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Le créateur du premier Resident Evil, Shinji Mikami, poursuit son aventure dans l’industrie du jeu vidéo avec un nouveau studio. Le développeur travaille déjà sur un projet d’envergure : un titre AAA destiné aux plateformes actuelles.
Shinji Mikami, connu pour avoir dirigé ou contribué à des jeux majeurs comme Resident Evil, Resident Evil 4 et plus récemment Hi-Fi Rush, lance son nouveau studio, Unbound Games, dont la mission est de développer des jeux originaux pour un public mondial, allant de productions ambitieuses à des projets plus modestes mais expérimentaux.
Parmi les membres importants du studio figure également Masato Kimura, ancien producteur de Ghostwire: Tokyo. Lors d’une interview accordée en février 2025, il a confirmé qu’Unbound Games travaille actuellement sur un nouveau jeu AAA utilisant l’Unreal Engine 5, un moteur graphique largement utilisé dans les productions modernes.
Selon Kimura, le développement d’un jeu AAA au Japon reste toutefois différent de celui des grandes productions occidentales. Les budgets de certains titres internationaux peuvent atteindre des centaines de milliards de yens, avec des équipes composées de centaines de développeurs travaillant pendant cinq à sept ans.
Pour l’instant, aucun détail sur le gameplay, l’univers ou la date de sortie du jeu AAA d’Unbound Games n’a encore été dévoilé.
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Pris au piège dans un hôpital envahi par des zombies et assiégé par une mystérieuse secte, un shérif blessé tente de comprendre ce qui se passe… avec seulement quinze minutes avant que le temps ne recommence. Sur le papier, Fear the Timeloop propose une idée originale mêlant survival-horror et boucle temporelle. Mais derrière ce concept intriguant, l’exécution peine encore à convaincre
Dans Fear the Timeloop, le joueur incarne un shérif grièvement blessé qui se réveille dans un hôpital plongé dans le chaos. Les couloirs sont déserts, les lumières vacillent, et très vite la situation devient claire : les lieux sont envahis par des morts-vivants. Comme si cela ne suffisait pas, une secte mystérieuse semble également avoir pris le bâtiment d’assaut.






L’ambiance cherche clairement à installer une tension permanente. L’hôpital devient un espace fermé, labyrinthique, où chaque porte peut mener vers une nouvelle menace. Mais la véritable particularité du jeu réside dans sa mécanique principale : une boucle temporelle de quinze minutes.
À chaque cycle, le temps se réinitialise et le joueur revient au point de départ. L’idée est alors d’explorer l’hôpital, de comprendre ce qui s’y déroule et de progresser dans l’histoire en exploitant les informations découvertes lors des boucles précédentes.
Sur le papier, le concept est prometteur. Il suggère une progression basée sur l’observation, l’expérimentation et la mémorisation de l’environnement. Mais une fois la manette en main, l’expérience se révèle plus hésitante.
Visuellement, Fear the Timeloop semble vouloir s’inscrire le survival horror moderne, Resident Evil 2 remake en tête.
Cependant, la réalisation technique peine à soutenir cette ambition. Les graphismes apparaissent souvent brouillons, avec un aliasing très visible qui rend les contours instables et les décors parfois difficiles à lire. L’image manque de netteté et certaines textures donnent une impression de finition incomplète.

Les chutes de framerate viennent également perturber l’expérience. Dans un genre qui repose beaucoup sur la tension et l’immersion, ces ralentissements rappellent rapidement les limites techniques du projet.
Malgré ces défauts, l’univers du jeu possède un certain potentiel. Le mélange entre zombies et secte mystérieuse évoque parfois l’atmosphère du film The Void, avec cette sensation d’être enfermé dans un lieu isolé où quelque chose de profondément anormal est en train de se produire.
Du côté sonore, l’ambiance fonctionne plutôt bien. Les bruits d’environnement, les silences pesants et certains effets sonores participent à installer une tension constante dans les couloirs de l’hôpital. Sans être exceptionnel, l’habillage sonore contribue à renforcer l’atmosphère inquiétante du jeu.
Mais dans l’ensemble, la présentation laisse souvent l’impression d’un titre en cours de finition. Comme si le projet était en early access.
Si le jeu se présente comme un TPS horrifique où l’on tire sur des zombies, le cœur du gameplay repose sur la mécanique de boucle temporelle. Le joueur dispose de quinze minutes pour agir avant que le temps ne recommence. Pendant ce laps de temps, il est possible d’explorer différentes zones de l’hôpital et de découvrir des indices sur ce qui s’est passé dans les lieux. Certaines portes ne peuvent être ouvertes qu’à un certain moment du cycle. D’autres situations obligent à choisir entre deux chemins, ce qui implique de recommencer une boucle pour explorer l’autre possibilité.







Sur le principe, cette structure encourage l’expérimentation et la curiosité. Chaque tentative permet théoriquement d’apprendre quelque chose de nouveau sur l’environnement ou sur la progression possible. Mais dans la pratique, le système reste parfois difficile à appréhender. Le jeu explique peu ses mécaniques et il n’est pas toujours évident de comprendre ce que l’on doit faire pour progresser.
Cette opacité donne l’impression de tourner en rond, surtout lors des premières heures. Le concept de boucle temporelle, qui devrait être le moteur de l’expérience, devient alors une source de frustration.
On peut même avoir le sentiment que ce système sert à masquer un contenu limité. La répétition des cycles donne l’impression que la boucle temporelle agit comme un cache-misère pour un jeu qui se voulait peut-être trop ambitieux. D’autant que l’expérience semble relativement courte une fois son fonctionnement compris.
Après quelques heures passées dans Fear the Timeloop, le bilan reste contrasté. Je vais être honnête, je n’ai pas aimé l’expérience.
Le jeu possède indéniablement de bonnes idées. Son concept de boucle temporelle appliqué à un survival-horror est original. Mais entre une réalisation technique fragile, un gameplay parfois difficile à comprendre et une expérience qui semble encore limitée, le titre donne surtout l’impression d’un projet pas totalement abouti.
La bonne nouvelle, c’est que les développeurs suivent activement le jeu. Plusieurs correctifs ont déjà été publiés depuis sa sortie, ce qui laisse espérer des améliorations dans les mois à venir.
Pour l’instant, Fear the Timeloop apparaît donc comme une expérience intéressante mais imparfaite, qui pourrait gagner en cohérence et en finition avec le temps. Un jeu qui mérite peut-être d’être redécouvert dans quelques mois, lorsque sa boucle aura eu l’occasion de se perfectionner.
Test réalisé par Florian
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