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Les rumeurs sur des PC portables Windows ARM avec une puce Nvidia reprennent

Dans le monde des PC sous Windows, les ordinateurs équipés d'une puce ARM sont rares. Qualcomm a longtemps été le seul fabricant adoubé par Microsoft, avec des résultats mitigés dans l'ensemble : les premiers modèles (dès 2017) souffraient de gros problèmes de performances et les Snapdragon X n'ont pas été aussi efficaces que prévu, que ce soit sur le plan des performances techniques… ou des performances commerciales. Après un faux départ en 2025, Nvidia pourrait enfin venir faire bouger ce marché, avec les puces N1 et N1x. Conçues en partenariat avec Mediatek, elles devraient arriver dans des PC portables Dell et Lenovo.

La puce GB10 de Nvidia devrait servir de base aux versions mobiles. Image Nvidia.
Project Digits : Nvidia annonce un ordinateur dédié à l’IA de la taille d’un Mac mini

Project Digits : Nvidia annonce un ordinateur dédié à l’IA de la taille d’un Mac mini

Le « devraient » est important : rien n'a été officialisé et ce n'est pas la première rumeur sur les puces en question. Ce qui est certain, c'est que les N1 et N1x dérivent de la puce GB10 que Nvidia a intégrée dans un mini PC, notamment chez Dell avec un mini PC Pro Max. Ne vous attendez évidemment pas à une puce complète : le système sur puce GB10 intègre 20 cœurs pour le processeur (10 Cortex A725, 10 Cortex X925) et 6 144 cœurs pour le GPU (l'équivalent d'une GeForce RTX 5070)… mais avec une consommation annoncée (TDP) de 140 W. Les tests montrent aussi que la version de bureau nécessite 35 W au repos, ce qui est totalement inadapté pour un ordinateur portable. Qui plus est, les modèles actuels sont couplés à 128 Go de RAM et valent a minima 3 000 à 4 000 $.

Actuellement, les rumeurs indiquent des ordinateurs portables chez Dell et Lenovo, pour un lancement au premier semestre 2026 (soit assez rapidement). Les spécifications des deux systèmes sur puce attendus ne sont pas connues, mais Nvidia devra probablement réduire très sérieusement les caractéristiques techniques pour arriver à obtenir un produit utilisable dans un ordinateur portable.

Reste que l'arrivée de Nvidia (et Mediatek) dans ce domaine pourrait peut-être relancer l'intérêt pour Windows 11 ARM et éventuellement régler une partie de ses défauts. Une offre plus large que les quelques PC équipés de puces Qualcomm pourrait en effet inciter les développeurs et autres constructeurs à proposer des pilotes pour Windows ARM (notamment dans le monde des imprimantes), des logiciels compilés pour le jeu d'instructions et même — on peut rêver — des jeux.

La Surface RT de Microsoft était équipée d'un système sur puce Nvidia. Image Canard PC.

Actuellement, Qualcomm propose une solution assez efficace pour les applications natives — plutôt rares — qui est plombée par l'émulation x86 de Microsoft, omniprésente. Dans le cas des jeux vidéo, et malgré les efforts de Qualcomm, la donne est beaucoup plus compliquée : il n'y a virtuellement aucun jeu nativement ARM sous Windows et les performances médiocres des GPU Adreno n'incitent pas les développeurs à se pencher sur le sujet. L'arrivée de Nvidia, qui a aussi tendance à travailler avec les développeurs, pourrait améliorer ce point.

Test de l

Test de l'Asus Zenbook A14 : un PC portable ARM qui peine à convaincre

Terminons par rappeler que Nvidia est une société pionnière dans ce domaine : les premiers PC Windows équipés de puce ARM (sous Windows RT à l'époque, une version limitée de Windows 8, sans émulation x86) étaient équipés de puces Tegra 3.

