La faillite d’un marchand de réchauds à gaz au Kenya fait trembler la fragile architecture des marchés du carbone



© Ahn Young-joon/AP

© Ajit Solanki/AP

© JAY LAPRETE/AP/« LE MONDE »

© DANIEL LEAL/AFP/« LE MONDE »

© DANIEL LEAL/AFP/« LE MONDE »
En juin dernier, Donald Trump affirmait que des frappes contre trois centres nucléaires iraniens avaient "anéanti" le programme atomique de Téhéran. Huit mois plus tard, une nouvelle attaque est à l’étude. Selon plusieurs agences de presse et médias américains, dont le New York Times et CNN, le déploiement accéléré des forces américaines au Moyen-Orient a atteint un stade qui permet au président Donald Trump d’ordonner une opération contre l’Iran "dès ce week-end". L’objectif : pouvoir viser simultanément le programme nucléaire iranien, ses missiles balistiques et leurs sites de lancement. Aucune décision n’a été annoncée, mais l’appareil militaire est désormais en place.
Cette montée en puissance et en pression s’est poursuivie alors même que des discussions ont continué de se tenir jusqu’à ce mardi 17 février à Genève, entre les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, pour tenter d’éviter une crise croissante entre les deux pays.
Le chef de la diplomatie iranienne a depuis évoqué un accord sur un "ensemble de principes directeurs", et l’Iran a accepté à l’issue de la rencontre de présenter une proposition écrite pour répondre aux préoccupations américaines selon Reuters, demandant selon le New York Times un délai de deux semaines pour soumettre des propositions diplomatiques détaillées. Auprès du journal américain, des responsables américains informés des échanges ont reconnu des progrès, tout en estimant que "d’importants désaccords subsistent".
Le président américain avait demandé à son état-major des options militaire dès janvier dernier, après la répression sanglante de manifestations par l’Iran, toujours selon le NYT. Mercredi, les principaux responsables de la sécurité nationale de l’administration Trump se sont de nouveaux réunis dans la Situation Room de la Maison-Blanche pour échanger autour de cette option, indique CNN.
Au cours des dernières semaines, les États-Unis ont repositionné des systèmes de défense Patriot et THAAD pour protéger les 30 000 à 40 000 soldats américains présents au Moyen-Orient. Des dizaines d’avions ravitailleurs et plus de 50 chasseurs supplémentaires (F-35, F-22, F-16) ont été déployés. Mercredi, le porte-avions USS Gerald R. Ford approchait de Gibraltar pour rejoindre l’USS Abraham Lincoln dans la région.
Malgré ce renforcement considérable du dispositif militaire, la communication officielle de la Maison-Blanche insiste sur la diplomatie. "Le président a toujours été très clair : concernant l’Iran ou tout autre pays, la diplomatie reste sa première option, et l’Iran ferait preuve de sagesse en concluant un accord avec le président Trump et son administration", a assuré mercredi la porte-parole Karoline Leavitt. Avant de promettre que Donald Trump "réfléchit toujours à ce qui sert au mieux les intérêts des États-Unis, de notre armée et du peuple américain, et c’est ainsi qu’il prend ses décisions en matière d’action militaire".
Depuis des mois, Donald Trump exige que l’Iran renonce à l’enrichissement d’uranium et à la poursuite de son programme nucléaire, tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pousse ces derniers temps en faveur d’une action destinée à réduire les capacités balistiques iraniennes. Selon le NYT, l’attaque à venir pourrait inclure une frappe coordonnée avec Israël afin d’infliger un choc militaire susceptible de forcer Téhéran à faire des concessions.
© REUTERS

© NICOLAS TUCAT / AFP
© NOAA / REUTERS

© THOMAS KIENZLE / AFP