Marathon performe pendant le Steam Néo Fest, Bungie remercie les joueurs pour leurs retours







On ne vous avait parlé d’Incursion Red River qu’au moment de sa sortie en accès anticipé, car lorsqu’on l’avait essayé peu après, on avait considéré qu’il ne valait même pas la peine d’être évoqué. Deux ans plus tard, la version 1.3 est de sortie, et ElGringo, membre de la communauté NoFrag, a décidé d’aller y faire un tour. Son verdict n’est malheureusement pas meilleur qu’en 2024, car si l’intention de proposer une expérience tactique est toujours là, l’enfer du Vietnam se trouve pour l’instant surtout dans le level design.
Genre : Extraction shooter PvE | Développeur : Games Of Tomorrow GmbH | Éditeur : Games Of Tomorrow GmbH | Plateforme : Steam | Prix : 21,56 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : Intel i5-9600K / Ryzen 5 3600, RTX 2080 / RX 5700 XT | Date de sortie en accès anticipé : 10/04/2024 | Durée : quelques heures avant de se lasser
Preview rédigée par ElGringo et effectuée sur une version Steam.
Commençons par la technique. Les bugs sonores sont pénibles : préparez-vous à subir le chant infini de grillons sous stéroïdes et à entendre les bruits de vos propres tirs sauter sans raison. Côté fluidité, le framerate est stable, mais on observe un stuttering très prononcé dès que l’IA passe en état d’alerte (pratique pour savoir qu’on est repéré, mais moins pour viser). C’est un effet secondaire du nouveau comportement, j’y reviendrai. Lumen est disponible en expérimental, mais je n’ai remarqué aucune différence visuelle pour 15 FPS de moins. Le jeu reste cependant assez beau – indépendamment d’une direction artistique sans âme – et tourne à 70-80 FPS minimum sur la nouvelle carte en réglage max sans Lumen (en 1080p avec un Ryzen 7 5800X et une RTX 3070). Les effets météo ont été revus : les orages sont impressionnants, mais la visibilité en pâtit. Et même s’il pleut moins souvent que chez la concurrence, n’espérez sniper que lorsqu’il fait beau…
Du côté des armes (comme le nouveau MPX, par exemple), c’est toujours mal équilibré. On ne sent presque aucune différence entre du 9 mm et de la 7,62 russe. Je ne parle même pas des shotguns, qui one-tap à 20 mètres avec un son de pulvérisateur pour laver les vitres. Dommage pour un titre qui propose autant de gunporn.
Sur le plan du gameplay, Incursion Red River souffle le chaud et le froid. Le système de soin est toujours trop simple : painkiller pour des points de vie temporaires, bandage si saignement, et health injector pour récupérer des points de vie définitifs. Il y aurait de la regen, qu’on jouerait à Call Of’. De plus, c’est assez mal fait : prendre des painkillers pour faire remonter sa vie est terriblement plus long que de se faire une piqûre, qui elle, vous soigne définitivement.
Les nouvelles missions scénarisées font le job, mais les objectifs secondaires manquent cruellement de diversité. Par exemple, j’ai détruit au moins six fois l’école sur la carte Delta en moins de deux jours ingame, du moins en théorie, car je n’ai jamais entendu l’explosion des bombes que j’ai placées… Même constat pour le nouveau système de ressources, dont l’idée de base est originale : plutôt que de rentrer avec cinq sacs de ciment, il faut les marquer avec un traceur, ce qui les valide immédiatement. Et pour les trouver, votre PDA bipe si vous vous en approchez. Le souci, c’est que les emplacements de loot sont fixes, l’intérêt retombe donc à zéro au bout de quelques raids.
Comme dans tout bon extraction shooter qui se respecte, nous avons à notre disposition un hideout. Et comme dans tout bon extraction shooter qui se respecte, nous pouvons l’améliorer. Et comme dans tout bon extraction shooter qui se respecte, il vous faudra extraire toute une ribambelle d’objets insolites (un globe terrestre pour upgrader son terminal, ou une cruche antique pour améliorer la structure…), prenant une place non négligeable dans votre petit sac à dos. Cela oblige donc à jouer à Tetris alors qu’un ennemi peut potentiellement vous distribuer le contenu de son chargeur dans la figure à tout moment. C’est le contraire des ressources, qui ne prennent pas de place dans votre inventaire.
