Dans la foulée du lancement d'iOS 26.2.1 ce lundi, Apple a mis à jour plusieurs de ses anciens systèmes mobiles afin d'apporter un correctif important : la mise à jour prolonge la validité du certificat requis par des fonctionnalités telles que iMessage, FaceTime et l'activation de l'appareil....
Si vous n'avez rien compris au titre de cet article, rassurez-vous quant à vos compétences linguistiques : le verbe « sherlocker » n'est pas dans le dictionnaire. C'est en revanche un terme bien connu dans la communauté des développeurs indépendants ayant un jour eu l'insigne honneur de voir...
Le patron d'Apple a pris la parole après la mort d'un infirmier tué par des agents fédéraux samedi. Une déclaration qui arrive alors que Cook était très critiqué pour sa présence à la Maison-Blanche le soir même du drame.
Doom, le célèbre jeu des années 90, est à l'origine d'une sorte de mème : des développeurs tentent de faire fonctionner le jeu sur tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi). On a vu l'adaptateur Lightning vers HDMI d'Apple, une Freebox, une tondeuse robot ou la Touch Bar. Arin Sarkisian a décidé de lancer le FPS sur des écouteurs Bluetooth, sous le nom DOOMBuds.
Le jeu en action.
Il ne s'agit pas de n'importe quels écouteurs : il a choisi les PineBuds Pro (désolé, pas des AirPods). Ce sont des écouteurs Bluetooth assez classiques sur la forme, des modèles d'entrée de gamme qui valent une centaine de dollars. Mais ils ont une particularité assez rare : la partie logicielle est open source. Il est possible de remplacer le firmware d'origine par n'importe quel programme, et c'est ce qu'Arin a fait.
Techniquement, la plateforme est légère : un processeur ARM Cortex M4 à 300 MHz (deux cœurs), un peu moins de 1 Mo de RAM et 4 Mo de mémoire flash. Le jeu d'origine nécessite un peu plus de stockage et de RAM, ce qui a nécessité quelques ajustements. La version shareware de Doom nécessite un peu plus de 4 Mo1 pour les données du jeu (sans le code exécutable), et il a donc fallu supprimer quelques musiques et animations pour descendre à environ 1,7 Mo. Pour la RAM, le jeu original demande 4 Mo de RAM sur un PC d'époque, mais il a réussi à optimiser le code pour rentrer dans les 992 ko de RAM. Enfin, le processeur fonctionne par défaut à 100 MHz sur les écouteurs, et il a donc fallu désactiver le mode basse consommation pour le passer à sa fréquence nominale (300 MHz). C'est le point le moins bloquant : Doom fonctionne bien sur un 486 à 66 MHz des années 90 et peut se contenter d'un simple 386 si vous acceptez les saccades.
Pas d'écran, mais un serveur web
La partie la plus compliquée est celle liée à l'affichage. Les écouteurs n'ont pas d'écran et donc tout passe par un serveur web. Les images du jeu — en 320 x 200 — sont transmises via un lien série rapide (UART, capable d'atteindre 2,4 Mb/s) et affichée dans une page web. Les écouteurs contiennent un petit serveur, qui va permettre d'afficher le résultat sur un ordinateur, avec une liaison filaire entre le boîtier des écouteurs et un ordinateur. Pour obtenir un rendu (à peu près) fluide, les images sont compressées en MJPEG. C'est un vieux codec vidéo qui compresse indépendamment chaque image en JPEG.
Dans le cas des écouteurs, la liaison permet en théorie entre 22 et 27 images/s grâce au MJPEG2, mais le processeur limite un peu : entre l'exécution du jeu, la gestion du serveur web et la compression en MJPEG, le jeu fonctionne à 18 images/s. Ce n'est pas si mal pour Doom : la version d'origine ne dépassait pas 35 images/s par design et un bon processeur de l'époque était plutôt aux alentours de 20 images/s.
Il était possible de tester
Enfin, il était possible de tester le jeu sans les écouteurs en question. Sur le site doombuds.com, le développeur avait lié ses propres écouteurs à une session en streaming sur Twitch, et n'importe qui pouvait prendre le contrôle du jeu pendant 45 secondes. Pour le moment, cette fonction est désactivée.
