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Faille FICOBA : les détails de l'attaque qui a exposé 1,2 million de comptes

hacker-pirate

Une fuite de données massive a touché le fichier national des comptes bancaires français, exposant les informations de 1,2 million de comptes. L'attaque, rendue possible par l'usurpation des identifiants d'un fonctionnaire, a permis à un pirate de consulter pendant 16 jours des données personnelles sensibles : identité, adresse et coordonnées bancaires (IBAN). La DGFiP a colmaté la brèche et alerte désormais les usagers concernés.

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Phi-4-Reasoning-Vision-15B : modèle multimodal open source orienté agents

Microsoft dévoile Phi-4-Reasoning-Vision-15B, un modèle open source de 15 milliards de paramètres orienté vision et raisonnement. Positionné dans la famille Phi-4, il combine une perception visuelle haute résolution avec un mécanisme de raisonnement sélectif, capable d’alterner entre une sortie directe faible latence et une chaîne de pensée multi‑étapes quand la tâche l’exige.

Schéma des licences open source de divers modèles de Microsoft.

L’intérêt n’est pas la détection d’objets en tant que telle, mais la structuration de l’information visuelle pour l’exploiter dans un contexte textuel précis. Le modèle ingère une image et un prompt, reconstruit la relation entre les éléments, puis produit une conclusion actionnable. Concrètement, cela couvre aussi bien l’analyse de graphiques que l’automatisation d’interfaces.

Le cœur du design repose sur un comportement de raisonnement hybride. Sur des tâches d’OCR, de localisation d’éléments ou d’extraction simple, Phi-4-Reasoning-Vision-15B répond immédiatement pour réduire la latence. Face à des problèmes mathématiques, des consignes logiques ou des scénarios ambigus, il active une chaîne de raisonnement structurée avec plusieurs pas d’inférence.

Ciblage des interfaces et agents logiciels

Tableau comparatif des performances de modèles IA sur plusieurs benchmarks.

Microsoft met en avant l’usage avec des agents de bureau: le modèle reçoit une capture d’écran et une instruction en langage naturel, puis retourne les coordonnées normalisées de la zone cliquable à l’écran. Un orchestrateur peut ensuite effectuer clics, défilement ou navigation, ouvrant la voie à des workflows d’automatisation combinant vision, langage et actions.

Au‑delà des GUI, le même schéma s’applique à la lecture de documents structurés, à l’interprétation de diagrammes et à l’exécution de tâches multimodales qui exigent à la fois une lecture fine des pixels et une décision contextualisée. Microsoft publie le modèle sur Hugging Face, avec l’intention affichée d’en faire une brique standard pour des applications “raisonnantes” compactes.

Ouverture et disponibilité

Le dépôt Hugging Face est accessible à l’adresse suivante : microsoft/Phi-4-reasoning-vision-15B. Le positionnement « petit modèle multimodal » vise des intégrations plus légères que les LMM géants, notamment pour des services à latence contrainte et des agents embarqués.

Tableau des benchmarks de modèles d'intelligence artificielle avec différents niveaux de performance.

Si les benchmarks fournis soulignent des gains sur des tâches clés en raisonnement visuel, l’enjeu réel se jouera côté produits: la bascule dynamique entre sortie directe et chaîne de pensée peut réduire sensiblement le coût et le temps de réponse dans des agents pilotant des écrans, une fonction encore rare dans l’écosystème open source et qui pourrait accélérer la standardisation d’outils d’automatisation multimodaux.

Source : ITHome

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CoreWeave et Perplexity s’allient autour des racks GB200 NVL pour l’inférence

CoreWeave, acteur « neocloud » soutenu par Nvidia, officialise un partenariat pluriannuel avec Perplexity pour fournir de la capacité d’inférence à grande échelle. L’accord prévoit l’usage des ressources de CoreWeave, dont des racks Nvidia GB200 NVL dédiés, afin d’héberger et d’exécuter les charges de production de Perplexity. En miroir, CoreWeave déploiera Perplexity Enterprise Max au sein de ses équipes.

Des racks GB200 NVL pour l’inférence en production

Le cœur de la coopération repose sur l’accès à des grappes optimisées pour l’inférence, avec des racks GB200 NVL que CoreWeave positionne pour la latence basse et la stabilité sous contrainte. L’intégration s’inscrit dans un environnement pensé « AI-first » avec orchestration adaptée aux flux d’inférence et SLA orientés disponibilité, un point clé pour les applications en production.

