Quel est le cri du cygne ?
Intimidants dans les parcs et aux abords des lacs, les cygnes n’hésitent pas à se montrer très vocaux quand ils se sentent menacés. Savez-vous quel nom est donné au cri de ces oiseaux majestueux ?
Intimidants dans les parcs et aux abords des lacs, les cygnes n’hésitent pas à se montrer très vocaux quand ils se sentent menacés. Savez-vous quel nom est donné au cri de ces oiseaux majestueux ?


© ELYXANDRO CEGARRA / Anadolu via AFP





Smartphones, tablettes et consoles accompagnent désormais l’enfance dès la maternelle… Face aux risques pour le sommeil, la concentration ou la vue, certains États ont choisi d’encadrer légalement le temps numérique des jeunes plutôt que d’en laisser la charge aux familles seules.

Saviez-vous qu’en vous servant de l’essence à la pompe, une habitude allemande vous permet de réduire votre facture en carburant ? Cela s’appelle "le plein à l’allemande".

Le magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a été condamné lundi 9 février par un tribunal de Hongkong à une peine de 20 ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale, après avoir été reconnu coupable des chefs d'accusation de sédition et de collusion avec des puissances étrangères.
Cette condamnation marque l'épilogue d'un feuilleton judiciaire de premier plan qui s'est étiré sur près de cinq ans et a été suivi attentivement par la communauté internationale. Jimmy Lai avait été arrêté en premier lieu en août 2020 en vertu de la loi de sécurité nationale imposée quelques semaines plus tôt par la Chine en réponse aux vastes manifestations antigouvernementales de 2019 à Hong Kong. Il a été reconnu coupable en décembre dernier d'accusations de collusion avec des puissances étrangères et de sédition.
Figure éminente de la contestation et fondateur du journal prodémocratie Apple Daily - contraint à la fermeture en 2021 -, Jimmy Lai encourait une peine pouvant aller jusqu'à la prison à perpétuité, comme prévu par la loi de sécurité nationale pour les atteintes dites de "nature sérieuse". Sa condamnation est la plus lourde prononcée jusqu'à présent à Hongkong en vertu de cette loi, décrite par ses détracteurs comme destinée à réprimer toute opposition et contraire aux libertés garanties lors de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine.
Les trois juges ont déclaré lundi que l'ampleur de la condamnation de Jimmy Lai était justifiée par le fait que ce dernier était le "cerveau" et le moteur "persistant" de complots avec des puissances étrangères. Ils ont cité des éléments à charge démontrant selon l'accusation que les complots en question étaient destinés à aboutir à des sanctions, embargos et autres mesures hostiles de la part des Etats-Unis et d'autres pays, tout en impliquant un réseau d'individus parmi lesquels des employés d'Apple Daily. En plus de Jimmy Lai, six anciens employés du journal ont été condamnés lundi à des peines allant de six ans à dix ans d'emprisonnement.
Jimmy Lai, 78 ans, a rejeté toutes les accusations le visant. Il a déclaré lors de son procès être un "prisonnier politique" victime d'une persécution de la Chine, tandis que les appels à sa libération se sont multipliés en marge de sa détention, notamment en raison de son état de santé fragile. Pékin a répété que le procès de Jimmy Lai était équitable.
Des dirigeants mondiaux, dont le président américain Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer, ont critiqué le sort de Jimmy Lai. Le second a dit avoir évoqué le sujet lors de sa visite en Chine en janvier durant laquelle il a notamment rencontré le président chinois Xi Jinping. Donald Trump avait dit également avoir discuté de Lai avec son homologue chinois lors d'un entretien en octobre dernier.
Ces préoccupations reflètent notamment la renommée de longue date de Jimmy Lai sur la scène internationale pour son engagement en faveur de la démocratie face au pouvoir à Pékin et pour son large réseau politique - des liens que les procureurs ont mis en avant durant son procès. Au moment du pic du mouvement de contestation à Hongkong en juillet 2019, Jimmy Lai avait été reçu à Washington par le vice-président américain et le secrétaire d'Etat américain de l'époque, Mike Pence et Mike Pompeo.
"La règle de droit a été complètement brisée à Hongkong", a commenté Jodie Ginsberg, directrice générale du Comité de protection du journalisme (CPJ), ONG basée à New York. "La décision scandaleuse de ce jour est un coup de grâce porté à la liberté de la presse à Hongkong". Il faut que "la communauté internationale accentue ses pressions pour libérer Jimmy Lai si nous voulons que la liberté de la presse soit respectée où que ce soit dans le monde", a-t-elle ajouté.
Plusieurs diplomates occidentaux ont déclaré par le passé à Reuters que des négociations pour la libération de Jimmy Lai, qui possède également la nationalité britannique, pourraient véritablement démarrer uniquement après sa condamnation et dépendraient également d'un potentiel appel.
Interrogé lundi par les journalistes, l'avocat de Jimmy Lai a refusé de dire si son client entendait interjeter appel, déclarant qu'il disposait d'un délai de 28 jours pour le faire. La famille et l'avocat de Jimmy Lai, de même que d'anciens collègues et des partisans, avaient prévenu avant le verdict qu'il serait en danger de mort en prison en raison de ses problèmes cardiaques. Aux yeux d'Elaine Pearson, directrice de Human Rights Watch en Asie, la "sévère" condamnation prononcée lundi est "de facto une condamnation à mort". "Une condamnation de cette magnitude est à la fois cruelle et profondément injuste", a-t-elle dit.
Des dizaines de partisans de Jimmy Lai s'étaient rassemblés près du tribunal plusieurs jours avant l'audience dans le but de s'assurer une place dans la salle. Un important dispositif de sécurité était en place, dont un camion blindé déployé dans la zone.