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Firefox 148 permet de couper les fonctions d’IA en un clic

Chose promise, chose due : Mozilla a ajouté un bouton permettant de couper les fonctions d’IA de Firefox. La fondation avait confirmé l’arrivée d’un tel système au début du mois face à la gronde sur ses ambitions de mettre le paquet sur l’IA. Il faudra mettre à jour le navigateur sur la version 148 pour en profiter, celle-ci étant désormais accessible sur le canal public.

Image MacGeneration

Une fois cela fait, rendez-vous dans les paramètres du navigateur, puis dans la nouvelle rubrique « Contrôles de l’IA ». L’onglet permet de désactiver différents aspects comme la traduction par IA sur les appareils ou le chatbot dans la barre latérale. Un gros bouton permet de tout bloquer immédiatement et pour les versions à venir, en plus de ne pas être prévenu des nouveautés dans les popups du navigateur.

Firefox ne propose actuellement qu’une poignée de fonctions liées aux IA génératives, mais Mozilla envisage de mettre les bouchées doubles à l’avenir. Elle a annoncé vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». D'autres fonctions pourraient être gérées via ce panneau par la suite, selon leur disponibilité et leur déploiement. Mozilla avait mentionné l'ajout de texte alternatif dans la visionneuse PDF ou des outils autour des onglets. 

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Notons que ce panneau ne concerne que les technologies liées à l’IA générative, et pas à l’apprentissage automatique présent dans Firefox depuis des années. Attention, car bloquer les fonctionnalités IA affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox. De plus, les extensions peuvent toujours faire appel à des services d’IA tiers de manière indépendante.

Image MacGeneration

Il est aussi possible de voir quels modèles d’IA ont été téléchargés par Firefox. Pour cela, entrez l’URL about:addons et rendez-vous dans « IA sur l’appareil ». Vous y trouverez les différents modèles installés, leur taille ainsi qu’un bouton pour les supprimer si besoin. La liste des changements apportés par la version 148 est disponible à ce lien. On y trouve surtout l’arrivée du chinois traditionnel et du vietnamien pour la traduction, ainsi que la prise en charge de Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10.

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YouTube Premium Lite muscle son offre avec le hors ligne et la lecture en arrière-plan

Lancé l’année dernière dans une vingtaine de pays, dont la France, l’offre YouTube Premium Lite gagne en intérêt avec l’arrivée de deux nouvelles fonctionnalités. Google annonce l’ajout du téléchargement pour regarder des vidéos hors ligne ainsi que de la lecture en arrière-plan. Cette dernière permet d’activer le mode Picture in Picture pour continuer à regarder une vidéo en dehors de l’app YouTube sur mobile ainsi que de poursuivre l’écoute même lorsque l’écran est éteint.

Image YouTube

Ces nouveautés viennent s’ajouter au premier argument de YouTube Premium Lite, qui est à la suppression de la publicité sur la plupart des vidéos. « La plupart », mais pas toutes, donc : des annonces peuvent encore apparaître sur des contenus musicaux, des Shorts ainsi que lors de la navigation.

Google précise que le déploiement de ces fonctions se fera progressivement au cours des prochaines semaines. Si elles ne sont pas encore disponibles sur votre compte, il faut juste faire preuve de patience. Le site français de YouTube n’a d’ailleurs pas encore été mis à jour pour refléter ces évolutions. Cette amélioration ne s’accompagne pas, pour l’instant, d’une hausse de prix. YouTube Premium Lite reste facturé 7,99 €/mois.

Image YouTube

De son côté, l’abonnement YouTube Premium standard, à 12,99 €/mois, conserve les avantages suivants : suppression de la pub sur toutes les vidéos, app YouTube Music sans pub et fonctionnalités exclusives (option Passer rapidement, reprise de la lecture, qualité 1080p Premium…). Il est aussi proposé en formules multi-utilisateurs (deux personnes à 19,99 €/mois ou jusqu’à cinq à 29,99 €/mois), ce qui n’est pas le cas de l’offre Lite. Un mois d’essai gratuit est proposé pour toutes les formules.

