TEST Resident Evil Village Gold Edition sur Switch 2, l’horreur... avec quelques morsures techniques














Monter une nouvelle machine reste toujours un moment particulier dans la vie d’un gamer : nouveaux composants, nouveau setup et nouvelles ambitions de jeu rythment souvent ce petit projet personnel. Cependant, la crise actuelle des composants met à mal ces envies, notamment avec la hausse considérable des prix de la RAM et des SSD. Pour rendre ces rêves un peu plus accessibles, Spiral House propose un portage console de PC Building Simulator 2. Si vous êtes un passionné de montage ou amateur de simulations en tout genre, ce titre mérite clairement une place entre vos mains.
Testé sur PS5 Pro grâce à une copie numérique envoyée par l’éditeur
Tout commence un matin, lorsque votre ancien magasin est ravagé par un mystérieux incendie. En attendant que la lumière soit faite sur ce drame, vous choisissez de relancer votre activité dans un nouveau local, situé en plein centre‑ville d’une ville dont le nom n’est pas mentionné. C’est ainsi que débute notre aventure dans le mode Carrière de PC Building Simulator 2. Les premières heures de jeu sont finalement assez lentes et répétitives, mais indispensables pour bien comprendre le fonctionnement d’un PC et, surtout, apprendre à démonter puis remonter la machine après son passage sur la table d’opération. Les simulateurs ont du succès, et ce peu importe leur aspect réaliste ou non, avec notamment l’un de nos coups de cœur de ces dernières années : Goat Simulator 3.
On commence donc par intervenir sur des machines dont le diagnostic est relativement simple : remplacer un SSD défectueux, améliorer une carte graphique avec un modèle plus performant ou encore cloner un système d’exploitation d’un espace de stockage A vers un espace de stockage B. Il s’agit de tâches qui paraîtront évidentes pour une partie des joueurs, mais bien moins accessibles pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’informatique et les nouvelles technologies.

Là où tout devient intéressant, c’est dans la complexification progressive des missions. À force de gagner en expertise, vous serez même amené à proposer des configurations adaptées à un jeu précis tout en respectant un budget donné. C’est à partir de ce moment‑là que le jeu prend toute son ampleur, et l’on se surprend à apprécier la création de machines variées pour satisfaire la demande de chaque client.
Comme pour le précédent épisode, PC Building Simulator 2 utilise l’Unreal Engine. Avec une taille réduite (à peine 6 Go), le jeu ne cherche pas à impressionner techniquement et repose sur des textures simples et lisses, sans grand relief. Concernant la modélisation des composants, il s’agit essentiellement d’images importées, parfois de qualité moyenne. Mais ce n’est pas vraiment sur ce point que le titre est attendu. Sur PS5, aucun mode graphique n’est proposé, mais le jeu tourne sans difficulté à 60 fps la majorité du temps. Mis à part quelques ralentissements anecdotiques, aucun crash n’a été constaté durant notre session.

