↩ Accueil

Vue lecture

Iran-Etats-Unis : force ou diplomatie ?

En Iran, le calme semble être revenu dans les rues après près de 3 semaines de manifestations. Selon Human RIGHTS : au moins 3428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre. L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont œuvré pour dissuader le Président américain Donald Trump d'attaquer l'Iran et mis en garde contre "de graves répercussions pour la région" a déclaré jeudi un haut responsable saoudien.

  •  

Donald Trump : son rêve d'acquérir le Groenland analysé par la presse américaine

Voilà plus d'une semaine que Donald Trump s'imagine prendre le contrôle du Groenland. Après avoir émis cette idée quelques mois après son élection et le début de son second mandat, le président américain a relancé la machine, rêvant de faire du territoire autonome, sous contrôle danois, le 51e Etat américain, multipliant les déclarations provocantes, voire belliqueuses.

Et pourtant, le président américain peine à embarquer le peuple américain derrière lui, selon le Time. "Les Américains ne souhaitent absolument pas conquérir le Groenland, affirme le magazine centenaire, chiffre à l'appui. Ils ne sont même pas convaincus par l’achat de ce territoire semi-autonome qui fait partie du Danemark et, surtout, qui n’est pas à vendre." Selon un sondage Reuters-Ipsos, seulement 17 % des Américains souhaitent une intervention au Groenland. Alors que, sans surprise, seuls 2 % des démocrates sont en faveur d'un contrôle américain du Groenland, les républicains peinent à être convaincus (40 %).

Pour Politico, le président américain n'est pas vraiment plus populaire chez les habitants du territoire d'Arctique. Les nombreux ultimatums de Donald Trump renforcent l'opposition, souligne le média en ligne, qui remarque le même rejet chez les indépendantistes. D'autant que le mépris de Donald Trump envers les groenlandais et sa fâcheuse tendance à penser que l'argent peut les acheter facilement n'aide en rien. "En affichant si clairement cette conviction, Trump semble susciter un ressentiment plus profond chez les Groenlandais — et une nouvelle résistance à un éventuel rapprochement avec les Etats-Unis", analyse le pure player.

"Pulsions néo-impérialistes"

Peu importe pour le milliardaire. "Il a pour habitude de s'emparer d'une idée et de la mettre en œuvre avec détermination, comptant souvent sur le soutien inconditionnel de sa base électorale pour compenser son influence néfaste auprès des démocrates", estime le Time, pour qui le kidnapping de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier lors d'une opération militaire américaine montre bien que Donald Trump ne répond pas aux règles du droit international. Pour le Washington Post, cet épisode marque un tournant dans le fonctionnement de l'administration Trump, qui agit selon "des pulsions néo-impérialistes héritées d'il y a plus d'un siècle".

Comme de nombreux titres de presse américains, CNN reconnaît l'intérêt stratégique du Groenland. "Mais le défaut du raisonnement de Trump est que rien ne l'empêche de renforcer sa présence au Groenland s'il estime que la sécurité nationale des Etats-Unis est menacée", estime le média, alors que le pays a déjà une base militaire sur le territoire danois et pourrait très bien y consolider sa présence dans le cadre des accords de l'Otan. "Rien n'empêche M. Trump de renforcer la position américaine au Groenland, notamment par l'exploitation minière afin de réduire la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine", estime de son côté le Wall Street Journal, considérant qu'un accord avec le Danemark pourrait très bien aller dans ce sens. D'autant que la fonte des glaces en Arctique ouvre les voies navigables selon le Washington Post, facilitant l'accès à "d'immenses gisements de terres rares, ainsi que d'autres ressources naturelles".

Au détriment de l'Otan

Mais Donald Trump gagne-t-il réellement à ouvrir la voie à une invasion américaine du Groenland par la force ? Pour le quotidien de Washington, cette nouvelle lubie trumpienne ne peut qu'affaiblir un Otan déjà en difficulté et laisser de la place aux ambitions chinoises ou russes : "Saboter délibérément l'alliance encouragerait une Russie revancharde et ravirait la Chine, ainsi que l'Iran et les successeurs de Maduro qui dirigent actuellement le Venezuela." Même son de cloche au Wall Street Journal, qui estime que cette querelle entre les Etats-Unis et l'Europe offre à Vladimir Poutine un moyen de diviser les deux principaux alliés et financiers de l'Ukraine. "Les présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping se réjouissent certainement de nous voir nous disputer, estime la députée danoise Ida Auken dans une tribune dans le New York Times. Cela ne renforce la sécurité de personne. Au contraire."

Mais la volonté de Donald Trump de récupérer de nouveaux territoires semble être intimement liée à une obsession croissante pour son héritage matériel" pour CNN, qui compare ses ambitions expansionnistes à la création d'une immense salle de bal à l'est de la Maison-Blanche ou l'inscription de son nom sur le Kennedy Center à Washington, au-dessus de celui du président assassiné. "Trump rêverait sans doute d'entrer dans l'histoire aux côtés du président Thomas Jefferson, qui acheta la Louisiane en 1803 pour 15 millions de dollars", estime le média américain, qui parierait presque sur le fait qu'il ne donne son nom à ce nouveau territoire : "La prochaine conquête américaine pourrait devenir Trumpland".

