↩ Accueil

Vue lecture

Infirmier abattu par la police à Minneapolis : que montrent les vidéos ?

Des vidéos du moment où des policiers fédéraux américains abattent samedi un Américain de 37 ans à Minneapolis semblent contredire la version du gouvernement affirmant que la victime tentait de s'en prendre violemment aux agents de police. Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) a affirmé après la fusillade que la victime, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, "s'était approchée d'agents de la police de surveillance des frontières avec un pistolet semi-automatique 9 mm" et avait "violemment résisté" quand ils avaient tenté de le désarmer.

  •  

Aux États-Unis, la colère gronde contre l'ICE après la mort d'un Américain

La mort par balle d'un Américain de 37 ans, le second tué par les agents fédéraux à Minneapolis en janvier, a déclenché de nouvelles protestations samedi dans cette ville secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre les opérations de la police de l'immigration (ICE). Alex Pretti, infirmier d'un service de réanimation, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux. Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l'ICE dans cette même ville. Analyse de Romuald Sciora, directeur de l'Observatoir politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS.

  •  

Ces essais impressionnants montrent pourquoi atterrir sur Mars n’a rien d’un détail

Alors que la mission ExoMars 2028 se profile à l'horizon, Thales Alenia Space et Airbus se préparent à relever le défi complexe de l'atterrissage sur la Planète rouge. Dans un contexte marqué par des échecs passés, les ingénieurs s’engagent dans des tests rigoureux pour garantir la sécurité du...

  •  

Le retrait des forces kurdes du nord de la Syrie à de fortes conséquences sur la population

À Raqqa, dans le nord de la Syrie, la reprise de contrôle par Damas après le retrait des Forces démocratiques syriennes laisse ses traces. Le pont principal sur l’Euphrate a été bombardé lors des combats récents, entravant la circulation entre les deux rives de la ville. Pour les habitants, ces destructions rallongent les trajets, augmentent les coûts et compliquent encore un quotidien déjà marqué par des années de guerre et de changements d’autorité. Reportage de Dana Alboz et Hussam Hammoud, récit de Nicolas Chamontin.

  •  

ICE tue à nouveau, Donald Trump défend la police fédérale

Un homme a été abattu samedi à Minneapolis par des agents fédéraux américains, deuxième fusillade mortelle ce mois-ci impliquant la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) dans le cadre d'une répression de migrants dans cette ville du nord des Etats-Unis, ont déclaré des ​responsables locaux et fédéraux. Précisions de Matthieu Mabin, correspondant de France 24 à Washington.

  •  

Quand il fait si froid que l'eau bouillante gèle : une tempête hivernale paralyse les États-Unis

Une tempête hivernale majeure déferle dimanche vers le nord-est des Etats-Unis après avoir provoqué d'importantes chutes de neige dans le centre, menaçant des millions d'Américains de coupures d'électricité et d'une paralysie des transports par des températures glaciales. Au total, 20 États ainsi que la capitale américaine, Washington, ont déclaré l'état d'urgence.

  •  

Etats-Unis : le meurtre d’un manifestant tué par ICE envenime la crise qui secoue Minneapolis

En quelques heures, il est devenu une nouvelle figure de la contestation contre la police de l'immigration. Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, est mort ce samedi 24 janvier à Minneapolis, aux États-Unis, lors d'un nouveau rassemblement destiné à dénoncer les méthodes pratiquées dans la ville par ICE, organe directement piloté par l'administration Trump. Cet homme est la deuxième personne tuée par les agents fédéraux depuis le début de l'année dans la ville la plus peuplée du Minnesota, devenue l'épicentre de la fronde contre la politique d'expulsion massive orchestrée par le président américain depuis son retour au pouvoir. En 2020, la métropole avait déjà été traumatisée par la mort de George Floyd, un homme afro-américain tué lors d'un contrôle de police.

Version contre version

D'après le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), Alex Pretti était armé et aurait brandi son pistolet en direction des policiers. Ceux-ci auraient alors tiré des "coups de feu défensifs" pour se protéger. Le trentenaire aurait alors "violemment résisté" lorsque les forces de l'ordre auraient tenté de le désarmer. Mais une vidéo de la scène met en doute la version des autorités fédérales. Sur les images, Alex Pretti, téléphone portable à la main, prend la défense d'une femme interpellée par les forces de l'ordre. Visé par des gaz lacrymogènes, il est mis au sol, puis frappé par les agents. Des coups de feu retentissent alors. Selon le Washington Post, Alex Pretti portait bien sur lui une arme de poing, arme pour laquelle il avait un permis. Mais selon le quotidien, les agents fédéraux sont parvenus à s'emparer de son pistolet avant de lui tirer dessus. Des investigations approfondies devront déterminer les faits réels ayant conduit à sa mort.

