Vous vous souvenez de
NotPetya
et des attaques contre le réseau électrique ukrainien ? Hé bien des hackers, vraisemblablement liés au GRU russe, viennent de remettre le couvert, mais cette fois c'est la Pologne qui était dans le viseur, et...
Ils se sont plantés !
Fin décembre 2025, plus précisément les 29 et 30, le réseau électrique polonais a subi ce que le ministre de l'Énergie Milosz Motyka qualifie de "plus forte attaque sur l'infrastructure énergétique depuis des années". Du lourd, quoi ! Sauf que contrairement à ce qui s'était passé en Ukraine fin 2015, cette cyber offensive n'a provoqué aucune coupure de courant. Les Polonais ont bien géré le coup ✊.
Ce qui est intéressant, c'est la cible choisie par les attaquants puisqu'ils ont visé les communications entre les installations d'énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires) et les opérateurs de distribution, ainsi que deux centrales de cogénération. En gros, ils voulaient perturber le lien entre la production verte et le réseau national. Sachant que le renouvelable représente maintenant environ 29% de l'électricité polonaise, ça aurait pu faire très mal !
Les chercheurs d'ESET ont analysé le malware utilisé et l'ont baptisé DynoWiper. C'est un "wiper", c'est-à-dire un logiciel conçu pour effacer définitivement les données des machines infectées, et pas pour demander une rançon. Le but c'est de détruire, point. Et d'après leur analyse des techniques utilisées, ils attribuent l'attaque au groupe Sandworm avec une "confiance moyenne". Sandworm, pour ceux qui débarquent, c'est l'équipe de hackers du GRU (renseignement militaire russe) qui avait déjà privé d'électricité quelque 225 000 Ukrainiens en décembre 2015 avec
BlackEnergy et KillDisk
.
Du coup, pourquoi l'attaque a foiré ? Hé bien selon les autorités polonaises, les équipes de cyberdéfense ont réussi à détecter et contenir la menace avant qu'elle ne cause de dégâts réels. Le Premier ministre Donald Tusk a d'ailleurs déclaré que l'infrastructure critique n'avait "à aucun moment été menacée". Et une attaque de plus repoussée, une !
Cela intervient presque dix ans après les attaques ukrainiennes de décembre 2015, durat les derniers jours de l'année quand les équipes IT sont en effectif réduit, et alors que la Pologne vivait une période de froid intense... Un message géopolitique pas très subtil, en somme. D'ailleurs, selon le ministre des Affaires numériques polonais, le renseignement militaire russe aurait triplé ses ressources pour ce genre d'opérations contre la Pologne l'an dernier.
Encore une fois, les infrastructures critiques restent une cible privilégiée dans ce contexte de tensions, mais cette fois la défense a tenu. Pas de blackout pour les Polonais ! Ouf !
Qualcomm vient de dégainer sa nouvelle arme au CES 2026 et là, j'vous parle pas d'un énième processeur pour smartphone, non, non, non. Je vous parle carrément du cerveau de vos futurs robots de service, de livraison, de nettoyage... et même des humanoïdes qui pourraient bien débarquer chez vous d'ici quelques années !
Booooh ça fait peur ^^ !
Le Dragonwing IQ10, c'est le nom de la bête. Un monstre de puissance avec 350 TOPS de calcul IA, soit trois fois plus que la génération précédente. Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert, c'est simple, c'est ce qui permet à un robot d'analyser son environnement en temps réel, d'éviter les obstacles, de reconnaître des objets et d'interagir avec les humains sans se vautrer lamentablement.
D'ailleurs, côté capteurs, ça ne rigole pas non plus. Le processeur peut gérer plus de 20 caméras simultanément, du lidar, des radars... Bref, de quoi transformer n'importe quelle machine en sentinelle omnisciente. Et tout ça avec une efficacité énergétique qui ferait pâlir la concurrence. NVIDIA et ses Jetson commencent d'ailleurs à regarder dans le rétroviseur.
Du coup, qui va utiliser cette puce ? Figure AI, le fabricant de
robots humanoïdes déployés chez BMW
, s'est empressé de signer un partenariat. Kuka Robotics aussi, un poids lourd de l'industrie. Et VinMotion a même présenté son humanoïde Motion 2 au CES, déjà propulsé par l'IQ10 et capable de soulever 40 kg comme si de rien n'était ! Autant dire que la relève est déjà là.
Perso, ce qui me botte bien dans cette annonce, c'est le concept de "Brain of the Robot" que Qualcomm met en avant. L'idée, c'est de fournir un package complet avec le hardware, le software et l'IA qui va bien, histoire que les fabricants n'aient plus qu'à assembler leur robot comme un Lego. Vous branchez la puce et tadaaaa, vous avez un robot capable de naviguer dans un entrepôt, de livrer des colis ou de faire le ménage. C'est dingue quand on y pense !
Et le marché ?
Qualcomm l'estime à 1 000 milliards de dollars d'ici 2040. Y'a de quoi attirer du monde. Entre les
Atlas de Boston Dynamics
et les
ToddlerBot à 250 dollars
, la course aux robots autonomes ne fait que commencer. Et Qualcomm compte bien en être le fournisseur de cerveaux attitré !