Du côté de la jouabilité, on s’habitue rapidement à l’interface et à son organisation, même si l’on peste parfois contre une optimisation approximative à la manette, avec un curseur pas toujours très précis ou réactif. Heureusement, le jeu présélectionne automatiquement la plupart des vis et câbles afin de limiter les manipulations. Très honnêtement, compte tenu de la faible exigence graphique du titre, mieux vaut privilégier la version PC pour profiter du confort clavier/souris – à condition d’avoir une machine sous la main. Pour limiter les allers‑retours vers l’ordinateur virtuel, une tablette a également été intégrée dans ce second opus, donnant accès instantanément à toutes les informations nécessaires.
PC Building Simulator 2 n’est pas seulement un simulateur de montage de PC : c’est aussi un véritable jeu de gestion d’entreprise, avec un aspect bien plus développé et réfléchi que dans le premier épisode. En plus de réparer les machines de vos clients, vous pouvez créer votre propre magasin et personnaliser votre vitrine en y exposant des configurations montées sur mesure. Nous ne sommes évidemment pas dans un simulateur de gestion avancé, avec des clients qui entrent physiquement dans la boutique ou qu’il faut encaisser, mais cette dimension reste appréciable et constitue l’une de vos principales sources de revenus.
Pour réparer des PC ou acheter des composants, il vous faut constamment de l’argent : vous avancez les frais, réalisez la réparation et ne touchez la somme promise qu’une fois la machine restituée. Si la gestion financière du premier opus était corsée par des marges très faibles, ce second épisode se montre plus permissif, à condition de garder un œil attentif sur votre trésorerie. Vous pouvez rester un vendeur honnête en appliquant des marges raisonnables, mais vous pouvez également prendre davantage de risques. Avec l’argent accumulé, il est d’ailleurs possible d’améliorer vos compétences – câblage, branchement, remontage automatique des panneaux, et bien plus encore – afin de gagner un temps précieux… et, par conséquent, de maximiser vos profits.

Car oui, comme tout bon commerçant, votre objectif reste de faire fructifier votre entreprise. Vous récupérerez ainsi des PC en panne, souvent affectés par un ou plusieurs composants défectueux. La logique est simple : commander la pièce manquante, remettre la machine en état, la nettoyer, vérifier que l’OS est correctement installé, puis l’exposer dans votre vitrine à un prix attractif. Vous pouvez même lui attribuer un nom pour renforcer le côté “premium” du produit, ce qui contribue à sa valeur perçue. Le jeu vous suggère un prix de vente raisonnable avec un taux de réussite de 100 %, mais libre à vous d’augmenter ce prix. Attention toutefois : plus vous gonflez le tarif, plus les chances de trouver un acheteur s’effondrent. À vous de ne pas jouer avec le feu.
Ce qui fait tout le charme de cette simulation, c’est évidemment la présence officielle de nombreuses marques. Pas besoin de mods officieux : plus d’une quarantaine de constructeurs ont répondu présent, parmi lesquels MSI, Asus, Intel ou encore AMD. On y retrouve donc de véritables pièces, accompagnées de leurs caractéristiques officielles, pour monter le PC de ses rêves. La bonne surprise ne s’arrête pas au hardware : même du côté software, plusieurs licences font leur apparition, comme le célèbre outil de benchmarking 3DMark, qui permet d’évaluer précisément les performances de chaque configuration.

