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LIGNE ROUGE - Soldats de Poutine, le recrutement à tout prix

En 3 ans de guerre, la Russie aurait perdu plus de 165.000 hommes en Ukraine. Mais comme l'a réaffirmé Vladimir Poutine cette semaine, son pays atteindra ses objectifs par la force si nécessaire. L'armée russe doit donc continuer à recruter massivement : rémunérations juteuses, appel à des combattants étrangers ou encore formation des plus jeunes à la discipline militaire. De Moscou jusqu'au territoire occupé du Donbass, vous allez découvrir comment la Russie de Poutine mène cette campagne de recrutements, à tout prix. Un grand reportage signé Jérémy Normand, Clément Granon et Alexandre Funel.

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« Il ne faut pas le voir comme une contrainte, mais comme un triple gain » : pourquoi des milliers de places de stationnement disparaissent

En vertu d’une loi de 2019, les communes doivent supprimer toutes les places de stationnement situées cinq mètres en amont d’un passage piéton. Ce chantier, à mener d’ici au 31 décembre 2026, vise à sécuriser les traversées, au prix de milliers de places supprimées.

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Black Friday : l’iPad que tout le monde s’arrache est enfin en promotion

Le Black Friday s’accompagne de nombreuses promotions attractives, parmi lesquelles figure une offre particulièrement intéressante sur l’Apple iPad A16. Proposé en ce moment chez Rakuten à 18 %, cet iPad récent permet d’accéder à l’univers Apple à prix réduit et s’intègre parfaitement avec un...

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Israël : Netanyahu demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a officiellement demandé une grâce présidentielle dans son procès pour corruption, pour mettre fin, selon lui, aux divisions suscitées dans le pays par ses démêlés judiciaires, fort du soutien de Donald Trump qui avait demandé un tel geste à son homologue israélien. Récit d'Ethan Hajji.

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"Un récit passionnant" : noté 3,9 sur 5, c'est le film à voir absolument cette semaine !

Après avoir été présenté dans divers prestigieux festivals comme Berlin, Je n’avais que le néant, un documentaire relatant les coulisses de cette œuvre monumentale qu'est Shoah (1985) de Claude Lanzmann, est sorti cette semaine dans nos salles obscures.

Très bien accueilli par la presse fran…

Article original publié sur AlloCiné

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Ce soir en famille : il y a 12 ans, pour la première fois de leur Histoire, les studios Pixar ont essayé cet exercice compliqué, et ils ont brillamment réussi

De longues années avant Monstres & Cie, le jeune Bob Razowski fait son entrée à l'université, où il espère apprendre à devenir une véritable Terreur d'élite. Alors que les cours débutent sous la direction de l'impressionnante doyenne Hardscrabble, le petit monstre fait la connaissance d'un…

Article original publié sur AlloCiné

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Gaza : pourquoi la force internationale voulue par Donald Trump n’arrive pas à se constituer

Le plan de l’administration Trump pour Gaza, centré sur la création d’une force internationale de stabilisation, se heurte à un obstacle majeur : trouver des volontaires prêts à s’engager sur le terrain. Alors que Washington multiplie les appels à la coopération, les pays susceptibles de fournir des soldats se montrent de plus en plus hésitants. Les capitales étrangères redoutent notamment que leurs troupes soient contraintes à des confrontations armées avec les Palestiniens.

Une crainte qui pousse plusieurs nations à revoir leurs promesses initiales. Malgré ces difficultés, les responsables américains continuent de tenter de convaincre des pays de rejoindre cette initiative, considérée comme centrale dans la stratégie de paix imaginée par la Maison-Blanche.

Les pays de plus en plus réticents

L’enthousiasme initial de certains États commence à se dissiper. L’Indonésie, qui avait envisagé d’envoyer jusqu’à 20 000 soldats, prévoit désormais un déploiement beaucoup plus limité. Selon des sources proches du dossier à Jakarta, consultées par le Washington Post, un premier contingent d’environ 1 200 militaires pourrait être mobilisé, mais il faudrait près de six mois avant qu’il ne soit pleinement opérationnel. Les responsables indonésiens soulignent que la mission se concentrera sur des activités civiles telles que la santé et la reconstruction, car certains officiers craignent d’être entraînés dans des affrontements armés avec la population locale.