Max Hjelm, senior vice-président chez CoreWeave, insiste sur la nécessité d’un socle cloud spécifiquement conçu pour l’IA plutôt que d’une simple pile d’infrastructure brute, évoquant la performance et la fiabilité comme critères premiers. Côté Perplexity, Dmitry Shevelenko, Chief Business Officer, cite l’approche partenaire et la capacité d’optimisation d’infrastructure et de modèles comme leviers d’accélération.

Portée stratégique et effets de levier

L’accord consolide l’approche verticalisée de CoreWeave sur l’inférence, complémentaire des déploiements d’entraînement GPU massifs. Pour Perplexity, l’accès prioritaire aux racks GB200 NVL et à l’orchestration dédiée crée un couloir de montée en charge rapide sans immobiliser de capex. La contrepartie, l’adoption d’Enterprise Max chez CoreWeave, suggère un échange de valeur réciproque autour d’usages internes avancés et d’un retour d’expérience terrain.

Dans un marché sous tension sur la disponibilité GPU, ce type d’accord verrouille de la capacité d’inférence premium et réduit le risque opérationnel lors des pics de trafic. Il pourrait aussi accélérer la bascule vers des architectures GB200 NVL comme standard de fait pour l’inférence à grande échelle, en particulier chez les acteurs IA natifs qui privilégient le time-to-market à l’intégration on-prem.

Source : ITHome

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HBM4E : Rambus lance un contrôleur mémoire à 16 Gbps/pin pour plus de 32 TB/s

La barre des 16 Gbps par pin est franchie, et l’échelle change pour les accélérateurs IA. Rambus pousse son contrôleur HBM4E en tête, avec une promesse claire côté bande passante utile.

HBM4E à 16 Gbps/pin : 4,1 TB/s par device, plus de 32 TB/s à huit piles

Rambus présente un contrôleur HBM4E capable d’atteindre 16 Gbps par pin, soit 4,1 TB/s par device. En configuration standard à huit devices HBM4E, un accélérateur IA dépasse les 32 TB/s de bande passante agrégée.

L’IP est destinée aux SoC IA, GPU et charges HPC de nouvelle génération. Elle s’intègre avec des PHY standards ou TSV tiers pour des déploiements en 2,5D ou 3D, que ce soit dans un SoC AI dédié ou un interposeur/base die custom.

Rambus insiste sur des fonctions de fiabilité avancées, un point critique à ces débits et densités. L’objectif est de lever le goulot d’étranglement mémoire qui pèse sur l’inférence et l’entraînement, en particulier pour les LLM, comme le rappelle MatX.

Adoption industrielle et disponibilité

Samsung salue une étape charnière pour l’IA et le HPC, et indique travailler avec Rambus et l’écosystème fonderie/IP pour accélérer l’adoption. IDC souligne que la montée des besoins des accélérateurs impose des itérations rapides côté HBM, dont cette IP HBM4E désormais disponible en licensing et en early access.

À court terme, ce contrôleur positionne les intégrateurs qui bouclent leurs designs 2,5D/3D pour 2025–2026. Le point d’attention restera l’alignement avec les PHY HBM4E de chaque fonderie, la tenue SI/PI à 16 Gbps/pin et la capacité à livrer en volume des piles validées.

Source : TechPowerUp

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Assassin’s Creed Black Flag Resynced confirmé, Hexe en tête de gondole vers 2026

La rumeur tenace devient un projet officiel, et la franchise se structure en parallèle. Conséquence directe : un calendrier AC qui s’éclaircit autour de priorités déjà définies.

Black Flag Resynced devient réalité

Jean Guesdon, Head of Content de la marque, confirme le développement d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced. Aucune fenêtre de lancement n’est communiquée, malgré des rumeurs récentes pointant vers 2026. Ubisoft précise que ce remake s’inscrit parmi plusieurs projets AC « à différents stades de développement ».

Le post de mise à jour de marque, titré « Assassin’s Creed Into 2026 », fixe le cap éditorial sans dévoiler de gameplay ni d’objectifs techniques. L’équipe réunit des vétérans du Black Flag original, gage d’une continuité créative sur les fondamentaux.

Hexe en pole, Invictus et Jade en parallèle

Le prochain lancement de la série est Assassin’s Creed Codename Hexe. Le projet a récemment subi un rework du système de combat en phase avancée de production. Ubisoft parle d’une approche plus sombre et narrative, et annonce rester discret jusqu’à la sortie.

Assassin’s Creed Invictus est confirmé en PVP multijoueur. En complément, Codename Jade poursuit son développement en open world mobile situé en Chine, initialement évoqué pour 2023. Ces chantiers coexistent avec Black Flag Resynced, sans dates fermes.

