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Il y a quelques jours, les développeurs de There are No Ghosts at the Grand ont publié une démo sur Steam. Comme on est à peu près sûrs que vous ne voyez pas ce que c’est, on va vous faire un petit rappel : annoncé pendant le Xbox Games Showcase de juin dernier, le jeu se présentait comme un mélange de chasse aux fantômes et d’agencement d’hôtel, le tout dans une ambiance plutôt wholesome. Comme on était assez curieux de tester la proposition, on s’est empressés de lancer la démo.
Si les premières minutes font penser à une sorte de Powerwash Simulator plutôt satisfaisant avec des objectifs à atteindre, comme repeindre les murs ou aspirer les débris, on arrive vite à une partie narration, qui a l’air plutôt chouette. Les dialogues semblent humoristiques et plutôt bien écrits. Même s’il n’est pas possible de le visiter réellement pendant la démo, on devrait à terme avoir la possibilité de parcourir un « petit » monde ouvert, comme le décrit la page Steam. Enfin, on est également confrontés à des créatures maléfiques, a priori inspirées de l’univers lovecraftien, ce qui n’est pas pour nous déplaire – surtout qu’on peut leur tirer dessus. Visuellement, l’aspect dessiné est très joli, mais il y a très peu de réglages, le jeu fait assez rapidement souffrir les machines d’entrée de gamme. Espérons que les développeurs bossent sur les performances d’ici la sortie.
There are No Ghosts at the Grand est prévu pour 2026, sans plus de précisions. On était déjà intrigués par la vidéo d’annonce, mais cette démo nous donne encore plus envie : c’est original, la narration a l’air réussie, et les différentes briques de gameplay aussi. En attendant d’en savoir plus, n’hésitez pas à tester la démo pour vous faire un avis, et ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam si vous êtes convaincus.





On ne s’y attendait pas spécialement, mais ce n’est pas si étonnant, Splash Damage a annoncé, via LinkedIn, une vague de licenciements massifs. Le studio britannique, autrefois célébré pour ses productions (Wolfenstein: Enemy Territory, Enemy Territory: Quake Wars, Brink) a confirmé l’ouverture d’une consultation interne qui mènera à une réduction d’effectifs à grande échelle.
Ouais. En réalité, c’est surtout le constat amer d’un studio qui s’est perdu en route. Après avoir brillé par le passé, Splash Damage n’a plus rien de concret à proposer et n’a pas connu de véritable succès depuis des années.
Au-delà de la restructuration, le studio laisse derrière lui un bilan catastrophique, autant sur le plan vidéoludique qu’économique. Depuis le rachat par Tencent en 2020 puis la revente à des investisseurs anonymes en septembre 2025, le studio a enchaîné les échecs. Ses projets se sont effondrés les uns après les autres : Transformers: Reactivate annulé en début d’année et Outcasters disparu avec Stadia.
Un désastre et un aveu d’impuissance d’un studio qui essaye de survivre sur ses gloires passées, incapable de retrouver ce qui faisait autrefois sa force. Et ce n’est pas le seul projet qui leur reste qui va redonner espoir, puisqu’on n’a pas encore de détails sur ce Project Astrid, et ce qu’on en sait ne fait pas rêver : un jeu de survie développé en partenariat avec Shroud, un ancien progamer Counter-Strike.
Annoncé lors du Nintendo Direct consacré à la Switch 2, Kirby Air Riders débarque en cette fin d’année 2025 sur la dernière console de Nintendo. Si les joueurs et les fans étaient dubitatifs lors de la première annonce, craignant un conflit potentiel avec Mario Kart World, l’entreprise japonaise et son producteur Masahiro Sakurai n’ont cessé de communiquer pour inciter les joueurs à découvrir un projet totalement déjanté. Après plusieurs heures passées à rouler… ou plutôt à voler sur Kirby Air Riders, notre première impression se confirme : ce n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains.
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
Si vous avez pu essayer la bêta de Kirby Air Riders il y a quelques semaines, vous avez sans doute remarqué un petit air de Super Smash Bros. Ultimate (SSBU), aussi bien manette en main que dans la navigation des menus. Rien d’étonnant : Masahiro Sakurai, à la tête du projet que nous analysons aujourd’hui, est également le créateur du célèbre jeu de combat. On retrouve donc des menus, des transitions et des options de personnalisation en abondance comme dans SSBU et c’est l’une des grandes forces du titre. Reprendre Kirby Air Ride, sorti en 2003 sur Nintendo GameCube, pour lui offrir un coup de polish et un vrai rajeunissement est une excellente idée, surtout pour un jeu passé relativement inaperçu à l’époque et peu acclamé par la critique.
Kirby Air Riders s’impose ainsi comme l’une des exclusivités majeures de la Nintendo Switch 2 en cette fin d’année 2025, et il nous permet de confirmer une chose : Mario Kart World reste encore aujourd’hui un produit inachevé. Si seulement il existait un croisement entre les options de personnalisation et d’accessibilité de Kirby Air Riders et le célèbre jeu de course de Nintendo, nous tiendrions sans doute le meilleur opus de la franchise. Car oui, Kirby Air Riders se démarque par son accessibilité et la richesse de ses options : personnalisation des IA, des armes, des cartes, du temps… tout est absolument configurable, offrant un réel plaisir de créer la partie idéale avec les paramètres que l’on préfère.