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App Store : Apple active la vérification de l’âge dans plusieurs pays

Apple a mis en place de nouveaux outils de vérification de l’âge sur l’App Store dans plusieurs pays. Cela concerne en l’occurrence l’Australie, le Brésil et Singapour, ainsi que deux États américains, à savoir  l’Utah et la Louisiane. La situation est paradoxale : le fabricant se retrouve à déployer un système de vérification d’âge qu’il […]

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Apple rachète Invrs.io, une start-up en lien avec l’IA

Apple a mis la main sur les actifs d’Invrs.io et a intégré son unique fondateur et employé, Martin Schubert, qui a un profil de recherche en optique guidée par l’intelligence artificielle. Le rachat a été partagé avec la Commission européenne en octobre dernier, mais il est seulement dévoilé publiquement aujourd’hui. Martin Schubert a consacré plus […]

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Le Pentagone pose un ultimatum à Anthropic sur l’usage militaire de son IA

Un bras de fer inédit est en train de se nouer entre le département américain de la Défense et Anthropic. Selon plusieurs sources concordantes citées par la presse américaine, le gouvernement des États-Unis a adressé un ultimatum à l’entreprise californienne concernant les conditions d’utilisation de son modèle d’IA par l’armée.
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Apple recrute discrètement un expert en photonique et IA (pour ses lunettes AR ?)

Apple poursuit sa stratégie d’acquisitions ciblées dans l’ombre. La Commission européenne a publié cette semaine une notification révélant qu’en octobre 2025, la firme de Cupertino avait informé Bruxelles de son intention de racheter certains actifs d’invrs.io LLC, ainsi que son unique employé. Après une période d’examen de quatre mois, l’opération est désormais officiellement enregistrée.
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Le bon plan du moment : l'Apple Watch Series 11 à seulement 349,95 € (-99 €)

C’est le moment de craquer pour une Apple Watch. iBood propose ce matin 99 € de remise sur la dernière Series 11, qui tombe à 349,95 au lieu des 449 € demandé en temps normal. Il s’agit ici du modèle 42mm GPS. De son côté, le grand format 46mm passe de 479 € à 379,95 €, soit également une remise de 99 €.

Image WatchGeneration

La plateforme indique qu’il s’agit d’un modèle provenant d’Amérique du Nord, mais assure que cela « n'a aucune incidence sur la fonctionnalité ou la garantie de l'appareil ». Il n’est donc pas impossible que l’app Oxygène Sanguin soit indisponible directement sur la montre, impliquant de sortir son téléphone pour voir les résultats d’une mesure. Rien de très contraignant si vous ne mesurez pas votre SpO2 régulièrement, mais cela reste à noter.

Amazon France affiche de son côté la petite montre à 379 € et le grand modèle à 409 €, soit 70 € de remise dans les deux cas. La plateforme a pas mal de choix niveau coloris : on trouve ainsi du violet, du gris, du noir ou du rose, sachant qu’il y a également ce qu’il faut en taille de bracelet plus petite ou plus grande. Même chose pour le grand modèle, lui aussi ayant droit à une remise sur ses différents coloris.

L’Apple Watch Series 11 est une excellente montre connectée. Il s’agit d’une montre fine au format abouti qui sera parfaite pour suivre votre activité sportive, comme votre santé. Elle embarque tout un tas de capteurs lui permettant de vous prévenir en cas d’hypertension, de suivre votre sommeil, votre cœur… C’est la meilleure montre Apple du moment si vous ne voulez pas d’une Ultra, autrement plus imposante.

Test de l

Test de l'Apple Watch Series 11 : on prend la même et on recommence

Amazon affiche également une remise intéressante sur l’Apple Watch SE3. Il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme très convaincant lancé en septembre dernier. La montre est vendue pour 249 € en version 40 mm, soit 20 € de moins qu’en Apple Store. La déclinaison 44 mm est de son côté à 279 €.