La stratégie actuelle consolide trois axes : un remake premium attendu, un épisode principal prioritaire et une offre live/multijoueur plus lisible. Si les fenêtres restent floues, l’empilement maîtrisé laisse entrevoir un phasage à partir de 2026, avec Hexe en tête et Resynced comme pilier de nostalgie modernisé.

Source : TechPowerUp

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Le dernier bastion européen face à l’empire Android-iOS

Vous vous souvenez de Jolla ? Ces anciens de Nokia qui voulaient renverser le monde avec Sailfish OS. Treize ans après, ils sont toujours là, au MWC 2026, avec un nouveau smartphone et une promesse folle : un appareil où le logiciel ne quitte jamais le sol finlandais pour garantir votre sécurité.
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Actualité : Windows 11 : une mise à jour DirectX fait bondir les performances du raytracing de 90 %

Bonne nouvelle pour les joueurs PC : la dernière mise à jour du kit DirectX Agility promet des gains de performances en ray tracing pouvant atteindre 90 % sur certaines configurations.Microsoft vient de publier la version 1.619 de l'Agility SDK, qui fait passer plusieurs fonctionnalités du stade de preview à celui de version stable. La plus notable :...

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☕️ Qualcomm : du Wi-Fi 8 à 11,6 Gb/s et un modem 5G flashé à 14,8 Gb/s

FastConnect 8800 : Wi-Fi 8, Bluetooth, UWB et Thread

Qualcomm profite du MWC de Barcelone pour présenter ses nouveautés sur la connectivité. Il y a pour commencer le FastConnect 8800, un modem Wi-Fi en 4×4 capable de monter jusqu’à 11,6 Gb/s. Il prend en charge les bandes de 2,4, 5 et 6 GHz, avec des blocs de 320 MHz maximum.

La puce propose aussi du Bluetooth High Data Throughput (HDT) jusqu’à 7,5 Mb/s, de l’Ultra Wide Band (UWB) et Thread pour les objets connectés. Le FastConnect 8800 « intègre également Proximity AI, qui utilise l’UWB, le Bluetooth Channel Sounding, le Wi-Fi Ranging et d’autres technologies de détection pour un suivi précis au centimètre près ».

Tous les détails se trouvent par ici. Qualcomm propose des échantillons à ses clients, mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver les premiers produits commerciaux, précise l’entreprise.

Modem 5G X105 jusqu’à 14,8 Gb/s

Qualcomm présente aussi un nouveau modem 5G, le X105. Il succède donc au X85 annoncé en mars 2025. Le fabricant affirme que c’est le premier au monde à prendre en charge la Release 19 de la 3GPP.

La Release 18 est aussi appelée 5G Advanced ou 5,5G et c’est une « évolution majeure » de la 5G. La 19 est une version de transition qui doit « exploiter pleinement le potentiel de la 5G et faire le lien avec la 6G ». Elle propose diverses améliorations détaillées par Qualcomm dans ce document.

Revenons au modem 5G X105. Ses débits sont de 14,8 Gb/s en téléchargement et 4,2 Gb/s en upload, contre respectivement 12,5 et 3,7 Gb/s pour son prédécesseur.

Qualcomm met en avant des fonctionnalités comme le positionnement par satellites GNSS quadribande (L1, L2, L5, L6) et de la prise du NR-NTN (New Radio – Non Terrestrial Networks). L’intelligence artificielle est évidemment de la partie « pour détecter, classer et optimiser les flux de données en fonction des scénarios d’utilisation ».

Des échantillons sont en cours de qualification auprès des partenaires et les terminaux commerciaux sont attendus au second semestre de cette année. Tous les détails du X105 sont sur cette page.

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WhatsApp développe un abonnement « Plus » payant pour Android et iOS

Les équipes de Meta travaillent sur une formule d’abonnement optionnelle pour WhatsApp. Elle permettra d’accéder à des fonctionnalités exclusives dont l’intérêt reste limité.
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☕️ OpenAI publie la version Windows de Codex, son agent IA dédié au code

Déjà accessible au travers de Visual Studio ou GitHub Codespaces, l’agent IA dédié au code d’OpenAI dispose désormais de son propre client dédié aux environnements Microsoft, via l’application Codex pour Windows. Annoncée le 4 mars, cette dernière est proposée au téléchargement par l’intermédiaire du Microsoft Store, sans alternative plus directe pour le moment.

Comme pour l’application macOS lancée début février, OpenAI promet que son client Windows couvre toute la richesse fonctionnelle de Codex avec, entre autres, la possibilité de faire tourner simultanément plusieurs tâches ou agents parallèles, la création d’environnements sécurisés et isolés les uns des autres, une gestion complète des commits, CI/CD, etc., ainsi que l’accès aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).