Dans l’ensemble, le mode Carrière demeure le cœur de PC Building Simulator 2 et occupera près de 90 % de votre temps de jeu. Mais cette fois-ci, il n’est plus seul : deux autres modes accompagnent ces versions consoles. On retrouve notamment le mode Création libre, qui offre la possibilité de monter la machine de ses rêves avec les composants de son choix, sans aucune contrainte financière. Il est même possible de partager ses créations avec les autres joueurs. Comme dans le mode Carrière, la personnalisation esthétique est de mise, qu’il s’agisse de peinture ou de stickers. Toutefois, leur manipulation à la manette se révèle peu intuitive, et le résultat final est… disons, rarement flatteur.
Arrivant avec plus de trois ans de retard, la version PS5 et Xbox Series X|S bénéficie d’office de l’ensemble des mises à jour sorties jusqu’ici, dont la mise à jour 1.14. Le mode sans fin est donc lui aussi de la partie : une succession d’objectifs à réaliser, sans narration et avec une difficulté croissante. On regrettera simplement l’absence totale de multijoueur, et donc l’impossibilité de monter une entreprise avec un ami, peut‑être une piste pour un futur épisode ?
Pour terminer, il faut saluer l’aspect sonore, notamment la qualité des musiques composant l’OST. Gavin Harrison signe l’ensemble des morceaux : des titres existant déjà depuis plusieurs années et présents sur les plateformes de streaming. En revanche, avec seulement une vingtaine de pistes différentes, on retombe assez vite sur les mêmes musiques, parfois après uniquement une heure de jeu. Il est toujours possible de couper la bande‑son et de lancer sa propre playlist chill, mais la proposition d’origine reste tout de même de très bonne facture.
Après un premier épisode déjà très surprenant, PC Building Simulator 2 va encore plus loin dans ses ambitions. Arrivé sur consoles avec la mise à jour 1.14 intégrée d’office, le titre se montre particulièrement complet, offrant un large éventail de missions et une quantité impressionnante de composants à assembler. Grâce à la possibilité de gérer sa propre boutique et de mettre en vente ses créations, le jeu devient rapidement addictif. Il se révèle également très pédagogique, puisqu’il permet d’apprendre à construire un PC de A à Z. Hormis une traduction française parfois approximative et une technique qui manque ponctuellement de finesse, ce simulateur reste une valeur sûre. Pour tous les passionnés de hardware, de simulation ou simplement de high‑tech, c’est un titre que l’on peut recommander les yeux fermés.
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La nouvelle mise à jour d’Arc Raiders est enfin disponible et introduit de nombreuses nouveautés : nouvelle condition météorologique, nouveaux ennemis et nouveaux cosmétiques
Parmi les nouveautés de la mise à jour intitulée Shrouded Sky, la plus marquante est sans conteste l’introduction des ouragans dynamiques. Ces tempêtes ne sont pas de simples effets visuels : elles influencent les déplacements, la visibilité et la résistance aux dégâts du bouclier.
Le vent devient un paramètre tactique : se déplacer dans son sens améliore la vitesse de déplacement tandis qu’avancer face aux rafales ralentit la progression et accélère la consommation d’endurance. La visibilité se dégrade pendant les bourrasques et les projectiles sont également affectés : grenades et objets lancés voient leur trajectoire déviée. Les effets de fumée et de gaz se dispersent différemment, et même les sauts sont perturbés par les conditions météorologiques. L’équipement n’est pas épargné. Les débris transportés par la tempête peuvent endommager les boucliers, réduire leur efficacité et provoquer des dysfonctionnements visibles limitant la discrétion.
Comme si l’ouragan n’était pas une menace suffisante, Shrouded Sky introduit aussi deux nouvelles unités ARC : le Firefly, drone aérien lourdement blindé équipé d’un lance-flammes, et le Comet, sphère mobile capable de verrouiller sa cible avant d’exploser en zone.