Le sens du détail est également remarquable : possibilité de créer sa propre playlist musicale, choix de la langue du speaker (avec deux voix par langue), consultation des statistiques, personnalisation du permis, suivi de la progression dans les différents modes de jeu, et même la création d’un garage pour exposer vos véhicules préférés débloqués au fil des épreuves. Une transition parfaite pour aborder tout ce que le jeu propose… et le moins que l’on puisse dire, c’est que le producteur japonais ne s’est pas moqué de nous.
Avec quatre modes de jeu principaux, Kirby Air Riders s’adresse avant tout aux joueurs qui veulent passer une bonne soirée entre amis, aussi bien en local qu’en ligne. Le titre est jouable jusqu’à quatre joueurs sur le même canapé avec un Joy-Con tenu à l’horizontale, et jusqu’à huit joueurs via deux consoles connectées en local. En ligne, les parties peuvent accueillir jusqu’à seize joueurs. Car même si les possibilités en solo sont intéressantes, on sent que l’expérience a été pensée pour jouer face à des vrais adversaires et non des IA au niveau très largement adaptable.
Le premier mode est le fameux Air Ride, qui propose 18 circuits, dont des remakes issus de la version GameCube de 2003. Six joueurs s’affrontent avec un objectif simple : franchir la ligne d’arrivée en premier. C’est l’un des modes phares, même si l’on peut regretter un nombre de courses finalement assez limité. Cela dit, chaque circuit est très bien conçu.

Le second mode, Top Ride, est sans doute le plus décevant. Kirby tente ici de se la jouer Micro Machines, mais sans atteindre la qualité de cette franchise légendaire. On enchaîne des courses très courtes (moins de 30 secondes) sur des circuits en vue de dessus. Malheureusement, le gameplay manque de précision et la maniabilité laisse à désirer. Sur le papier, l’idée d’un mode plus calme et simplifié était excellente, mais la réalisation n’est pas à la hauteur : dommage.
Le troisième mode, City Trial, est la véritable marque de fabrique de la série, mais il ne plaira pas à tout le monde. On commence dans une grande carte urbaine où l’objectif est de récolter un maximum d’objets pour améliorer son véhicule avant une épreuve tirée au sort parmi celles choisies par les joueurs. Avec une dizaine de power-ups différents, il est parfois difficile de s’y retrouver, mais le jeu vous conseille l’épreuve la plus adaptée à votre équipement. Lors de nos tests, il nous est arrivé qu’une épreuve proposée ne corresponde pas vraiment à nos objets, mais rien de rédhibitoire. L’équilibrage reste à peaufiner, mais l’expérience est fun et originale.

Enfin, le dernier mode, Road Trip, est le mode histoire, exclusivement solo. Il propose une mise en scène soignée avec des cinématiques impressionnantes. Le principe : réussir trois épreuves aléatoires pour progresser sur la route, jusqu’au boss final. Chaque route terminée débloque une nouvelle avec une difficulté accrue. Comptez environ trois heures pour boucler ce mode, mais attention : si vous arrivez au boss mal équipé, il faudra relancer une partie. Plusieurs slots de sauvegarde sont disponibles, et ce n’est pas pour rien.
C’était la grande interrogation autour de Kirby Air Riders, et nous n’avons pas été déçus par la proposition finale : une maniabilité à trois boutons qui fonctionne parfaitement, mais qui s’avère étonnamment technique. Contrairement aux jeux de course classiques, il faut accepter que votre véhicule avance tout seul. Le joueur se concentre donc sur les virages pour optimiser ses trajectoires et perdre le moins de temps possible. Chaque dérapage doit être cadencé pour bénéficier d’une accélération précieuse à la sortie. Autre point clé : la maîtrise des power-ups. Sur les circuits, plusieurs ennemis se baladent et il suffit de les gober pour récupérer des pouvoirs à utiliser contre vos adversaires.

Dans le mode City Trial, le gameplay devient plus nerveux et atypique. Il est possible de se retrouver à pied après avoir perdu son véhicule, ou même de voler celui d’un adversaire. L’utilisation du véhicule comme toupie est également bien plus fréquente dans cette variante. Attention toutefois à la sélection des personnages et des karts : la combinaison des deux influe directement sur vos statistiques. Il est donc crucial de bien choisir en fonction de l’épreuve ou du circuit. À ce sujet, le casting est riche et il faudra enchaîner les sessions pour tout débloquer dans chaque mode.
Pour conclure sur cette production haute en couleurs, parlons du socle technique et de l’exploitation des capacités de la Nintendo Switch 2. Le titre reste fluide en toute circonstance (60 FPS, sauf en local où il oscille entre 30 et 50 FPS), sans ralentissements malgré la profusion d’effets visuels à l’écran ; un point à noter pour les personnes sensibles à l’épilepsie. Les circuits sont variés et visuellement attrayants, portés par une direction artistique pleine de bonne humeur.

Seul bémol : cette avalanche d’effets visuels nuit parfois à la lisibilité des actions. Il n’est pas rare d’être dépassé par la situation et de ne pas savoir comment réagir, malgré des leçons bien conçues disponibles dans le menu dédié à l’apprentissage du gameplay. Enfin, côté sonore, on retrouve Shogo Sakai et Noriyuki Iwadare, compositeurs de la série Super Smash Bros. Dès les premières notes, l’inspiration est évidente, avec des thèmes qui rappellent la saga pour notre plus grand plaisir.
Kirby Air Riders est un jeu de course complètement déconnecté de la réalité. Seul un créateur de la trempe de Masahiro Sakurai pouvait mélanger autant d’idées disparates pour en faire un titre à la fois fun et ambitieux. Techniquement irréprochable, le jeu propose un gameplay simple en apparence mais extrêmement exigeant, qui demandera des heures d’apprentissage pour en maîtriser toutes les subtilités. Un jeu qui se savoure surtout en multijoueur, pensé avant tout pour ces moments partagés, malgré la présence d’un mode aventure sympathique mais assez anecdotique.
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