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"Mort à Khamenei !" En Iran, les manifestations "contre la vie chère" prennent une tournure politique
Un simple mouvement "contre la vie chère" ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, partie des bazars de Téhéran pour s’étendre à tout l’Iran, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.
A l’origine, les commerçants de la capitale ont fermé boutique pour protester contre l’inflation causée par la dépréciation de la monnaie nationale, puis ont été rejoints par les étudiants qui ont manifesté dans une dizaine d’universités à travers le pays. Le 31 décembre, le procureur général de la République islamique avait alors mis en garde, affirmant que le pouvoir judiciaire fera preuve de "fermeté" si les manifestations contre la vie chère en Iran étaient instrumentalisées à des fins de "déstabilisation".
Pour comprendre qu'il s'agit bien plus d'une simple protestation contre la situation économique, un simple coup d'œil aux slogans affichés dans la rue suffit. "Mort à Khamenei", "A bas le dictateur !", "Iranien ! Crie haut et fort pour tes droits !", pouvait-on lire sur les pancartes des protestataires, comme le rapporte Le Figaro. Des phrases chocs qui dénoncent les "fausses promesses" du régime et réclament la "fin du tyran", en référence à Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Depuis le mouvement "Femme, Vie, Liberté", à la suite de la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile mal porté en 2022, une grande partie de la population exprime en effet son ras-le-bol face aux lois obsolètes d’un régime islamique au pouvoir depuis 45 ans, qui ne représente plus guère qu’une petite frange des Iraniens. "Depuis l’instauration de la République islamique en 1979, le pouvoir n’a cessé de promouvoir la mort et la violence. Or, les Iraniens aiment la vie. Ils aiment leurs coutumes ancestrales et leurs fêtes", observe une cinéaste iranienne auprès du Figaro.
Des réactions contrastées
Cette dimension politique de la révolte, d’ailleurs, n’a pas échappé aux autres Etats, à commencer par Israël, dont le Mossad, le service de renseignement extérieur du pays, a invité en persan les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation, affirmant sur X être présent avec eux "sur le terrain". Donald Trump, lui, a assuré que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région.
En France, une partie de la gauche s’est en revanche concentrée sur l’aspect économique de la révolte, suscitant les critiques de certains observateurs qui les accusent d'occulter la nature politique de la révolte contre le régime islamiste. "Immense soutien au peuple iranien qui se mobilise depuis des jours contre la vie chère et pour ses droits. Votre courage force le respect", a simplement réagi le député de La France insoumise (LFI) Thomas Portes, tandis que Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a écrit sur X : "Vive le courage du peuple iranien qui se mobilise contre la vie chère et pour ses droits."
De son côté, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, a dit regarder avec "sympathie l’insoumission populaire qui affirme le droit à une vie digne", tout en s’interrogeant sur le rôle joué par Israël : "[…] en manifestant son soutien, le Mossad cherche à exaspérer les tensions entre Iraniens. Dans quel autre pays sinon sous ce gouvernement Netanyahou d’extrême droite un service d’espionnage exprime-t-il un point de vue public sur les événements dans un autre pays ?", a-t-il déclaré sur le même réseau social.
"Rien à voir avec le capitalisme"
"Nous sommes bien trop intelligents et éclairés pour vous laisser instrumentaliser notre cause contrairement à d’autres assez idiots pour croire que vous avez une once d’humanisme", a commenté en réponse au post de Thomas Portes Femme Azadi, une association féministe iranienne. "En 2022, notre slogan était : Femme, vie, liberté. En 2026, notre slogan est : Ceci est notre dernière bataille, Pahlavi va rentrer", en référence au fils exilé du dernier roi d'Iran, renversé par la révolution de 1979, qui appelle sur ses réseaux sociaux le peuple iranien à renverser le régime. "Les Iraniens scandent : À bas les trois pourritures : mollahs, gauchistes, moudjahidine. Cela n’a rien à voir avec le capitalisme", s’emporte également auprès de Marianne Mona Jafarian, militante et écrivaine iranienne vivant en France, auteure de Mon Combat (Stock, 2025) et cofondatrice de l'association Femme Azadi.
Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a d’ailleurs aussi cherché à circonscrire les revendications de cette gigantesque mobilisation. "Ces protestations de nature purement économique et civile expriment la volonté de la population d’améliorer ses conditions de vie", a-t-il souligné dans une déclaration, avant d’avertir : "La police distingue clairement les revendications légitimes de la population des actions destructrices […] et ne permettra pas à des ennemis de transformer les protestations civiles en troubles et en chaos". Pour l’heure, trente personnes accusées de "troubles à l’ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, et six personnes sont décédées.
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