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La carte de l’“armada” américaine déployée autour de l’Iran

“L’aide arrive”, avait promis Donald Trump le 14 janvier dernier aux manifestants iraniens. Ce qui n’a pas empêché le régime des mollahs de perpétrer un véritable massacre. Plus de deux semaines plus tard, du matériel militaire continue pourtant d’arriver pour augmenter la pression sur Téhéran. De quoi, possiblement, déclencher un engrenage menant vers la guerre.

© SOURCES : « THE NEW YORK TIMES », LIVEUAMAP, USNI

Iran : le déploiement de forces des États-Unis au Moyen-Orient.
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En Iran, la répression frappe aussi les médecins ayant soigné les manifestants

Depuis les manifestations de janvier, l’étau se resserre sur les médecins et le personnel soignant ayant pris en charge les blessés. Arrestations, menaces et intimidations se multiplient, tandis que les autorités exigent la communication de l’identité des patients.

© Reseaux sociaux via AP

Des corps devant la morgue, à Kahrizak, en Iran. Capture d’une vidéo prise entre le 9 et le 11 janvier 2026 sur les réseaux sociaux.
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Au Costa Rica, la présidente élue Laura Fernandez compte poursuivre la ligne de « droite dure » de son prédécesseur

La dauphine de l’actuel président, Rodrigo Chaves, qui a remporté haut la main les élections dimanche, propose une réforme des institutions qui « sabotent » l’Etat et une politique de « main de fer » contre la délinquance.

© MARVIN RECINOS/AFP

Laura Fernandez, la candidate élue du Costa Rica, après les résultats de l’élection présidentielle à l’hôtel Aurola, à San José, le 1er février 2026.
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En Iran, un important incendie ravage un bazar de l’ouest de Téhéran

« L’incendie est si important qu’il est visible de différents endroits de la ville », a précisé un porte-parole des pompiers de Téhéran, alors que la cause du sinistre reste indéterminée dans l’immédiat.

© Majid Asgaripour/WANA via REUTERS

Au Grand Bazar de Téhéran, en Iran, le 15 janvier 2026.
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Au Sahel, « l’EI a montré qu’il était capable de frapper fort » en attaquant l’aéroport de la capitale du Niger

La junte au pouvoir à Niamey et ses alliés russes d’Africa Corps ont subi une attaque sans précédent avec l’assaut de l’aéroport international dans la nuit du 28 au 29 janvier. Celui-ci a été revendiqué par les djihadistes de l’organisation Etat islamique au Sahel.

© RTN - Télévision d’Etat Nigérienne / via REUTERS

Des motos saisies aux membres d’une attaque contre l’aéroport international de Niamey, le 29 janvier 2026, dans cette capture d’écran tirée de la télévision d’Etat nigérienne RTN.
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L’Inde et les Etats-Unis scellent un accord commercial après des mois de tensions

Donald Trump a annoncé le 2 février que New Delhi avait accepté de renoncer à ses achats de pétrole russe, une contrepartie non confirmée par Narendra Modi

© Ben Curtis/AP

Le président américain, Donald Trump (à droite), avec le premier ministre indien, Narendra Modi, à la Maison Blanche, à Washington, le 13 février 2025.
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Tensions avec l'Algérie: Laurent Nuñez exclut de se rendre sur place tant que les "conditions minimalistes" de la France ne seront pas remplies

Le ministre de l'Intérieur a réitéré ce mardi 3 février les conditions préalables avant que Paris n'organise une visite officielle à Alger: la reprise des expulsions d'Algériens en situation irrégulière sur le territoire français et une avancée sur le dossier de Christophe Glzeizes, journaliste français détenu arbitrairement sur place.

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Tensions entre la France et l'Algérie

Depuis l'été 2024, les tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie n'ont cessé de croitre. Plusieurs dossiers sont au coeur de ces dissensions: la question du Sahara occidental, l'incarcération en Algérie de l'écrivain Boualem Sansal, mais aussi le refus de l'Algérie d'accueillir ses ressortissants visés par des Obligations de quitter le territoire français (OQTF). Des tensions qui ont connu un regain malgré une tentative d'apaisement en ce mois d'avril 2025, avec l'expulsion par les deux pays de fonctionnaires français ou d'agents consulaires algériens.

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Arctique: les tensions autour du Groenland ravivent les craintes de la Norvège pour l’archipel du Svalbard

Situé à 500 kilomètres à l'ouest du Groenland, l'archipel du Svalbard a longtemps été présenté comme un exemple de coopération internationale. Mais le territoire administré par la Norvège est désormais rattrapé par les enjeux géostratégiques et les rivalités entre grandes puissances dans l'Arctique.

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Tom Félix, Français qui risquait la peine de mort en Malaisie, a été acquitté et libéré

Emprisonné depuis plus de vingt et un mois dans une prison de l’Etat de Perlis, dans le nord-ouest de la Malaisie, le trentenaire était accusé de détention et de trafic de stupéfiants.

