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Corée du Sud: Yoon Suk Yeol, de procureur star à président destitué

Antiféministe et résolument anti-Pyongyang, l'ancien procureur vedette Yoon Suk Yeol a sombré dans l'impopularité depuis son accession à la présidence sud-coréenne, entre scandales familiaux et débâcle électorale, jusqu'à se risquer à un coup de force qui lui a coûté son titre.

© ANTHONY WALLACE

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol salue la foule le jour de sa prise de fonctions, le 10 mai 2022 à Séoul
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En Corée du Sud, la Cour constitutionnelle destitue le président Yoon

Quatre mois après sa tentative désastreuse d’imposer la loi martiale, cette décision signifie le départ immédiat du pouvoir de Yoon Suk Yeol, qui n’était jusqu’à présent que suspendu, et entraînera une élection présidentielle anticipée sous 60 jours.
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La "stupide" politique anti-science de Trump bouche l’horizon des chercheurs américains

Depuis son investiture, Donald Trump multiplie les attaques contre les sciences aux États-Unis. Coupes budgétaires, gel des embauches et interdiction de mots dans les articles scientifiques inquiètent les chercheurs outre-Atlantique. Et nombre d’entre eux pourraient bien songer à changer d’air pour poursuivre leur carrière en Europe ou au Canada. Une chercheuse américaine a accepté de témoigner auprès de France 24 de ses difficultés personnelles actuelles.

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En Corée du Sud, le président Yoon Suk-yeol destitué

Après 111 jours, les huit juges de la Cour constitutionnelle sud-coréenne ont décidé de confirmer la destitution de Yoon Suk-yeol. Ils ont réfuté un par un les arguments de La Défense, estimant qu'"il a envoyé l'armée à l'Assemblée nationale le soir de l'instauration de la loi martiale et que les éléments invoqués pour la loi martiale n'étaient pas suffisants et dans la loi", explique Chloé Borgnon, correspondante pour France 24 à Séoul.

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Investiture de Donald Trump

Il a promis d'agir "à une vitesse et avec une force sans précédent" pour mettre fin au "déclin" de l'Amérique: Donald Trump va être investi ce lundi 20 janvier 2025 président des États-Unis, pour la seconde fois. À midi précis, heure de Washington (18 heures, heure de Paris), le 47e président de la première puissance mondiale débutera son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden. Il deviendra aussi, à 78 ans, le chef d'État américain le plus âgé jamais investi, après un premier passage à la Maison Blanche entre 2017 et 2021. Une main posée sur une bible héritée de sa mère, il jurera de "protéger la Constitution" sous la coupole du Capitole, là même où le 6 janvier 2021, ses partisans avaient tenté d'empêcher le Congrès de certifier la victoire du président démocrate sortant. La cérémonie se déroule habituellement à l'extérieur, mais le protocole a été chamboulé pour cause de vague de froid. Ni les poursuites pénales - dont une lui a valu une condamnation historique - ni la violence inouïe de sa rhétorique de campagne n'ont rebuté les électeurs. Donald Trump l'a emporté nettement le 5 novembre 2024 face à la vice-présidente démocrate Kamala Harris. Le républicain a promis un déferlement de décrets dès ce lundi 20 janvier 2025, notamment pour endiguer ce qu'il qualifie d'"invasion" de migrants sans papiers. Il a aussi promis de "sauver Tiktok" en suspendant l'application de la loi qui interdit la plateforme aux plus de 170 millions d'utilisateurs, laquelle a été rétablie avant même son investiture. Le milliardaire républicain, qui vient de lancer une cryptomonnaie susceptible de faire flamber sa fortune personnelle, veut en outre s'attaquer à la "folie transgenre" et aux programmes scolaires de sensibilisation au racisme. Il devrait annoncer des grâces pour les assaillants du Capitole condamnés à la suite du 6 janvier 2021, lever des mesures de protection de l'environnement afin de doper la production de pétrole, augmenter les droits de douane. À plus long terme, il veut mettre fin au conflit en Ukraine, se "venger" de ses adversaires politiques, "redresser" la presse et réduire massivement la dépense publique - il sera conseillé en cela par l'entrepreneur multimilliardaire Elon Musk, figure incontournable du nouveau pouvoir.

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