La version complète nécessite un peu plus de 11 Mo. ↩︎
En réponse à la nouvelle politique agressive menée par les États-Unis, un nombre croissant d’acteurs européens cherchent à rapatrier leurs services sur le continent. C’est dans cette optique qu’Infomaniak annonce une évolution technique de son offre, avec l’objectif de convaincre tous ceux qui cherchent à abandonner un cloud américain au profit d’une entreprise européenne. Pour les séduire, l’entreprise suisse a revu sa gamme Public Cloud pour la rapprocher de ce que ses concurrents proposent, AWS d’Amazon et Azure de Microsoft en tête. Dans le principe, les clients de ces deux géants de l’hébergement pourront trouver des solutions similaires chez Infomaniak et ainsi simplifier leur déménagement.
Concrètement, l’hébergeur a mis à jour son Public Cloud en l’enrichissant de services que l’on dit « managés » dans le jargon. Pour résumer simplement, vous avez deux grandes voies dans ce monde de l’hébergement : soit vous gérez toute la partie logicielle vous-même en louant des serveurs physiques ou virtuels, soit vous faites confiance à l’hébergeur pour se charger du logiciel et vous ne gérez plus que les données et applications. Jusque-là, le Public Cloud d’Infomaniak fournissait surtout des instances virtuelles et c’était aux clients de développer tout le reste. La nouveauté, c’est l’ajout d’offres clés en main dans de nombreux domaines.
Image Infomaniak.
Vous avez besoin de stocker des données ? Infomaniak propose désormais sa Database as a Service (DBaaS), une base de données prête à l’emploi où l’entreprise se charge du matériel ainsi que de la sauvegarde des données. Autre nouveauté, l’arrivée de Kubernetes as a Service (KaaS), un système très populaire qui simplifie le déploiement de services web en configurant notamment des augmentations et réductions automatiques des ressources en fonction des besoins. L’hébergeur suisse proposait déjà d’autres solutions similaires à ses concurrents, comme du stockage de données avec une API compatible S3, le protocole inventé par Amazon et devenu le standard de fait dans l’industrie.
Toutes ces petites briques sont comparables à ce que les hébergeurs américains peuvent offrir. Une entreprise qui a déjà créé son infrastructure autour de bases de données gérées, d’instances déployées avec Kubernetes ou encore de fichiers stockés dans un espace S3 pourra ainsi retrouver les outils équivalents chez Infomaniak, sans avoir à développer quoi que ce soit. Cette stratégie est assez évidente pour les acteurs européens et d’autres l’avaient déjà mises en œuvre, comme OVHcloud en France. Lui aussi propose une gamme Public Cloud, enrichie au fil des années de services managés pour mieux concurrencer les géants du secteur.
Infomaniak annonce aussi l’ajout d’instances GPU, dédiées à l’intelligence artificielle, un domaine incontournable en 2026. Si vous voulez tester ses solutions, sachez que les nouveaux clients bénéficient d’un crédit de 300 € à utiliser pendant les trois premiers mois sur toute l’offre Public Cloud. De quoi se faire une idée de l’interface helvétique et des services proposés, avant éventuellement d’enclencher une bascule depuis un cloud américain.
Les centres de données d’Infomaniak sont implantés exclusivement en Suisse, principalement autour de Genève. Pour ne rien gâcher, ils essaient aussi d’être plus écologiques, notamment en exploitant la chaleur générée pour chauffer des logements.
Disneyland Paris vient de publier le très attendu plan officiel de Disney Adventure World, son second parc réimaginé. Ouverture prévue le 29 mars 2026, avec World of Frozen en tête d'affiche. C'est bien plus enthousiasmant que l'ancien parc, et les billets pour le jour J sont déjà épuisés.
Marre de courir après la télécommande de votre clim, ou de rentrer chez vous dans une étuve ? tado°, la firme spécialisée dans la gestion intelligente du chauffage et de la climatisation propose un contrôleur connecté compatible HomeKit aux fonctionnalités intéressantes, actuellement en promotion.