Bref, si vous attendiez que les robots deviennent vraiment intelligents avant de vous y intéresser, c'est maintenant que ça se passe.
Alors là, on touche au sublime les amis ! Parce que si vous pensiez avoir tout vu en matière de boot insolite, genre clé USB, PXE, disquette 5 pouces 1/4... Pffff, vous n'êtes qu'une bande de petits joueurs.
Jozef Bogin,
ce bidouilleur de génie
, que dis-je, ce GOAT, a réussi à faire booter un IBM PC (le modèle 5150, une légende !!) directement depuis... un disque vinyle. Oui, un bon vieux 45 tours.
Regardez-moi ça comme c'est beau :
Pour réussir ce tour de force, il a gravé une image disque de 64 Ko (contenant un noyau FreeDOS minimal) sous forme de signal audio analogique sur le disque. Grâce à une ROM personnalisée (une puce 2364 insérée dans le socket d'extension du BIOS) qui remplace le code de boot habituel, le PC récupère le son via son interface cassette. Les routines du BIOS se chargent ensuite de la démodulation du signal pour charger le tout en RAM. C'est un peu comme
émuler une disquette avec une clé USB
, mais en version hardcore analogique.
Techniquement, c'est un boulot de dingue. Il a dû adapter l'égalisation audio pour compenser la
courbe RIAA
du vinyle, gérer les niveaux au millimètre et coder ce fameux bootloader spécifique pour que la magie opère.
Perso, je trouve ça assez poétique et le son n'est pas sans rappeler celui de nos bons vieux modem 56k. Bref, si vous avez une platine et un PC IBM 5150 qui traînent, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
il pensait installer la carte la plus puissante du monde, il a fini avec de la déco pour jardin… Un acheteur pensait avoir déniché la perle rare sur Amazon Resale, mais à l’ouverture du colis, la carte graphique à 2 000 € s’était transformée en un tas de pierres enveloppées dans une serviette.
Un « swap » de génie ou une faille critique dans la logistique d’Amazon ? Voici comment ne pas vous faire piéger. Décryptage d’un unboxing qui a mal tourné.
RTX 5090 : colis suspect et pistes d’explication
Les clichés montrent un film de protection externe encore présent et un scellé mal appliqué, un double signal d’alerte, d’autant plus pour un achat de GPU via Amazon. Le carton arbore aussi une étiquette LPN, typique des flux logistiques Amazon pour les retours remis en stock, ce qui suggère un article déjà retourné puis revendu via Amazon Resale. Pourquoi le contenu n’a pas été détecté au contrôle reste inexpliqué.
Autre facteur évoqué : le gabarit des modèles AIB haut de gamme. Une carte aussi massive laisse davantage de marge aux fraudeurs pour mimer le poids d’expédition avec du remplissage. MSI indique 2 840 g pour la GeForce RTX 5090 SUPRIM SOC seule, et 3 695 g pour l’ensemble du pack. Des pierres peuvent donc approcher la masse attendue et déjouer des vérifications basiques.
Amazon Resale et retours : le rôle des étiquettes LPN
La présence d’un LPN laisse penser à un retour réintégré en inventaire avant revente. Selon le récit, le scellé douteux, l’emballage intact et l’absence de contrôle approfondi auraient permis à un colis falsifié de passer. L’acheteur affirme avoir enregistré l’ouverture, une précaution utile en litige, mais aucun retour public n’indique encore si Amazon a traité le dossier ni quelle décision a été prise.
Quand on pense Xiaomi, on pense principalement smartphones et tablettes, mais la marque a pourtant plus d’un produit dans son sac. En effet la marque propose de très nombreux produits, plus ou moins connectés, et les Mijia Smart Audio Glasses en font partie. Comme le nom nous l’indique il s’agit de lunettes connectées qui permettent de mieux voir, mais diffusent également de la musique et les appels directement depuis les branches.
Mijia Smart Audio Glasses
Xiaomi Mijia Smart Audio Glasses, plus que de simples lunettes
Xiaomi n’est pas la première marque à s’intéresser aux lunettes connectées, avec notamment Meta et ses Ray-Ban. Mais en termes de tarifs il faut compter entre 350 € et 550 €, pour une utilisation au quotidien qui reste assez limitée pour le moment. Avec ces Mijia Smart Audio Glasses Xiaomi ne se dirige pas vers ce genre d’utilisation et souhaite simplement remplacer les écouteurs sans fil en les intégrant dans les branches de lunettes. Bose avait d’ailleurs tenté l’aventure de 2020 à 2022 avec ses Frames Tenor, dans un design moins discret.
Le design est ici plus travaillé avec des lunettes qui ressemblent … ben à des lunettes. La sobriété est de mise et les haut-parleurs sont discrètement intégrés dans les branches. Pas d’écouteurs qui rentrent dans les oreilles, ici le son est diffusé de manière ouverte, ce qui veut dire que même si l’on écoute de la musique ou en réception d’appel, nous restons ouvert sur le monde extérieur. Pour une bonne captation de la voix lors des appels, nous trouvons quatre microphones, avec réduction du bruit du vent de 4,5 m/s pour limiter les fuites audio.