L'Apple Watch SE 3 a désormais un écran toujours allumé. Image WatchGeneration

Cette SE 3 a été la bonne surprise de la rentrée. Elle a gagné un écran toujours allumé et la charge rapide, tout comme les nouveaux gestes permettant d’effectuer des actions ou de désactiver une alarme sans toucher l’écran. Les notifications d’apnée du sommeil sont désormais présentes au côté de la détection de la température.

Test de l’Apple Watch SE 3 : la montre qui a tout compris

Test de l’Apple Watch SE 3 : la montre qui a tout compris

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Apple rachète la startup unipersonnelle invrs.io

Apple a racheté une toute petite entreprise appelée invrs.io, a permis de révéler la Commission européenne suite à une déclaration légale de l'entreprise remontant à octobre dernier. On y apprend qu'Apple va « acquérir certains actifs d’invrs.io LLC et embaucher son unique actionnaire...

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SFR va activer prochainement la vraie 5G pour les iPhone

C’est une petite habitude à chaque nouvelle bêta d’iOS : au-delà des fonctions de surface, ce sont souvent les fichiers de réglages opérateurs qui vendent la mèche sur les évolutions du réseau à venir. La dernière préversion, iOS 26.4 bêta 2, ne fait pas exception et apporte son lot de nouveautés pour chacun des opérateurs.

Bouygues et SFR : place à la VoNR

Bouygues et SFR semblent marcher d'un même pas concernant l'évolution de leurs infrastructures. Vu leur accord de mutualisation de leur réseau, cela n’est pas totalement surprenant. Pour Bouygues Télécom et SFR, on note l'arrivée de la VoNR (Voice over New Radio). Derrière cet acronyme se cache la possibilité de passer des appels vocaux directement via le réseau 5G, sans avoir à basculer sur les bandes 4G. Pour l'utilisateur, c'est la promesse d'un établissement d'appel quasi instantané et d'une qualité audio encore supérieure.

Free Mobile propose de la voix en HD+ sur la 5G SA, mais pas encore sur les iPhone

Free Mobile propose de la voix en HD+ sur la 5G SA, mais pas encore sur les iPhone

SFR rejoint la plupart de ses concurrents en activant enfin la 5G SA (Standalone). C'est la « vraie » 5G, celle qui ne s'appuie plus sur un cœur de réseau 4G, permettant ainsi des latences réduites au minimum et des débits plus stables. De son côté, Bouygues en profite pour mettre à jour les réglages de son MVNO partenaire, La Poste Mobile.

Orange lance la 5G+, ou 5G Stand Alone, sur les iPhone [  : Free et Bouygues aussi]

Orange lance la 5G+, ou 5G Stand Alone, sur les iPhone [ : Free et Bouygues aussi]

Orange et Free : transferts d’eSIM et peaufinage technique

Chez Orange, l'évolution est avant tout pratique. Le géant historique autorise désormais le transfert d’eSIM entre Android et iOS. Une excellente nouvelle pour ceux qui jonglent entre les plateformes ou qui souhaitent migrer leur forfait sans passer par la case fastidieuse du flashage de QR Code ou de l'appel au service client. Petit à petit, toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour qu’Apple propose uniquement des modèles eSIM à la vente en France.

Image : Tiino-X83

Le RCS chiffré est là, mais reste en sourdine

Enfin, le gros morceau concerne le RCS. Si le protocole de messagerie de Google est bien présent dans les fichiers de configuration des quatre grands opérateurs français, il reste pour l'instant désactivé, même dans cette deuxième bêta.

