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Comment l'Iran se prépare à une attaque des Etats-Unis

20 février 2026 à 14:36

La guerre est-elle imminente au Moyen-Orient ? Porte-avions, navires de guerre, chasseurs F-35 et F-22… Les Etats-Unis continuent de se renforcer militairement et se préparent à un éventuel conflit armé contre l'Iran. Jeudi, Donald Trump a déclaré qu'il déciderait de ses prochaines actions concernant l'Iran dans les dix jours. Plus tard, il a indiqué aux journalistes que ce délai était d'environ deux semaines maximum. "Nous allons conclure un accord, d'une manière ou d'une autre", a-t-il affirmé.

Alors que le président américain pourrait décider de bombarder l'Iran en raison de son programme nucléaire, Téhéran menace de son côté de représailles contre les bases américaines dans la région en cas d'attaque. Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, Téhéran a déclaré qu'il ne déclencherait aucune guerre, mais qu'en "cas d'agression militaire, l'Iran répondrait de manière décisive et proportionnée" dans l'exercice de son droit de légitime défense. "Toutes les bases, installations et ressources des forces hostiles dans la région constitueraient des cibles légitimes", précise le régime iranien dans cette lettre. "Les Etats-Unis assumeraient l'entière responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée."

Une première frappe limitée ?

Donald Trump étudie diverses options militaires, tout en réaffirmant sa préférence pour la voie diplomatique. Selon The Wall Street Journal, le président américain envisagerait une frappe initiale limitée pour contraindre l'Iran à accepter un accord sur le nucléaire. Cette première étape destinée à faire pression sur Téhéran serait moins radicale qu'une attaque de grande envergure susceptible de provoquer une riposte massive. Selon des sources proches du dossier interrogées par le quotidien américain, cette première offensive, qui pourrait être autorisée dans les prochains jours, ciblerait quelques sites militaires ou gouvernementaux. Si l'Iran persistait dans son refus de se conformer aux exigences de Donald Trump, les Etats-Unis lanceraient alors une vaste campagne contre les installations, potentiellement dans le but de renverser le régime des mollahs.

Face à la menace de guerre, Téhéran consacre depuis plusieurs mois des efforts à la réparation d'installations de missiles stratégiques et de bases aériennes gravement endommagées en juin 2025 lors de la guerre des Douze jours contre Israël. Malgré les lourdes pertes subies à ce moment-là, l'analyse d'images satellites réalisée par CNN révèle que l'Iran a reconstruit ses installations de missiles endommagées. Comme le détaille ce média américain, des images satellites de la base de missiles Imam Ali à Khorramabad, prises le 5 janvier dernier, montrent que sur la douzaine de structures détruites par Israël, trois ont été reconstruites, une a été réparée et trois autres sont en cours de construction. Ce site comprend des silos de lancement essentiels au tir de missiles balistiques.

Ces bases militaires rapidement réparées

Des bases militaires ont également fait l'objet d'importantes réparations, comme la base aérienne de Tabriz, liée au système de missiles balistiques de moyenne portée iraniens. Sur la base aérienne d'Hamadan, les cratères creusés par les bombes sur la piste ont été comblés et les abris d'avions ont été réparés. L'Iran a également rapidement reconstruit son usine de production de missiles à propergol solide la plus importante et la plus récente à Shahrud, une technologie permettant le déploiement rapide de missiles à longue portée.

L'Iran renforce par ailleurs rapidement plusieurs de ses installations nucléaires, utilisant du béton et de grandes quantités de terre pour enfouir des sites clés, selon de nouvelles images satellites et une analyse de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS). Comme le rapporte CNN, des images du 10 février dernier montrent que l'Iran poursuit le renforcement des entrées des tunnels du complexe souterrain creusé dans le mont Pickaxe, près de Natanz.

"Je pense que l'Iran est en train de reconstituer ses programmes nucléaire et balistique, probablement plus rapidement qu'Israël ne l'avait affirmé lors de l'opération Lion ascendant", a déclaré à CNN Jeffrey Lewis, chercheur émérite en sécurité mondiale au Middlebury College, en référence aux frappes israéliennes de juin. "La reconstruction des bâtiments, ainsi que d'autres informations, suggèrent que l'Iran a soit pu remplacer cet équipement, soit le déplacer vers des lieux sûrs sous terre avant les frappes", a-t-il ajouté.

Un échec des discussions à Genève

L'Iran montre les muscles sur le plan militaire et tente ainsi de dissuader les Etats-Unis d'attaquer. En pleins pourparlers diplomatiques, Téhéran a ainsi lancé des exercices navals dans le golfe Persique afin de démontrer sa capacité de déstabilisation aux alliés régionaux de Washington. Pour la première fois, les Gardiens de la révolution iraniens ont notamment fermé une partie du très stratégique détroit d'Ormuz pendant quelques heures à l'occasion d'exercices navals, selon les médias iraniens.

La guerre ne semble néanmoins pas encore inéluctable et, sur le plan diplomatique, des négociateurs iraniens et américains ont tenu des pourparlers indirects à Genève pendant trois heures et demie mardi. Ceux-ci se sont toutefois soldés par un échec. Les Etats-Unis souhaitent notamment l'arrêt du programme nucléaire iranien et des limitations concernant le programme de missiles balistiques de l'Iran. Mais Téhéran refuse pour le moment de faire des concessions majeures sur son programme nucléaire, tout en insistant sur le fait que celui-ci est destiné à des fins pacifiques.

© via REUTERS

Des missiles iraniens sont exposés dans un parc de Téhéran, en Iran, le 31 janvier 2026.