L’application Xiaomi Glasses permet d’accéder aux enregistrements, de gérer les appareils connectés et les paramètres gestuels, de lire les notifications à voix haute, de trouver ses lunettes et plus encore.
Enregistrement en temps réel des réunions en ligne avec les Mijia Smart Audio Glasses
En appuyant longuement sur l’écouteur pendant les réunions en ligne cela lance l’enregistrement. Compatible avec différents scénarios d’enregistrement audio, notamment les appels vocaux, la lecture audio et la lecture vidéo. L’enregistrement audio simultané sur deux appareils est également possible, permettant une transition fluide pour une efficacité accrue.
Trois styles sont disponibles : Alliage de titane, Browline et Style Pilote, qui acceptent des verres correcteurs et affichent une certification IP54 (Contre la poussière et les éclaboussures). Le modèle Titanium affiche un poids de 27,6 grammes (hors verres).
Mijia Smart Audio Glasses
Concernant l’autonomie le constructeur annonce jusqu’à 13 heures d’écoute musicale et environ 9 heures d’appels. La batterie, ou plutôt les deux batteries de 114 mAh sont disposées dans chaque branche. La recharge se fait via un connecteur magnétique propriétaire et nécessite selon Xiaomi une dizaine de minutes de charge suffit pour récupérer jusqu’à 4 heures d’utilisation.
Alors oui il reste à connaître le prix de ces lunettes. Et bien les modèles Browline et Aviator sont affichés à un tarif promotionnel de 179 € (au lieu de 199 €), tandis que la version Titanium est affiché à 199 € (au lieu de 219 €). Très correct, si l’on regarde les prix des montures classiques vendues chez les opticiens, sachant qu’en ce moment sur la site mi.com des cadeaux sont offerts (Ecouteurs Redmi Buds 5 ou Power Bank 20000 mAh).
Un dépôt auprès de l’EEC vient de lever le voile sur le Ryzen 9 9950X3D2 qu’AMD se gardait bien de mentionner au CES 2026. Avec 16 cœurs, deux chiplets et du cache 3D sur l’ensemble de la puce, il confirme l’existence d’un CPU qui alimente les spéculations des passionnés depuis des mois. Il ne s’agirait pas d’un simple rafraîchissement, mais d’une avancée inédite, avec du 3D V-Cache présent sur les deux chiplets, une première absolue.
Le problème du 9950X3D actuel résolu ?
Le Ryzen 9 9950X3D classique souffre d’un défaut de jeunesse : un seul de ses deux CCD bénéficie du cache 3D empilé. Résultat ? Certains jeux doivent être manuellement forcés sur le bon chiplet pour exploiter pleinement les performances. Un casse-tête que le 9950X3D2 pourrait éliminer d’un coup.
Avec 192 Mo de cache L3 total (96 Mo par CCD), ce monstre offrirait des performances gaming uniformes, quel que soit le thread utilisé. Fini les profils spécifiques, fini le Xbox Game Bar qui se trompe de CCD.
Ce qu’on sait (et ce qu’on ignore)
Confirmé : Enregistrement EEC officiel
Probable : Double 3D V-Cache (2×96 Mo L3)
Inconnu : Fréquences, TDP, prix, date de sortie
Rumeur : TDP de 200W (non confirmé)
AMD est resté évasif au CES 2026, se contentant d’un mystérieux « restez à l’écoute ». Pendant ce temps, le Ryzen 7 9850X3D débarque le 29 janvier à 499$, prouvant qu’AMD continue d’explorer les configurations X3D.
Un lancement en 2026 ?
Le timing reste flou. AMD pourrait attendre de voir comment le 9850X3D est accueilli avant de dégainer son arme ultime. Ou surprendre tout le monde avec une annonce lors du Computex en juin.
Une chose est sûre : le gaming haute performance sur AM5 est loin d’avoir dit son dernier mot.=
Tripwire Interactive (via Tripwire Presents) et le studio Arctic Hazard ont annoncé la sortie du jeu de stratégie NORSE: Oath of Blood. Après un léger report celui-ci sortira le 17 février sur PC (via Steam, GOG et l’Epic Games Store). Les versions PlayStation 5 et Xbox Series X|S sortiront un peu plus tard. L’action du jeu NORSE: Oath of Blood se passe dans la Norvège du haut Moyen Âge viking.
Dans ce jeu de stratégie au tour par tour, au cœur de l’ère viking nous incarnons Gunnar, un jeune guerrier dont le destin est forgé dans le sang et la trahison, en quête de vengeance. En effet le traître Steinarr Far-Spear a assassiné son père. À partir de là son avenir est clair, il faudra tout reconstruire et nouer des alliances afin de restaurer l’honneur et la justice.
NORSE: Oath of Blood.Un gameplay tour par tour
Les objectifs sont variés : bâtir entièrement un village, rassembler des alliés, entraîner une troupe de guerriers, … Tout affrontons des clans rivaux et en déjouant les plans de ses ennemis.
NORSE : Oath of Blood principales caractéristiques :
Combats tactiques au tour par tour en commandant une troupe de guerriers dans des escarmouches stratégiques où le positionnement, le terrain et le timing sont déterminants pour la survie.
