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Crise au Venezuela : qui est Nicolás Maduro, président autoritaire et contesté depuis 2013 ?

Capturé par les États-Unis ce samedi, le président vénézuélien a été réélu pour la dernière fois en 2024 au terme d’élections contestées. Face à la colère de son peuple depuis une dizaine d’années, il a choisi la répression.

© JUAN BARRETO / AFP

Le président vénézuélien en juillet 2025, à Caracas, capitale du Venezuela. 
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Etats-Unis - Venezuela : les principales interventions de Washington en Amérique latine depuis la guerre froide

Bien avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les Américains ont mené plusieurs opérations, directes ou indirectes, dans le sous-continent pour renverser ou soutenir les pouvoirs en place.

© - / AFP

Des Cubains et des Américains pro et anti-Castro s’affrontent lors de manifestations, pendant l’invasion de la baie des Cochons, à New York, le 19 avril 1961.
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EN DIRECT, Venezuela : après avoir été capturé, Nicolas Maduro devra répondre aux Etats-Unis d’accusations liées au « narcoterrorisme »

Donald Trump a bombardé le Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi, tout en enlevant le président vénézuélien. En début d’après-midi, Nicolas Maduro et son épouse ont été « inculpés dans le district sud de New York », a affirmé la procureure générale des Etats-Unis.

© Cristian Hernandez / AP

Des partisans brandissent une affiche du président vénézuélien Nicolas Maduro, après que le président américain Donald Trump a annoncé son enlèvement et son expulsion du pays, à Caracas, au Venezuela, le 3 janvier 2026.
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La chute du régime de Maduro au Venezuela devait-elle être portée par les États-Unis?

Donald Trump ​a annoncé samedi la capture et l'expulsion de son pays par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, et accusé par Trump d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic. Le numéro deux du Département d'État américain, Christopher Landau, a proclamé une "nouvelle ère" pour le Venezuela. Ce changement devait-il être porté par les États-Unis ? Nabia Makhloufi a posé la question à Yoletty Bracho, maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université d'Avignon.

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Nicolas Maduro inculpé au États-Unis pour trafic de drogues et terrorisme

L'administration Trump a déclaré samedi que le dirigeant vénézuélien qu'elle a annoncé avoir exfiltré de son pays, Nicolas Maduro, et son épouse feraient face "à toute la rigueur de la justice américaine" dans le cadre de poursuites pour trafic de drogue et terrorisme. La ministre de la Justice Pamela Bondi a expliqué sur X que M. Maduro et son épouse, dont on ignore où ils se trouvent, "feraient bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains". Précisions de Sarah Andersen, correspondante de France 24 à New-York.

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Quel rôle pour la communauté internationale face à la chute de Maduro au Venezuela ?

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a appelé samedi à la "retenue" et au respect du droit international au Venezuela, après l'annonce par le président américain, Donald Trump, de la "capture" de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a, de son côté, déclaré que tous les pays devaient "respecter le droit international". Quelle rôle pour la communauté internationale face à la chute du régime de Nicolas Maduro ? Éléments de réponse avec Jean-Claude Beaujour, avocat international spécialiste des États-Unis.

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États-Unis et Amérique latine, une histoire d'interventions militaires à répétition

L'intervention de samedi au Venezuela est loin d'être une première pour les États-Unis, qui ont longtemps considéré l'Amérique latine comme leur pré carré. En 1989, le président George Bush avait notamment décidé une intervention militaire au Panama, aboutissant à la reddition du général Manuel Noriega, ensuite condamné par la justice américaine.

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Donald Trump annonce la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis

Donald Trump a ‍annoncé samedi la ​capture et l'expulsion de son pays par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, que le chef de la Maison blanche accuse depuis des ⁠mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Le gouvernement vénézuélien ne sait pas où se trouve Nicolas Maduro ni son épouse Cilia Flores, ​a déclaré la vice-présidente Delcy Rodriguez dans un enregistrement audio diffusé à la télévision d'État. Analyse de Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24, Pascal Drouhaud, chercheur spécialiste de l'Amérique latine, et Jean-Claude Beaujour, avocat international spécialiste des États-Unis.

