xAI crée une task force de « talent engineers » pour accélérer ses recrutements IA
Elon Musk monte une « task force » dédiée au recrutement chez xAI. L’entreprise cherche une poignée de « talent engineers » capables d’identifier, d’approcher et de signer des profils d’exception, avec un rattachement direct à Musk et un mandat clair : accélérer l’embauche d’ingénieurs au meilleur niveau mondial.
Cette cellule est décrite comme un « petit groupe d’élite » chargé de concevoir des méthodes de sourcing non conventionnelles et de boucler des recrutements difficiles. Le portrait-robot mixe aisance technique et flair produit, avec un historique de lancements réussis, y compris précoces, et un profil d’« ingénieur pur jus » suffisamment social pour convaincre des pairs.
Le poste est basé à Palo Alto avec une rémunération annoncée entre 120 000 et 240 000 dollars par an, soit environ 110 000 à 220 000 €. La démarche intervient alors que la chasse aux talents en IA se tend davantage : Meta et Google multiplient les « acqui-hire » à coups de milliards, tandis que les géants n’hésitent plus à activer des incitations agressives. Sam Altman a ainsi évoqué des offres à 100 millions de dollars chez Meta pour attirer des employés d’OpenAI, un chiffre que Meta relativise en pointant des contre-offres supérieures côté OpenAI.
xAI recrute en pleine controverse autour de Grok
Malgré les critiques qui ciblent Grok, son chatbot maison, xAI poursuit son expansion. Début janvier, la société a levé 20 milliards de dollars, pour une valorisation supérieure à 230 milliards de dollars. Parallèlement, elle fait face à une réaction réglementaire et médiatique après la génération d’images sexualisées de personnes réelles sur X, avec des enquêtes en cours et une interdiction temporaire de Grok en Indonésie et en Malaisie.
Le procureur général de Californie examine les signalements de deepfakes impliquant des femmes et des mineurs. X a annoncé la semaine dernière l’interdiction pour Grok de produire des contenus sexualisant des personnes réelles. Au Royaume-Uni, le régulateur des médias suit également le dossier.
Course aux talents : engagement personnel des CEO
La personnalisation des approches est devenue la norme. Chez OpenAI, le chercheur en chef Mark Chen a rapporté en décembre que Mark Zuckerberg s’était directement impliqué jusqu’à livrer de la soupe à des ingénieurs ciblés pour les convaincre de rejoindre Meta. La « task force » de xAI formalise cette logique : moins de filtres RH, plus de contact direct, davantage d’outils sur mesure pour débloquer des profils rares.
Dans l’IA générative, la contrainte n’est pas tant l’accès aux GPU que la densité d’équipes capables d’itérer très vite entre recherche appliquée, produit et sécurité. En internalisant une équipe qui fonctionne comme un commando de closing, xAI signale qu’elle veut raccourcir les cycles d’embauche au moment où le marché sature, tout en imposant son rythme face aux stratégies d’acqui-hire des GAFAM.
Source : ITHome





