Construction de village et gestion des ressources : supervision du village viking de Gunnar, de son petit campement à sa forteresse florissante. Les choix sont déterminants et influencent les relations, forgent les alliances et dévoilent l’histoire de Gunnar, en quête pour restaurer l’héritage de son père.
Un univers historiquement réaliste qui nous plongera au cœur d’une saga viking intense et poignante, portée par le récit épique de Giles Kristian, auteur primé. Et la bande originale composée par Dan Wakefield et le groupe néo-folk sombre et païen Galdorcræft nous emportera dans cette aventure profonde.
Fable Switch 2 refait surface : d’après Jez Corden, Microsoft étudierait un portage, une option jugée « sous considération » mais qui dépendrait de facteurs logistiques. Le studio Playground Games avance en parallèle vers une sortie à l’automne sur PC, Xbox Series X|S et PS5.
Fable Switch 2 : une piste étudiée, mais pas actée
Lors du Developer_Direct, Microsoft a détaillé l’état d’avancement de Fable, RPG en monde ouvert à forte tonalité comique, attendu au troisième ou quatrième trimestre sur PC, Xbox Series X|S et PlayStation 5. Certains observateurs doutent d’un lancement réellement simultané, rappelant que Playground Games, connu pour les jeux de course, doit gérer un déploiement multi-plateformes inédit. Interrogé, Jez Corden indique avoir été informé d’une version envisagée sur la prochaine console hybride de Nintendo : « n’est pas 100 % certaine pour l’instant, mais à l’étude pour l’avenir », précise-t-il. Il ajoute que la décision relève aujourd’hui de la « logistique » et qu’aucun développement de portage Switch 2 ne semble avoir démarré.
Le choix technologique intrigue : plutôt que l’Unreal Engine 5, l’équipe Fable s’appuie sur le moteur maison ForzaTech. Playground s’y tient après avoir porté Forza Horizon 5 sur PS5 en 2021, un précédent réussi qui ne garantit toutefois pas la faisabilité immédiate d’un triple lancement PC, Xbox et PS5, puis d’un éventuel port Switch 2. En toile de fond, Phil Spencer rappelait en octobre que Nintendo avait offert « un excellent support » pour des titres Xbox en préparation sur Switch 2. À l’inverse, l’ex-patron de Nintendo of America, Reggie Fils-Aimé, s’étonnait quelques semaines plus tard de l’absence de jeux first-party Xbox annoncés sur la machine.
Calendrier d’automne, moteur ForzaTech et portée multi-plateformes
La fenêtre de sortie visée reste large, Q3/Q4, et certains parient sur un décalage potentiel de la version PS5. Côté Switch 2, Corden dit juger crédible une approbation « à court terme », mais il semblerait que rien n’ait été lancé côté développement. Quelques ex-exclusivités Xbox ont déjà rallié la Switch actuelle, signe que les passerelles existent, mais la bascule d’un RPG ambitieux sous ForzaTech vers une plateforme Nintendo de nouvelle génération resterait un chantier technique et logistique conséquent.
Playground Games échange activement avec la presse cette semaine au sujet de son approche PS5, tandis que l’option Fable Switch 2 s’installe dans le paysage des rumeurs crédibles, sans confirmation officielle. À ce stade, la ligne est claire : priorité à l’automne sur PC, Xbox Series X|S et PS5, et un portage Switch 2 étudié, soumis à des arbitrages qui ne sont pas encore tranchés.
Vous voulez faire tourner des modèles d'IA directement sur votre téléphone, sans envoyer vos données à un serveur distant ?
Ça tombe bien puisque Google a sorti
Edge Gallery
, une application open source qui permet d'exécuter des LLM et des modèles multimodaux en local sur Android et iOS. Et vu que c'est sous licence Apache 2.0, personne ne pourra vous la retirer... même si Google décide un jour de passer à autre chose ^^.
Vous l'aurez compris, ce qui est cool avec cette app c'est que tout se passe sur l'appareil. Vos conversations avec l'IA, vos photos analysées, vos notes audio transcrites... rien ne quitte votre smartphone. Et visiblement, ça plaît puisque l'app a dépassé les 500 000 téléchargements en seulement deux mois après sa sortie sur GitHub.
Et comme je sais que parmi vous, y'a pas mal de paranos comme moi et de gens qui ne prennent pas leurs médicaments (pas comme moi), je pense que c'est le genre de solution qui va vous faire plaisir !
Ce qu'on peut faire avec
Edge Gallery embarque plusieurs fonctionnalités qui couvrent pas mal de cas d'usage du quotidien. Concrètement, vous avez :
AI Chat pour discuter avec un LLM comme vous le feriez avec ChatGPT, sauf que tout reste en local. Pratique pour brainstormer, rédiger des mails ou juste poser des questions sans connexion internet.
Ask Image pour analyser vos photos. Vous prenez un truc en photo et vous demandez à l'IA de vous expliquer ce que c'est. Ça marche pour identifier des plantes, décrypter une facture, ou comprendre un schéma technique.
Audio Scribe pour transcrire de l'audio en texte. Vous enregistrez une réunion, une interview, ou vos propres notes vocales, et hop, ça devient du texte exploitable. Et depuis la dernière mise à jour, vous pouvez même traduire directement dans une autre langue.