L’Azerbaïdjan, qui avait également accepté de fournir des troupes, conditionne désormais sa participation à la fin complète des hostilités. Dans le monde arabe, aucun pays n’a confirmé sa contribution. Les gouvernements du Golfe, initialement mentionnés comme partenaires possibles, se sont montrés réticents : les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar pourraient soutenir la mission depuis l’extérieur, mais aucun ne prévoit de déployer des soldats sur le terrain. Les inquiétudes portent sur l’absence de cadre clair et sur le risque que la force internationale se retrouve confrontée à des combats avec le Hamas, dont les intentions de désarmement restent ambiguës.

Même les pays désireux de se rapprocher des États-Unis hésitent. L’Italie, par exemple, examine la manière la plus efficace d’apporter son soutien tout en contribuant à définir le mandat et les règles d’engagement.

Des modalités qui restent à préciser

La Force internationale de stabilisation (ISF) constitue le pivot du plan de paix élaboré par l’administration Trump, validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies le 17 novembre dernier. Sa mission : démilitariser Gaza, sécuriser ses frontières et protéger les civils ainsi que les opérations humanitaires. Conçue comme une solution de sécurité durable, cette force devrait intervenir immédiatement, mais ses modalités opérationnelles restent encore à préciser.

Selon des sources proches de l’administration américaine, interviewées par le Washington Post, l’ISF pourrait compter jusqu’à 15 000, voire 20 000 soldats, organisés en trois brigades. Elle s’inscrit dans la deuxième phase de la stratégie Trump, qui prévoit aussi la création d’un "Conseil de paix" supervisé par le président américain, un comité technocratique palestinien chargé de gérer le quotidien de l’enclave, la poursuite du retrait israélien et la démilitarisation du Hamas.

Sur le terrain, des questions subsistent : où seront stationnées les troupes ? Entreront-elles dans les zones encore sous influence du Hamas, ou resteront-elles uniquement dans les secteurs sous contrôle israélien ? L’armée israélienne, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre, continue de contrôler un peu plus de la moitié de Gaza. Des documents internes indonésiens montrent que l’hypothèse de déployer des soldats dans les zones échappant à l’autorité israélienne est à l’étude, mais rien n’indique encore si la force sera chargée de protéger les zones civiles jugées "sûres" dans la partie sous contrôle israélien.

© afp.com/ANGELA WEISS

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Budget : les Socialistes mettent la pression sur le bloc central avant leur rencontre avec Sébastien Lecornu lundi

Lundi midi, Sébastien Lecornu recevra les représentants du PS, dans le cadre des nouvelles concertations voulues par Matignon pour élaborer un compromis. Le temps presse : le projet de Budget de la Sécu (PLFSS) revient en séance mardi à l'Assemblée. Le vote en séance sur le PLFSS est prévu le 9 décembre.

Ce texte est retourné dès samedi en commission au Palais-Bourbon, après avoir été largement modifié au Sénat, dominé par la droite et le centre. Revenant notamment sur la suspension de la réforme des retraites concédée par Sébastien Lecornu aux socialistes en échange de sa non-censure.

A l'issue d'un examen express, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a rejeté le texte, signe de la difficulté qui attend le gouvernement en séance. Les socialistes se sont abstenus sur le vote final, tandis que les commissaires Les Républicains (LR) ont voté contre. Et dans le bloc central, les députés Horizons hésiteront en séance entre vote contre et abstention, selon le président de la Commission des affaires sociales Frédéric Valletoux.

16h09

Lecornu veut réformer la communication de l'État, vise 300 millions d'économies en 2026

Sébastien Lecornu entend "réformer structurellement la communication de l’État", visant en 2026 une réduction de 300 millions d'euros par rapport au milliard dépensé en 2024, a-t-on appris dimanche auprès de Matignon, confirmant une information du JDD.

"Dans le prolongement de la circulaire du 4 octobre 2025 relative au moratoire sur les dépenses de communication pour l’année 2025, et d'un état des lieux des dépenses de communication de l’Etat atteignant 1 milliard d’euros en 2024, le Premier ministre décide, sur proposition de la mission +Etat Efficace+, de réformer structurellement la communication de l’Etat au service de l’intérêt général et de renforcer la transparence sur les dépenses de communication", a indiqué Matignon dimanche.

La mission "Etat efficace", confiée en septembre à deux hauts-fonctionnaires, et le Service d'information du gouvernement (SIG) remettront au premier trimestre 2026 à Sébastien Lecornu "un projet de réforme structurelle" sur la communication gouvernementale et de l'Etat. Avec notamment pour commande de penser une "réallocation des ressources au sein d'une unité centralisée", ainsi que le regroupement de structures régionales.

