisions prudentes pour son exercice 2026.

« Chez Dassault Systèmes, notre ambition est claire : mener la transformation de l’IA industrielle grâce aux 3D UNIV+RSES [l’appellation marketing qui regroupe les technologies et services dédiés à la création de jumeaux numériques, ndlr]. Il ne s’agit pas d’un objectif à court terme mais d’un engagement de long terme visant à redéfinir la manière dont les industries innovent, opèrent et restent compétitives. Notre vision capitalise sur des décennies d’expertise industrielle et scientifique et nous déployons désormais les capacités nécessaires pour la concrétiser. Une véritable transformation demande du temps, pour nos clients comme pour nous-mêmes », déclarait à cette occasion Pascal Daloz.

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