L'interface d'AI Edge Gallery sur Android
Prompt Lab pour les développeurs qui veulent tester leurs prompts et benchmarker les différents modèles disponibles. Y'a même des métriques en temps réel (temps de première réponse, vitesse de décodage, latence) pour les geeks de l'optimisation.
Tiny Garden, c'est le petit bonus rigolo : un mini-jeu expérimental entièrement offline où vous utilisez le langage naturel pour planter, arroser et récolter des fleurs. Bon, c'est gadget, mais ça montre bien les possibilités du truc.
Mobile Actions pour les plus aventuriers. Vous pouvez utiliser une recette open source pour fine-tuner un modèle, puis le charger dans l'app pour contrôler certaines fonctions de votre téléphone en offline. C'est encore expérimental, mais ça peut donner des idées intéressantes.
Les modèles disponibles
L'app propose plusieurs modèles selon vos besoins. On retrouve la famille
Gemma de Google
(Gemma 3 en 1B et 4B paramètres, Gemma 3n optimisé pour les appareils plus modestes et qui gère maintenant l'audio), mais aussi des modèles tiers comme Qwen2.5, Phi-4-mini de Microsoft, ou encore DeepSeek-R1 pour ceux qui veulent du raisonnement plus poussé.
Et les gardes fous sont facilement contournables...
Il y a aussi des modèles spécialisés comme
TranslateGemma
pour la traduction (55 langues supportées) et FunctionGemma pour l'appel de fonctions et tout ce petit monde tourne grâce à
LiteRT
, le runtime léger de Google pour l'inférence on-device.
D'ailleurs, la communauté Hugging Face propose déjà pas mal
de modèles convertis au format LiteRT
donc si les modèles par défaut ne vous suffisent pas, vous pouvez aller fouiller dans leur collection pour trouver votre bonheur. Et pour les plus aventuriers, vous pouvez même charger vos propres modèles au format .litertlm.
Installation sur Android
Pour Android, c'est simple, direction le
Play Store
et vous cherchez "AI Edge Gallery". Vous pouvez aussi télécharger l'APK directement depuis les
releases GitHub
si vous préférez. Il vous faut Android 12 minimum et un appareil avec au moins 4 Go de RAM (8 Go recommandés pour les gros modèles).
Au premier lancement, l'app vous propose de télécharger les modèles. Comptez entre 500 Mo et 4 Go par modèle selon la taille. Une fois téléchargés, ils sont stockés localement et vous n'avez plus besoin de connexion pour les utiliser.
Et sur iOS / macOS ?
Pour iOS, l'app est disponible en bêta via
TestFlight
. Attention, c'est limité à 10 000 testeurs (premier arrivé, premier servi), et il faut un appareil avec minimum 6 Go de RAM. Moi c'est ce que j'utilise et comme c'est pas encore la version finale, il manque quelques trucs mais ça fonctionne. Google vise une sortie officielle sur l'App Store début 2026. J'ai hâte !
Pour macOS par contre... il n'y a pas de version native. L'app est pensée pour le mobile uniquement donc si vous voulez vraiment tester sur votre Mac, la solution c'est de passer par un émulateur Android comme Android Studio (avec l'émulateur intégré) ou BlueStacks. BlueStacks Air est d'ailleurs optimisé pour les Mac Apple Silicon. C'est pas idéal mais ça dépanne.
Cela dit, si vous êtes sur Mac et que vous voulez faire tourner des LLM en local, regardez plutôt du côté d'Ollama ou de
LM Studio
qui sont nativement compatibles.
Pourquoi c'est intéressant ce truc ?
L'intérêt principal, c'est évidemment la confidentialité. Vos données ne transitent jamais par des serveurs externes donc vous en gardez le contrôle total. C'est particulièrement pertinent si vous bossez avec des documents sensibles ou si vous êtes simplement attaché à votre vie privée.
L'autre avantage, c'est que ça fonctionne hors ligne. Dans le métro, en avion, en zone blanche... votre IA reste disponible. Pas de latence réseau, pas de "serveur surchargé, réessayez plus tard".
Et puis le fait que ce soit open source, ça ouvre pas mal de portes car la communauté peut contribuer, ajouter des modèles, corriger des bugs et même si Google abandonne le projet (ce qui ne serait pas une première), le code restera là et on pourra faire des forks ! (Pourquoi attendre en fait ??)
Voilà, pour ceux qui veulent creuser,
le wiki GitHub du projet
contient pas mal de documentation sur l'ajout de modèles personnalisés et l'utilisation avancée de l'API LiteRT.
Si vous pensiez que votre Wii ne servait plus qu'à caler un meuble ou à prendre la poussière au fond du placard, détrompez-vous, car cette dernière vient de retrouver une utilité totalement inutile donc indispensable : Commander des pizzas.
Un rétro-gamer du nom de Pete de la chaine Retro Game Attic a réussi l'exploit de se faire livrer une Domino's Pizza en passant commande directement depuis sa console de 2006. Et ça c'est pas grâce à Nintendo puisque la société japonaise a d'abord coupé les serveurs WiiConnect24 en 2013, puis le service Demae-Can (la chaîne de livraison) a cessé de fonctionner en 2017.
