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États-Unis : qu’est-ce que l’ICE, cette police de l’immigration honnie des manifestants ?

Bras armé de Donald Trump dans son combat contre l’immigration, cette agence fédérale a suscité de nombreux cortèges, après la mort de deux Américains abattus lors d’un contrôle routier et d’une manifestation.

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Des agents de l’ICE montent la garde devant le bâtiment fédéral Bishop Henry Whipple à Minneapolis, dans le Minnesota, le 8 janvier 2026.
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Clinton et Obama appellent les Américains au sursaut après les événements de Minneapolis

Les ex-présidents Bill Clinton et Barack Obama ont appelé les Américains à défendre leurs valeurs, après la mort d'un deuxième citoyen à Minneapolis, tué par la police fédérale, que Trump impute au "chaos" créé par les démocrates. "Il appartient à tous ceux d'entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s'exprimer", a déclaré dimanche l'ancien dirigeant démocrate Bill Clinton, Barack Obama, lui aussi ex-président démocrate, appelant à un "sursaut" des citoyens alors que les valeurs fondamentales sont "attaquées". Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balles samedi lors d'une manifestation contre des opérations de la police de l'immigration (ICE).

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Homme tué à Minneapolis: des militants anti-ICE empêchent la police de l’immigration de dormir en ville

Depuis la mort d'Alex Pretti, tué par balles samedi, lors d'une manifestation contre des opérations de la police de l'immigration, les mouvements de contestation se multiplient à Minneapolis. Certains manifestants vont jusqu'à empêcher la police de l'immigration de dormir sur place, en attaquant les hôtels où l'ICE se logeait. 

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Homme tué à Minneapolis: la version des autorités remise en cause par les images

Un nouveau citoyen américain a été abattu par la police de l'immigration (ICE), ce samedi à Minneapolis. Il s'agit d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants. Ce lundi, Kristi Noem, Secrétaire de la sécurité intérieure américaine a pris la parole pour revenir sur ce qu'il s'est passé. “Un individu s’est approché des agents de la police de la frontière américaine, armé d’un pistolet semi-automatique. Les agents ont tenté de le désarmer, mais le suspect a réagi violemment. Craignant pour sa vie et celle de ses collègues, un agent a fait usage de son arme à feu, en état de légitime défense. Tout porte à croire que le suspect était venu sur les lieux dans le but de faire un maximum de victimes et de tuer des policiers”, a-t-elle affirmé. 

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Manifestations en Iran

La République islamique d'Iran fait face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979. La répression des manifestations a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation en décembre 2025 selon une ONG. L'Iran a coupé le 8 janvier les accès à internet de sa population, l'empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur les manifestations en cours contre le pouvoir. Le président américain Donald Trump a plusieurs fois menacé la République islamique de "frapper très fort" en cas de répression sanglante.

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"Ça serait catastrophique pour la Maison Blanche": Donald Trump juge qu'il est "trop tard" pour arrêter la construction de sa salle de bal

Le milliardaire a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour y construire une salle de bal censée accueillir jusqu'à 1.000 personnes. Une association de défense du patrimoine, la National Trust for Historic Preservation, a intenté une action en justice pour faire arrêter le projet.

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"C'est l'ICE et son comportement qui est dénoncé, pas la politique anti-immigratoire" assure Romuald Sciora de l'IRIS

Les ex-présidents Bill Clinton et Barack Obama ont appelé les Américains à défendre leurs valeurs, après la mort d'un deuxième citoyen à Minneapolis, tué par la police fédérale, que Trump impute au "chaos" créé par les démocrates. "Il appartient à tous ceux d'entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s'exprimer", a déclaré dimanche l'ancien dirigeant démocrate Bill Clinton, Barack Obama, lui aussi ex-président démocrate, appelant à un "sursaut" des citoyens alors que les valeurs fondamentales sont "attaquées". Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balles samedi lors d'une manifestation contre des opérations de la police de l'immigration (ICE).

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Huit jeunes néonazis jugés en Allemagne pour un projet insurrectionnel

Les prévenus sont soupçonnés d’être affiliés aux « Séparatistes saxons », un groupuscule qui entendait prendre le pouvoir afin d’« instaurer un système étatique et social inspiré du national-socialisme ».

© ddp/AdoraPress via Reuters Connect

Des policiers lors d’une journée de manifestation contre le néonazisme à Dresde, le 11 février 2024.
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« Il y a une atteinte disproportionnée au droit de savoir du public » : la Cour suprême israélienne saisie de l’interdiction d’accès des journalistes à Gaza

La Cour suprême a examiné, lundi 26 janvier, le deuxième recours déposé sur ce sujet depuis le 7 octobre 2023 par la Foreign Press Association. Le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025 et l’ouverture annoncée du poste frontière de Rafah compliquent l’argumentaire du gouvernement, qui met en avant des motifs de sécurité, notamment pour les soldats.

