Le Venezuela ouvre l'exploitation du pétrole au secteur privé

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Avec près d’une centaine de…
Article original publié sur AlloCiné
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On les pensait cantonnés à la respiration, mais les poumons réservent bien des surprises.

"L'Amérique d'abord. La paix par la force. Le bon sens". Le département américain de la Défense a dévoilé, vendredi 23 janvier, sa stratégie de défense nationale pour les prochaines années. Un document d'une trentaine de pages, le premier depuis 2022, qui offre un résumé de la vision de la politique étrangère de l'administration de Donald Trump.
Contrairement à l'orientation prise ces dernières années par les Etats-Unis, la menace représentée par la Chine n'est plus identifiée comme la priorité numéro 1. Washington entend plutôt privilégier la sécurisation de son territoire et la défense de ses intérêts dans l'hémisphère occidental, de l'Arctique à l'Amérique latine. Une annonce en cohérence avec les récents efforts de Donald Trump pour acquérir le Groenland, ou avec ses frappes militaires au Venezuela.
Cette réorientation part d'un postulat : par leurs interventions étrangères successives, les précédentes administrations ont délaissé la protection des frontières étasuniennes et la défense de leur pré carré - à savoir, le continent américain, comme l'a énoncé le président James Monroe au début du XIXe siècle. "Elles ont ouvert nos frontières, oublié la sagesse de la doctrine Monroe, cédé notre influence dans notre hémisphère et délocalisé l'industrie américaine, y compris la base industrielle de défense", indique en prélude le Pentagone.
Avant de poursuivre : "Sous la direction de Trump, les Etats-Unis disposent désormais de l'armée peut-être la plus puissante que le monde ait jamais connue. Le département ne sera plus distrait par l'interventionnisme. Nous serons l'épée et le bouclier qui dissuaderont la guerre, avec pour objectif la paix".
Le département de la Défense dit ainsi vouloir se concentrer sur la sécurisation de ses frontières terrestres, maritimes, et de son espace aérien, notamment au moyen du "Dôme d'or". Ce gigantesque projet de bouclier anti-missiles est d'ailleurs l'argument utilisé par Donald Trump pour réclamer le Groenland. L'accès militaire et commercial des Etats-Unis au canal de Panama et au golfe du Mexique est également identifié comme stratégique, afin de contrer la montée en puissance de la Chine dans la région.
A noter néanmoins que, même si Donald Trump a toujours promis de mettre fin "aux guerres inutiles", la première année de son mandat a été marquée par la multiplication des opérations militaires, au Yémen, en Iran, au Venezuela, en Syrie, en Somalie, ou encore au Nigeria.
Face au déclin de leur hégémonie, et pour pouvoir se concentrer sur la défense de leur propre zone d'influence historique, les Etats-Unis ont besoin d'apaiser les tensions dans l'Indo-pacifique. Cette région stratégique pour l'économie mondiale connaît des tensions exacerbées, en raison de l'influence croissante de la Chine en Mer méridionale.
Ainsi, alors que la première administration Trump plaçait la confrontation avec la Chine au premier plan de sa stratégie de défense (la stratégie du Pentagone de 2018 décrivait alors le pays comme une puissance "révisionniste" qui, avec la Russie, cherchait à s'octroyer un "droit de veto sur les décisions économiques, diplomatiques et sécuritaires des autres nations", rappelle le Wall Street Journal), elle cherche désormais à éviter "les confrontations inutiles". "Notre objectif n'est pas de dominer la Chine, de l'étrangler ou de l'humilier. Mais de l'empêcher de pouvoir nous dominer ou dominer nos alliés, en mettant en place les conditions militaires nécessaires à un équilibre des pouvoirs dans l'indo-pacifique", résume désormais le Pentagone.
La stratégie pour 2026 met donc l'accent sur une approche diplomatique (un sommet est prévu en avril entre Trump et Xi Jinping), tout en consolidant "une solide défense dissuasive". Elle n'évoque cependant pas quels moyens les Etats-Unis sont prêts à déployer, ni la question brûlante de l'île de Taïwan, pour laquelle les Américains ont récemment adopté un programme d'armement de 11 milliards de dollars.
En revanche, le Pentagone indique qu'il pourrait transférer davantage de responsabilités dans la région à la Corée du Sud, où sont stationnés 28 500 soldats américains, pour contenir le régime nord-coréen. Séoul "est capable d'assumer la responsabilité principale de dissuader la Corée du Nord avec un soutien américain essentiel mais plus limité", affirme le document. L'objectif à long terme de l'administration Trump est en effet de réduire son rôle militaire dans la péninsule coréenne, mais aussi en Europe et au Moyen-Orient.
L'administration Trump poursuit ainsi son objectif de faire payer aux alliés les coûts associés à la défense. Pour rappel, elle a déjà augmenté les exigences de participation aux efforts de l'Otan à 5 % du produit intérieur brut de chaque Etat membre. Dans la même logique, elle décrit la Russie, engagée depuis bientôt quatre ans dans une guerre contre l'Ukraine, comme "une menace persistante mais gérable pour les membres orientaux de l'Otan dans un avenir prévisible", en se préoccupant en revanche de la capacité des forces américaines à se prémunir contre les menaces russes contre leur propre territoire.
Enfin, pour mettre à bien ces ambitions militaires, Washington va renforcer et relocaliser son industrie militaire, en s'appuyant sur l'intelligence artificielle, mais aussi en faisant sauter certaines réglementations en vigueur dans l'industrie. Le monde ne semble donc pas en avoir encore fini avec les interventions américaines.
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