Une nouveauté intéressante à noter concerne la structure du jeu : les cartes sont désormais attribuées à chaque faction, chacune hébergeant les soldats d’un des trois camps (Américains, Russes ou Vietnamiens). Les missions secondaires pour monter sa réputation sont donc limitées : vous ne trouverez pas de missions de sabotage pour le compte des Américains sur la carte contrôlée par les Américains. Là encore, c’est une bonne idée, mais cela reste figé : Quarry sera toujours contrôlé par l’UICS, malgré vos actions. Et l’arrivée d’une nouvelle carte illustre bien les problèmes sur la boucle de gameplay actuelle du titre. L’eau (lacs et rivières) y est bizarrement infranchissable, forçant des détours absurdes. Les zones d’extraction qui s’ouvrent et se ferment sont inutilement complexes à atteindre : il m’est souvent arrivé de constater que je ne parviendrais pas au point d’extraction avant sa fermeture, et que les seuls ouverts (ou qui s’ouvriront) sont à l’autre bout de la carte, m’obligeant à marcher de longues minutes dans des zones mortes et sans le moindre intérêt. Et quand vous tombez sur des bâtiments, les maisons sont complètement vides et les infrastructures plus grosses, comme l’école, sont impossibles à visiter. Je ne parle même pas de l’omniprésence de murs invisibles, qui forcent à passer par les couloirs arbitraires que les développeurs ont prévus. Vous me direz « mais c’est une alpha ! », je vous répondrais « trois cartes en deux ans ». Même Battlefield 6 fait mieux !
Mais la grande nouveauté est l’arrivée de Solarint dans l’équipe de dev, qui est le créateur de SAIN pour SPTarkov. Pour ceux qui n’ont pas testé, il s’agit d’un overhaul (mod d’amélioration) pour la version non officielle d’Escape from Tarkov, qui modifie le comportement de l’IA (déjà correcte) du jeu. Fini les headshots depuis un buisson avec la pétoire du grand-père ! Il reprend donc le même principe dans Incursion Red River. Les IA ont un comportement réaliste : les ennemis se couvrent les uns les autres, se placent correctement pour lancer un assaut, attendent patiemment dans les recoins, se replient lorsque la situation n’est pas à leur avantage, etc… Il est donc impossible de vider tranquillement un point d’intérêt puis de le looter calmement : le bruit alerte les patrouilles voisines, et vous vous retrouverez rapidement encerclé. Quelques ajustements sont possibles : par exemple, une IA n’a pas les mêmes réflexes en alerte ou en patrouille. Vous pouvez donc les surprendre. De plus, elles vont faire du tir réflexe assez peu précis si elles vous repèrent en premier. Ce n’est pas très réaliste (en général, on vise avant de tirer), mais ça permet d’éviter la balle fatale depuis le buisson et de vous mettre à couvert. Par contre, ne confondez pas tir de sommation et incompétence : passées quelques balles dans la nature, la suivante sera pour votre tête. Comme dans SAIN, vous pouvez jouer sur quasiment tous les sliders de l’IA : temps de réaction, distance à laquelle elle entend les sons, angle de vue, etc… Ça permet aux plus aguerris de souffrir un peu, ou aux débutants de ne pas perdre leur précieux M4 trouvé par hasard sur un cadavre.
Si vous voulez voir du gameplay de cette nouvelle IA, voici un démonstration assez représentative trouvée sur YouTube :
Incursion Red River est rempli de bonnes idées à moitié implémentées, mais le contenu et le gameplay global sont beaucoup trop pauvres à l’heure actuelle pour captiver bien longtemps. Certes, l’IA est franchement cool, mais malheureusement, c’est tout le reste qui pêche. Vu le rythme de développement, on peut sereinement estimer qu’il faudra attendre encore une quinzaine d’années avant d’avoir un vrai bon jeu entre les mains. Il n’est cependant pas désagréable pour une soirée ou deux, mais la concurrence fait beaucoup mieux. Enfin, si les retours étaient plutôt indulgents lors de sa sortie en accès anticipé en 2024, car il était vendu autour des 15 €, son augmentation à plus de 21 € pourrait jouer en sa défaveur dans les mois à venir.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.





















Hyperstrange a annoncé que son second DLC Endless West change désormais de nom : il faudra l’appeler Blood West: Scavengers. La news se résume à une phrase : « Endless West is now Blood West: Scavengers ». Pour rappel, à l’annonce de ce dernier, le studio promettait un DLC avec un mode sans fin où l’objectif était de survivre le plus longtemps possible tout en remplissant aléatoirement des quêtes.