Enfin, une nouvelle chaîne de missions confiées par Shani fait également son arrivée. Les Raiders doivent récupérer des composants en surface pour assembler un dispositif de surveillance météorologique. Il va sans dire que cette mise à jour introduit aussi des éléments cosmétiques, dont certains gratuits.
Après un tel succès et une telle mise à jour, Embark Studio réussit une fois de plus à surprendre avec Arc Raiders. De nouvelles cartes devraient bientôt et également faire leur apparition.
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On ne va pas vous mentir, le premier contact avec Don’t Stop, Girlypop! nous avait laissé quelque peu dubitatifs. La direction artistique exagérément girly était un peu dure à assimiler, et le gameplay, bien que nerveux, ne semblait pas franchement proposer de sensations. Il aura fallu qu’on mette les mains sur la démo pour constater qu’on s’était trompés sur un point : le feeling est vraiment cool. Et la version complète le confirme largement : on s’amuse beaucoup, aussi bien grâce aux mouvements qu’avec l’ambiance à prendre au 1000e degré. Mais on se demande tout de même si le développement n’a pas été soutenu par le lobby des ophtalmos.
Genre : Fast-FPS | Développeur : Funny Fintan Softworks | Éditeur : Kwalee | Plateforme : Steam | Prix : 19,99 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : Intel i5 11600K, RTX 2060 6 Go, 16 Go de RAM | Date de sortie : 29/01/2026 | Durée : moins de 5 heures, mais heureusement pour vos yeux.
Test effectué avec une version Steam fournie par les développeuses.
Don’t Stop, Girlypop! est un jeu réalisé par un studio composé, à l’origine, de deux développeuses. Le message qu’elles veulent faire passer ? Difficile à cerner précisément. Nos sens sont tellement saturés par les couleurs flashy et les musiques hyperpop qu’il est difficile de situer quel est le niveau de lecture à adopter. Le jeu est rempli d’humour, et l’aspect girly est poussé à son paroxysme. Le rose est omniprésent, et il est même possible de customiser ses armes et vêtements par l’intermédiaire de menus d’une sobriété exemplaire. C’est évidemment très exagéré, mais on n’est pas si loin d’un CallOf’ ou d’un Battlefield sur le principe. La grosse différence, c’est qu’il n’y a ici pas de battlepass ni de skin à 20 €. En plus des couleurs à faire pâlir un incel en trois secondes, les effets visuels viennent agresser la rétine à la moindre occasion, jusqu’à une confusion délicieusement aberrante lors des combats les plus énervés. Enfin, la bande son ne dénote pas avec l’univers, et on se surprendra même à apprécier quelques morceaux lors de nos ballets aériens survitaminés. La production de ces derniers est excellente, que l’on aime ou non le genre.
Même si on n’est pas toujours malins chez NoFrag, j’ai tout de même compris que Don’t Stop, Girlypop! était une critique du capitalisme, incarné par un grand méchant uniquement motivé par l’argent qu’il récupère en minant et détruisant la planète de notre héroïne. Ah, les filles, elles inventent vraiment n’importe quoi ! Et pour combattre son armée, composée majoritairement de sortes d’insectes robotiques, on devra utiliser le pouvoir de l’Amour, asséné à grands coups de fusil à pompe, de pistolet-mitracœur ou de railgun. Un des éléments mis en avant, notamment via le titre, est qu’il ne faut jamais s’arrêter : plus on se déplace vite, plus on fait de dégâts – jusqu’à un certain seuil. Étrangement, cet aspect est finalement assez anecdotique : on atteint le maximum en moins de deux secondes, ce qui fait qu’on est quasiment toujours à la puissance max. Et compte tenu du gameplay, on n’est effectivement jamais statique. Pour que cela se fasse dans de bonnes conditions, les développeuses nous donnent un air control aux petits oignons, un dash et un slide bien pratique. Au fil des arènes, cela devient même jouissif d’enchaîner nos adversaires en virevoltant et en évitant leurs attaques.
La progression est très organique, puisqu’on nous présente les ennemis au fur et à mesure, ainsi que des moyens de s’en débarrasser, lors de confrontations sous forme de combats de boss. On pourra juste parfois reprocher un poil de répétitivité lorsque l’on enchaîne plusieurs arènes d’affilée. En effet, le gameplay n’évoluera plus trop une fois nos armes préférées identifiées. Heureusement que le feeling déchire. Il n’y a pas de notion de munitions, mais on recharge tout de même. Cependant, la sélection – quasiment instantanée – d’une autre pétoire recharge automatiquement la précédente, ce qui encourage la bascule régulière. En bref, c’est nerveux, viscéral et absolument brouillon, mais finalement très maîtrisé.
Malgré ses atours, Don’t Stop, Girlypop! est un très bon fast-FPS. L’air control est admirable, les mouvements sont vifs et exploser ses ennemis dans une gerbe de cœurs est assez jouissif. L’aspect visuel ultra-girly volontairement over the top apporte une touche résolument ironique et humoristique assez sympa, en plus de faire rager les plus rétrogrades des Tru G4m3rz, tandis que la vibe hyperpop nous emporte dans les airs, et rythme nos flickshots avec une cadence bien énervée. Attention tout de même à garder du collyre à portée de main, on n’est jamais trop prudent.
Si vous êtes intéressé par Don’t Stop, Girlypop!, il est actuellement à –10 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 18 €.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

