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Poussée par l'imprévisibilité de Donald Trump, l'Allemagne réfléchit à rapatrier son or stocké à New York

Au moment de la guerre froide, certains pays européens ont placé leur or aux États-Unis, gardé notamment par la Fed -la banque centrale américaine. L'Allemagne fait partie de ces pays, et a stocké 37% de son or à New York, ce qui représente environ 164 milliards de dollars. Or, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l'Allemagne réfléchit à rapatrier son or, poussée par l'imprévisibilité du président américain. La France, elle, a déjà rapatrié entièrement son or: la première fois sous De Gaulle et la deuxième fois sous Hollande.

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Faut-il détruire les nids de frelons asiatiques en hiver ?

Les frelons asiatiques ou Vespa velutina ont fait leur apparition en France depuis une vingtaine d’années. À l’instar des frelons européens, ces insectes n’apprécient guère le froid de l’hiver. C’est la raison pour laquelle on trouve de plus en plus de nids de frelons asiatiques dans lesquels ils se mettent à l’abri du froid.

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Les camps de prisonniers deviennent-ils des "passoires"? Après la défaite des Kurdes en Syrie, l'inquiétude autour de l'évasion de jihadistes de Daesh

Défaits par les troupes gouvernementales de Damas, les Kurdes ont cédé des pans entiers de territoires du nord-est syrien, laissant derrière eux les camps et prisons où étaient gardés depuis 2019 des milliers des jihadistes de Daesh et leurs familles. Avec leur départ, pointe la crainte de retrouver ces prisonniers dans la nature.

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LE MONDE DE CLEMENCEAU - Les alliés arabes des États-Unis et Israël tentent de dissuader Donald Trump de lancer des frappes contre l'Iran

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont refusé à Donald Trump l'utilisation de leur espace aérien afin de mener une intervention militaire contre l'Iran. Alors qu'un arsenal militaire américain a été déployé au Moyen-Orient, avec l'arrivée notamment du porte-avion USS Abraham Lincoln. 

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Comment l'Europe peut devenir l'architecte d'un ordre multipolaire, par Léonard Lifar

Le Forum de Davos 2026 restera comme le symbole de la fin d'une époque qu'il aura tant contribué à construire : celle de l'homo œconomicus globalisé, ce "Davos Man" aujourd'hui anachronique. Pendant trente ans, les Européens ont cru que le monde pourrait être administré par des règles neutres et des experts transnationaux au sein d'une technocratie globale. Mais ce que nous traversons n'est pas une simple disparition de l'expertise, c'est une "mutation génétique" pour l’historien Lorenzo Castellani : la fin de la technocratie universelle au profit de l'avènement d'une technocratie impériale. Ce rêve d'une gestion technique des affaires du monde s'effondre devant le retour brutal du politique, où l'outil technocratique ne sert plus à harmoniser les échanges mais à servir la puissance d'un empire dominant.

Nous passons d'un monde où la règle était censée précéder la puissance à un monde où la puissance dicte ouvertement la règle, transformant l'expertise technique en un pur instrument au service de l'affirmation hégémonique des États. Ce basculement rend caduc l’approche considérant la connectivité et les flux comme gages de stabilité. Aujourd'hui, les infrastructures qui nous lient (réseaux numériques, câbles sous-marins ou systèmes de paiement) sont devenues les instruments d'une hostilité permanente. C'est ce que Mark Galeotti appelle "l'arsenalisation de tout" : dans un monde interconnecté, chaque lien est une vulnérabilité potentielle. Nos infrastructures mêmes sont désormais retournées contre nous.

L’impératif du double désengagement

Face au techno-impérialisme américain, le malaise est désormais palpable au plus haut sommet de l'Union. Sous la pression d'une nouvelle doctrine de souveraineté limitée imposée par Washington, l'OTAN risque de se transformer en une réplique moderne du pacte de Varsovie dont l'Europe serait le premier subordonné. Le départ précipité de Christine Lagarde d’un dîner officiel à Davos, provoqué par les propos agressifs d'un officiel américain, ou le refus du destin d’un "esclave humilié" par le Premier ministre belge, Bart de Wever, illustrent la rupture en cours. Selon le dernier baromètre Cluster 17 / Le Grand Continent, une majorité absolue (51%) qualifie Donald Trump d'"ennemi" de l'Europe.

Dès lors, le de-risking ne doit plus être une simple réaction défensive face à la Chine, mais un acte volontaire d'indépendance appliqué avec la même rigueur aux deux géants. Washington et Pékin poursuivent, sous des formes différentes, une logique identique : la transformation de l'interdépendance en levier de coercition. Se désengager de l’allié américain sur l'énergie, la finance et la maîtrise des données est devenu aussi vital que de briser le monopole chinois sur les métaux critiques et les technologies de la transition.

Multilatéralisme d'intérêt et pivot africain

Si la tentation d'un cadre diplomatique amoral pourrait séduire certaines puissances moyennes, le repli sur le seul intérêt national est un piège. Sans un cadre de règles minimales, l’autonomie d’action n’est qu’une illusion qui s'efface devant la force brute et les moyens de coercition des grandes puissances. Le rôle de l'Europe doit être de construire un nouvel axe de non-alignement dont la force réside dans l'adhésion à un ordre libéral renouvelé, crédible car défendu par un pôle de puissance autonome, du Brésil à l’Indonésie, ayant intérêt au respect de la souveraineté de chacun, sans l’hypocrisie de l’ère précédente.

Cette réinvention du multilatéralisme trouve son prolongement naturel dans un partenariat pragmatique avec l'Afrique. La plupart des gouvernements africains comme européens sont attachés au multilatéralisme, convaincus que ce système reste le meilleur moyen de défense contre l’arbitraire des grandes puissances. Aujourd’hui, l’Europe pâtit de l'imposition de standards ESG [NDLR : critères environnementaux, sociaux et de gouvernance] élevés et d’une bureaucratie ralentissant la mise en place de grands projets structurants, l’empêchant d’être dans un véritable partenariat de co-création. En alignant nos stratégies respectives, nous devons transformer les ressources critiques directement sur le sol africain, favorisant une montée en gamme technologique partagée.

Cette ambition repose sur un capital humain sans équivalent car dès 2030, plus de 40 % de la jeunesse mondiale sera africaine, constituant le futur moteur de l'innovation et des marchés de consommation mondiaux. En facilitant la mobilisation des capitaux domestiques et le dé-risquage des investissements stratégiques, l’Union européenne peut bâtir un axe de stabilité capable de résister à la fragmentation globale. En acceptant ce partage de puissance et de valeur, l'Europe ne se contenterait plus de réglementer : elle deviendrait l'architecte d'un ordre multipolaire où la règle protège enfin les nations face aux appétits des empires. Le choix est désormais clair : persister dans une docilité normative qui condamne à l'effacement, ou assumer le coût de la puissance pour redevenir l'architecte d'un monde libre.

*Léonard Lifar est fondateur du Cercle pour une Europe géopolitique (CEG)

© REUTERS

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Iran: qui sont les Gardiens de la révolution islamique dont la France soutient l'inscription sur la liste européenne des "organisations terroristes"?

La France annonce ce mercredi 28 janvier soutenir l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des "organisations terroristes". Le bras armé idéologique de la République islamique d'Iran est accusé par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays.

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