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☕️ Le CPU Intel Xeon 6+ (Clearwater Forest) avec 288 E-cores Darkmont arrivera ce semestre

2 mars 2026 à 16:52

Cela fait maintenant des mois qu’Intel parle de son futur Xeon 6 + avec 288 E-Cores. Il s’agit de cœurs CPU « efficaces » dans le sens efficacité énergétique, et donc moins performants que les P–Cores avec un P comme Performance. Les Xeon 6 actuels (Sierra Forest) ne dépassent pas les 144 cœurs (des E-Cores Crestmont). Une version avec 288 cœurs (une puce, deux dies) était annoncée, mais n’est jamais arrivée.

Quoi qu’il en soit, la relève est dans les starting-blocks avec les processeurs Xeon 6 + Clearwater Forest, qui monteront jusqu’à 288 E-Core Darkmont (et donc toujours autant de threads). Comme le rapporte Videocardz, Intel donne de plus amples détails à l’occasion du MWC de Barcelone.

Si cette annonce est faite durant le salon de Barcelone, c’est parce qu’Intel s’est trouvé un partenaire de choix – Ericsson, comme l’indique Computer Base – et en profite pour mettre en avant ses Xeon 6(+) pour les opérateurs de télécoms : « Basé sur le procédé Intel 18A et conçu pour une efficacité exceptionnelle, le Xeon 6 + offre aux opérateurs une plateforme qui fait évoluer les charges de travail de manière agressive, réduit la consommation d’énergie et permet des services réseau plus intelligents ».

Ils seront gravés avec la technologie maison 18A, celle utilisée pour la première fois sur les processeurs Core Ultra Series 3 (Panther Lake). Le TDP sera de 300 à 500 watts. Le processeur pourra être en configuration 1P ou 2P (un ou deux sockets sur la carte mère, soit jusqu’à 576 cœurs CPU), il prendra en charge 12 canaux de DDR5 à 8 000 MHz, 64 lignes CXL, 96 lignes PCIe, etc.

Au niveau de la conception, le processeur sera composé de douze tuiles, chacune avec six modules et quatre cœurs Darkmont par module, soit 288 cœurs : 4 (cœurs) x 6 (modules) x 12 (tuiles)= 288, le compte est bon.

Chaque module dispose de 4 Mo de mémoire cache L2, soit un total de 288 Mo de cache L2 sur la version 288 E-Cores, auxquels il faut ajouter 576 Mo de cache de dernier niveau (L3 ?). D’autres tuiles sont de la partie : trois de « Base » en Intel 3 (contrôleurs mémoire notamment) et deux autres « I/O » en Intel 7.

Les nouveaux Xeon 6 + sont attendus pour la première moitié de l’année 2026.

Les Ryzen 400 AI d’AMD débarquent sur socket AM5, avec un NPU de 50 TOPS

2 mars 2026 à 16:26
Y’a-t-il un Copilot dans ton PC ?
Les Ryzen 400 AI d’AMD débarquent sur socket AM5, avec un NPU de 50 TOPS

AMD vient d’annoncer trois processeurs, déclinés en douze références, pour les ordinateurs de bureau, avec les Ryzen AI 400 en AM5. Les CPU disposent d’un NPU de 50 TOPS leur permettant de prétendre à la certification Copilot+ PC de Microsoft. Ils seront disponibles à partir du deuxième trimestre 2026.

Au CES de Las Vegas en début d’année, AMD présentait ses « nouveautés », qui ressemblaient davantage à du réchauffé. Il y avait tout d’abord les Ryzen AI 400 pour les ordinateurs portables, mais qui n’étaient finalement que des Ryzen AI 300 avec parfois 100 MHz de plus en boost ou une partie graphique un peu améliorée.

Au MWC, des processeurs pour les ordinateurs de bureau

AMD profite du MWC de Barcelone (avec un M comme Mobile) pour annoncer de nouveaux Ryzen AI 400 pour… les ordinateurs de bureau. Trois processeurs sont disponibles, chacun décliné en quatre versions, soit douze références au total.

Nous avons les Ryzen AI 5 435G, AI 5 440G et AI 7 450G, avec un TDP de 64 watts. Viennent ensuite des versions « GE » avec un TDP de 35 watts. Nous sommes donc à six références. Doublez la mise avec des versions Pro de chaque processeur, nous sommes bien à 12. Comme leur nom l’indique, les déclinaisons « Pro » ont « des fonctions de sécurité et de gestion de niveau professionnel », mais exactement les mêmes caractéristiques techniques pour le reste.