Image : iGeneration

Le déploiement semble imminent, mais il faudra attendre une mise à jour des réglages opérateurs poussée par Apple pour pouvoir enfin échanger des messages chiffrés avec ses contacts Android de manière native. Patience, donc.

iOS 26.4 bêta 2 : le RCS chiffré de bout en bout avec Android entre enfin en test

iOS 26.4 bêta 2 : le RCS chiffré de bout en bout avec Android entre enfin en test

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Comment Tesla veut révolutionner le stockage d'énergie en France

En début d'année, Tesla a déployé un gigantesque système de stockage par batterie, aux alentours de Reims. Ce projet stratégique est appelé à devenir le plus important jamais installé sur le territoire et vise à renforcer l’équilibre du réseau électrique et à mieux intégrer la production issue des énergies renouvelables.
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iPhone 18 Pro : la Dynamic Island plus petite encore confirmée

Les iPhone 18 Pro et Pro Max conserveront le Dynamic Island, mais dans une version plus compacte, selon Bloomberg. Cela vient confirmer les informations précédemment partagées par plusieurs leakers sur Weibo. Les rumeurs antérieures d’une suppression totale de la découpe au profit d’un Face ID entièrement sous l’écran ne se concrétiseront pas sur cette génération. […]

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iPhone 18 Pro : Dynamic Island réduite ou Face ID sous l'écran ? Qu'a choisi Apple ?

Apple n’en a pas encore fini avec la Dynamic Island. Selon Bloomberg, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max devraient bien conserver cet élément, mais celui-ci serait plus compact. Cette information vient tempérer les rumeurs persistantes évoquant sa disparition au profit d’une simple caméra poinçonnée avec Face ID sous l’écran.
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Les détecteurs de fumée Matter de Heiman sont abordables et maintenant certifiés pour Home Assistant

Heiman a reçu la certification qui indique le parfait fonctionnement de ses produits avec Home Assistant, ce qui m’a permis de découvrir en même temps cette marque spécialisée dans les équipements de sécurité. Basée à Shenzhen depuis plus de vingt ans, elle commercialise notamment des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone, des appareils indispensables qui sont désormais souvent reliés à la domotique. Ses prix sont par ailleurs très raisonnables : 35 € pour son détecteur de fumée Matter, par exemple.

Image Heiman.

Pour ce prix, vous aurez un appareil nativement Matter qui repose sur Thread pour se connecter à la domotique. Vous aurez ainsi besoin d’un routeur de bordure capable de générer le réseau associé, c’est-à-dire un HomePod 2, HomePod mini ou une Apple TV 4K de 2e génération ou plus avec une prise Ethernet dans l’univers Apple. Si vous avez l’équipement nécessaire, vous pourrez scanner le code QR fourni avec le détecteur de fumée et l’ajouter directement à Maison. Côté Home Assistant, la certification s’est faite à partir du boîtier Home Assistant Green ainsi que de l’antenne ZBT-2 conçue en interne, mais on pourra utiliser n’importe quel routeur de bordure sur le réseau.

Le produit a reçu toutes les certifications indispensables pour sa commercialisation en Europe. Heiman se distingue par un design assez différent de ce que l’on a l’habitude de voir, avec un appareil plus compact (6 cm de côté et 5 cm de haut) associé à une plaque magnétique que l’on peut coller sur le plafond, si on ne peut ou veut pas percer. Côté alimentation, le fabricant a opté pour une pile CR123A (fournie) qui doit tenir cinq ans, sachant que la durée de vie totale sera de dix ans, le maximum autorisé pour tous les détecteurs de fumée.

Je n’ai pas testé le produit moi-même, mais sur le papier il semble un candidat idéal pour qui cherche un détecteur de fumée connecté. Il devrait être pleinement pris en charge par Maison comme toutes les autres plateformes Matter et la certification apportée par la fondation Open Home est un gage de qualité. Même en tenant compte de la pile qu’il faudra probablement remplacer une fois sur sa durée de vie, son prix reste très intéressant.