NetNewsWire est un lecteur de RSS qui existe depuis de très nombreuses années sur Mac : la version originale date de 2002. Si les flux RSS ont été remplacés par les réseaux sociaux chez certains, d'autres — comme les journalistes — se reposent beaucoup sur ces derniers. La nouvelle version de NetNewsWire, la 7, amène donc deux nouveautés importantes. La première, c'est la prise en charge de Liquid Glass pour l'interface. La seconde, liée, est l'obligation d'utiliser macOS 26. Elle est disponible sur le site officiel.
La version 7, avec Liquid Glass. Elle manque un peu de contrastes dans la barre latérale.
NetNewsWire est open source depuis la version 5 et a été reprise par ses développeurs originaux à l'automne 2018, après différents rachats. Dans la pratique, cette version 7 est donc essentiellement une version qui se concentre sur l'esthétique. Le passage en Liquid Glass n'est d'ailleurs pas forcément efficace : il y a moins de contraste dans certaines zones, comme la barre latérale. Les notes de version n'indiquent pas de gros changements : il y a la correction d'un bug et le renvoi vers les nouveaux forums des développeurs… et c'est tout (en dehors de Liquid Glass).
La version 6.
Pour ceux qui veulent rester sur une ancienne version de macOS (ou ne veulent pas de Liquid Glass), la branche 6.2 reste disponible, avec une mise à jour récente (6.2.1). Enfin, Brent Simmons indique que la version iOS (iPhone et iPad) va aussi passer à Liquid Glass, mais que cette variante est encore en phase de test. Comme la version Mac, elle devrait a priori imposer iOS 26.
NetNewsWire prend en charge de nombreux services.
Pour le reste, NetNewsWire est un bon lecteur de RSS, qui a l'avantage de prendre en charge de nombreux services de synchronisation, mais aussi de permettre de travailler en local avec une synchronisation iCloud1 entre vos appareils, un compromis intéressant si vous avez plusieurs appareils.
Qui est un peu perfectible, il faut bien l'avouer. ↩︎
Mesurer l’électricité consommée à tout moment est une information précieuse, à la fois pour évaluer sa consommation en temps réel plutôt que de découvrir un écart important à la prochaine facture et à la fois pour créer des automatisations plus sophistiquées. Maison ignore toujours la consommation énergétique, ce n’est toutefois pas le cas de plateformes plus avancées, comme Home Assistant. Si vous cherchez un moyen de mesurer la consommation des plus gros appareils du logement, cette promotion pourrait vous intéresser. Le compteur électrique Refoss EM06P est actuellement vendu 78 € au lieu de 110 et c’est un excellent prix pour ajouter six pinces ampèremétriques à votre tableau électrique.
Bien oranges, le compteur et les pinces associées se voient bien dans le tableau électrique d’un client. Image Refoss.
Ce type d’appareil doit s’installer directement dans le tableau électrique, ce qui implique de l’ouvrir et de prendre les précautions d’usage en coupant l’arrivée électrique. Néanmoins, la mesure s’effectue en positionnant une pince ampèremétrique autour d’un fil de phase, sans débrancher quoi que ce soit. Le plus dangereux dans la procédure, c’est peut-être de prévoir l’alimentation du compteur lui-même, mais c’est une procédure à la portée de tout bricoleur un minimum précautionneux. Si vous ne vous sentez pas de le faire, un électricien pourra naturellement s’en charger à votre place.
Le produit de Refoss consiste en un module principal, qui trouvera place sur le même rail DIN que tous les disjoncteurs et autres éléments du tableau électrique. C’est lui qui doit être alimenté, soit depuis un disjoncteur dédié, soit en s’alimentant sur un élément existant, c’est à adapter en fonction du tableau. Puis chaque pince doit être installée sur la phase de la ligne à mesurer. L’appareil est capable de gérer six mesures en parallèle, jusqu’à 120 A pour chacune, ce qui veut dire qu’il est tout à fait compétent pour tous les besoins domestiques et peut mesurer l’arrivée principale du logement.
On peut utiliser le produit avec l’app du fabricant, même si son ouverture permet de l’intégrer aisément à la domotique. Image Refoss.
