Going Medieval complète sa feuille de route et sort d'accès anticipé




Un nouveau jeu God of War a débarqué sur PS5 dernièrement mais pas sous la forme qu’on connait. En effet, God of War : Sons of Sparta est une sorte de Metroidvania réalisé par le studio Mega Cat Games à qui on doit notamment Into The Pit…
Le titre était annonciateur, cet épisode nous met dans la peau d’un tout jeune Kratos qui va évoluer avec son frère Deimos et tout cela est joliment amorcé par la voix d’un vieux Kratos qui raconte l’histoire à sa fille Calliope. Le décor est planté.
Les frangins vont devoir retrouver leur ami Vasilis, jeune soldat disparu récemment. Ce sera le prétexte pour sortir de Sparte (et y revenir souvent) afin de se frotter à de méchantes créatures et autres ennemis dans des contrées plus sauvages…
Le jeu en scrolling 2D est plutôt joli avec des animations fluides et une ambiance sympathique le tout dans un esprit old-school qu’on aime (enfin, certains n’aimeront pas…). On est bien sûr très loin des God of War habituels mais c’est une approche qui change tout en restant dans l’univers.
Même si on profite de dialogues avec différents personnages dans l’aventure qui veut dérouler une histoire, tout cela reste un peu timide et on est plutôt sur une phase d’initiation de nos deux protagonistes à la recherche du devoir et de l’honneur.







Toujours est-il qu’on s’amuse pas mal dans le jeu avec néanmoins des références à la saga en ce qui concerne les combats même si ici Kratos use d’autres armes : une lance et un bouclier, mais aussi une fronde par exemple. Le genre du jeu oblige aussi à des confrontations moins techniques, plus simplistes et aléatoires. C’est même parfois un peu frustrant face à certains ennemis et même les boss qui manquent un peu d’originalité dans la manière de combattre. L’IA approximative des ennemis n’aide en rien…
Même si Kratos peut faire évoluer ses capacités, ça n’est jamais transcendant et même les phases d’exploration restent un peu trop classiques et limités avec des mécanismes simples et des allers et retours incessants. Pourtant, les pouvoirs magiques offerts par l’Olympe était une idée qui aurait méritée d’être plus présente.
Autre frustration, celle du mode coop local 2 joueurs annoncé qui est en fait disponible après avoir terminé une fois le jeu en solo. Une aberration…
Techniquement limité voire vieillot, le jeu partait sur une bonne intention au niveau de la direction artistique notamment mais on sent un manque d’ambition et de prise de risque avec, certes, un sympathique Metroidvania mais qui n’est pas à la hauteur de la saga.
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Pris au piège dans un hôpital envahi par des zombies et assiégé par une mystérieuse secte, un shérif blessé tente de comprendre ce qui se passe… avec seulement quinze minutes avant que le temps ne recommence. Sur le papier, Fear the Timeloop propose une idée originale mêlant survival-horror et boucle temporelle. Mais derrière ce concept intriguant, l’exécution peine encore à convaincre
Dans Fear the Timeloop, le joueur incarne un shérif grièvement blessé qui se réveille dans un hôpital plongé dans le chaos. Les couloirs sont déserts, les lumières vacillent, et très vite la situation devient claire : les lieux sont envahis par des morts-vivants. Comme si cela ne suffisait pas, une secte mystérieuse semble également avoir pris le bâtiment d’assaut.