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La "capture" de Nicolas Maduro par les États-Unis est-elle surprenante ?

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain. Pourquoi cela s'est-il produit ? La capture de Nicolas Maduro est-elle une surprise ? Analyse de Pascal Drouhaud, spécialiste de l'Amérique Latine.

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Attaque américaine au Venezuela : «La chute de Maduro serait un coup de billard à trois bandes pour Washington»

ENTRETIEN - Les frappes américaines et la capture de Nicolás Maduro, inouïes dans l’histoire récente, réaffirment la doctrine Monroe et l’impérialisme américain sur le continent, analyse Jean-Louis Martin, chercheur associé à l’IFRI.

© HANDOUT / REUTERS

Le président vénézuélien Nicolás Maduro à Valence, au Venezuela, le 27 janvier 2019.
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"Mort à Khamenei !" En Iran, les manifestations "contre la vie chère" prennent une tournure politique

Un simple mouvement "contre la vie chère" ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, partie des bazars de Téhéran pour s’étendre à tout l’Iran, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.

A l’origine, les commerçants de la capitale ont fermé boutique pour protester contre l’inflation causée par la dépréciation de la monnaie nationale, puis ont été rejoints par les étudiants qui ont manifesté dans une dizaine d’universités à travers le pays. Le 31 décembre, le procureur général de la République islamique avait alors mis en garde, affirmant que le pouvoir judiciaire fera preuve de "fermeté" si les manifestations contre la vie chère en Iran étaient instrumentalisées à des fins de "déstabilisation".

Pour comprendre qu'il s'agit bien plus d'une simple protestation contre la situation économique, un simple coup d'œil aux slogans affichés dans la rue suffit. "Mort à Khamenei", "A bas le dictateur !", "Iranien ! Crie haut et fort pour tes droits !", pouvait-on lire sur les pancartes des protestataires, comme le rapporte Le Figaro. Des phrases chocs qui dénoncent les "fausses promesses" du régime et réclament la "fin du tyran", en référence à Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Depuis le mouvement "Femme, Vie, Liberté", à la suite de la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile mal porté en 2022, une grande partie de la population exprime en effet son ras-le-bol face aux lois obsolètes d’un régime islamique au pouvoir depuis 45 ans, qui ne représente plus guère qu’une petite frange des Iraniens. "Depuis l’instauration de la République islamique en 1979, le pouvoir n’a cessé de promouvoir la mort et la violence. Or, les Iraniens aiment la vie. Ils aiment leurs coutumes ancestrales et leurs fêtes", observe une cinéaste iranienne auprès du Figaro.

Des réactions contrastées

Cette dimension politique de la révolte, d’ailleurs, n’a pas échappé aux autres Etats, à commencer par Israël, dont le Mossad, le service de renseignement extérieur du pays, a invité en persan les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation, affirmant sur X être présent avec eux "sur le terrain". Donald Trump, lui, a assuré que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région.

En France, une partie de la gauche s’est en revanche concentrée sur l’aspect économique de la révolte, suscitant les critiques de certains observateurs qui les accusent d'occulter la nature politique de la révolte contre le régime islamiste. "Immense soutien au peuple iranien qui se mobilise depuis des jours contre la vie chère et pour ses droits. Votre courage force le respect", a simplement réagi le député de La France insoumise (LFI) Thomas Portes, tandis que Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a écrit sur X : "Vive le courage du peuple iranien qui se mobilise contre la vie chère et pour ses droits."