Refoss propose sa propre app et peut même stocker les données enregistrées sur les serveurs de l’entreprise, ce qui est gratuit pour cinq ans d’historique. Le fabricant a opté pour une approche très ouverte, assez similaire à celle d’un Shelly, avec la possibilité d’envoyer les informations en temps réel via une API locale ou même directement vers un serveur MQTT. Dans l’univers de Home Assistant, il existe une intégration officielle qui devrait se charger de tout. Le compteur se connectera au réseau local en Wi-Fi et fonctionnera alors même sans être connecté à internet, un bon point.
Si je n’utilise pas ce produit, j’ai des compteurs du même type chez moi pour surveiller les appareils les plus gourmands, comme la pompe à chaleur, le chauffe-eau ou encore les plaques de cuisson et le four. Au-delà de l’information en temps réel, c’est un excellent outil pour créer des automatisations, notamment si vous avez des panneaux solaires.
Six canaux de mesure à 78 € : l’offre de Refoss est assez imbattable. À titre de comparaison, un Shelly équivalent est vendu 72 €, mais uniquement trois pinces de mesure. Outre le prix réduit, vous n’avez qu’un seul compteur à installer dans le tableau, ce qui est pratique pour économiser de la place.
Les nouveaux AirTags 2 dévoilés ce lundi présentent une sonnerie deux fois plus puissante... et aussi légèrement plus aiguë, comme le montre la vidéo comparative ci-dessous. On passe en effet d'un fa à un sol, ce qui peut permettre à la nouvelle sonnerie de mieux se distinguer du brouhaha...
Emboitant le pas à OpenAI et sa nouvelle formule de ChatGPT, voici que débarque Google AI plus. La firme vient d’annoncer l’extension mondiale de Google AI Plus, désormais disponible dans 35 nouveaux pays et territoires afin de rendre ses outils d’IA avancée accessibles à un public plus large, à un tarif présenté comme plus abordable que les offres concurrentes.
La marque américaine Victrola, fondée en 1906 et leader sur le marché des platines vinyles aux Etats-Unis, propose un modèle compatible avec l'écosystème Sonos, profitant aujourd'hui d'une très belle promotion à la Fnac
Le constructeur chinois Chery lance le R08, un pickup double cabine 100% électrique avec jusqu'à 510 km d'autonomie. De quoi chatouiller les futurs Toyota HiLux et Isuzu D-Max EV. Sauf que voilà, cette version ne sortira hélas pas de Chine.
Samsung vient d'annoncer par communiqué de presse l'arrivée d'une nouvelle technologie de dalles OLED qui arrivera prochainement dans sa gamme de smartphones Galaxy. Le constructeur ne révèle pas les détails techniques mais montre dans de courtes vidéos conceptuelles qu'il s'agit de contrôler...
Quand Apple modifie l'esthétique d'un produit ou prépare une nouveauté avec un format différent, la société tend à camoufler les changements pour les tests en dehors des locaux de Cupertino. Les premières Apple Watch étaient placées dans des housses en forme d'iPod nano, certains iPhone (comme le 4) se retrouvaient dans une coque énorme, faisant passer le modèle très fin (pour l'époque) pour un iPhone 3GS, plus arrondi. Et la société a fait la même chose pour le connecteur Lightning.
De nombreuses boîtes de prototypes, deux prototypes d'accessoires et deux (faux) boîtiers 30 broches. Image X.
La photo de john (@nyan_Satan) montre en effet des adaptateurs Lightning qui sont datés d'avril 2012. C'est environ cinq mois avant le lancement de l'iPhone 5, le premier iPhone avec du Lightning. Mais le côté intéressant vient de deux petits accessoires : ils permettent de cacher la prise Lightning (compacte et réversible) dans un boîtier avec une fausse prise Dock 30 broches. Il n'y a pas d'électronique, et le but est donc bien de cacher la nouvelle prise quand elle n'est pas utilisée, pour faire passer l'adaptateur pour un modèle d'ancienne génération.
On peut aussi voir que les deux adaptateurs ont le nom de code Tiger Pro 1 pour celui de droite et Eagle Proto1 pour le second. Notons que si john indique que ce sont des adaptateurs vidéo, il n'indique pas le modèle (VGA ou HDMI). Mais celui de droite, plus large, propose probablement une entrée Lightning pour l'alimentation.