Heiman commercialise aussi un détecteur de monoxyde de carbone, indispensable si vous avez un équipement à combustion chez vous (chaudière, poêle, cheminée…). Vendu 28 €, il est lui aussi compatible avec Matter par le biais de Thread, certifié pour Home Assistant et ne posera aucun problème dans Maison. Il est alimenté par deux piles AA, avec une autonomie et une durée de vie totale similaires aux détecteur de fumée.

Le détecteur de CO connecté de Heiman. Image Heiman.

Ajoutons encore que si vous utilisez Home Assistant et que vous avez un coordinateur Zigbee, Heiman propose aussi un produit qui repose sur ce protocole radio. Il est vendu 19 € seulement et semble pour le reste identique au modèle Matter.

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Un MacBook Pro OLED tactile avec une Dynamic Island pour cette année ?!

Apple s’apprêterait à franchir un cap longtemps jugé impensable sur le Mac. Selon Bloomberg, la firme travaillerait sur un MacBook Pro équipé d’un écran OLED tactile, intégrant une Dynamic Island et une caméra cachée dans une poinçon. Une évolution majeure, qui marquerait la première prise en charge officielle du tactile sur un Mac.
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Invrs.io : Apple réalise l’une des plus petites acquisitions de son histoire

On le sait : Apple a une affection toute particulière pour l’acquisition de petites structures. Là où ses rivaux n’hésitent pas parfois à sortir le carnet de chèques pour des emplettes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars, la firme de Cupertino préfère avancer à bas bruit, chassant les talents et les brevets plutôt que les parts de marché. Cette fois, Apple a fait particulièrement fort en mettant la main sur invrs.io LLC, une société qui ne comptait qu’un seul et unique employé.

Image MacGeneration

Un profil de haut vol passé par Google et Meta

Derrière ce nom se cache Martin Schubert. Fondée en 2023, sa structure est le fruit d'un parcours assez impressionnant : l'homme a passé plus de quinze ans dans l'industrie des semi-conducteurs et des technologies de pointe. Avant de tenter l'aventure en solo, il a notamment piloté des programmes de design chez Google et Meta.

Martin Schubert - image : Linkedin

Son CV affiche près d'une centaine de brevets à son actif. Chez ses précédents employeurs, il dirigeait des projets de conception assistée par intelligence artificielle, une expertise qu'il a insufflée au cœur d'Invrs.io.

L’IA au service de l'optique et de la photonique

Mais que fait concrètement Invrs.io ? Sur sa page GitHub, la société expliquait vouloir faire progresser la conception guidée par l'IA, avec un focus initial sur l'optique. C’est un secteur névralgique pour de nombreux produits actuels et futurs : composants pour la réalité augmentée ou virtuelle, centres de données, ou encore véhicules autonomes.

La Commission européenne qui a fait part de cette acquisition dans le cadre du DMA apporte un éclairage supplémentaire sur les travaux de Schubert :

« Invrs développe des frameworks open source pour la recherche en photonique, fournissant des défis de simulation standardisés et un classement public pour comparer les résultats de conception. »

S’il est encore trop tôt pour savoir exactement comment Apple compte intégrer les travaux de Martin Schubert, les pistes ne manquent pas. Son expertise pourrait servir à optimiser les modules caméra des iPhone, le matériel de traitement d'image, ou encore les composants optiques du Vision Pro. L'amélioration de la précision optique et la réduction de la latence via des designs assistés par IA sont des enjeux majeurs pour le futur de l'informatique spatiale.

Si l’affaire ne remonte à la surface qu’aujourd’hui, la transaction a en réalité été amorcée en octobre dernier. Apple s'est alors pliée à ses obligations réglementaires en notifiant la Commission européenne du rachat des actifs et de l'unique employé d'Invrs.io.