Il y a quelques jours, le studio Red Meat Entertainment dévoilait son premier jeu, Tremen, avec un trailer annonçant par la même occasion la sortie d’une démo. Je me suis donc naturellement empressé de mettre les mains sur cette dernière pour vous faire part ce qu’il en était.
Avant toute chose, un peu de lore – et je dis bien un peu, Tremen n’est clairement pas du genre bavard : ne vous attendez pas à la moindre ligne de dialogue de la part de cette démo, ni très probablement du jeu entier. Adaptation du roman graphique de Pim Bos, Tremen tente de nous immerger dans un futur apocalyptique au sein duquel des nazis mutants cannibales (dont les traits fins révèlent avec subtilité un croisement avec des porcs) ont asservi l’humanité toute entière pour en faire l’élevage. Vous êtes donc le dernier espoir du genre humain et devrez traverser divers environnements en tuant des mutants par milliers pour espérer mettre fin à ce cauchemar.

Tremen se targue de posséder des graphismes « modernes », ce qui, selon certaines interprétations, peut être considéré comme avéré. Cependant, c’est surtout à travers des animations très douteuses et une direction artistique particulièrement fade que le titre nous perd, côté visuel. Le level design n’aide pas, avec des couloirs gris entourés de blocs de débris métalliques quasiment tout le long de la démo. Les lieux traversés sont sans queue ni tête et semblent avoir notre passage pour seule raison d’exister. Lieux que vous traverserez la plupart du temps dans un silence de mort, brisé uniquement par les coups de feu saturés et les bruitages volontairement old school du titre. C’est au moment de déclencher l’arrivée des interminables vagues d’ennemis qui clôtureront chaque niveau que vous aurez le plaisir d’entendre un unique morceau de heavy metal composé par un certain Closed Grip (je le précise parce que c’est précisé dans le trailer – vous le connaissez ?).

Côté gameplay, on est sur un shooter à l’ancienne. Pas de visée avec le clic droit, pas de consommables, pas moyen de se mettre à couvert, ni même de recharge à effectuer. On avance, et on tire. Quelques objets et armes peuvent être trouvés sur le sol et sont utilisés ou équipés automatiquement sur le passage du joueur. Les armes en question peuvent être améliorées entre les niveaux moyennant une monnaie récupérée au cours de ces derniers. Là-dessus, rien de spécial à dire. Aucun système de jeu ne se démarque par une quelconque originalité, mais ça fait le café. Le feeling arme en main est malgré tout plutôt bon, et si l’action est souvent brouillonne, je n’enlèverai pas au titre la satisfaction de l’exécution réussie, qui s’avère bel et bien au rendez-vous.
En résumé, je ne peux pas dire que Tremen m’en ait mis plein la vue au cours de cette démo. Tout juste banal sur certains aspects et médiocre sur d’autres, il en faut plus pour nous donner envie de laisser une chance au jeu qui sortira courant 2026. Mais si jamais l’univers pour le moins disgracieux de Tremen a allumé la flamme de votre curiosité, n’hésitez pas à tester cette démo ou à mettre le titre en wishlist en vous dirigeant vers sa page Steam.

Après le lancement de Mario Kart World pour accompagner la sortie de la Nintendo Switch 2 l’année dernière, la récente console de Nintendo n’avait toujours pas accueilli de nouveau jeu mettant en scène la mascotte moustachue. Il aura donc fallu attendre ce mois de février 2026 pour découvrir Mario Tennis Fever, nouvel opus de la saga exclusivement disponible sur la machine. Après le succès critique de Mario Tennis Aces, une question se pose : cet épisode parvient‑il à faire mieux que son prédécesseur ?
Testé sur Nintendo Switch 2 grâce à une version numérique fournie par l’éditeur
Premier jeu de sport estampillé Mario sur la récente console de Nintendo, Mario Tennis Fever était particulièrement attendu après la réussite de Mario Tennis Aces en 2018. Et pour le coup, on peut dire que Camelot Software Planning a une nouvelle fois réalisé un travail solide, notamment sur le plan technique. Le jeu reprend le moteur de l’épisode précédent, mais avec davantage de finesse et des animations encore plus soignées. Le fait d’évoluer sur des terrains fermés facilite évidemment la tâche, mais le résultat global reste très satisfaisant.