© REUTERS

Donald Trump lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 22 octobre 2025.
  •  

Guillaume Tabard : « Nécessité d’un budget, urgence de la Défense »

CONTRE-POINT - Pour la première fois, les deux grandes puissances adverses, la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, sont reconnues comme étant source de danger et de déséquilibre pour le monde.

© Philippe Magoni / REUTERS

Le président français Emmanuel Macron serre la main des soldats lors de sa visite à la base aérienne militaire d’Istres, dans le sud de la France, le 15 janvier 2026.
  •  

Le patriotisme, entre ressort politique en temps de guerre et culture partagée

Sur fond de réveil des « puissances de déstabilisation », Emmanuel Macron fait désormais régulièrement appel à la nation et au patriotisme. Selon une enquête, le sentiment patriotique est moins clivé que ne le laisse penser le débat politique.

© OLIVIER MONGE/MYOP POUR « LE MONDE »

Le président de la République Emmanuel Macron, lors de sa visite à la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), le 15 janvier 2026.
  •  

"On va défendre avec le sang et la chair" en cas d'attaques américaines affirme l'ambassadeur d'Iran

Des manifestations initialement liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de s'étendre à travers le pays, visant ouvertement le pouvoir, dans un mouvement de contestation parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. L'ambassadeur d'Iran en France est l'invité exceptionnel de BFMTV.

  •  

Erfan Soltani "ne subira pas la peine de mort" assure l'ambassadeur d'Iran

Des manifestations initialement liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de s'étendre à travers le pays, visant ouvertement le pouvoir, dans un mouvement de contestation parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. L'ambassadeur d'Iran en France est l'invité exceptionnel de BFMTV.

  •  

L'ambassadeur d'Iran conteste les bilans des ONG sur le nombre de victimes de la répression du régime iranien

Des manifestations initialement liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de s'étendre à travers le pays, visant ouvertement le pouvoir, dans un mouvement de contestation parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. L'ambassadeur d'Iran en France est l'invité exceptionnel de BFMTV.

  •  

Emmanuel Macron lance un vif rappel à l’ordre aux industriels de la défense

Regrettant des retards, le président de la République demande aux entreprises françaises du secteur d’accélérer les cadences de production et menace d’aller « chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».

© OLIVIER MONGE/MYOP POUR « LE MONDE »

Emmanuel Macron sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), le 15 janvier 2026.
  •  

"Il y a un soutien incontestable de la majorité des Iraniens pour leur Guide suprême" assure l'ambassadeur d'Iran sur BFMTV

Des manifestations initialement liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de s'étendre à travers le pays, visant ouvertement le pouvoir, dans un mouvement de contestation parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. L'ambassadeur d'Iran en France est l'invité exceptionnel de BFMTV.

  •  

«Tout le monde nous a abandonnés» : un rideau de terreur s’abat sur l’Iran

TÉMOIGNAGES - Échaudés par la volte-face de Donald Trump et menacés d’un black-out encore plus total sur le pays, les Iraniens démultiplient les SOS pour empêcher le régime de massacrer sa population à huis clos.

© MORTEZA NIKOUBAZL / NurPhoto via AFP

Un panneau publicitaire montrant des images d’un rassemblement pro-gouvernemental dans le centre-ville de Téhéran, le 15 janvier.
  •  

La Russie inquiète de l’envoi de troupes de l’Otan au Groenland

DÉCRYPTAGE - Réagissant à ce qu’elle considère comme une nouvelle avancée de l’Alliance, la diplomatie de Moscou a mis en garde les Européens, jeudi, contre «toute tentative d’ignorer les intérêts russes dans l’Arctique».

© Sergei Karpukhin / AP

Vladimir Poutine assiste à la cérémonie de lancement d’un sous-marin nucléaire, à Mourmansk, le 27 mars 2025.
  •  

Contre Trump au Groenland, les Européens tentent un coup de bluff militaire

DÉCRYPTAGE - Emmanuel Macron a confirmé jeudi l’envoi de quelques soldats au Groenland pour participer à un exercice avec les forces danoises et d’autres officiers européens.

© Ebrahim Noroozi / AP

Des forces danoises en plein exercice avec des troupes européennes membres de l’OTAN.
  •  

Ali Khamenei dans « Le Monde », de ministre de la défense à guide impitoyable

Depuis les débuts du mouvement de contestation en Iran fin 2025, le chef du régime a encouragé sa répression. Le nom du dirigeant de la République islamique est apparu dans le quotidien le 19 novembre 1979 au détour d’une brève qui évoque sa fonction dans le gouvernement de l’époque.

© Rouzbeh Fouladi/Middle East Images via AFP

Ali Khamenei, à Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2024.
  •  
❌