Après une période de réserve de quatre mois, Bruxelles a fini par lever le voile sur l'opération. Cette transparence forcée offre une rare fenêtre sur les coulisses de Cupertino : sous l’égide du DMA (Digital Markets Act), ce type de micro-acquisition est désormais scruté de près par le régulateur. L'objectif est clair : empêcher les « acquisitions tueuses » — ces rachats destinés à étouffer une technologie émergente avant qu'elle ne devienne une menace — et surveiller la concentration des talents les plus pointus du secteur.

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App Store : Apple vérifie l’âge de ses utilisateurs dans plusieurs pays

Dans de nombreux pays, Apple ne peut plus faire l’économie d’une vérification stricte de l’âge de ses utilisateurs. Sous la pression de législations locales de plus en plus fermes, la firme de Cupertino a déployé de nouveaux mécanismes de contrôle au Brésil, en Australie et à Singapour, ainsi que dans deux États américains : l’Utah et la Louisiane.

Un tour de vis pour les contenus sensibles

Depuis le 24 février, Apple bloque le téléchargement des applications classées « 18+ » en Australie, au Brésil et à Singapour pour tous les utilisateurs n'ayant pas confirmé leur majorité. Le processus de validation s’appuie sur des « méthodes raisonnables » intégrées nativement à l’App Store. Si la validation est automatique dans la plupart des cas, les développeurs peuvent être amenés à vérifier de leur côté le statut de l'utilisateur via une interface de programmation dédiée : l’API Declared Age Range.

Le cas du Brésil est particulièrement révélateur de cette tendance. Dans le pays, les applications intégrant des loot boxes (coffres de butin) sont désormais systématiquement classées en 18+. La loi brésilienne interdit en effet l’exposition des mineurs à ces mécanismes de jeu de hasard. Pour s'y conformer, Apple transmet désormais un nouveau signal aux développeurs indiquant la méthode de vérification utilisée, permettant ainsi de lever le doute sur l'âge réel de l'utilisateur.

Une loot box - image : Sameboat - CC BY-SA 4.0

Aux États-Unis, la pression monte également. En Utah et en Louisiane, de nouvelles réglementations entreront en vigueur respectivement le 6 mai et le 1er juillet 2026. Ces lois, qui s’appliqueront aux nouveaux comptes Apple, imposent aux développeurs d’utiliser l’API de vérification d’âge pour restreindre l’accès aux contenus inappropriés.

De nouveaux outils pour contrôler l’age

Apple a d'ailleurs profité de cette mise à jour pour affiner ses outils :

  • Détection automatique : L'API aide désormais les développeurs à savoir si une réglementation locale s’applique à l’utilisateur et s'il est légalement tenu de partager sa tranche d’âge.
  • Consentement parental renforcé : Une nouvelle notification apparaît lorsqu’une application téléchargée par un enfant reçoit une mise à jour majeure. Les parents doivent alors réitérer leur autorisation pour que l'enfant puisse continuer à utiliser l'application, même si celle-ci avait été validée initialement.

Pour les développeurs, l'enjeu est autant éthique que financier. En cas de non-respect, les sanctions peuvent être lourdes : jusqu’à 1 000 dollars de dommages et intérêts par violation et 10 000 $ en Louisiane après un délai de grâce de 45 jours. De son côté, Apple s’expose à des amendes se comptant en millions de dollars dans les pays où les obligations pèsent directement sur la plateforme.

Pourtant, la Pomme a longtemps bataillé contre ces mesures imposées au niveau de l'App Store. Sa crainte ? Officiellement : la vie privée. Apple refuse toujours d’imposer une vérification d’identité par document officiel (carte d’identité, passeport), jugeant la collecte de telles données trop risquée. De même, la firme limite au maximum le partage d’informations précises avec les développeurs, préférant envoyer de simples indicateurs de tranches d’âge plutôt que des dates de naissance complètes. Derrière cet argument autour de la vie privée, on peut penser toutefois qu’Apple a surtout toujours cherché à faire en sorte que ce travail soit effectué par un tiers…

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