© HAKIM MUSTAPHA / AFP

Le ressortissant français Tom Félix (au centre), escorté par des officiers de la police royale malaisienne au tribunal de grande instance d’Alor Setar, le 16 juin 2025.
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Géorgie: une loi visant à rendre les financements étrangers illégaux étudiée au Parlement

✇RFI
Par :RFI
Ce mardi 3 février 2026, le Parlement géorgien est saisi d’un texte de loi qui rendrait illégal tout financement étranger dans le pays, avec des peines de prison de six ans à la clé. L’annonce crée la panique partout dans le pays depuis plusieurs jours et consolide la dérive autoritaire du parti au pouvoir, Rêve géorgien. La loi pourrait largement affecter les ONG, les travailleurs indépendants ou encore les salariés de multinationales.

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Dérives de l'ICE : Donald Trump, le sparadrap des droites populistes, par Catherine Fieschi

À Minneapolis, la violence politique est devenue un message. Les événements de la semaine dernière le confirment. La démonstration de force, la brutalité policière exhibée, l’usage létal de l’appareil d’État — comme dans l’assassinat d’Alex Pettri par l’ICE — relèvent d’un même dispositif : rappeler ce que le pouvoir peut faire, et qui il peut viser. La violence du monde Maga n’est pas une dérive incontrôlée, mais un calcul politique fondé sur la dissuasion, la sidération et l’exemplarité. Le retrait partiel de l’ICE à Minneapolis n’a d’ailleurs été accompagné d’aucun infléchissement de discours de la part de l’administration Trump.

Hannah Arendt insistait sur un point essentiel : la violence surgit lorsque le pouvoir n’a plus besoin de convaincre. Instrument politique à part entière, elle vise des effets symboliques autant que matériels. La violence trumpiste serait donc une stratégie destinée à déplacer le seuil du tolérable.

Cette grammaire doit informer notre lecture de la situation européenne. L’extrême droite et la droite populiste s’installent dans les institutions, accèdent au pouvoir ou s’en rapprochent. Pourtant, une conviction semble persister : ces forces "dédiabolisées" auraient neutralisé leur rapport à la violence. Comme si l’ascension politique impliquait mécaniquement un assagissement. Comme si l’Union européenne constituait, par nature, un garde-fou suffisant. Or c’est précisément ce cadre que ces forces s’emploient à affaiblir de l’intérieur, tout en maintenant la violence hors champ tant que dure la phase de conquête.

Face au trumpisme, une partie de l’extrême droite européenne affiche désormais l’embarras. Donald Trump gêne. On critique ses outrances, on feint la distance, on évoque ses provocations géopolitiques — au Groenland notamment — au nom d’une souveraineté soudain sourcilleuse. Le Slovaque Fico, pourtant soutien affiché du président américain, confie publiquement ses craintes face à son "état d’esprit". Mais sur l’ICE, rien. Pas un mot. Les atteintes à la souveraineté embarrassent les patriotes autoproclamés ; les exécutions publiques, beaucoup moins. Meloni, pourtant critique de l’opération Groenland, ne semble aucunement troublée par l’irruption de l’ICE aux JO de Milan-Cortina.

La dédiabolisation n’est pas une pacification

Depuis des années, ces droites expliquent qu’il faut "prendre Trump au sérieux, mais pas au pied de la lettre". Admirer l’énergie (sic), la force, la personnalité — surtout pas le fond. Dissocier le style de la politique réelle. Or depuis sa réélection, cette distinction ne tient plus. Il n’y a plus d’écart entre la parole et l’acte, entre la mise en scène et la décision publique. Continuer à jouer l’embarras relève désormais du théâtre.

Ce double spectacle est la matrice des populistes. Tandis que la distance se joue devant les caméras, les échanges et les courbettes se poursuivent en coulisses — et se sont intensifiés depuis le retour de Trump au pouvoir. En 2025, plusieurs enquêtes ont documenté de nouveaux déplacements de responsables du Rassemblement national aux États-Unis, lors de conférences conservatrices à Washington et en Floride. Des cadres du RN y ont rencontré des consultants proches de l’administration Trump, spécialisés dans la polarisation électorale et la communication de crise. Des proches de Jordan Bardella ont multiplié les échanges informels avec des élus trumpistes autour des questions migratoires et de l’autorité de l’État. Quant à Sarah Knafo, elle est passée par le Claremont Institute, cet écosystème intellectuel au cœur du pouvoir Maga.

Le phénomène est européen. En Allemagne, Alice Weidel, figure centrale de l’AfD, revendique ses liens avec le camp trumpiste – la fine bouche n’est de mise qu’en matière d’invasions potentielles. En Hongrie, Orbán s’inscrit depuis longtemps dans cette même trajectoire. Et même récemment, l’affinité idéologique l’emporte sur toute mise à distance. Partout, la même grammaire : une respectabilité affichée, une radicalité assumée, et une violence maintenue à la lisière du visible, prête à être mobilisée sans jamais être pleinement exposée.

La dédiabolisation n’est pas une pacification : c’est une mise en scène. Violence et respectabilité sont les deux faces d’un même spectacle. L’une rassure, l’autre menace. Ensemble, elles préparent l’épreuve de force tout en prétendant l’éviter. La réussite ne tient qu’à un fil : la crédulité des électeurs.

Catherine Fieschi est chercheuse au centre Robert Schuman de l’Institut universitaire européen (IUE) de Florence

© EPA

Donald Trump et Giorgia Meloni à la Maison-Blanche, en avril 2025.
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