Mais c'était sans compter sur la communauté homebrew qui visiblement avait faim !!
Des projets comme RiiConnect24 avaient déjà ramené la Météo et les Infos mais ici, c'est l'équipe de
WiiLink
qui s'est attaquée au morceau en ressuscitant le "Demae Channel", cette chaîne de livraison qui n'était sortie qu'au Japon.
Du coup, grâce à leur boulot acharné, la chaîne est de nouveau utilisable, bien que limitée pour l'instant à Domino's US et Canada uniquement. Pete a fait la démo en vidéo, et franchement, l'interface a super bien vieilli. On choisit sa garniture, on valide, et hop, la commande part au restaurant.
Le seul hic, c'est que le paiement en ligne n'est pas supporté. Il faudra donc régler le livreur à l'arrivée et surtout, il ne semble pas y avoir d'option pour les codes promo. Mais bon, commander sa 4 fromages supplément St Nectaire avec une Wiimote, ça n'a pas de prix.
C'est quand même beau de voir des projets comme WiiLink qui continuent de maintenir en vie cette vieille console. J'aurais bien rebranché la mienne pour tenter de la brancher avec une Pizzeria à côté de chez moi parce que j'ai la daaaallle, mais malheureusement, je l'ai revendue y'a des années.
L'autre jour, je m'amusais à regarder ce qu'une petite application Android que j'avais installée
envoyait comme infos à ses serveurs
, et j'ai encore galéré avec une tripotée d'outils différents. Entre ADB pour récupérer le fichier, Apktool pour le désassembler, Jadx pour lire le code et les scripts de signature à rallonge, y'a de quoi se taper la tête contre les murs. On est en 2026, et le reverse engineering Android ressemble encore parfois à de la spéléologie sans lumière dans une grotte remplie de goudron.
Puis c'est là que je suis tombé sur apk.sh, et ça m'a sauvé ma soirée. C'est un script Bash tout simple, mais qui joue le petit chef d'orchestre pour automatiser toutes les tâches les plus chiantes : le pull, le décodage, la reconstruction, le patching et le renommage d'APK. Ça vous mâche le travail sur toute la partie technique pour que vous n'ayez plus qu'à faire un petit adb install à la fin... et voilà ! (Sans les "Trenti anni di qualità", évidemment ^^)
Le truc cool, c'est qu'il ne se contente pas de faire du "pull" et du "decode". Il gère également nativement l'injection de
gadgets Frida
pour faire de l'instrumentation dynamique, et ça, c'est vraiment le pied pour ceux qui veulent voir ce qui se passe en mémoire sans s'arracher les cheveux. Il peut même patcher automatiquement la configuration de sécurité réseau pour vous permettre d'intercepter le trafic HTTPS plus facilement. Par contre attention, si l'appli utilise du certificate pinning bien costaud, ça servira à QUE DALLE.
Si vous avez déjà essayé de
décompiler un APK et de le recompiler
, vous savez que la moindre erreur de signature ou d'alignement et c'est le drame. Ici, l'outil s'occupe de tout avec apksigner et zipalign de manière transparente. Et pour les plus barbus d'entre vous, il permet même de modifier directement le bytecode DEX via les fichiers smali pour éviter les bugs de décompilation Java qui font parfois pleurer un admin sys.
Pas besoin d'être root pour la plupart des fonctions, et il gère même les fameux bundles (AAB) que Google Play impose désormais et qui se transforment en "split APKs" une fois sur votre téléphone. En gros, vous faites un pull pour récupérer et fusionner tout ça en un seul APK, puis un decode pour obtenir un dossier tout prêt à être exploré.
C'est typiquement le genre d'outil que j'aurais aimé avoir à l'époque où je vous parlais d'Androguard pour
analyser des malwares Android
. On gagne un temps de fou malade et on peut se concentrer sur ce qui nous intéresse vraiment dans la vie, c'est à dire le fromage à raclette et la sieste comprendre comment ces applis nous pompent nos données ou juste changer la couleur d'un bouton pour le plaisir (ou des trucs qui vous enverront en zonzon ^^).
Bref, si vous aimez mettre les mains dans le cambouis Android, allez jeter un œil à ce projet pour vos prochaines sessions de reverse.
Régulièrement, depuis la création de l'App Store en 2008, nous publions une petite sélection des applications gratuites sur iPhone et iPad accompagnée de promos.
AMD pensait tenir un argument marketing original avec son nouveau Ryzen 7 9850X3D : recommander volontairement de la mémoire DDR5 plus lente pour permettre aux utilisateurs « d’économiser ». Une idée surprenante à l’heure où la marque a elle-même popularisé le sweet spot DDR5-6000 sur ses plateformes récentes. Finalement, la diapositive n’a jamais été montrée […]
À Davos, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a prévenu que l’IA allait frapper le marché de l’emploi « comme un tsunami », avec un risque immédiat pour les jeunes actifs. S’appuyant sur des travaux internes, elle estime que l’IA affectera environ 60 % des postes dans les économies avancées et près de 40 % au niveau mondial. L’onde de choc ne se limitera pas aux métiers directement automatisables.