Les développeurs de Camo, une app permettant d’améliorer le rendu de sa webcam, attaquent Apple en justice. La nouvelle a été annoncée par le patron du studio Reincubate dans un billet de blog. Aidan Fitzpatrick accuse Apple de pratiques anticompétitives et d’avoir violé certains de ses brevets.
L’app Camo Camera. Image Camo
Camo est une sympathique petite app lancée en 2020 pour macOS. Elle permet d’utiliser un smartphone iOS ou Android comme webcam et propose différentes fonctions pratiques : l’app prend en charge n’importe quelle caméra, embarque de nombreux effets différents, un mode fond vert, un suivi du sujet… Bref, un outil pratique pour les créateurs de contenu, les streamers ou pour les professionnels ayant besoin d’une image optimale.
La discorde tourne principalement autour de la fonction Caméra Continuité, apparue sur macOS Ventura et permettant d’utiliser son téléphone comme webcam. Camo proposait un tel système depuis 2020 là où Apple l’a ajouté deux ans plus tard, et nous avions d’ailleurs à l’époque cité Camo dans notre dossier des apps sherlockées. Dans sa plainte, Reincubate affirme qu'Apple « a copié la technologie » et « a utilisé son contrôle sur ses systèmes d'exploitation et l'App Store pour désavantager cette solution interopérable et rediriger la demande des utilisateurs vers sa propre offre liée à sa plateforme ».
Aidan Fitzpatrick affirme qu’Apple a soutenu Camo à ses débuts pendant la période de beta, ayant même des « milliers » d’utilisateurs s’en servant en interne. Apple aurait promis de les aider de différentes manières avant de sherlocker le concept. « L'objectif d'Apple n'était pas de rendre Continuity Camera géniale, mais plutôt d'entraver l'innovation qui uniformisait l'expérience entre les plateformes », poursuit Fitzpatrick. La fonction de Cupertino n’est en effet compatible qu’avec des produits Apple, et le patron insiste sur le fait que Cupertino n’a pas vraiment annoncé de nouveautés en vidéos sur ces dernières années. Autrement dit, l’idée était selon lui de limiter l’utilisation de smartphones Android comme caméras iOS avec une solution maison.
Ils ont repris notre idée et ont intégré nos fonctionnalités dans un milliard d'iPhone, de Mac, d'écrans, d'iPad et de téléviseurs, tout en nous excluant et en nous empêchant d'apporter d'autres fonctionnalités d'interopérabilité à l'écosystème. Je me suis retrouvé à la WWDC 2022 où j'ai vu notre technologie présentée, désormais sous le nom de « Caméra Continuité » d'Apple, par les membres d'une équipe qui m'avaient auparavant envoyé des messages privés pour me dire qu'ils utilisaient Camo tous les jours au travail.
L’app Camo Camera. Image Camo
De plus, l’arrivée de Caméra Continuité a mis des bâtons dans les roues de Reincubate. Le framework d’Apple empêcherait Camo d’obtenir une faible latence pour ses connexions sans fil. Le studio explique que lorsqu’un utilisateur positionne son iPhone pour utiliser Camo, c’est Caméra Continuité qui se lance en premier, bloquant l’app tierce et sa connexion.
Reincubate cherche à se différencier et a lancé plusieurs apps depuis 2020. Camo Studio est une application tierce permettant de streamer ou de s’enregistrer directement. De son côté, Camo Streamlight transforme l’écran en lampe afin d’améliorer le rendu de sa caméra. L’app, exclusivement disponible sur Windows, est en développement depuis 2024. Apple a lancé une fonction similaire avec macOS 26.2 dévoilé en… novembre dernier.
SMLight est un constructeur chinois qui s’est spécialisé dans les coordinateurs Zigbee ou routeurs de bordure Thread pour la domotique. Le rôle de ces produits est d’enrichir une plateforme ouverte, comme Home Assistant, en lui ajoutant un appareil capable de contrôler directement des périphériques qui reposent sur ces normes sans fil très populaires. Le fabricant propose toute une gamme qui a gagné en popularité au fil des années grâce à un prix souvent très raisonnable et d’excellentes performances. J’utilise moi-même un SLZB-06 depuis quelques mois et j’en suis très satisfait.