L’application Codex d’OpenAI est désormais disponible sur Windows – crédit OpenAI

OpenAI souligne également la présence d’une fonction d’import, pour rapatrier l’historique issu d’une précédente instance de Codex, et assure que l’outil offre une sécurité « par défaut », dans la mesure où les agents IA évoluent dans un environnement dédié (sandbox) tant que l’utilisateur ne leur a pas octroyé d’autres privilèges. La promesse ne se veut d’ailleurs pas exclusive à cette version Windows :

« L’application Codex utilise un sandboxing natif, open source⁠ et configurable au niveau système, comme dans la CLI Codex. Par défaut, les agents Codex ne peuvent modifier que les fichiers du dossier ou de la branche sur lesquels ils travaillent et utiliser une recherche web mise en cache. Ils demandent ensuite votre autorisation avant d’exécuter des commandes nécessitant des droits élevés, comme l’accès au réseau ».

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HC060 et HM049 des écrans de surveillance 5,25″ chez Lamptron !

La marque Lamptron, annonce deux nouveaux coloris pour ses écrans de surveillances HC060 et HM049. Ce sont des écrans qui peuvent s’intégrer dans des baies 5,25″ d’un boîtier PC et qui permettent de toujours avoir les informations de son système à portée de vue. De plus, l’ensemble supporte toujours le logiciel Aida64 qui était un point […]

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Google détaille ses plans pour Aluminium OS, le nouveau système d’exploitation qui remplacera (peut-être) les Chromebook

Développées en sous-marin depuis quelque temps maintenant, les premières briques d’Aluminium OS devraient être dévoilées au grand public cette année, si l’on en croit les récentes déclarations du responsable d’Android.
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Quand nos IA simulent une crise nucléaire, elles mentent, bluffent… et appuient sur le bouton dans 95 % des cas

Des chercheurs du King's College London ont opposé GPT-5.2, Claude Sonnet 4 et Gemini 3 Flash dans un wargame nucléaire. Les résultats sont glaçants.

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Diffusion non consentie d’images sexuelles : Point de Contact veut agir partout, plus vite

VLOP et OP sont dans un bateau
Diffusion non consentie d’images sexuelles : Point de Contact veut agir partout, plus vite

Dans son rapport de transparence 2025, l’association Point de Contact pointe que les obligations légales de très grandes plateformes les poussent à réagir plus vite, en moyenne, que les autres fournisseurs de services numériques. Elle souligne par ailleurs la présence de violences à caractère sexuel dans tous les espaces numériques, contrairement à d’autres types de contenus illicites.

Nommée signaleur de confiance au sens du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) par l’ARCOM, l’association Point de Contact publie ce 5 mars son rapport de transparence de l’année 2025.

Parmi ses principaux constats, l’association souligne qu’au-delà des très grandes plateformes numériques (VLOP) soumises à des obligations spécifiques par le DSA, la catégorie des « fournisseurs de services intermédiaires » (d’hébergement, d’accès à Internet) est aussi largement utilisée pour la diffusion de certains types de contenus illicites. En conséquence, ils ont reçu plus des trois quarts des notifications de contenus illicites émises par l’association en 2025 (en excluant une affaire spécifique impliquant de contacter OVHcloud).

En termes de contenus, l’association constate que ceux relevant de violences sexuelles (contre personnes mineures comme majeures) sont présents dans tous les types d’espaces numériques, contrairement à d’autres contenus illicites dont la circulation est plus souvent cantonnée aux réseaux sociaux. Sur ce type spécifique de contenus, elle constate une plus grande difficulté à obtenir le retrait de contenu concernant des personnes majeures, et appelle à la mise en place de mécanismes techniques et juridiques permettant de mieux protéger les victimes.

Rapport de transparence de Point de Contact / Capture d’écran

Signaleur de confiance… auprès des très grandes plateformes

En vertu de l’article 22 du DSA, les très grandes plateformes (VLOP) doivent travailler avec les signaleurs de confiance, tels que labellisés au sein de chaque État membre de l’Union européenne. En pratique, lorsque ces derniers font remonter des alertes, les plateformes doivent les traiter en priorité. Aux côtés de Point de Contact, les autres signaleurs nommés par l’Arcom sont e-enfance, l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, l’International Fund for Animal Welfare (IFAW), INDECOSA-CGT (Information et défense des consommateurs et salariés), Addictions France, le Crif et la Licra.