L’annonce explique que le développement a évolué au-delà des attentes du studio. Le nouveau nom, Blood West: Scavengers, évoque désormais davantage la fouille et la récupération, mais le studio n’est pas très bavard là-dessus. On y apprend tout de même que le DLC va ajouter de nouveaux personnages qu’il sera possible d’incarner. Pour le reste, la description laisse à penser que le contenu restera le même, à savoir accomplir des quêtes, et amasser un maximum de butin avant le lever du soleil. Espérons que le contenu soit à la hauteur pour ne pas se lasser au bout de quelques heures.
Blood West: Scavengers n’a toujours pas de date de sortie, mais on connaît désormais son prix. Il faudra débourser 4,99 $ (soit très probablement 4,99 €) pour se replonger dans l’univers de Blood West. En attendant de nouvelles infos, le jeu de base est actuellement affiché avec une belle promotion de -70 % sur Steam, soit 7,5 € environ.
Que l’on aime ou pas, Running With Scissors, le studio derrière la franchise Postal, n’a pas marqué les esprits de l’industrie vidéoludique pour la qualité et la profondeur de ses jeux, mais pour son côté trash et gore. Alors que la campagne de financement Kickstarter de Postal 2 Redux a engrangé 652 611 $ (soit un peu plus 552 000 €) sur les 250 000 $ demandés, on aurait pu penser que les devs seraient uniquement focalisés sur ce projet, mai il n’en est rien. Durant l’IGN Fan Fest, ces derniers ont dévoilé Flesh & Wire, un FPS d’horreur psychologique se déroulant dans la même timeline que les aventures du Postal Dude, une sorte de Postal Dude Universe.
Pour preuve, vous incarnerez Angel, une victime traumatisée d’un tireur fou, en quête de réponses et de vengeance. Pour atteindre ce mystérieux tueur, vous parcourrez différents lieux pour affronter des militaires, des fanatiques et même des créatures de l’au-delà à l’aide d’armes conventionnelles et d’artefacts surnaturels. Étrangement, Flesh & Wire semble plus travaillé et sérieux dans sa proposition que POSTAL 4: No Regerts. À la base, il faut dire que les PNJ de la franchise sont généralement très cons et servent uniquement de chair à canon. Le studio cherche-t-il à se repentir des actions du Postal Dude en offrant une vision torturée d’une de ses nombreuses victimes ?
Flesh & Wire est prévu courant 2027. En attendant l’annonce d’une date de sortie, vous pouvez ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam, si vous êtes intéressés.




Alors que le multijoueur de Teardown était initialement prévu pour l’année dernière, le studio Tuxedo Labs avait finalement proposé un accès à une version bêta via la fonctionnalité Experimental Branch de Steam. Sans nouvelles depuis, ce n’est qu’en ce milieu de semaine que les devs ont publié un billet de blog Steam pour annoncer que le multijoueur sortira finalement ce 12 mars. Vous pourrez parcourir la campagne principale avec vos amis dans des parties pouvant accueillir jusqu’à 12 joueurs, tout comme le mode bac à sable et les différents modes de jeu intégrant ceux de la communauté.
Les devs annoncent d’ores et déjà travailler sur un mode de jeu de course qui sortira plus tard cette année. Avec son univers voxel destructible et la créativité des moddeurs, les parties en multijoueur seront probablement très sympas à jouer.
Si vous n’avez pas cédé à l’appel du braquage et de la destruction, vous pouvez vous procurer Teardown chez notre partenaire Gamesplanet à –10 %, soit 27 €.



Lundi 2 mars à 20 heures, nous enregistrerons le 83ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme à notre habitude, nous reviendrons, avec toute la bienveillance qui nous caractérise, sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines. On parlera notamment de la débâcle d’Highguard, de la présentation étonnamment intéressante de WARDOGS, ou encore de l’annonce d’AZUR, un jeu de survie PvP développé par des Marseillais. On reviendra également sur quelques démos qui nous ont marquées pendant le Steam Néo Fest.
Après un petit quiz qui vous permettra de gagner un jeu chez notre partenaire Gamesplanet, on parlera de ceux qu’on a testés récemment, ou qu’on est encore en train de tester : Resident Evil Requiem, Don’t Stop Girlypop! et Rogue Point.
Alors attrapez une poignée de cacahuètes, et rejoignez-nous sur Twitch jeudi 4 décembre à 20 heures.
Si vous n’êtes pas disponibles, pas de souci : l’émission sera disponible en VOD sur notre chaîne YouTube. Et si vous préférez éviter de voir nos tronches, vous pourrez nous retrouver en audio sur Spotify, Deezer, Anchor.fm, Pocket Casts, Podchaser ou PlayerFM.