En Méditerranée, le cyclone Harry aurait causé la disparition de 1 000 migrants

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Le port des armes blanches en France, comme celui des épées, est tout à fait possible, mais il reste encadré pour des motifs de sécurité.


© Dessin de Petar Pismestrovic paru dans Kleine Zeitung, Vienne

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Une étude d'une ampleur inédite révèle que l'espérance de vie en Europe ne suit plus une trajectoire uniforme. Si certaines régions pionnières repoussent sans cesse les limites de la longévité, d'autres territoires décrochent, créant une fracture sanitaire de plus en plus marquée.

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Ce vendredi 30 janvier, six ans après la mort en prison du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, la justice américaine a publié plus de trois millions de nouveaux documents issus de l'enquête le visant. Des pages qui révèlent ou confirment les liens entre le criminel et plusieurs personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire ultra-connecté avait alors écopé de 18 mois de prison, pour exploitation sexuelle de mineures.
Royauté, dirigeants politiques, figures économiques… La liste de l’entourage de Jeffrey Epstein n’épargne aucune sphère du pouvoir.
Ce n'est pas la première fois que l'affaire Epstein provoque une onde de choc au Royaume-Uni. En octobre 2025, l'ex prince Andrew avait été déchu de son titre par son frère, le roi Charles III, pour son implication dans le réseau pédocriminel du financier. Depuis cette nouvelle vague de publication, l'homme fait, une fois encore, couler de l'encre.
Une photographie publiée par la justice américaine le montre, à quatre pattes, au-dessus d'une femme au visage flouté. L'image dont s'est emparée la presse nationale a rapidement fait le tour du royaume. Au lendemain de ces révélations, le quotidien The Daily star titrait "Creepy crawler" - traduisez "bestiole rampante". Le même jour, la une du Sun placardait la mention "Shame on you" - "honte à vous", en français - sur la photographie de l'ancien duc.
Toujours au Royaume-Uni, l’ancien commissaire européen et deux fois ministre de Tony Blair, Peter Mandelson, a également été mis en cause dans l’affaire. Celui dont l’amitié avec Jeffrey Epstein ne laissait plus planer l’ombre d’un doute s’était déjà vu démis de ses fonctions d’ambassadeur à Washington en septembre 2025. Dans cette nouvelle vague de révélations, un cliché de l’homme d’Etat en sous-vêtement a été rendu public. Peter Mandelson est également mis en cause pour corruption : des documents semblent attester qu’il aurait reçu 75 000 livres sterling (86 775 euros) de la part d’Epstein. Accusations qu'il dément.
Dimanche soir, soit deux jours après la parution de ces nouvelles informations, le Britannique a démissionné du Parti travailliste afin d’éviter de provoquer "un embarras supplémentaire" dans sa formation politique, selon ses dires.
Et, de l’autre côté de la Manche, les révélations continuent. Ce lundi 2 février, le Financial Times a dévoilé qu’en 2009, Peter Mandelson, alors secrétaire d’État au commerce, avait divulgué à Jeffrey Epstein "un document sensible du gouvernement britannique qui proposait la vente d’actifs pour un montant de 20 milliards de livres sterling [comptez plus de 23 milliards d'euros, NDLR] et révélait les projets du Parti travailliste en matière de politique fiscale". Le jour même, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a ordonné l'ouverture d'une enquête sur la conduite de Mandelson "pendant son mandat de ministre". Par la voix de son porte-parole, Downing Street a également exprimé sa volonté de voir Peter Mandelson perdre son titre et son siège à la Chambre des lords, la chambre haute du pays.
En Norvège, la famille royale - qui n'est pas étrangère aux scandales - est également éclaboussée par les dernières révélations américaines. La princesse Mette-Marit avait déjà admis avoir fréquenté le milliardaire au début des années 2010 par le biais de connaissances communes. Toutefois, les révélations du 30 janvier semblent montrer que la relation entre la future reine et le criminel était plus intime que ce qu'elle avait précédemment confessé.
En novembre 2012, elle lui écrivait par SMS : "Est-il inapproprié pour une mère de suggérer deux femmes nues portant une planche de surf comme fond d’écran pour son fils de 15 ans ?". A plusieurs reprises après la condamnation de Jeffrey Epstein, Mette-Marit s’est rendue dans sa propriété de Palm Beach, en Floride. Dans un communiqué, l'héritière assure avoir fait "preuve d’un mauvais jugement". Et d'ajouter : "Je regrette profondément d’avoir eu le moindre contact avec Epstein. C’est tout simplement gênant".
