↩ Accueil

Vue lecture

Réforme de l’AME, décentralisation, programmation militaire… Sébastien Lecornu annonce cinq mesures

Réforme de l’AME, décentralisation, loi de programmation militaire, énergie, visas… Le Premier ministre Sébastien Lecornu détaille, dans une interview exclusive accordée à la presse régionale, dont Le Télégramme, cinq mesures à venir.

  •  

« Il ne pourra plus y avoir de 49.3 de facilité, c’est un point de rupture » : Sébastien Lecornu tire les leçons de ses cinq premiers mois à Matignon

Dans un entretien exclusif à la presse quotidienne régionale, dont Le Télégramme, Sébastien Lecornu revendique une année 2026 utile. Et fait plusieurs annonces : décrets réformant l’AME publiés ce dimanche, PPE signée la semaine prochaine, loi de programmation militaire mise à jour en avril… Après la séquence du budget, l’heure est à l’action pour le Premier ministre.

  •  

Comment la sphère MAGA aux Etats-Unis instrumentalise le meurtre d’une réfugiée ukrainienne

Le 22 août 2025, Iryna Zarutska, 23 ans, est poignardée à mort dans un tramway de Charlotte, en Caroline du Nord. Filmée par une caméra de vidéosurveillance, l’agression, perpétrée par un Afro-Américain, a été relayée sur les réseaux sociaux et récupérée politiquement par Donald Trump. Cinq mois après les faits, une partie du camp républicain ne cesse de diffuser la thèse d’un meurtre antiblanc, espérant réactiver le recours à la peine de mort dans l’Etat.

© Mike Belleme pour M Le magazine du Monde

  •  

Sans cette entreprise européenne, ni l’iPhone ni l’IA et tant d’autres n’existeraient vraiment : l’histoire d’un pari fou

Longtemps restée dans l’ombre, une entreprise néerlandaise est devenue un maillon indispensable de l’industrie technologique mondiale. En misant très tôt sur une technologie jugée presque impossible, ASML a pris un risque colossal et détient aujourd’hui un monopole stratégique.

  •  

Italie, France... Ce que l'affaire Epstein révèle sur les liens entre Steve Bannon et l'extrême droite européenne

Les très nombreux documents d'archives - plus de trois millions - publiés fin janvier par le département américain de la Justice relatifs à l'affaire Epstein ne concernent pas uniquement le réseau de trafic sexuel de Jeffrey Epstein. Certains de ces documents d'archives mettent notamment en lumière l'intérêt de l'homme d'affaires américain et criminel sexuel pour des partis politiques européens d'extrême droite. Jeffrey Epstein a échangé à de nombreuses reprises avec l'ancien conseiller stratégique de Donald Trump et idéologue d'extrême-droite Steve Bannon. Comme le relève notamment The Guardian, des dizaines de messages contenus dans le dernier lot de documents Epstein révèlent les tentatives de Steve Bannon d'obtenir le soutien et le financement de Jeffrey Epstein pour renforcer des partis d'extrême droite européens.

Ces messages datent pour la plupart de 2018 et 2019, période durant laquelle Steve Bannon, après son limogeage par Donald Trump, se rendait régulièrement en Europe afin de constituer un mouvement au Parlement européen, fédérant les forces d'extrême droite et eurosceptiques de plusieurs pays, dont l'Italie, l'Allemagne, la France, la Hongrie, la Pologne, la Suède et l'Autriche. Dans des messages datant de 2018, Steve Bannon se vantait ainsi de son influence en tant que 'conseiller' auprès de partis populistes d’extrême droite et voyait dans les progrès de ces partis en Europe une opportunité de les exploiter à son avantage et à celui de Jeffrey Epstein.

L'activisme de Steve Bannon lors des européennes de 2019

Selon "CheckNews" de Libération, le nom de "Le Pen" ressort à 88 reprises sur le site du ministère américain de la Justice. Dans ces échanges entre Jeffrey Epstein et Steve Bannon, ce dernier évoquait son désir de collecter des fonds pour le parti de Marine Le Pen, notamment dans la perspective des élections européennes de 2019. Ainsi, le 5 mars 2019, à un peu plus de deux mois de ce scrutin, Jeffrey Epstein lui demande si le Parlement européen a "disparu de (son) radar". Steve Bannon lui répond que "non". "J’étais juste concentré sur la collecte de fonds pour (Marine) Le Pen et (Matteo) Salvini pour qu’ils puissent vraiment présenter des listes complètes", dit-il, selon ces échanges.

