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☕️ Seuls 20 % des Français paient pour s’informer en ligne, contre 33 % des Européens

Seuls 20 % des Français se disent prêts à payer pour accéder à des contenus d’information en ligne, indique une étude de l’Arcom sur le modèle économique de l’information en France : 7 % moins de 5 euros par mois, 5 % entre 5 et 10 euros, 8 % plus de 10 euros.

80 % des Français déclarent ne pas être prêts à payer pour de l’information en ligne

« À titre de comparaison, 35 % des Français paient pour des offres sportives en ligne (Eurosport, Canal+ Sport, etc.), 50 % pour des services de vidéo à la demande (Netflix, Prime Video, etc.), et 40 % pour du streaming audio (Deezer, Spotify, etc.) », relève pourtant le rapport.

Le graphique présenté dans l’étude pourrait laisser entendre que la France se situe dans la moyenne. L’étude souligne d’ailleurs que « cette tendance est généralisée en Europe : par exemple, seuls 17 % des Anglais et 14 % des Espagnols se disent prêts à payer pour des contenus d’information en ligne ».

Or, la source du graphique montre, a contrario, que 33 % des citoyens européens, en moyenne, paient pour accéder à de l’information, et que la France fait même partie des cinq pays de l’UE dont les citoyens sont les moins enclins à payer pour de l’information.

33 % des Européens, mais 20 % des Français, paient pour s’informer

La 39ème édition du baromètre La Croix – Verian – La Poste sur la confiance des Français dans les médias, rendue publique la semaine passée, montre pourtant que les Français déclarent que la perception de la crédibilité d’un média est beaucoup plus importante lorsqu’il est financé par ses abonnés (52 %) que par de l’argent public (42 %), la publicité (40 %), un fonds ou un actionnaire privé (36 %).

Le fait d’être financé par ses lecteurs est le premier critère de confiance envers les médias
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☕️ Cybercriminalité : « On a vu des informaticiens recrutés dans des prisons et Leboncoin »

« En 2017, quand j’ai intégré le parquet cyber, on n’était que deux », explique Johanna Brousse aux Échos, qui précise qu’elle « a tout appris sur le tas », précise Les Échos.

Âgée de 40 ans seulement, cette vice-procureure est la cheffe de « J3 », la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, désormais composée de six magistrats, trois assistants spécialisés et quatre greffiers/directeurs de greffe.

Si la section J3 gère toutes les cyberattaques parisiennes, elle ne traite que les plus sévères au niveau national, à savoir celles portant atteinte aux intérêts de la nation (espionnage, sabotage, ingérences étrangères) et tous les dossiers par rançongiciels. Soit « 2 437 affaires en cours, en octobre ».

médaille de table de la DGSI cybercrime

« L’équipe n’est pas assez nombreuse au regard de la menace », déplore aux Échos Sébastien Garnault, fondateur de CyberTaskForce : « Six magistrats face à une cybercriminalité dont on estime le coût au niveau français autour de 100 milliards ! Les mafias ont fait leur révolution numérique et les moyens n’ont pas suivi ».

« La délinquance classique se digitalise et la cybercriminalité n’est pas l’apanage des hackers », souligne Johanna Brousse : « On a vu des informaticiens être recrutés dans des prisons et même sur Leboncoin, avec une annonce d’embauche à 1 million d’euros ! ».

Si les enquêtes sont rarement franco-françaises, elle tempère les déclarations à charge de Donald Trump contre les réglementations européennes : « la coopération avec la justice des États-Unis dépasse les querelles géopolitiques ». Quand les pays ne coopèrent pas, « on attend que les criminels bougent », sourit-elle.

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☕️ Trois plaidoiries « hallucinées » par IA ont été identifiées en France en décembre

En juillet, lorsque nous l’avions interviewé, Damien Charlotin n’avait identifié que 160 plaidoiries contenant des « hallucinations » générées par IA, majoritairement états-uniennes. En ce début janvier, sa base de données en dénombre 806, dont 548 aux USA, 56 au Canada, 55 en Australie, 38 en Israël, 32 en Grande-Bretagne, 9 au Brésil, 7 en Allemagne, 5 en Argentine, Inde et aux Pays-Bas, et 3 en France, toutes trois identifiées en décembre dernier.