La princesse n'est pas la seule personnalité norvégienne à avoir visité la villa floridienne. En 2014 et 2017, l’ancien Premier ministre travailliste, Thorbjorn Jagland, a passé plusieurs vacances familiales dans la résidence du milliardaire. En plus d'autres fonctions, l'homme politique était à l'époque chargé de l'attribution du prix Nobel de la paix et président du conseil éponyme.
Toujours en Scandinavie, la Suède a également été bouleversée par l'affaire. La biologiste Joanna Rubinstein a démissionné de la présidence de Sweden for UNHCR (fondation de collecte de fonds pour l’Agence des Nations unies pour les réfugiés), ce lundi 2 février. En 2012, elle s'était rendue accompagnée de sa famille sur l’île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes. "J’étais au courant du jugement [datant de 2008] au moment de ma visite. Ce qui a été révélé par la suite concernant l’ampleur des abus est horrible et je m’en distancie fermement", a commenté auprès du média local Expressen celle qui a également présidé la fondation mondiale pour l’enfance.
De l'autre côté du continent, en Slovaquie, Miroslav Lajcak, célèbre diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel conseiller du Premier ministre, a lui aussi présenté sa démission ce samedi 31 janvier. En 2018, dans un échange SMS, Jeffrey Epstein promettait des femmes à celui qui était à l’époque le chef de la diplomatie slovaque. Celui qui avait déjà été questionné sur ses liens avec le pédocriminel avait alors assuré que leur relation était exclusivement professionnelle.
En France, le nom de l'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang est apparu dans la nouvelle salve de documents publiés. L'actuel président de l’Institut du monde arabe "assume pleinement" les liens qu'il a eus avec Jeffrey Epstein, tout en assurant être "tombé des nues" en découvrant ses crimes. Sa fille Caroline a quant à elle démissionné de son poste de déléguée générale du Syndicat des producteurs indépendants, pour ne pas "nuire" à ce dernier. Les nouvelles révélations exposent ses liens d'affaires avec le pédocriminel, avec qui elle avait fondé en 2016 une société "offshore".
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Ils sont un certain nombre à miser sur le contexte international pour rebattre les cartes de la présidentielle. Les Français, pronostiquent-ils, s’en remettront à des personnalités d’expérience capables de tenir la barre par gros temps. Le potentiel géopolitique des candidats fera la différence. François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, Edouard Philippe et Michel Barnier avancent leurs états de service. "Ce qui compte dans le moment présent, estimait récemment le premier nommé sur BFMTV, c’est qui veut-on mettre au plus haut sommet, compte tenu des responsabilités qui sont celles du président de la République et de ce qui est en train d’être bouleversé dans le monde avec Donald Trump".
Sorti du tunnel budgétaire, le Premier ministre Sébastien Lecornu entend bien lui aussi s’exprimer sur ces questions à l’occasion des prochaines discussions sur la loi de programmation militaire. Ancien détenteur du portefeuille des Armées, il a publié en 2024 chez Plon un essai de géostratégie intitulé Vers la guerre ? qu’il a depuis actualisé en édition de poche. Il est question d'un nouvel ouvrage dans les prochains mois sur les questions de fond.
Une manière de prendre de la hauteur et de disqualifier les néophytes dans ce domaine. Message à peine subliminal : ils ont à peine assimilé leurs cours de HGGSP et confondent le G20 avec un supermarché. Moi président, suggère Hollande, je ne demanderais pas à Trump "où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ?" (dixit Jordan Bardella).
En jouant la carte internationale, les candidats mappemonde veulent aussi contraindre les populistes à désigner leurs ennemis. Les Insoumis et le RN devront clarifier leur position vis-à-vis de la Russie Poutiniste et de l’Amérique Trumpiste. Ce mardi 3 février, le groupe Patriotes pour l’Europe que préside Jordan Bardella organisait au Parlement européen un colloque sur la liberté d’expression avec des trumpistes du think tank The Heritage Foundation.
Or, selon le dernier baromètre Eurobazzoka de Cluster 17 pour Le Grand Continent, la géopolitique creuse de nouveaux clivages : 25 % des électeurs du RN voient en Trump un ennemi (contre 55 % pour l’ensemble des Français), 20 % un ami (contre 7 %), la moitié ne tranchant pas.
Néanmoins, Vladimir Poutine incarne encore aux yeux des Français la principale figure de la menace (avec une note de 6,8, contre 5,3 pour Trump). Pas certain que le plaidoyer de Jean-Luc Mélenchon pour "réintégrer la Russie dans le concert européen" soulève les foules. Rappelons-le : le vainqueur de la présidentielle pourra déclencher le feu atomique. Un effet dissuasif pour les électeurs ?
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