Le SLZB-06 de SMLight me sert de coordinateur Zigbee. Comme tous les produits conçus par l’entreprise, on peut utiliser l’Ethernet pour le relier au réseau local et même l’alimenter grâce à la norme PoE. Image MacGeneration.
Son dernier produit est plus original, tout en restant sur la même idée et en reprenant le design assez atypique de ses autres modèles. Le SMHUB Nano ne se contente pas d’intégrer une puce capable de générer un réseau en Zigbee ou Thread, avec son immense antenne associée qui permet d’obtenir de très bons résultats. À l’intérieur, on retrouve un ordinateur ARM bien assez puissant1 pour installer une distribution Linux et quelques conteneurs Docker. L’idée n’est pas tant de faire tourner toute sa domotique, ce sera trop juste pour Home Assistant par exemple, que de lui confier toutes les briques logicielles associées.
L’exemple le plus évident est mis en avant par le concepteur du produit : Zigbee2MQTT (Z2M) peut être installé sur l’ordinateur embarqué du SMHUB Nano pour gérer les appareils Zigbee. J’avais détaillé cet aspect dans la série dédiée à Home Assistant, il faut un logiciel spécifique pour faire le lien entre la domotique et les appareils qui reposent sur le protocole de communication Zigbee. Dans cette catégorie, il n’y a pas plus complet que Z2M et l’installer au même niveau que le coordinateur est assez logique et évite d’encombrer l’ordinateur qui gère le reste de la domotique.
SMLight a mis au point sa propre distribution Linux, avec une interface graphique accessible par le web pour installer des apps. Outre Z2M, on peut ainsi configurer d’un clic une instance Node-RED, un outil d’automatisation très populaire également dans cet univers. Si on veut gérer les appareils Matter avec Thread, il est aussi possible de configurer l’ordinateur pour gérer cet aspect avec l’installation d’OpenThread qui le transformera en routeur de bordure Thread et de Matterbridge qui permettra de « convertir » les périphériques Zigbee en appareils Matter.
La souplesse apportée par cet ordinateur embarqué laisse entrevoir de nombreuses possibilités, partiellement listées sur la page produit. Même si le SMHUB Nano semble naturellement lié à une domotique ouverte, on peut aussi l’envisager en complément de Maison. Son coordinateur Zigbee l’ouvre à un vaste catalogue de produits, tandis que Matterbridge le transformera en pont Matter pour remonter tous ces périphériques dans l’app d’Apple. C’est une utilisation plutôt avancée, mais qui devrait rester assez simple à mettre en œuvre grâce à l’interface graphique proposée par SMLight.
Le SMHUB Nano avec son interface de contrôle spécifique en arrière-plan, ici ouverte sur la gestion des apps que l’on pourra installer sur l’ordinateur embarqué. Image SMLight.
Si cela ne suffisait pas, la prise USB-A intégrée au produit peut servir à étendre ses capacités, par exemple en reliant un contrôleur Z-Wave qui pourra être géré lui aussi par l’ordinateur embarqué. Autre option suggérée par le fabricant, un modem 4G pourra apporter une sécurité supplémentaire pour que la domotique reste fonctionnelle et accessible à distance même en cas de panne de la connexion principale. C’est en tout cas un excellent complément à un boîtier Home Assistant Green ou même un Raspberry Pi sur lequel vous avez installé Home Assistant, surtout si votre exemplaire est un peu léger en termes de performances.
Le SMHUB Nano intègre une prise Ethernet (100 Mbps) pour le relier au réseau local et si vous disposez d’un switch ou d’un injecteur PoE, vous pourrez même l’alimenter par ce biais. À défaut, une puce Wi-Fi (2,4 et 5 GHz) est prévue, même si ce n’est pas recommandé pour une fiabilité maximale. Si l’Ethernet PoE n’est pas envisageable, l’alimentation se fera alors via la prise USB-C intégrée. Le tout est vendu à un prix très raisonnable : 55 € en temps normal et 47 € pour le lancement.