Sur l’année écoulée, Point de Contact indique avoir reçu 122 317 signalements, indifféremment d’internautes ou de partenaires, dont 36 % (45 086) ont été qualifiés d’illicites après analyse par quatre juristes de l’association. 65 % (29 640) de ces messages illicites ont conduit à des notifications aux services concernés, ce qui a conduit au retrait de 63% (28 800) de ces contenus. L’association précise que l’écart constaté entre le nombre de contenus signalés et retirés est le plus souvent dû au travail du réseau international INHOPE, qui a pu mener à des retraits avant notification par l’association française.

Si Point de Contact reçoit des notifications sur une variété de sujets, l’immense majorité (93 %) concerne la protection des mineurs. En termes de fournisseurs, la vaste majorité des alertes émises (89 %) ont été envoyées à OVHcloud. La raison, note Point de Contact, est que « l’un des sites hébergés par cette entreprise est ciblé par des réseaux pédocriminels qui profitent des services d’hébergement d’images fournis par ce site pour y télécharger et échanger des contenus d’exploitation sexuelle sur mineure ».

L’association invite donc à se concentrer sur les 11 % d’alertes restantes pour dessiner une image plus précise des actions des différents destinataires de notifications. 571 ont ainsi été soumises à des VLOP. Dans le lot, X fait figure de mauvais élève, dans la mesure où seulement un contenu sur deux, en moyenne, est retiré après notification.

Plus généralement, Point de Contact relève que les contenus de violences à caractère sexuel ne sont pas traités de la même manière par les VLOP et les fournisseurs de service d’hébergement. En l’occurrence, 86 % des notifications envoyées à de très grandes plateformes pour ce type de problématiques ont conduit à des retraits, quand seulement 60 % des notifications similaires auprès d’hébergeurs ont permis d’obtenir ce résultat.

Une partie de l’explication de ce déséquilibre est à chercher dans la réglementation européenne : le DSA prévoit en effet des niveaux de responsabilité différents selon la taille des services. La priorité qui doit être donnée aux signaleurs de confiance, par exemple, n’est imposée qu’aux VLOP. Point de Contact estime néanmoins qu’au sein d’une même catégorie d’acteurs (VLOP, autres plateformes en ligne, fournisseurs de services intermédiaires), l’application du DSA reste hétérogène, que ce soit du point de vue de la rapidité de traitement, de celle de la coopération avec le signaleur ou même de motivation des décisions finalement prises.

Violences à caractère sexuel dans tous les espaces numériques 



Si les discours de haine et contenus terroristes ou négationnistes sont principalement cantonnés aux réseaux sociaux, Point de Contact constate que les violences à caractère sexuel se retrouvent dans tous les espaces numériques.

Dans cette catégorie, la diffusion non consentie d’image à caractère sexuel fait par ailleurs face à une difficulté particulière : que bien même leur diffusion, voire leur fabrication, ne serait pas consentie par les personnes concernées, lorsque ces dernières sont adultes, les contenus sont rarement considérés comme « manifestement illicite » par les interlocuteurs de Point de Contact.

Rapport de transparence de Point de Contact / Capture d’écran

En 2024, la sociologue Elisa Garcia Mingo résumait ce problème auprès de Next en déclarant : « On manque d’une culture du consentement ». Concrètement, la sous-considération de la dangerosité de ce type de contenu entraîne des temps de traitement plus longs, alors même que la persistance de ces contenus en ligne crée des préjudices aux victimes.

En 2025, un sondage d’Ipsos pour Féministes contre le Cyberharcèlement, Point de Contact et StopFisha constatait que plus d’une victime de cyberharcèlement sur quatre avait subi la diffusion non consentie de contenus sexuels ou intimes. Seulement 12 % des victimes de cyberviolences sexistes et sexuelles interrogées déclaraient avoir porté plainte.

Quatre ans plus tôt, un autre sondage pour Féministes contre le cyberharcèlement constatait que près de la moitié des victimes de cyberharcèlement subissait des symptômes dépressifs, pas loin d’une sur cinq des idées suicidaires.

Pour les images non consenties à caractère sexuel impliquant des adultes, Point de Contact plaide donc pour la mise en place de solutions spécifiques, dont « des obligations renforcées de retrait rapide, des mesures d’atténuation des risques de rediffusion » et des « mécanismes judiciaires accessibles aux victimes, adaptés aux dynamiques propres à l’espace numérique ».

Elle suggère notamment l’introduction de « dispositifs temporaires de restriction d’accès ou de suspension conservatoire du contenu », afin de « réduire l’exposition aux contenus les plus préjudiciables tout en préservant l’équilibre entre protection des victimes, liberté d’expression et sécurité juridique des plateformes ».

Point de Contact relève par ailleurs une généralisation des cas de diffusion d’informations personnelles. En 2025, elle indique avoir dû signaler cent cas différents à des services numériques.

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