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Guinée, les 9 candidats ont un mois pour convaincre en vue de la présidentielle

En Guinée, coup d’envoi de la campagne pour la présidentielle Guinéenne prévue le 28 décembre prochain. À compter de ce samedi neuf candidats dont le président de la transition Mamadi Doumbouya ont un mois pour convaincre les Guinéens sur leur projet de société. Dans cette cours aucun point lourd de la politique guinéenne.

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Corruption en Ukraine: vue de Bruxelles, la démission d'Andriï Iermak rebat les cartes

✇RFI
Par :RFI
Le bras-droit du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son puissant directeur de cabinet Andriï Iermak, a été démis vendredi 28 novembre de ses fonctions après qu'il a été visé par des perquisitions dans le cadre d'une enquête dans une affaire de détournement d'environ 86 millions d'euros dans le secteur énergétique. L'homme était un interlocuteur incontournable – pour les Américains comme pour les Européens – alors même que se négocie un possible accord de paix.

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Azerbaïdjan : arrestation du leader de l’opposition Ali Karimli

Les services de sécurité d’Etat ont effectué une perquisition à son domicile avant de l’interpeller. Le responsable du Front populaire d’Azerbaïdjan était l’une des dernières figures de l’opposition non encore incarcérée ni exilée.

© Aziz Karimov / REUTERS

Le chef du Front populaire d’Azerbaïdjan, Ali Karimli, et ses partisans lors d’un rassemblement non autorisé pour réclamer la liberté de réunion à Bakou, en Azerbaïdjan, le 19 octobre 2019.
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Election présidentielle au Honduras : la candidate de gauche, Rixi Moncada, dénonce les « actions d’ingérence » de Donald Trump

Le président américain a appelé à voter pour l’homme d’affaires de droite Nasry Asfura, puis annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné à 45 ans de prison pour trafic de drogue aux Etats-Unis.

© Jose Cabezas / REUTERS

Rixi Moncada tient une conférence de presse à Tegucigalpa, au Honduras, le 29 novembre 2025.
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Guerre en Ukraine : les Américains et Volodymyr Zelensky proches du point de rupture

Les négociateurs ukrainiens qui, ce samedi 29 novembre, volent vers les États-Unis pour discuter avec les Américains du plan de paix, doivent avoir le cœur bien lourd. Leur chef, Andriy Yermak, qui était chargé de mener des négociations probablement très délicates avec la Maison-Blanche, n’est pas avec eux. Et il ne le sera plus jamais. Hier, l’omnipotent chef de cabinet de Volodymyr Zelensky a fait ses cartons, en raison des graves soupçons de corruption qui pèsent sur lui.

Autant dire que l’accueil à Washington risque d’être glacial. "Yermak n’était guère apprécié dans l’entourage de Donald Trump, évoque un diplomate de haut rang, qui l’a souvent vu à l’œuvre dans des 'bilatéraux'. Les rapports avec lui pouvaient être très abrasifs, mais c’était un roc. Les Américains considéraient que c’était lui qui tenait les positions ukrainiennes."

Semaine à haut risque

Sa démission met Volodymyr Zelensky en situation de faiblesse à la veille d’une semaine à haut risque. Selon le Telegraph, Donald Trump serait prêt à reconnaître le contrôle de la Russie sur la Crimée et "d’autres territoires occupés" – expression qui pourrait désigner des oblasts de Donetsk et de Loughansk.

En début de semaine prochaine, ses fidèles émissaires, Steve Witkoff et Jaresh Kushner, devraient apporter la bonne nouvelle au chef du Kremlin. Près de quatre ans après le lancement de son invasion, Poutine pourrait donc voir ses principales exigences satisfaites par "l’ami américain" qui, en dépit de tous les efforts européens pour plaider la cause ukrainienne, n’a jamais dévié de son intime conviction.

"Trump a une vision du monde qui s’est arrêtée à la fin des années 1980, regrette Camille Grand, chercheur et ex-secrétaire général adjoint de l’Otan. Contrairement à Obama, qui qualifiait Moscou de puissance régionale, lui est convaincu que la Russie est une superpuissance et que, par conséquent, elle ne peut pas perdre cette guerre." En outre, "le président américain connaît bien davantage les Russes, qu’il fréquentait déjà à l’époque de Gorbatchev ; en réalité, il n’a aucun respect pour les Ukrainiens, opine de son côté François Heisbourg, ancien diplomate et conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Trump aime les forts et veut passer pour le plus grand faiseur de paix de l’Histoire. Ces simples éléments suffisent à lui dicter son choix stratégique."

Le scandale qui, depuis quelques jours, éclabousse la présidence ukrainienne, n’arrange rien. Au contraire, il risque de braquer un peu plus l’administration "Maga" [NDLR : Make America Great Again] qui, pour une grande part, associe l’Ukraine à un pays corrompu. Et les Républicains ne sont pas les seuls à le penser. "J’ai passé un mois en Ukraine lorsque j’étais sénateur et vice-président. Il y avait une corruption importante. La situation était vraiment difficile", confiait Joe Biden au magazine Time en juin 2024, pour justifier son refus de soutenir l’intégration de Kiev dans l’Otan.

Pression américaine

Que peut-il se passer ces prochains jours ? Il est parfaitement possible que le président américain, pressé de se débarrasser de ce dossier, annonce qu’il est parvenu à se mettre d’accord avec la partie russe. Steve Witkoff en est en tout cas persuadé. "Je pense que nous allons y arriver […] et que le président me laissera beaucoup de marge de manœuvre afin de parvenir à un accord", assurait-il au conseiller diplomatique de Poutine, Iouri Ouchakov, dans une conversation téléphonique révélée par Bloomberg, la semaine dernière.

S’agira-t-il du plan américain, dévoilé le 21 novembre dernier, qui reprenait in extenso les desiderata russes ? Si tel est le cas, il sera très certainement rejeté par Kiev et les Européens, soulevant l’ire d’un Donald Trump qui mettra alors la pression sur ses "alliés" et menacera de couper son aide à l’Ukraine, notamment en matière de renseignements militaires. La balle sera alors dans le camp des Européens. "Encore faudrait-il que ceux-ci s’accordent pour présenter un plan alternatif ! critique Camille Grand. Pour l’instant, ils sont peu clairs sur ce qu’ils veulent faire. Le problème, c’est que les Européens sont davantage dans la réaction à Trump que dans l’action…" Pis, ils se déchirent parfois carrément entre eux – comme sur le sujet des avoirs russes gelés – plutôt que de présenter sous un front uni.

Tous ces sujets seront évoqués lundi, à Paris, lorsque Volodymyr Zelensky sera reçu par Emmanuel Macron. Le président ukrainien exposera sans doute à son homologue français les réformes d’ampleur qu’il vient d’annoncer pour moderniser le "plan ukrainien de défense" et mettre fin à la crise politique qui déchire le pays. Une manière de tenter de rassurer son allié dans ces heures cruciales.

© AFP

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Ankara, le 19 novembre 2025.
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