Steve Bannon a continué de suivre la situation financière du RN durant cette campagne. Le 19 avril 2019, il envoie plusieurs SMS à Jeffrey Epstein : "Je viens de raccrocher d’un appel avec mes gars du Front national (ex-Rassemblement national, NDLR). Je crois que je viens de marquer un grand coup sur leur financement !!! Ça pourrait ne nécessiter aucun prêt. Emprunt patriote. […] J’ai demandé au Rassemblement national de s’adresser à ses membres pour leur demander les 4,7 millions de dollars pour les élections européennes", indique Steve Bannon. "Brave garçon", lui répond Jeffrey Epstein. Steve Bannon fait visiblement référence à un "emprunt patriotique" lancé par le RN le 8 avril 2019. N'ayant pas réussi à décrocher un prêt bancaire, le parti avait donc fait appel à la générosité de ses sympathisants.

Aucun soutien financier, selon Steve Bannon

Steve Bannon a par ailleurs rencontré le maire RN de Perpignan Louis Aliot. Le 12 juillet 2018, Jeffrey Epstein reçoit un mail de la part du journaliste américain Michael Wolff. Ce dernier vient de rencontrer le conseiller de Donald Trump et en rend compte au financier américain. Steve Bannon "a eu une réunion avec des personnalités de la droite française, dont le mari de Le Pen, au sujet du refinancement du Front national, car apparemment, une bonne partie de leur argent provient de Russie", écrit Michael Wolff, alors que Louis Aliot est à l'époque le compagnon de Marine Le Pen. Le journaliste américain fait référence aux emprunts contractés par le RN auprès de banques russes en 2014, que le parti a annoncé avoir remboursés en septembre 2023.

Le 11 juillet 2018, cette entrevue entre Louis Aliot et Steve Bannon, dans un hôtel de Londres, avait déjà été relatée par Politico, alors que l'ex-conseiller de Donald Trump réunissait des cadres de plusieurs partis d’extrême droite européens. L'objectif de Steve Bannon, affirmait alors ce dernier, était d’aider à "contextualiser Donald Trump" pour le public européen, afin que le président américain bénéficie d'un écho plus favorable.

Le RN a pour sa part toujours réfuté être sous l’influence de Steve Bannon, rappelle Libération. En mai 2023, dans le cadre d'une commission d’enquête parlementaire "relative aux ingérences politiques, économiques et financières de puissances étrangères", Marine Le Pen déclarait que Steve Bannon "n'a commis aucun conseil à notre destination". Interrogé par Complément d’enquête en janvier dernier, Steve Bannon a de son côté affirmé ne jamais avoir soutenu financièrement Marine Le Pen et son parti.

Des rencontres entre Matteo Salvini et Steve Bannon

Steve Bannon a en outre particulièrement ciblé Matteo Salvini, vice-Premier ministre italien et chef de la Ligue, parti d'extrême droite, alors au sommet de sa carrière politique. Comme le relate The Guardian, Steve Bannon et Matteo Salvini se sont ainsi vus à Milan en mars 2018, quelques jours seulement après les élections législatives italiennes qui ont vu la Ligue former un gouvernement d'alliance avec le Mouvement Cinq Étoiles. Steve Bannon a de nouveau rencontré Matteo Salvini en Italie en septembre 2018. L'été 2019, Matteo Salvini se retrouva dans l'opposition après l'effondrement de la coalition de la Ligue avec le Mouvement Cinq Étoiles.

Il n'existe aucune preuve que Jeffrey Epstein ait financé la Ligue, revenue au pouvoir en 2022 en tant qu'alliée de la coalition gouvernementale de Giorgia Meloni, ni d'autres partis d'extrême droite européens. Cette semaine, les partis d'opposition italiens ont malgré tout exhorté Matteo Salvini à indiquer si Jeffrey Epstein avait influencé l'ascension de la Ligue. Cette dernière a rejeté les spéculations selon lesquelles Jeffrey Epstein aurait pu contribuer financièrement, les qualifiant d'"infondées" et de "graves exagérations". Le parti italien d'extrême droite a ajouté qu'il n'avait "jamais sollicité ni reçu de financement".

Les documents publiés fin janvier par le département américain de la Justice ont également révélé des échanges entre Jeffrey Epstein et Steve Bannon faisant la promotion de la formation d'extrême droite allemande l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), tout en dénigrant la chancelière de l'époque, Angela Merkel.

© REUTERS

  •  
❌