Parallèlement, "de premières évolutions seront mises en œuvre dès le 1er janvier 2026", poursuit Matignon: création d'un "pôle d'expertise évènementielle au service de tous les ministères", "réduction du recours aux prestations externalisées", attribution des crédits sur la base d'un plan de communication annuel par ministère. "Les administrations centrales et déconcentrées auront l’obligation de rendre public le contenu détaillé de leurs dépenses de communication. Ces informations seront consolidées dans un document central annexé au projet loi de finance", ajoute Matignon.

Le Premier ministre donne par ailleurs "instruction en 2026 aux administrations et organismes concernés d’engager une forte réduction de leurs dépenses. Les ministères devront réduire leurs dépenses de communication de 20% par rapport à l’exercice budgétaire de 2024. Pour les opérateurs de l’Etat, cette réduction devra atteindre 40% par rapport à 2024". Avec un objectif lié à l'ensemble de ces mesures de "réduction de 300 millions d'euros par rapport à l'exercice budgétaire 2024".

Sébastien Lecornu avait annoncé fin septembre la suspension jusqu'à la fin de l'année des nouveaux frais de communications des ministères, opérateurs publics et agences de l'Etat, alors évalués à 450 millions d'euros en 2024 avant l'ensemble de revue des dépenses.

11h43

Budget de la sécu : Philippe Juvin (LR) a "très envie" de ne pas le voter

Le rapporteur général du Budget de l’État Philippe Juvin affirme dimanche dans une interview à Radio J qu'il a "très envie", à ce stade, de ne pas voter le budget de la Sécurité sociale dont l'examen commencera en nouvelle lecture mardi à l'Assemblée nationale. "A l'heure où je vous parle (...) j'ai très envie de ne pas voter ce budget de la Sécurité sociale", a déclaré le député (Les Républicains, LR) des Hauts-de-Seine.

Philippe Juvin explique être "très défavorable" à la suspension de la réforme des retraites que le Premier ministre Sébastien Lecornu a concédée aux socialistes en échange de leur non-censure. De plus, "j'ai l'impression que ce n'est pas pour solde de tout compte et que tous les jours il y a une demande nouvelle des socialistes qui arrive", fustige-t-il.

Interrogé sur le budget de l’État, actuellement discuté au Sénat, le député pense que la commission mixte paritaire réunissant sept députés et sénateurs, qui devrait être convoquée après le vote des sénateurs, pourrait être conclusive. Et il encourage fortement, comme il l'a déjà fait auprès du Figaro, le Premier ministre à utiliser l'arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter le budget. "Je dis au Premier ministre, je dis très, très, très fort à votre antenne, monsieur le Premier ministre, vous avez la possibilité, le droit d'utiliser le 49.3. J'ose dire que, dans la situation où nous sommes, vous n'en avez pas le droit, vous en avez le devoir. Donc utilisez-le", a-t-il dit.

Sébastien Lecornu a renoncé au 49.3 à la demande des socialistes, soucieux de faire vivre le parlementarisme. Mais l'ancien président de la République François Hollande a publiquement remis sur la table mercredi son utilisation, affirmant qu'il "ne faut jamais se priver d'une disposition constitutionnelle". Et le chef des députés Boris Vallaud n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans une interview au Parisien, samedi, affirmant que cet outil est "dans les mains du Premier ministre". Avantage du 49.3: il permet à un groupe d'opposition de ne pas voter pour un texte mais de se contenter de ne pas censurer le gouvernement. Il permet aussi à l'exécutif de contraindre une majorité indisciplinée.

11h34

Pour Bregeon, "une forme d'incohérence" si le PS ne vote pas le budget de la Sécu

Sans vote positif du PS, le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) "ne passera pas", a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Et "je ne saurai pas expliquer aux Français que les socialistes ne votent pas favorablement pour un projet de finance de la Sécurité sociale qui suspend la réforme des retraites. Il y a une forme d'incohérence derrière que, à mon avis, les Français auraient un peu du mal à comprendre", a déclaré Maud Bregeon dimanche sur LCI. "Il n'y a pas de plan B. (...) Il n'y a pas de loi spéciale possible" sur le budget de la Sécu et "le déficit de la sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine", a insisté la porte-parole du gouvernement.

Maud Bregeon a de nouveau exclu que Sébastien Lecornu ait recours à l'article 49.3 de la Constitution, abandonné à la demande des socialistes, mais dont le retour est évoqué à l'Assemblée jusque dans les rangs du PS. "Ca revient pour les parlementaires à fuir leurs responsabilité" qui est de "voter un budget", a-t-elle répondu.