Des cœurs Zen 5 exclusivement, contrairement au Ryzen AI 400 mobile

On pourrait penser que le Ryzen AI 5 435 (version mobile) et le Ryzen AI 5 435G ou 435GE sont très proches avec 6 cœurs et 12 threads dans les deux cas, mais ce n’est pas le cas. Il y a une différence fondamentale dans l’architecture des cœurs.

Le Ryzen AI 5 435 dispose de deux cœurs Zen 5 et de quatre cœurs Zen 5c allégés, tandis que les Ryzen AI 5 435G(E) ont six cœurs Zen 5. C’est la même chose sur le reste de la gamme, les nouveaux Ryzen AI 400 en AM5 proposent exclusivement des cœurs Zen 5. Pour rappel, sur mobile, AMD propose aussi des processeurs exclusivement en Zen 5 avec sa gamme Ryzen AI Max+.

NPU de 50 TOPS, mais iGPU 860M maximum

Quoi qu’il en soit, les nouveaux processeurs Ryzen AI 400 pour les ordinateurs de bureau disposent d’un NPU (architecture XDNA 2) de 50 TOPS, supérieur au seuil de 40 TOPS imposé par Microsoft pour obtenir la certification Copilot+ PC. Sur mobile, la puissance du NPU varie entre 50 et 60 TOPS.

Côté GPU intégré au processeur (iGPU), l’architecture RDNA 3.5 est dans tous les cas aux commandes. AMD assure par contre le service minimum avec une puce Radeon 860M pour le plus haut de gamme des processeurs et une Radeon 840M pour les deux autres. Sur les versions mobiles, AMD monte jusqu’à la Radeon 890M avec 16 cœurs GPU contre 8 pour la Radeon 860M.

AMD en garde certainement sous le pied pour de prochaines références à venir, avec douze cœurs PU par exemple. Selon l’entreprise, les premiers ordinateurs équipés des nouveaux processeurs arriveront au second trimestre de 2026.

☕️ Aux États-Unis, feu vert pour la fusion à 34,5 milliards de dollars entre Charter et Cox

2 mars 2026 à 13:16

En mai 2025, Charter Communications (qui propose des offres sous la marque Spectrum) et Cox Communications annonçaient « un accord définitif de fusion ». Comme le rappelle Reuters, il s’agit de regrouper « deux des plus grands opérateurs américains de câble et du haut débit dans leur bataille contre les sociétés de streaming et les opérateurs mobiles ».

Montant de la transaction : 34,5 milliards de dollars environ, pour reprendre Cox mais aussi ses 12,6 milliards de dollars de dette. « Le nouvel ensemble revendiquera ainsi la place de numéro un de l’Internet fixe au pays de l’oncle Sam », expliquait alors Les Échos. Reuters ajoute que cette nouvelle entité devrait regrouper « 38 millions d’abonnés, dépassant le leader du marché Comcast ».

La FCC (régulateur américain des télécoms) vient de donner son accord et son président, Brendan Carr, s’en félicite : « En approuvant cet accord, la FCC garantit des avantages considérables aux Américains. Cet accord signifie le retour aux États-Unis d’emplois délocalisés. Il signifie également le déploiement de réseaux modernes à haut débit dans davantage de zones rurales. Enfin, il permettra aux consommateurs d’accéder à des forfaits moins chers. De plus, l’accord consacre des protections contre la discrimination fondée sur la diversité, l’équité et l’inclusion. ».

Il ajoute que Charter prévoit d’investir des « milliards de dollars » pour améliorer son réseau après cette opération. « Cela signifie que les Américains bénéficieront d’un accès internet plus rapide et de prix plus bas », peut-on lire dans le document de la FCC.

Engadget tempère l’enthousiasme de la FCC : « Bien que la FCC de Carr dresse un tableau très favorable de l’acquisition de Charter, l’histoire a fourni de nombreux exemples de fusions ayant eu l’effet inverse sur les emplois et les prix. Par exemple, les redondances lors de la fusion de T-Mobile avec Sprint en 2020 ont entraîné une vague de licenciements chez l’opérateur ».