Deux cœurs à 1 GHz et 700 MHz, 512 Mo de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité de l’augmenter grâce à une carte microSD. ↩︎
La Fédération française de natation (FFN) a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque majeure début décembre 2025, entraînant le vol de données personnelles concernant une partie de ses licenciés. Une plainte a été déposée et les autorités compétentes ont été saisies, alors que l’incident s’inscrit dans une série noire touchant le sport français depuis plusieurs mois.
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! » L’Amérique s’émeut de ces applications qui pullulent sur l’App Store et le Google Play Store, permettant de dénuder virtuellement n’importe qui. Le principe n’a rien de nouveau, mais sa simplicité et sa rapidité d’exécution, dopées à l’intelligence artificielle générative, mettent désormais cette pratique à la portée de tous.
À l’image des coussins péteurs qui ont fait le succès de l’App Store à ses débuts, de nombreux développeurs ont passé ces dernières années à tenter de capitaliser sur ces nouvelles capacités techniques, allant parfois jusqu'à en faire la promotion de manière totalement décomplexée.
Image : Tech Transparency Project
Un business juteux sous l'œil des géants
Le Tech Transparency Project (TTP) vient de publier un rapport édifiant sur la facilité avec laquelle ces outils de « déshabillage » se dénichent sur les boutiques officielles. Selon les données d'AppMagic, les applications identifiées par le TTP cumulent plus de 705 millions de téléchargements à travers le monde et ont généré la bagatelle de 117 millions de dollars de revenus.
Le détail qui fâche : Apple et Google prélevant leur fameuse commission sur chaque transaction, les deux géants profitent directement de l'activité de ces applications.
Pourtant, ces outils semblent être en violation flagrante des règles en vigueur. Le Google Play Store interdit ainsi formellement les « représentations de nudité sexuelle » ou les applications qui « dégradent ou objectivent les personnes ». Même constat chez Apple, où l'on affirme que les contenus ne doivent pas être « offensants, insensibles, bouleversants ou tout simplement glauques ».
La politique de l'autruche
Malgré ces chartes de bonne conduite, le rapport note qu'une simple recherche avec les mots-clés « nudify » ou « undress » suffit à faire remonter ces applications à la surface. Le TTP pointe du doigt l'incapacité d'Apple et Google à suivre le rythme effréné des deepfakes générés par l'IA.
Si les deux entreprises martèlent à l'envi que la sécurité des utilisateurs est leur priorité absolue, elles hébergent pourtant une collection d'outils capables de transformer une photo anodine en un cliché à caractère sexuel, le tout sans le consentement de la personne concernée.
Face à ce phénomène, Apple et Google réagissent timidement. Apple a ainsi confirmé avoir supprimé 28 applications pointées du doigt et averti d'autres développeurs d'un risque d'éviction s'ils ne rentraient pas dans le rang. De son côté, Google a fait le ménage dans la foulée en supprimant 31 applications.
Grok : l'usine à deepfakes d'Elon Musk
Si certaines applications se sont spécialisées dans cette pratique, Grok est sans doute de loin l’IA générative la plus laxiste dans ce domaine. Dans la cour des miracles de l'IA sans filtre, l'outil d'Elon Musk remporte la palme du glauque.
Une étude récente donne le tournis : en l’espace de 11 jours seulement, Grok a généré plus de 3 millions de clichés sexualisant des femmes et des enfants. Faites le calcul : c’est un débit industriel de 190 images par minute.
Image iGeneration
Malgré l’installation de garde-fous plus ou moins poreux, il suffit d’un prompt bien senti, du type « Grok, mets-la en bikini », pour que l'algorithme s’exécute. Le tout, évidemment, sans la moindre once de consentement.
Le 14 janvier 2026, X a finalement annoncé des mesures pour « empêcher » son outil de déshabiller les utilisateurs. Cette fois-ci, le réseau social assure que « cette restriction s’applique à tous, y compris aux abonnés payants ». Un aveu en creux : rappelons qu’entre le 9 et le 14 janvier, la plateforme n'avait aucun scrupule à monnayer l'accès à ces fonctionnalités via ses abonnements premium.