Nicolas Hervieu, professeur affilié à l’école de droit de Sciences Po, a ainsi constaté que le tribunal administratif de Grenoble avait eu à traiter « une requête et des mémoires générés avec un outil dit d’intelligence artificielle, dont le contenu est tout sauf “juridiquement cadré”, contrairement à ce que prétend l’outil utilisé, dans un échange avec le requérant que M. A… n’a même pas pris la peine d’enlever du document adressé au tribunal ».

Fin décembre, il remarquait que le tribunal administratif d’Orléans avait quant à lui été confronté à 15 jurisprudences hallucinées, et qu’ « il y a donc lieu d’inviter le conseil du requérant à vérifier à l’avenir que les références trouvées par quelque moyen que ce soit ne constituent pas une “hallucination” ou une “confabulation” ».

« Chez les magistrats civilistes, on a tous eu dans des écritures au moins une jurisprudence qui n’existe pas », confirme Cyril Jeanningros, juge au tribunal judiciaire de Paris, au journaliste spécialiste des affaires judiciaires Gabriel Thierry, sur Dalloz Actualité. Un problème chronophage : « L’affaire qui nécessitait douze pages il y a 25 ans en comporte désormais trente, mais c’est plus le fait du copier-coller que de l’IA ».

« Avant, on voyait ceux qui copiaient des jurisclasseurs dans leurs écritures, on se moquait mais au moins c’était juste. Avec l’IA générative, nous devons identifier les propos hallucinés, cela nous complique la tâche », déplore Caroline Lantero auprès de Gabriel Thierry. Avocate au barreau de Clermont-Ferrand, elle a récemment reçu « cinq pages d’un argumentaire complètement faux », et dû faire un important travail de vérification à la place de la partie adverse, « un temps que je supporte assez mal de perdre ».

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☕️ Pour contourner la censure d’Internet, Ougandais et Iraniens utilisent des app’ Bluetooth

Selon le cabinet d’études Apptopia, l’application de communication décentralisée Bitchat s’est hissé en tête des classements des boutiques d’applications Apple et Google en Ouganda après avoir enregistré plus de 28 000 téléchargements cette année, rapporte l’agence Reuters.

Ce 14 janvier, le classement Apptopia des app’ les plus téléchargées montrent que d’autres messageries Bluetooth, ainsi que Orbot (Tor pour Android), sont elles aussi plébiscitées en Ouganda.

Classements des app’ les plus téléchargées en Ouganda

L’Ouganda vient en effet de couper l’accès à Internet, à l’approche d’une élection controversée. Dans un message partagé sur X.com vu plus de 230 000 fois, Bobi Wine, une pop star ougandaise et principal candidat de l’opposition, a exhorté la population du pays à télécharger Bitchat.

Jack Dorsey, le fondateur de Twitter qui avait lancé Bitchat en juillet 2025, la présentait comme « Une application de messagerie sécurisée, décentralisée, en pair à pair, qui fonctionne sur les réseaux maillés Bluetooth. Pas besoin d’Internet, de serveurs ou de numéros de téléphone – juste une communication chiffrée ».

En partant du principe que chaque appareil connecté devient à son tour un relais et participe à étendre la couverture, Dorsey estimait envisageable d’atteindre une portée d’au moins 300 mètres.

En 2024, les organismes de surveillance des droits numériques Access Now et la coalition #KeepItOn ont recensé 296 blocages d’Internet dans 54 pays, relève Reuters. L’agence ne précise pas dans combien d’autres pays des applis telles que Bitchat seraient utilisées, mais souligne que le nombre de téléchargements aurait également plus que triplé en Iran, où l’accès à Internet a également été bloqué.

Les manifestants pro-démocratie à Hong Kong en 2020 s’étaient déjà, eux aussi, tournés vers des applications similaires telles que Bridgefy, qui avait également été téléchargée plus d’un million de fois en Birmanie en 2021 après la prise du pouvoir par l’armée, rappelle Reuters.

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