© EPA/MAXPPP
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Article original publié sur AlloCiné
À la veille du Nouvel an, des agents russes ont failli causer le chaos en Pologne en tentant de déclencher une panne électrique de grande ampleur. L’incident, déjoué in extremis, est attribué par les autorités de Varsovie à des groupes de hackers dépendant du Service fédéral de sécurité (FSB), le principal service secret de la Fédération de Russie. D’un point de vue militaire, ce genre d’opération est d’autant plus inquiétant qu’il pourrait faciliter la réussite d’une attaque de l’armée russe contre les pays baltes.
La Pologne est l’objet depuis plusieurs mois d’actions de "guerre hybride" de la part de la Russie et de son allié biélorusse, avec notamment des opérations de désinformation mais aussi l’incursion simultanée d’une vingtaine de drones le 9 septembre dernier, puis un attentat à l’explosif près de Lublin qui a endommagé, le 17 novembre, une ligne de chemin de fer cruciale pour le transport de personnes, de marchandises et d’armes occidentales vers l’Ukraine.
L’agression informatique du 29 décembre marque quant à elle une "escalade significative" par rapport aux cyberattaques russes précédentes contre la Pologne, indique un rapport détaillé que l’agence de cyberdéfense polonaise (CERT Polska) vient de lui consacrer. De fait, on n’est plus très loin d’un acte de guerre car l’action n’était pas destinée à espionner ou à capturer des données dans un but d’extorsion, mais bien à détruire les systèmes informatiques ciblés au moyen d’un logiciel malveillant de type "wiper".
L’attaque a été déjouée grâce à une riposte rapide des agents de la CERT Polska avec l’aide de la société de cybersécurité européenne ESET. Le rapport compare l’effet qu’aurait pu produire l’attaque dans l’espace cyber polonais à celui d’un incendie criminel dans le monde physique. Préparée de longue date - les premières incursions dans les systèmes informatiques concernés remontent au printemps 2025, selon les enquêteurs -, l’agression a coïncidé avec une période de froid polaire et de tempête de neige en Pologne. Elle a visé une trentaine d’installations d’énergie renouvelable, notamment des ensembles d’éoliennes et des fermes solaires, mais aussi une centrale thermique approvisionnant en chauffage environ un demi-million de personnes.
Les autorités polonaises l’ont attribuée à un groupe de hackers qui est connu indifféremment en Occident sous les noms de "Static Tundra", "Berserk Bear" ou encore "Dragonfly". Il est identifié de longue date comme un "faux nez" du Cercle 16, l’unité du FSB russe spécialisée dans la cyberguerre. "Tout indique que ces attaques ont été préparées par des groupes liés directement aux services russes", a accusé le Premier ministre polonais, Donald Tusk. Il a relevé que ce type d’actions mettait en péril non seulement la sûreté énergétique mais aussi la sécurité de l’Etat.
Interrogé par la radio privée RMF, le ministre du Numérique, Krzysztof Gawkowski, a expliqué que la Pologne était passée "très près" ce jour-là d’une panne électrique de grande ampleur. "L’ampleur de l’agression, le vecteur choisi et l’identité du commanditaire convergent pour indiquer qu’il s’agissait d’une opération coordonnée visant à couper délibérément l’électricité pour les citoyens polonais", a poursuivi Gawkowski. Selon lui "tout pointe vers une action de sabotage russe destinée à déstabiliser la Pologne". Le ministre de l’Energie, Milosz Motyka, a expliqué de son côté que les agresseurs avaient tenté de perturber la communication entre les installations de production d’électricité et les opérateurs de réseaux sur une vaste partie du pays. L’importance des énergies renouvelables a augmenté ces dernières années en Pologne pour atteindre 29 % de la production d'électricité en 2025. Même en hiver, elles peuvent parfois fournir jusqu’à un quart de la consommation totale.
Une telle opération informatique visant la Pologne, couplée à un coup de main de l’armée russe contre la Lituanie ou un autre pays balte, serait un scénario cauchemardesque pour l’Otan. Une panne électrique perturberait gravement les transports par voie terrestre, la logistique militaire comptant principalement sur le chemin de fer pour acheminer les renforts. Elle pourrait les bloquer suffisamment longtemps pour permettre aux militaires russes d’atteindre leurs objectifs opérationnels.
Le corridor de Suwalki, d’à peine 65 kilomètres de large entre la Biélorussie d’un côté et l’exclave russe de Kaliningrad de l’autre, est le seul passage terrestre entre les pays baltes et le reste de l’Union européenne. Menacé d’une attaque russe en tenaille, il est considéré à ce titre comme le "talon d’Achille" de l’Otan. Un "black-out" électrique soudain en Pologne entraverait sérieusement les efforts pour le défendre. La cyberattaque russe du 29 décembre prouve que les dirigeants russes sont au courant de cette vulnérabilité occidentale et qu’ils se préparent à l’exploiter, si jamais, comme beaucoup le craignent parmi les experts de la sécurité européenne, la décision était prise par Vladimir Poutine d’attaquer un pays balte.
© via REUTERS