Le silence assourdissant de Cupertino et Mountain View
Face au tollé mondial, la pression juridique monte. De la France à la Californie, les enquêtes se multiplient. La Commission européenne a d'ailleurs sorti l'artillerie lourde en ouvrant une enquête au titre du DSA. Ursula von der Leyen a été on ne peut plus claire : l’Europe ne « tolérera pas les comportements insensés » comme ces fausses images dénudées.
Mais certains pointent également dans cette affaire la lâcheté d’Apple et Google. Là encore, les deux géants sont restés extrêmement silencieux, alors qu’ils auraient dû tout simplement retirer Grok de leurs boutiques respectives. Un courage que ne semblent pas avoir Sundar Pichai et Tim Cook. Ce dernier continue pourtant de défendre fermement la protection de la vie privée comme un « droit de l'homme fondamental », tout en laissant prospérer de tels outils sur l'iPhone.
Il est extrêmement rare qu'Apple réagisse à des événements d'actualité, surtout lorsqu'elles ont une coloration politique. Dans un mémo envoyé aux employés d'Apple et relayé par Bloomberg, Tim Cook a diffusé un appel à l'unité suite à la mort Alex Pretti, abattu par des agents de la...
Apple aurait bien l'intention d'utiliser la crise de la RAM et du stockage et l'explosion de leurs prix à son avantage, d'après l'analyste Ming-Chi Kuo : la stratégie serait d'absorber les surcoûts quitte à rogner sur ses marges, afin d'augmenter ses parts de marché et s'y retrouver plus tard...
WhatsApp muscle encore sa défense face aux menaces numériques. La messagerie annonce le déploiement de nouvelles protections anti-espionnage, avec d’un côté un mode de sécurité renforcée destiné aux profils à risque, et de l’autre un changement technique majeur, invisible pour les utilisateurs, mais crucial pour la confidentialité des échanges.
Apple affine encore un peu plus l’intégration entre ses accessoires et ses montres connectées. Un nouveau document d’assistance, confirmé par des tests indépendants, révèle en effet que la fonction Localisation précise sur Apple Watch ne fonctionne qu’avec l’AirTag de deuxième génération. Les AirTag lancés en 2021 restent exclus de cette nouveauté tout du moins au poignet.
La grande nouveauté de l'AirTag de deuxième génération ne réside peut-être pas tant dans sa « Localisation précise », que dans la possibilité de remettre la main sur ses objets fétiches directement depuis son poignet, à l'aide d'une Apple Watch.
Nous ne manquerons pas de passer ce nouveau petit bidule au crible dès sa réception à la rédaction. En attendant, la Pomme a publié une fiche technique détaillant les rouages de cette fonction de recherche.
Côté compatibilité, tout le monde ne pourra pas jouer au détective avec sa montre. Pour profiter de cette fonctionnalité, il vous faudra impérativement une Apple Watch Series 9 (ou plus récente) ou une Apple Watch Ultra 2 (ou ultérieure). Côté logiciel, votre monture devra au minimum ronronner sous watchOS 26.2.1. Notez que les modèles SE, même récents, restent malheureusement sur la touche. C'est lié à la puce Ultra Wideband de 2e génération, qui est nécessaire.
Pour ce qui est du fonctionnement, la procédure reste d'une simplicité toute cupertinienne. Tout se passe dans l’app Localiser des objets qui, comme c’est le cas actuellement, liste vos différents traqueurs. La différence ? Un simple tap sur l'objet convoité permet désormais de lancer une recherche de précision pour vous guider jusqu'à lui.
Un raccourci bienvenu
Afin d'éviter les manipulations fastidieuses, Apple offre désormais la possibilité d’accéder à ses AirTags directement depuis le Centre de contrôle. Une petite astuce qui permet de gagner de précieuses secondes lorsque l'on est déjà en retard et que les clés restent introuvables.
Pour rappel, les tarifs de ces nouveaux galets ont été légèrement revus à la baisse : l'AirTag est vendu 35 € à l'unité, tandis que le pack de quatre s'affiche à 119 €.