Nos confrères rappellent que, en 2018, « peu de temps après l’approbation de la fusion de Charter avec Time Warner Cable par la FCC, la société a augmenté les prix de son service Spectrum de plus de 91 dollars par an ».

☕️ La console Orange Pi Neo « suspendue » à cause des hausses sur la mémoire et les SSD

2 mars 2026 à 09:10

Le développement de l’intelligence artificielle générative et des grands modèles de langage demande toujours plus de puissance de calcul et de mémoire pour les entraînements et l’inférence. Si NVIDIA est sur un petit nuage (ou gros matelas rempli de billets) financier, la pénurie des puces entraîne une hausse des prix des SSD et de la mémoire, avec dans leur sillage le reste du monde du numérique.

HP par exemple, prévoit que la mémoire et le stockage vont représenter 35 % du prix de vente d’un ordinateur, contre 15 à 18 % il y a quelques mois. C’est désormais au tour du projet de console Orange Pi Neo d’en faire les frais. Elle est développée conjointement par la société chinoise Orange Pi (qui propose des micro-ordinateurs type Raspberry Pi) et la distribution Linux Manjaro.

Annoncée il y a deux ans, elle devait arriver cette année, durant le premier semestre. Deux versions étaient attendues, à 450 ou 550 dollars suivant la configuration (Ryzen 7840U avec 16 Go ou Ryzen 8840U avec 32 Go). Sur le forum officiel de Manjaro, le couperet est tombé : « En raison des prix élevés de la mémoire DDR5 et des SSD, le projet est actuellement en pause ».

L’équipe en profite pour indiquer que « les certifications CE et FCC sont désormais complètes. De plus, beaucoup d’améliorations ont été apportées à la Manjaro Gaming Edition. Nous attendons maintenant le bon moment pour lancer le produit… ». Reste que les prévisions sont assez pessimistes pour 2026, voire 2027. Octave Klaba, PDG d’OVHcloud, estime par exemple que « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ».

☕️ Laser UltraAir : l’ESA connecte un avion à un satellite géostationnaire à 2,6 Gb/s

2 mars 2026 à 08:26

L’Agence spatiale européenne explique avoir réalisé une première mondiale fin février : « Lors d’essais en vol à Nîmes, en France, le système laser UltraAir d’Airbus a maintenu une connexion sans erreur tout en transmettant des données à un débit de 2,6 gigabits par seconde pendant plusieurs minutes ».

L’avion était connecté au satellite géostationnaire Alphasat TDP-1 (Tesat), qui se trouvait donc à 36 000 km d’altitude. Le satellite est composé de quatre charges utiles pour des démonstrations, et TDP-1 est un module de communications optiques. « Il combine un terminal laser et une liaison descendante à haute vitesse pour acheminer des flux de données des satellites en orbite basse vers les stations terrestres via son satellite hôte », et maintenant aussi vers des avions en vol.

L’ESA en profite pour rappeler les avantages des lasers par rapport aux communications radio dont les fréquences sont de plus en plus rares : « ils offrent des liaisons plus sécurisées et peuvent transporter beaucoup plus d’informations ». Par contre, les « faisceaux laser se propagent beaucoup moins loin que les ondes radio ».

Le projet n’est pas nouveau, il avait été présenté par l’ESA en 2021. Il était alors question d’une « tête optique et plusieurs petits racks électroniques contenant principalement des équipements ». La tête est « isolée mécaniquement des vibrations » de l’avion. Le matériel est prévu pour être installé dans la cabine d’un petit jet, dont une des fenêtres est remplacée pour accueillir le matériel de réception du laser.

Le projet est en retard sur le calendrier qui prévoyait qu’une « fois la phase de démonstration menée à bien, la phase de prototypage débuterait début 2023 ». Quoi qu’il en soit, « ces avancées laissent entrevoir un avenir où les voyageurs pourront profiter d’une connexion Internet fiable et haut débit pendant leurs vols, et où les personnes à bord de navires ou de véhicules traversant des régions reculées pourront rester connectées sans interruption », explique l’Agence spatiale.

Il y a 18 mois, l’armée française signait une autre « première mondiale » avec une liaison laser stable entre un nano-satellite en orbite basse et une station sol optique. Le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’Espace, ajoutait que les lasers n’étaient pas utiles que pour les communications, c’est aussi une arme qu’il est possible d’utiliser depuis le sol ou l’espace, pour attaquer d’autres satellites par exemple.

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