Contrairement à de nombreux jeux disponibles sur la machine, Mario Tennis Fever ne propose qu’un seul mode graphique, aussi bien en portable que sur téléviseur. Grâce au DLSS, le titre atteint la résolution maximale possible sur Nintendo Switch 2 en mode docké, soit de la 4K (2160p). En solo, le jeu tourne à 60 fps stables en toutes circonstances, quel que soit le mode de jeu. En multijoueur, il faut accepter quelques légères baisses de framerate, notamment sur les terrains les plus détaillés du mode Défi. Rien de dramatique, mais on aurait apprécié un 60 fps parfaitement constant. Une future mise à jour pourrait corriger cela.
Sur le plan technique toujours, il faut saluer la présence de cinématiques pour illustrer les péripéties du mode Aventure. Elles sont peu nombreuses, certes, mais très réussies pour un jeu du genre. On sent que les développeurs maîtrisent parfaitement le moteur mis à disposition par Nintendo. Reste une histoire assez convenue, mais qui remplit son rôle sans fausse note.

Une transition idéale pour aborder ce qui constitue l’une des principales forces de Mario Tennis Fever : la richesse de ses modes et de ses possibilités de jeu.
Dès le premier lancement, impossible de rester indifférent face à la quantité impressionnante de modes de jeu proposés dans Mario Tennis Fever. Commençons par celui qui apparaît en tête de liste : le mode Aventure. S’il avait été l’une des belles surprises de Mario Tennis Aces, ce nouvel opus propose un solo finalement décevant et assez anecdotique, même s’il reste indispensable pour assimiler rapidement les bases. Très vite, Mario et Luigi sont transformés en Bébé Mario et Bébé Luigi, et l’objectif devient de progresser au tennis pour contrer une mystérieuse force sombre.
Rien de très palpitant donc, mais le mode remplit son rôle pédagogique. Comptez environ 4 heures pour en venir à bout, en pestant régulièrement contre un rythme en dents de scie. Entre cinématiques, dialogues à rallonge et déplacements dans un petit hub, on n’a souvent qu’une envie : retourner taper des balles. À noter également : aucun mode coopératif n’est proposé dans cette aventure, ce qui est assez décevant finalement.

Vient ensuite le mode Jeu libre, jouable jusqu’à 4 joueurs en local. C’est clairement le mode que vous utiliserez le plus, puisqu’il permet de lancer une partie en quelques secondes. On choisit son personnage, sa raquette (nous y reviendrons), le terrain, les règles… et le match démarre en moins de 30 secondes. Les terrains influencent la vitesse de la balle et la hauteur du rebond, comme dans la réalité. Petite nouveauté appréciable : on peut désormais choisir le type de balle parmi trois options – lente, standard ou rapide – afin d’ajuster l’expérience selon ses préférences.
Un mode Tournoi est également disponible, jouable en solo ou en coopération. Trois coupes sont proposées, avec une IA de plus en plus coriace. En une petite demi‑heure, l’affaire est généralement pliée. Autre mode jouable jusqu’à deux joueurs : Tours des épreuves, qui enchaîne plusieurs défis inspirés du mode Jeux spéciaux. Chaque match impose une variante particulière et, en cas d’échec, une vie est perdue. Trois tours sont disponibles, avec une difficulté croissante. Enfin, Jeux spéciaux reprend ces mêmes épreuves, mais jouables jusqu’à quatre joueurs cette fois.