Une chose est sûre : ce nouvel épisode de violence marque une nouvelle étape dans la crise qui secoue Minneapolis depuis début janvier. De nombreuses manifestations ont eu lieu ces derniers jours pour demander le départ de la police de l'immigration de la ville. L'origine de cette colère ? La mort de Renee Good, cette Américaine de 37 ans tuée par balles au volant de sa voiture après les tirs d'un autre membre d'ICE, le 7 janvier dernier. Elle faisait partie d'une association organisant des patrouilles destinées à surveiller les pratiques des agents fédéraux à Minneapolis. Là aussi, une vidéo captant la scène des coups de feu ne montre pas de danger imminent représenté par cette femme installée dans son véhicule. Mais, là encore, Washington a évoqué la "légitime défense" pour justifier le geste de l'agent responsable du tir.

Construction de nouveaux centres de rétention, discours agressif contre les migrants, moyens triplés dédiés à ICE... Le renvoi hors des frontières américaines de dizaines de milliers d'étrangers a été érigé comme une priorité par Donald Trump pour son second mandat. Mais, depuis la fin de l'automne, Minneapolis est devenue l'une des priorités du républicain pour mettre en avant ses résultats en matière migratoire. Ainsi, début janvier, son administration a déployé 2 000 agents de l'ICE dans la ville et ses alentours dans le cadre d'une opération spéciale nommée "Metro Surge", décrite par le ministère de la Sécurité intérieure comme "la plus grande" jamais lancée contre l'immigration. Les arrestations sont savamment mises en scène par l'administration républicaine. La responsable à la tête du DHS, Kristi Noem, a par exemple été filmée lors de l'interpellation d'un homme à Saint-Paul, à l'est de Minneapolis. "Vous répondrez de vos crimes", lui glisse-t-elle devant la caméra, bonnet tactique sur les oreilles.

Un enfant de cinq ans arrêté

Au-delà des morts de Renee Good et d'Alex Pretti, d'autres actions d'ICE ont choqué la région ces dernières semaines. Toujours à Minneapolis, un migrant vénézuélien a été blessé par balles le 14 janvier par un policier de l'immigration. Celui-ci aurait tiré "un coup de feu défensif pour protéger sa vie", ont justifié les autorités. L'arrestation et la détention de deux jeunes enfants ont aussi suscité la controverse. L'un d'eux, âgé de 5 ans, est apparu sur une image largement relayée sur les réseaux sociaux. Le petit garçon, cartable sur le dos, tenu par un agent, semble apeuré. Selon la DHS, son père aurait souhaité "prendre la fuite à pied, abandonnant son fils". Une version contestée par plusieurs témoins sur place, interrogés notamment par Reuters. Le vice-président américain, J.D. Vance, a pour sa part choisi de croire les policiers. "Que devaient-ils faire d'autre ? Laisser un enfant de 5 ans mourir de froid ?", a-t-il tenté de justifier.

Dans cette guerre perpétuelle des paroles et des images, les manifestants tentent d'organiser des actions coup de poing pour faire entendre leurs voix. Quitte à prendre, parfois, le risque d'être placés en garde à vue. La semaine dernière, un groupe de protestataires contre ICE ont ainsi pénétré dans une église pendant un office. Leur objectif : pouvoir échanger en face à face avec le directeur adjoint de la police de l'immigration locale, qu'ils pensaient trouver sur place. Un échec, qui a conduit à l'arrestation de plusieurs militants, dont l'avocate Nekima Levy Armstrong. Une photo de cette activiste, la montrant menottée et le visage fermé, a été relayée sur le compte X de Kristi Noem. Puis, dans la foulée, sur celui de la Maison-Blanche... mais cette fois en montrant cette même femme en train de pleurer. Preuve que l'enjeu communicationnel est primordial pour l'administration Trump, la presse américaine a révélé que ces larmes avaient en réalité été ajoutées artificiellement par IA à l'image initiale.

Conséquences politiques

De toute évidence, avec une telle volonté de mise en scène, le président américain veut convaincre la population du bien-fondé de sa politique. Mais la situation à Minneapolis commence à changer l'opinion sur ce thème de nombreux citoyens, y compris ceux qui ont voté pour lui lors de la dernière élection présidentielle. Ainsi, dans un récent sondage, Politico a dévoilé que 29 % des sympathisants trumpistes qui ne s'identifient pas comme des membres actifs de la communauté Maga ("Make America Great Again") jugeaient "trop agressive" la politique d'expulsion d'étrangers initiée par le milliardaire. À terme, certaines personnalités républicaines s'inquiètent de voir une part des votants – les jeunes, la communauté latino... – s'écarter pour ces raisons d'un bulletin du Grand Old Party. Loin d'être idéal, alors que les élections de mi-mandat, prévues en novembre, approchent à grands pas. "Faut-il être un peu plus malins ? Il n’y a aucun doute là-dessus", a admis, toujours auprès de Politico, l'un de ces stratèges.