Dans les pays développés, environ 10 % des postes sont déjà « augmentés » par l’IA, avec des gains de productivité qui soutiennent les salaires et l’activité locale. En parallèle, les emplois d’entrée de gamme – typiquement occupés par des jeunes – figurent parmi les plus exposés, rendant l’accès au premier poste plus difficile. Même sans suppression nette, les travailleurs dont la productivité n’est pas tirée par l’IA pourraient voir leurs revenus sous pression, y compris au sein des classes moyennes.
Georgieva pointe un décalage entre la vitesse de diffusion des modèles et l’état des cadres de sécurité et d’inclusion : « nous ne savons pas encore comment garantir la sûreté ni l’accès équitable, alors que le monde change très vite ». Ce diagnostic tranche avec celui de David Solomon, CEO de Goldman Sachs, pour qui l’IA n’annonce ni « cauchemar » ni contraction massive de l’emploi. Selon lui, la technologie élimine et crée des postes depuis des décennies, et « cette fois ne fait pas exception ».
L’écart de lecture entre institutions et marchés financiers illustre la phase actuelle : montée en puissance rapide des investissements dans l’infrastructure IA, premières retombées mesurables sur la productivité et incertitude de court terme sur la mobilité des emplois. La variable critique reste la vitesse d’absorption par les organisations : si les gains se concentrent sur certains profils et régions, la pression sur les salaires d’entrée et la polarisation des compétences pourraient s’installer avant que la création nette d’emplois ne prenne le relais.
900W de puissance et 24 Go de VRAM : ce monstre n’est pas une RTX 5090, mais une 2080 Ti ressuscitée. Le moddeur Jiacheng Liu a réalisé l’improbable en greffant un GPU complet de TITAN RTX sur un PCB de RTX 2080 Ti Hall of Fame. Une expérience hors normes qui repousse les limites d’une architecture mythique.
TITAN RTX sur PCB 2080 Ti HOF : 4608 shaders, 24 Go, 900 W
La configuration d’origine à 4352 shaders cède la place à 4608 shaders sur TU102-400-A1. La limite de puissance bondit de 300 W à 900 W. La mémoire passe de 11 Go en 352-bit (Samsung HC14) à 24 Go en 384-bit (Samsung HC16), sans pads vides ni unités désactivées.
En pratique, cette 2080 Ti convertie se comporte comme une TITAN RTX, mais sur un PCB custom HOF taillé pour l’overclocking. Un montage qu’on n’aurait pas vu à l’époque, compte tenu du prix et de la rareté, mais devenu abordable près de huit ans plus tard.
Performances et support logiciel
Liu signe 18 038 points au Time Spy Graphics en aircooling. La moyenne publique TITAN RTX se situe à 14 657 points, tandis que les top 10 historiques naviguent autour de 20 000 points. Les meilleures entrées TITAN RTX sont entre 19 000 et 20 000, indiquant que cette carte modifiée flirte avec le plafond historique de la plateforme.
Malgré l’âge de Turing, la prise en charge continue : mises à jour de pilotes et ajout de DLSS 4.5 ce mois-ci. La TITAN RTX reste la dernière TITAN commercialisée, même si des échantillons d’une RTX TITAN Ada ont existé sans jamais sortir.
Ce type de conversion montre l’intérêt de PCBs HOF surdimensionnés pour prolonger la vie des plateformes, avec des limites de puissance extrêmes et un bus mémoire complet qui replacent une carte de 2018 dans une zone de performance encore compétitive sur certains benchmarks, sans dépendre d’un écosystème logiciel obsolète.
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Si vous bidouillez un peu avec des modèles CoreML sur votre Mac Silicon, vous savez que c'est vite la croix et la misère comme je dis souvent... Car dès qu'il s'agit de tester un truc rapide, faut ouvrir Xcode, pisser du Swift, ou se battre avec des scripts Python... Bref, l'usine à gaz juste pour vérifier une prédiction vite fait.
Hé bien bonne nouvelle les amis, un petit outil en ligne de commande vient de sortir pour nous éviter de trop galérer.
Ça s'appelle coreml-cli et comme son nom l'indique, c'est une interface pour inspecter et lancer vos modèles depuis le terminal. L'objectif c'est de pouvoir manipuler vos fichiers .mlmodel sans jamais avoir besoin de lancer l'IDE d'Apple.
Si vous êtes chaud bouillant, ça s'installe hyper facilement via Homebrew :
brew tap schappim/coreml-cli
brew install coreml-cli
Et une fois que c'est là, vous pouvez TOUT faire. Genre vous voulez voir ce qu'il y a dans un modèle ? Hop, un petit coreml inspect MobileNetV2.mlmodel et vous avez toute la structure, les entrées et les sorties qui s'affichent.
Et pour lancer des prédictions, c'est également très simple plus simple. Par exemple, avec le modèle MobileNet qui détecte les objets présents dans une image, vous lui donnez une image, et avec l'option --json, il vous sort le résultat proprement.
Et pour ceux qui veulent automatiser des traitements, le mode "batch" permet de traiter tout un dossier d'images d'un coup. C'est quand même plus rapide que de le faire à la main un par un, comme le ferait un ingé de Perpignan nourri aux graines de chia.