Dans le bloc central, le président de la commission des Affaires sociales Frédéric Valletoux a indiqué samedi que son groupe, Horizons, devrait hésiter entre vote contre et abstention. "Nous, ce qu'on leur dit, c'est qu'on veut avec eux arriver à trouver des compromis qui permettent de maintenir ce déficit (de la Sécurité sociale) sous les 20 milliards d'euros", a déclaré dimanche la porte-parole du gouvernement. "Si le projet de loi de finances de la Sécu n'est pas adopté le 9 décembre prochain, on pourra tous constater l'échec des discussions parlementaires" et "je crois qu'à la fin, on est tous perdants", a-t-elle mis en garde. "Ce sera un budget de compromis qui vise à tenir un an, un an en attendant les élections présidentielles. Voilà, on est tous adultes et capables d'arriver encore une fois à trouver ces compromis-là, dans l'intérêt supérieur du pays", a insisté Maud Bregeon.

01h02

Budget de l'Etat : les sénateurs rejettent la hausse de fiscalité sur deux biocarburants

Les sénateurs ont rejeté samedi soir une disposition du projet de budget de l'Etat qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés à deux biocarburants, le B100 et le E85. Un vote identique à celui des députés. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit la suppression du tarif particulier pour le carburant B100 (biogazole à base de colza), surtout utilisé par les transporteurs. Mais aussi, la réduction progressive de l'avantage fiscal pour le carburant E85 (éthanol), produit notamment à partir de betteraves en France.

Les deux mesures ont provoqué une levée de boucliers au sein de la filière, des producteurs de betteraves ou colza aux industriels. La FNSEA, puissant syndicat agricole, en a fait un cheval de bataille.

Lors des débats à l'Assemblée nationale, la mesure avait également été supprimée. Le vote du Sénat, bien qu'identique, ne préjuge pas de l'issue des débats sur cette mesure, car le projet de loi de finances sera examiné jusqu'à mi-décembre au plus tôt au Parlement, entre députés et sénateurs.

23h27

Budget de l'Etat : le Sénat vote pour taxer plus le gaz, et moins l'électricité

Le Sénat a voté samedi pour diminuer les factures des ménages chauffés à l'électricité, compensées par une hausse sur les factures des chauffages au gaz, une proposition accueillie avec bienveillance par le gouvernement dans le cadre de l'examen du budget pour 2026. La droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute, a voulu lancer un message en vue de l'électrification des usages avec cette mesure.

Partant du principe que le prix du gaz est "très bas", le rapporteur général du budget, Jean-François Husson (Les Républicains), a proposé cette mesure dans le but "d'accompagner à la transition énergétique". Le dispositif, qui agit sur les "accises", c'est-à-dire les taxes sur l'énergie, permettrait de réduire les factures d’électricité de ménages chauffés à l'électricité à hauteur de 11 à 45 euros par an selon les consommations. En contrepartie, la facture annuelle des ménages qui se chauffent au gaz pourrait augmenter de 12 à 80 euros par an (de 1 à 7 euros par mois), selon la commission des Finances du Sénat. La mesure serait sans impact sur les finances publiques, selon la même source.

Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a reconnu que la proposition des sénateurs avait "beaucoup de sens": il y a "une volonté de favoriser la consommation d'électricité qui est à la fois décarbonée et souveraine, au détriment de la consommation de gaz qui est carbonée et non souveraine", a-t-il résumé. Le ministre a rendu un avis de "sagesse", ni pour ni contre, sur cette proposition.

La gauche a vivement protesté. Cette mesure "ne doit en aucun cas se faire au détriment de ceux qui se chauffent au gaz, bien plus souvent par contrainte que par choix réel", s'est inquiété le socialiste Thierry Cozic. Ce vote est loin d'être définitif, car l'examen du projet de budget va se poursuivre jusqu'à la moitié du mois de décembre, au plus tôt.

© Hans Lucas via AFP

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Inondations en Indonésie, Thaïlande et au Sri Lanka : le bilan dépasse les 800 morts

Le bilan des inondations catastrophiques qui ont frappé ces derniers jours de vastes territoires d'Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie et du Sri Lanka s'est encore alourdi dimanche, avec un total d'au moins 818 morts et plusieurs centaines de disparus. Les autorités de ces pays asiatiques s'activaient pour dégager les routes et les débris et tenter de retrouver des personnes portées disparues après des pluies diluviennes, des crues subites et des glissements de terrain. Récit de Nina Masson.

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