"La reine Elizabeth serait horrifiée" : l’arrestation de l’ex-prince Andrew vue par la presse britannique

20 février 2026 à 10:04

Un ancien prince arrêté le jour de son 66e anniversaire. Andrew Mountbatten-Windsor, le frère cadet du roi Charles III, a été libéré jeudi 19 février, dans la soirée, après avoir été arrêté et placé en garde à vue plus tôt dans la journée pour manquements présumés à l'intégrité dans l'exercice de fonctions publiques. En cause : des allégations selon lesquelles il aurait transmis des documents gouvernementaux confidentiels au criminel sexuel Jeffrey Epstein, aujourd'hui décédé, alors qu'il travaillait comme représentant commercial du Royaume-Uni, entre 2001 et 2011.

L'arrestation de ce membre éminent de la famille royale, huitième dans l'ordre de succession au trône, est "sans précédent" dans l'histoire moderne, et même "historique", souligne à l’unisson la presse britannique. "Andrew Mountbatten-Windsor est devenu le premier membre important de la famille royale britannique à être arrêté dans l'histoire moderne", note la BBC. "C'est la première fois qu'un membre de la famille royale est placé en détention depuis près de 380 ans. En 1647, Charles Ier fut emprisonné par Oliver Cromwell et assigné à résidence au palais de Hampton Court", relève The Times.

Une onde de choc pour la famille royale

L'événement survenu jeudi "a suscité une vive émotion" au Royaume-Uni, indique la BBC, notamment au sein de la famille royale. "J'ai appris avec la plus grande inquiétude la nouvelle concernant Andrew Mountbatten-Windsor et les soupçons de manquement à ses fonctions publiques", a réagi le roi Charles dans un communiqué. "C'est le moment le plus sombre pour la monarchie depuis près de 400 ans", juge The Telegraph. "Ni divorce, ni départ, ni liaisons extraconjugales d'antan ne peuvent rivaliser. Même l'abdication [NDRL : du roi Edouard VIII, en 1936], si scandaleuse en son temps, paraît bien pâle face à la vision d'un homme né prince détenu dans un commissariat."

"L'arrestation d'Andrew Mountbatten-Windsor est un séisme pour la famille royale et pour lui-même", estime The Guardian. L'ex-prince Andrew, "un membre jadis si respecté de la famille royale", a été en effet "détenu par la police comme un citoyen ordinaire". "Dépouillé de son statut et de ses fastes, il se retrouve sous les feux des projecteurs, comme n'importe quel autre habitant de ces îles", poursuit ce média. Par conséquent, "le mystère et le respect qui entouraient la famille royale ont été brisés".

La "pire crise constitutionnelle du siècle"

"Même aujourd'hui, et cela faisait longtemps qu'on s'y attendait, son arrestation a quelque chose d'irréel", relève de son côté The Independant, estimant que la maison de Windsor "ne sortira pas indemne de cette période si particulière". Pour The Times, l'arrestation de l'ex-prince Andrew "représente la pire crise constitutionnelle du siècle". "Le roi (Charles) doit faire face à une menace bien plus grave que celle qu'ont connue tous ses ancêtres récents", estime le quotidien britannique de centre-droit. Il explique son point de vue : "Andrew a beau avoir été déchu de ses titres, il demeure huitième dans l'ordre de succession au trône. Techniquement - ​​bien que cela soit impossible puisqu'il n'est plus un membre actif de la famille royale depuis 2019 - il est toujours conseiller d'État et donc habilité à suppléer le roi."

Comme le détaille la BBC, son association avec Jeffrey Epstein "lui a valu de perdre son poste d'envoyé spécial pour le commerce en 2011, et après une interview désastreuse à Newsnight (une émission de la BBC) en 2019, il a été démis de ses fonctions royales". Son retrait de la vie publique "s'est accentué après son accord à l'amiable avec son accusatrice Virginia Giuffre en 2022". Et en octobre dernier, lorsque des courriels ont révélé que l'ex-prince Andrew n'avait pas rompu ses liens avec Jeffrey Epstein comme il l'avait affirmé, "il a été déchu de ses titres de prince et de duc, puis contraint de quitter sa résidence royale de Windsor".

La chute d'Andrew Mountbatten-Windsor se déroule plus de trois ans après le décès de la reine Elizabeth II. "Les royalistes de tout le pays auront sans doute la même pensée : heureusement que la défunte reine n'est plus là pour voir ça", rapporte The Telegraph. The Independant abonde : "La reine Elizabeth serait horrifiée de voir à quel point Andrew Mountbatten-Windsor est tombé bas", titre le journal, qui précise que si la souveraine, "si respectée qu'elle pouvait en partie le protéger, a disparu", le roi Charles, quant à lui, "fidèle à la tradition, privilégie impitoyablement l'institution en isolant son frère et en étouffant ainsi le scandale".

Dans son communiqué, le roi Charles a déclaré que les autorités bénéficiaient du "soutien et de la coopération sans réserve" de sa famille. "Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours", a déclaré le monarque. "Entre-temps, ma famille et moi-même continuerons à servir la nation." "La déclaration du roi visait à clore le débat et à dissocier la famille royale de tout ce qui pourrait arriver à Andrew", analyse la BBC. Cette "déclaration sans précédent de son frère (...) ne laisse aucune échappatoire à la justice royale", souligne la radio publique.

© REUTERS

Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du roi Charles d'Angleterre, quitte le commissariat d'Aylsham après avoir été arrêté pour suspicion de faute professionnelle, le 19 février 2026.

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Par : Julien
17 février 2026 à 16:30

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