De son côté, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, a dit regarder avec "sympathie l’insoumission populaire qui affirme le droit à une vie digne", tout en s’interrogeant sur le rôle joué par Israël : "[…] en manifestant son soutien, le Mossad cherche à exaspérer les tensions entre Iraniens. Dans quel autre pays sinon sous ce gouvernement Netanyahou d’extrême droite un service d’espionnage exprime-t-il un point de vue public sur les événements dans un autre pays ?", a-t-il déclaré sur le même réseau social.

"Rien à voir avec le capitalisme"

"Nous sommes bien trop intelligents et éclairés pour vous laisser instrumentaliser notre cause contrairement à d’autres assez idiots pour croire que vous avez une once d’humanisme", a commenté en réponse au post de Thomas Portes Femme Azadi, une association féministe iranienne. "En 2022, notre slogan était : Femme, vie, liberté. En 2026, notre slogan est : Ceci est notre dernière bataille, Pahlavi va rentrer", en référence au fils exilé du dernier roi d'Iran, renversé par la révolution de 1979, qui appelle sur ses réseaux sociaux le peuple iranien à renverser le régime. "Les Iraniens scandent : À bas les trois pourritures : mollahs, gauchistes, moudjahidine. Cela n’a rien à voir avec le capitalisme", s’emporte également auprès de Marianne Mona Jafarian, militante et écrivaine iranienne vivant en France, auteure de Mon Combat (Stock, 2025) et cofondatrice de l'association Femme Azadi.

Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a d’ailleurs aussi cherché à circonscrire les revendications de cette gigantesque mobilisation. "Ces protestations de nature purement économique et civile expriment la volonté de la population d’améliorer ses conditions de vie", a-t-il souligné dans une déclaration, avant d’avertir : "La police distingue clairement les revendications légitimes de la population des actions destructrices […] et ne permettra pas à des ennemis de transformer les protestations civiles en troubles et en chaos". Pour l’heure, trente personnes accusées de "troubles à l’ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, et six personnes sont décédées.

© via REUTERS

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprime lors d'une réunion à Téhéran, en Iran, le 3 janvier 2026. Bureau du guide suprême iranien/WANA (Agence de presse d'Asie occidentale)/Document fourni par REUTERS
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Incendie de Crans-Montana : un tel drame pourrait-il encore arriver en France ? Malgré un encadrement renforcé, des failles persistent

L’incendie qui s’est produit dans un bar dansant à Crans-Montana, en Suisse, fait écho à une catastrophe similaire à Rouen, en 2016.

© CHARLY TRIBALLEAU/AFP

Devant un mémorial où des fleurs, des bougies et des photos ont été déposées, devant le bar Cuba Libre, à Rouen, le 11 août 2016.
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Au Royaume-Uni, la chaotique marche vers la vérité dans le scandale des viols de masse des « Grooming gangs »

RÉCIT - Après que des milliers de jeunes Anglaises ont été abusées durant une décennie, le gouvernement a fini par accepter une enquête nationale sur l’inaction des autorités et de la police, par crainte d’accusations de « préjugés raciaux »

© Hollie Adams / REUTERS

Une victime d’un grooming gang, qui avait subi à Rochdale des abus sexuels à l’âge de 14 ans, pose chez elle en janvier 2025.
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Trump ressuscite la sombre histoire des ingérences de Washington en Amérique latine

Du XIXe siècle à la guerre froide, les États-Unis sont intervenus des dizaines de fois dans leur “arrière-cour” pour défendre leurs intérêts et renverser des régimes qui ne leur plaisaient pas. Une histoire ravivée par la campagne lancée contre le Venezuela par Donald Trump, qui a revendiqué samedi 3 janvier la capture du président Nicolás Maduro. Dans cet article publié fin octobre, le “Financial Times” raconte cette “diplomatie de la canonnière” remise au goût du jour par la Maison-Blanche.

© Photo MIGUEL VINAS/AFP

Cette photo datant d’avril 1961 montre un groupe de combattants contre-révolutionnaires cubains, membres de la brigade 2506, après leur capture lors du débarquement de la baie des Cochons à Cuba.
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