L’ambiance cherche clairement à installer une tension permanente. L’hôpital devient un espace fermé, labyrinthique, où chaque porte peut mener vers une nouvelle menace. Mais la véritable particularité du jeu réside dans sa mécanique principale : une boucle temporelle de quinze minutes.
À chaque cycle, le temps se réinitialise et le joueur revient au point de départ. L’idée est alors d’explorer l’hôpital, de comprendre ce qui s’y déroule et de progresser dans l’histoire en exploitant les informations découvertes lors des boucles précédentes.
Sur le papier, le concept est prometteur. Il suggère une progression basée sur l’observation, l’expérimentation et la mémorisation de l’environnement. Mais une fois la manette en main, l’expérience se révèle plus hésitante.
Visuellement, Fear the Timeloop semble vouloir s’inscrire le survival horror moderne, Resident Evil 2 remake en tête.
Cependant, la réalisation technique peine à soutenir cette ambition. Les graphismes apparaissent souvent brouillons, avec un aliasing très visible qui rend les contours instables et les décors parfois difficiles à lire. L’image manque de netteté et certaines textures donnent une impression de finition incomplète.

Les chutes de framerate viennent également perturber l’expérience. Dans un genre qui repose beaucoup sur la tension et l’immersion, ces ralentissements rappellent rapidement les limites techniques du projet.
Malgré ces défauts, l’univers du jeu possède un certain potentiel. Le mélange entre zombies et secte mystérieuse évoque parfois l’atmosphère du film The Void, avec cette sensation d’être enfermé dans un lieu isolé où quelque chose de profondément anormal est en train de se produire.
Du côté sonore, l’ambiance fonctionne plutôt bien. Les bruits d’environnement, les silences pesants et certains effets sonores participent à installer une tension constante dans les couloirs de l’hôpital. Sans être exceptionnel, l’habillage sonore contribue à renforcer l’atmosphère inquiétante du jeu.
Mais dans l’ensemble, la présentation laisse souvent l’impression d’un titre en cours de finition. Comme si le projet était en early access.
Si le jeu se présente comme un TPS horrifique où l’on tire sur des zombies, le cœur du gameplay repose sur la mécanique de boucle temporelle. Le joueur dispose de quinze minutes pour agir avant que le temps ne recommence. Pendant ce laps de temps, il est possible d’explorer différentes zones de l’hôpital et de découvrir des indices sur ce qui s’est passé dans les lieux. Certaines portes ne peuvent être ouvertes qu’à un certain moment du cycle. D’autres situations obligent à choisir entre deux chemins, ce qui implique de recommencer une boucle pour explorer l’autre possibilité.







Sur le principe, cette structure encourage l’expérimentation et la curiosité. Chaque tentative permet théoriquement d’apprendre quelque chose de nouveau sur l’environnement ou sur la progression possible. Mais dans la pratique, le système reste parfois difficile à appréhender. Le jeu explique peu ses mécaniques et il n’est pas toujours évident de comprendre ce que l’on doit faire pour progresser.
Cette opacité donne l’impression de tourner en rond, surtout lors des premières heures. Le concept de boucle temporelle, qui devrait être le moteur de l’expérience, devient alors une source de frustration.
On peut même avoir le sentiment que ce système sert à masquer un contenu limité. La répétition des cycles donne l’impression que la boucle temporelle agit comme un cache-misère pour un jeu qui se voulait peut-être trop ambitieux. D’autant que l’expérience semble relativement courte une fois son fonctionnement compris.
Après quelques heures passées dans Fear the Timeloop, le bilan reste contrasté. Je vais être honnête, je n’ai pas aimé l’expérience.
Le jeu possède indéniablement de bonnes idées. Son concept de boucle temporelle appliqué à un survival-horror est original. Mais entre une réalisation technique fragile, un gameplay parfois difficile à comprendre et une expérience qui semble encore limitée, le titre donne surtout l’impression d’un projet pas totalement abouti.
La bonne nouvelle, c’est que les développeurs suivent activement le jeu. Plusieurs correctifs ont déjà été publiés depuis sa sortie, ce qui laisse espérer des améliorations dans les mois à venir.
Pour l’instant, Fear the Timeloop apparaît donc comme une expérience intéressante mais imparfaite, qui pourrait gagner en cohérence et en finition avec le temps. Un jeu qui mérite peut-être d’être redécouvert dans quelques mois, lorsque sa boucle aura eu l’occasion de se perfectionner.
Test réalisé par Florian
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