Souvent arc-bouté sur ses positions, Donald Trump lui-même semble cette fois commencer à prendre conscience de l'effet néfaste de la séquence actuelle à Minneapolis. Sans mettre de côté son autosatisfaction habituelle, le dirigeant a convoqué au dernier moment cette semaine une conférence de presse à la Maison-Blanche pour célébrer sa première année de retour à la présidence, le 20 janvier. A cette occasion, des images de personnes arrêtées par ICE depuis son retour au pouvoir ont défilé sur un écran derrière le président, qui a pris soin de mentionner les crimes présumés de chacune d'entre elles. "Il voulait rappeler au monde entier les raisons des agissements d'ICE", a expliqué à CNN un des hauts responsables de l'administration. La chaîne américaine rapporte en effet que Donald Trump se montre de plus en plus frustré par la tournure des événements à Minneapolis.

Pendant ce temps, l'opposition tente de son côté de réagir pour dénoncer les dérives de la police de l'immigration au Minnesota. Le maire démocrate de la ville ne cesse de demander le départ d'ICE. "Foutez le camp de Minneapolis ! On ne veut pas de vous ici !", a-t-il lancé aux policiers il y a quelques jours. Le gouverneur de l'État, Tim Walz, également démocrate, se situe sur la même ligne. "Le président doit mettre fin à cette opération", a-t-il exigé, sur X, samedi, après la mort d'Alex Pretti. "Il faut retirer immédiatement du Minnesota les milliers de policiers violents et incompétents." Leur opposition frontale au républicain, pas si commune au sein du Parti démocrate depuis la défaite de Kamala Harris à la présidentielle en 2024, ne plaît pas au principal intéressé. De fait, selon Donald Trump, les deux responsables "incitent à l'insurrection par leur rhétorique pompeuse, dangereuse et arrogante".

© REUTERS

  •  

Pour la première fois, Jack Smith, ex-procureur et accusateur de Donald Trump, entendu devant la Chambre des représentants

REPORTAGE - Dépeint par les partisans du président américain comme le leader d’une chasse aux sorcières, le juriste maintient ses accusations. Après deux ans d’enquête, il estime que Trump a essayé de falsifier le résultat de l’élection de 2020. Son audition a été houleuse.

© Aaron Schwartz / REUTERS

  •  

"C'est l'un des plus beaux films en couleur jamais réalisés" : Martin Scorsese adore ce chef-d'oeuvre noté 4 sur 5 et réalisé par un Français

Sorti en 1951, Le Fleuve marque la première incursion de Jean Renoir dans le cinéma en couleur, tourné cette fois en Inde. Ce film reste pour Martin Scorsese une œuvre inoubliable, découverte alors qu’il n’était qu’un enfant, et qu’il considère comme l’un des plus beaux films jamais réalisés.

S…

Article original publié sur AlloCiné

  •  

Demain nous appartient : Shirley Bousquet et David Mousset sont-ils aussi proches qu'Erica et Marceau ? Le comédien répond

Après avoir vécu de sacrées frayeurs, Erica (Shirley Bousquet) est désormais sauvée dans Demain nous appartient. Mathieu est mort et Bart et son fils sont en sécurité. Un véritable soulagement pour Marceau qui a eu très peur pour sa mère.

Mais saviez-vous que David Mousset, son interprète, a…

Article original publié sur AlloCiné

  •  

Record pour Coville, vigilance orange crues en Bretagne, remaniement ministériel : le point à la mi-journée

Thomas Coville et son équipage qui ont battu le record du Trophée Jules-Verne ; la Laïta et l’Oust qui restent placés en vigilance orange ; Sébastien Lecornu qui envisage un ajustement de son gouvernement… Ce qu’il faut retenir de cette matinée du dimanche 25 janvier 2026 est à découvrir ici.

  •  

Trois départements bretons maintenus en vigilance orange crues jusqu'à lundi

Trois départements bretons, le Finistère, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine, restent placés en vigilance orange crues jusqu'à lundi, malgré une accalmie dimanche, a indiqué dimanche Météo-France. Une succession de perturbations "a concerné la Bretagne cette semaine, occasionnant des crues sur la majorité des cours d'eau. Des débordements sont en cours sur de nombreux cours d'eau bretons", selon le point de Vigicrues publié à 10H00.

  •  
❌