La saga TikTok US se conclut enfin, le repreneur est dévoilé
On ne l’attendait plus, mais l’annonce est enfin là : le nouveau propriétaire de TikTok aux USA a enfin été validé et dévoilé ! C’est un groupe formé par Silver Lake (société d’investissement privée), MGX (fonds d’investissement des Émirats Arabes Unis) et Oracle (appartenant à Larry Ellison, proche de Donald Trump) qui s’y est attelé, chacune des sociétés prenant 15 % des parts environ. ByteDance est toujours présente, mais n’a plus qu’une petite minorité de blocage avec 19,9 % des parts, comme le rapporte The Verge.

Voilà qui régularise une situation qui traînait depuis l’élection de Donald Trump la présidence des États-Unis d’Amérique, rallongée de mois en mois par des exceptions accordées par la Maison Blanche. Si l’entité principale reste en Chine pour contrôler le reste du monde, la partie gérant TikTok USA se trouve donc directement au pays de l’Oncle Sam.
Donald Trump accorde un délai supplémentaire de 75 jours à TikTok
Au final, quels sont les changements pour les utilisateurs américains de l’app ? Et bien... pas grand chose en apparence : les contenus restent les mêmes, l’expérience globale restera la même, et le système restera intéropérable avec les serveurs TikTok pour le « reste du monde ». L’algorithme devrait être, lui, « made in USA », afin de bloquer toute envie du gouvernement chinois d’influencer les citoyens américains.
À part ces suggestions un peu modifiées, quoi d’autre ? Une modification qui passera inaperçu pour le public, mais qui a une énorme importance d’un point de vue commercial et politique : les données collectées ne le seront plus par les serveurs chinois de ByteDance, mais par ceux bien américains d’Oracle. Ainsi, toutes les interactions de l’utilisateur, tous ses posts sont collectés par les serveurs US, y compris la géolocalisation précise si l’utilisateur le souhaite (par défaut seule une géolocalisation « vague » est collectée). Les conditions d’utilisation précisent d’ailleurs toujours que le service se permet de collecter les informations concernant « les origines ethniques, le pays d’origine, les opinions religieuses, les diagnostiques de santé mentale ou physique, les orientations sexuelles, le statut de transgenre ou non-binaire, le statut de la citoyenneté ou d’immigration, ou les informations financières » que l’utilisateur pourrait partager. Ces mêmes conditions d’utilisation précisent que ces informations peuvent être partagées avec la justice ou les autorités à leur demande.
Si voir les informations des citoyens américains remises entre les mains d’entreprises américaines paraît logique, quelques voix s’élèvent déjà pour s’inquiéter de voir Oracle, société appartenant à un Larry Ellison de plus en plus controversé, avoir la main-mise sur tant d’éléments personnels. Plusieurs créateurs de contenus en appellent déjà leurs followers à bloquer certains paramètres comme la géolocalisation.



















