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Article original publié sur AlloCiné
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Article original publié sur AlloCiné
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Manifestations en Iran : où en est la mobilisation qui s'étend dans tout le pays ?
Quatre jours. C’est le temps qu’il aura fallu pour que la mobilisation contre la vie chère, partie d’un marché de Téhéran où des commerçants dénonçaient une inflation record, s’étende dans tout l’Iran. Ce 31 décembre, un membre des forces de sécurité iraniennes a été tué lors d’une nouvelle journée de manifestations, dans la ville de Kouhdasht, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Fars, ajoutant que 13 membres des forces de sécurité avaient également été blessés par des jets de pierre.
Sur des images authentifiées par BBC Persian, on y voit des policiers tirant sur des manifestants de la ville le jour où l’incident s’est déroulé. Ce 1er janvier, des affrontements ont également été signalés dans la province méridionale de Fars et dans les provinces occidentales de Hamedan et du Lorestan, où des manifestants ont tenté de pénétrer dans un bâtiment administratif local. La veille, les autorités de la capitale avaient pourtant décrété un jour férié où les écoles, universités et banques étaient fermées, officiellement pour économiser l’énergie en raison du froid, officieusement pour apaiser les troubles et calmer les retraits de liquide désordonnés, alors que les taux de change s’envolent.
Une flambée des prix
La flambée des prix dénoncée par les manifestants, avec une hausse de 72 % pour les denrées alimentaires et de 50 % pour les articles de santé par rapport à l’année précédente, s’explique par l’effondrement de la monnaie nationale. Le rial chute sous l’effet des sanctions occidentales contre l’économie iranienne et a perdu près de la moitié de sa valeur en un an, pour atteindre mardi un plus bas record de 1 400 000 rials par dollar, d’après des chiffres agrégés par des plateformes en ligne.
Le régime iranien, qui a réprimé par la force des protestations similaires dans le passé, s’est engagé à instaurer un dialogue avec les manifestants, mais les tensions sont fortes. A Fasa, ville de la province du Fars, "un groupe organisé a tenté (mercredi) de pénétrer dans le bâtiment du gouvernorat", selon l’agence de presse Tasnim, bien que "leur attaque ait échoué après l’intervention des forces de sécurité".
Une mobilisation étendue
Initialement circonscrit à une poignée de vendeurs du plus grand marché pour téléphones portables de Téhéran, le mouvement s’est ensuite étendu à la jeunesse iranienne, qui a scandé des slogans contre la politique de la République islamique. "Les manifestations pacifiques pour la défense des moyens de subsistance […] sont compréhensibles", a reconnu le procureur général de la République islamique, Mohammad Movahedi-Azad, cité par la télévision d’État. Avant toutefois de mettre en garde : "Toute tentative visant à transformer les manifestations économiques en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en œuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse légale, proportionnée et ferme."
Le régime des mollahs redoute en effet l’implication de l’État hébreu, après que le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien, a invité en persan les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation, affirmant sur X être présent avec eux "sur le terrain". L’Iran avait déjà connu des manifestations en 2022 contre la hausse des prix, dont celui du pain. En 2023, un mouvement de protestation consécutif à la mort d’une jeune Kurde aux mains de la police des moeurs, Mahsa Amnini, avait aussi été violemment réprimé.
© Fars News Agency via ZUMA Press Wire
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© AFP - montage HuffPost
Après plusieurs revers judiciaires, Donald Trump contraint de retirer la Garde nationale dans plusieurs villes
C’est un nouveau revers pour le président américain. Mercredi 31 décembre, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social le retrait de la Garde nationale de Chicago, Los Angeles et Portland (Oregon), alors même que les troupes y étaient déjà déployées, à la suite de poursuites judiciaires menées par ces Etats pour empêcher leur déploiement.
"Nous retirons la Garde nationale de Chicago, Los Angeles et Portland, même si la CRIMINALITÉ (sic) a considérablement diminué grâce à la présence de ces grands patriotes dans ces villes, et UNIQUEMENT grâce à ce fait", a-t-il écrit, une affirmation non confirmée par les données disponibles.
Donald Trump avait jugé nécessaire l’envoi de soldats de la Garde nationale sur ces territoires pour lutter contre la criminalité et protéger les biens fédéraux face aux contestataires, alors que des manifestations majoritairement pacifiques ont eu lieu plus tôt cette année pour dénoncer les raids anti-immigration effectués par des agents fédéraux à travers le pays. Mais le déploiement de la Garde nationale dans ces trois villes avait été jugé inutile par les autorités locales et par les démocrates, qui accusaient la Maison-Blanche d’utiliser des incidents isolés comme prétexte pour envoyer des troupes. Après plusieurs recours judiciaires, des juges ont effectivement déclaré que l’administration Trump avait outrepassé son autorité, estimant qu’il n’y avait aucune preuve pour justifier du caractère indispensable du déploiement de soldats.
Circonstances exceptionnelles
"Le président a déployé ces hommes et ces femmes courageux contre leurs propres communautés, au mépris de la Constitution et du droit fédéral", a réagi Gavin Newsom, gouverneur démocrate de Californie, quelques heures après une décision d’une cour d’appel fédérale qui a ordonné à l’administration de remettre les troupes de la Garde nationale de Californie sous son contrôle. "Nous sommes heureux d’accueillir à nouveau les membres de la Garde nationale de Californie au service de l’Etat", a-t-il poursuivi dans un communiqué.
Jusqu’à ces décisions, Donald Trump revendiquait une autorité quasi illimitée pour déployer la Garde nationale généralement placée sous l’autorité des gouverneurs, mais les juges ont statué qu’il ne pouvait fédéraliser les troupes que dans des circonstances exceptionnelles, telles qu’une invasion étrangère, une rébellion ou lorsque l’armée régulière est incapable de faire appliquer la loi fédérale en raison d’une rupture de l’ordre public. "À ce stade préliminaire, le gouvernement n’a pas identifié de fondement juridique permettant à l’armée d’appliquer les lois de l’Illinois", indique la décision rapportée par le Washington Post. C’est "une étape importante pour freiner les abus de pouvoir constants de l’administration Trump et ralentir sa dérive autoritaire", s’est félicité dans un communiqué le gouverneur démocrate de l’Illinois, Jay Robert Pritzker.
En août dernier, Trump avait également ordonné le déploiement de milliers de membres de la Garde nationale à Washington pour lutter contre la criminalité violente, ce qui a provoqué une action en justice du procureur général du district de Columbia, Brian Schwalb. Dans ce cas néanmoins, une cour d’appel fédérale a statué, dans une ordonnance préliminaire rendue en décembre, que la Garde nationale pouvait rester pour le moment et que l’administration Trump avait de fortes chances d’obtenir gain de cause en appel contre une décision de première instance, car l’absence d’autonomie juridique du district de Columbia conférait au président un large pouvoir sur la mise en œuvre de la Garde nationale dans les limites de la ville.
© REUTERS/Jonathan Ernst
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