Pour conclure sur l’offre de contenu, les composantes en ligne et locales sont essentielles et particulièrement réussies. Le multijoueur en ligne contribue largement à la réussite de l’opus, avec des matchs classés et non classés avec des serveurs stables : aucune latence ou déconnexion lors de notre session de test. En classé, quatre formats sont proposés : simple ou double, avec ou sans raquettes frénétiques. Le matchmaking se base sur votre rang, qui grimpe ou chute selon vos performances. Il est également possible de créer ses propres salons pour jouer entre amis à distance. Rappelons que pour profiter de ces modes en ligne, un abonnement au Nintendo Switch Online est indispensable. Enfin, le GameShare est pris en charge : une console Nintendo Switch 2 héberge la partie, et jusqu’à trois autres consoles – même sans posséder le jeu – peuvent s’y connecter.
Vous l’avez compris, ce nouvel épisode est une réussite sur de nombreux points, avec un contenu particulièrement généreux – modes en ligne compris. Mais manette en main, les sensations sont‑elles toujours au rendez‑vous ? Sans surprise, on retrouve un feeling très proche de l’épisode précédent, avec quelques ajustements dans la prise en main et les commandes. Le changement le plus déstabilisant concerne sans doute le système d’amorti et de lobs, qui demande d’appuyer très rapidement sur deux boutons. Pour le reste, lifts, coups plats, coupés et sauvetages répondent présents. Et si le mapping ne vous convient pas, les commandes sont entièrement reconfigurables.

Le véritable apport de Mario Tennis Fever, c’est l’introduction des raquettes frénétiques, qui ajoutent un piment non négligeable aux parties. Chaque personnage possède des attributs répartis en quatre catégories : vitesse, puissance, précision et effet. Il faut donc choisir une raquette adaptée pour trouver la bonne méta. Chaque modèle propose un pouvoir spécifique : flaque de boue réduisant le rebond, effets incurvés sur toutes les balles, boule de glace gelant l’adversaire… Ces capacités se déclenchent une fois la jauge de frénésie remplie.
Une jauge de vie est également présente, particulièrement importante en double : lorsqu’elle tombe à zéro, votre personnage est expulsé du terrain pendant quelques secondes, laissant votre partenaire en 1v1. Toutes ces fantaisies sont évidemment désactivables pour ceux qui préfèrent une expérience plus sérieuse et réaliste. Avec plus de 10 terrains, 38 personnages et 30 raquettes, il s’agit de l’épisode le plus riche de la série en termes de contenu – sachant que tout n’est pas débloqué d’emblée. Il faudra enchaîner les matchs pour tout obtenir.
Pour conclure, un mot sur la partie acoustique, qui constitue une petite déception. Le sound design est très proche de celui de l’opus précédent, avec des voix et annonces de score largement reprises. Les musiques, quant à elles, deviennent rapidement répétitives et peuvent lasser. Mais le point noir reste l’ajout de la fleur cancan, déjà aperçue dans Super Mario Bros. Wonder. Si elle était amusante dans un jeu de plateforme, elle se révèle ici irritante, prenant le rôle de commentatrice avec des répliques répétées en boucle et un ton difficilement supportable. Heureusement, cette fonctionnalité peut être désactivée dans les options.
À l’exception d’un mode Aventure qui fait davantage office de tutoriel géant que de véritable campagne, Mario Tennis Fever s’impose comme un épisode convaincant. L’upgrade graphique reste légère par rapport à Mario Tennis Aces, mais les sensations manette en main sont toujours aussi efficaces, portées par l’ajout des raquettes frénétiques qui apportent un vrai plus au gameplay. Selon le personnage choisi, il faudra tester plusieurs combinaisons pour trouver celle qui vous mènera à la victoire. Avec son contenu massif, ses modes variés et un multijoueur en ligne particulièrement solide, ce nouvel opus s’impose comme un excellent choix pour vos soirées entre amis ou pour les amateurs de compétition en ligne, qui y trouveront clairement leur compte.
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