Le développeur a même intégré un outil de benchmark pour mesurer la latence. Ça vous permet de lancer des tests sur le CPU, le GPU ou le fameux Neural Engine d'Apple pour comparer les perfs. C'est le top pour optimiser vos apps avant de les déployer.
Du coup, si vous bossez avec de l'IA locale sur Mac, un peu comme ce qu'on a déjà testé par le passé avec
MocoLlamma
ou
sur de gros clusters Mac Studio
comme ce furieux, ce petit binaire risque de vite devenir indispensable dans vos scripts CI/CD.
Nos confrères de chez overclocking.com ont testé la carte mère Gigabyte X870E AERO Wood Edition. Dans le cadre de notre format SFX (Synthèse Factuelle Express), voici les éléments clés à retenir sur cette nouvelle carte mère.
X870E AERO Wood Edition : L’élégance naturelle sans compromis
Cette Gigabyte X870E AERO Wood Edition se distingue immédiatement par un parti pris esthétique audacieux : l’intégration de véritables inserts en bois (noyer) sur ses dissipateurs thermiques. Ce design « Wood Edition » rompt avec les codes habituels du gaming. L’objectif est peut-être de plus s’adresser aux créateurs de contenu et aux amateurs de configurations épurées. Construite autour du chipset haut de gamme AMD X870E, elle est conçue pour accueillir tous les processeurs Ryzen 9000.
Techniquement, elle repose sur un PCB à 8 couches de haute qualité et dispose d’un système d’alimentation robuste avec 16+2+2 phases de 110A, garantissant une stabilité exemplaire même sous de lourdes charges de travail applicatif. La connectivité est à la pointe de l’actualité avec le support natif de l’USB4, offrant des débits allant jusqu’à 40 Gbps, ainsi que le Wi-Fi 7 pour une liaison sans fil ultra-rapide. On retrouve également un port LAN 2.5 GbE. Côté stockage, elle propose quatre emplacements M.2, dont trois sont compatibles avec la norme PCIe 5.0, permettant d’atteindre des vitesses de transfert stratosphériques. L’ergonomie n’est pas en reste avec le système « EZ-Latch » qui facilite grandement le montage et le démontage de la carte graphique et des SSD M.2 sans avoir besoin d’outils complexes, une attention particulière portée au confort de l’utilisateur final.
X870E AERO Wood Edition : les principales caractéristiques techniques
Caractéristiques
Détail
Chipset
AMD X870E
Socket
AM5 (Ryzen 7000, 8000, 9000)
Étages d’alimentation
16+2+2 phases (110A)
Mémoire
4x DDR5 (jusqu’à 8000 MT/s en OC)
Stockage
3x M.2 PCIe 5.0 + 1x M.2 PCIe 4.0
Réseau
Wi-Fi 7 + Ethernet 2.5 GbE
USB
2x USB4 (Type-C), multiples USB 3.2
Format
ATX
La X870E AERO Wood Edition ça vaut quoi ?
L’un des avantages majeurs soulignés lors des tests est l’efficacité thermique du système de refroidissement. Malgré l’aspect décoratif du bois, les dissipateurs en aluminium situés en dessous gèrent parfaitement la chaleur des VRM et des SSD NVMe PCIe 5.0, qui ont tendance à chauffer énormément. Par exemple, lors de rendus vidéo prolongés, les températures restent contenues, évitant tout phénomène de throttling. Un autre point fort réside dans la richesse de la connectivité arrière, particulièrement les deux ports USB4 qui permettent de chaîner des périphériques de stockage externes haute performance ou des écrans haute résolution. Cependant, tout n’est pas parfait. Le principal inconvénient reste le positionnement tarifaire très élevé, justifié en partie par l’exclusivité du design « Wood ». De plus, bien que la carte soit excellente en applicatif, certains puristes regretteront l’absence de certains boutons physiques directement sur le PCB pour l’overclocking extrême, comme un bouton de « Safe Boot » dédié, même si le public visé ici est celui des créateurs. Enfin, l’esthétique bois est très clivante : elle s’intègre magnifiquement dans un boîtier comme le Fractal North, mais peut paraître totalement hors sujet dans un boîtier RGB plus traditionnel, limitant ainsi les choix de composants périphériques pour garder une harmonie visuelle cohérente.
X870E AERO WOOD EDITION
Conclusion
En conclusion, la Gigabyte X870E AERO Wood Edition est une pièce d’exception qui réussit le pari de marier excellentes performances et élégance. Elle ne se contente pas d’être « belle », elle offre des performances de premier ordre grâce au chipset X870E et une gestion de l’énergie capable de dompter les processeurs les plus gourmands d’AMD. Elle vise clairement un public qui recherchent une machine puissante mais capable de s’intégrer dans un environnement de travail soigné et moderne. Si vous possédez déjà une carte mère X670E performante, le passage à la X870E n’est pas forcément indispensable, sauf pour le support natif de l’USB4 et du Wi-Fi 7. En revanche, pour une nouvelle configuration haut de gamme centrée sur les Ryzen 9000, elle est hautement recommandable, à condition d’avoir le budget nécessaire et l’envie de construire un PC au look unique. C’est un produit « coup de cœur » qui ne sacrifie rien à la technique, une rareté sur le marché actuel souvent saturé par l’esthétique 100% plastique et LED.