© BASHAR TALEB / AFP

A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 25 janvier 2026.
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Migrants : arrestation en France de deux militants britanniques pour provocation à la haine

Arrêtés près de Calais, dimanche soir, ils ont été placés en garde à vue pour « provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences », pour des propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même.

© SAMEER AL-DOUMY/AFP

Des militants d’extrême droite britanniques surveillent la plage de Gravelines (Nord), afin d’empêcher des migrants de traverser la Manche, le 5 décembre 2025.
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Face à Donald Trump et Vladimir Poutine, le prix d'une Europe indépendante

Vladimir Poutine et Donald Trump ont réveillé l’Europe, le Russe en agressant l’Ukraine et l’Américain en cherchant à faire main basse sur le Groenland. Bien involontairement, ils ont chacun de leur côté contribué à faire basculer nombre de décideurs européens en faveur d’une Europe forte, souveraine et apte à tenir tête aux grands prédateurs. Le mot d’ordre à Bruxelles est désormais "l’Europe indépendante". Mais l’aspiration légitime ne deviendra un projet politique que si les Etats membres se dotent d’une stratégie commune et d’une capacité d’action collective. La mue coûtera cher. Entre les avions de combat et les pensions de retraite, il va falloir faire des choix douloureux.

Hélas, on peine à trouver des responsables politiques qui aient le courage de le dire en public. Les citoyens, eux, semblent prêts à l’entendre. Près de trois sur quatre (73 %) souscrivent à l’idée que l’Europe ne peut plus compter que sur elle-même pour sa défense, selon un sondage Cluster 17/Le Grand Continent réalisé en janvier dans sept pays européens, dont les cinq les plus peuplés. Les opinions ont bien compris qu’en ce début 2026, le tableau géopolitique n’a jamais été aussi sombre depuis les pires heures de la guerre froide.

Une épée de Damoclès

A l’Est, Moscou vise la domination de toute une partie du continent, comme à l’époque soviétique. A l’Ouest, la dépendance à l’égard des États-Unis n’est plus seulement un handicap pour l’Europe : elle est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Malgré le recul tactique de Trump sur le Groenland, la confiance est détruite, pour longtemps. Les dernières déclarations provocantes de l’hôte de la Maison-Blanche, dénigrant l’aide que les partenaires de l’Otan ont apporté aux soldats américains en Afghanistan, ont jeté derechef de l’huile sur le feu.

L’Europe doit regarder la réalité en face. Les Etats-Unis ne la considèrent plus comme un allié utile et fiable mais comme une région politiquement louche, au point qu’elle pourrait devenir une menace pour la civilisation occidentale. Il est revenu à un Canadien, le Premier ministre Mark Carney, d’exprimer le mieux, dans son discours de Davos, le dilemme que ressentent les stratèges européens : "On ne peut pas vivre dans le mensonge d’une intégration mutuellement bénéfique quand cette intégration devient la source de notre subordination". Une situation résumée crûment par son homologue belge, Bart De Wever : "Être un vassal heureux est une chose, être un esclave misérable en est une autre".

Le retour à une voie nationale, prôné pour l’Europe par ses adversaires du dedans (Viktor Orbán) comme du dehors (J.-D. Vance), n’offre aucune alternative digne de foi. Qui peut croire qu’isolés les uns des autres, livrés à eux-mêmes, les Etats européens, même le plus puissant d’entre eux, l’Allemagne, pourraient promouvoir leurs intérêts avec une quelconque efficacité dans un monde régi par la loi de la jungle ? Et troquer une soumission pour une autre, en se rapprochant de la Chine et de la Russie, serait tomber de Charybde en Scylla. Si l’Europe veut éviter le grand effacement, elle n’a pas beaucoup d’options. Elle doit emprunter une voie ardue, coûteuse, de longue haleine : celle de la construction d’une puissance politique et militaire, qui limite sa dépendance énergétique et technologique, qui dissuade ses adversaires et qui soit capable de prendre des décisions rapides lorsqu’elle est menacée.

Quelques décisions bienvenues ont déjà été prises. L’Europe se réarme, c’est le cas notamment en Allemagne. Elle apprend à défendre sa souveraineté numérique et technologique. Elle renoue avec une politique industrielle. Elle se diversifie en direction du Sud global en nouant de vastes accords commerciaux avec l’Amérique du Sud et l’Inde. Mais elle est toujours loin du compte. Si elle veut vraiment être prise au sérieux par ses adversaires comme par ses partenaires, elle n’échappera pas à une grande remise à plat de son mode de vie et de son État-providence dispendieux. L’indépendance est à ce prix.

© REUTERS

Le président américain Donald Trump prend la parole lors du 56e Forum économique mondial (FEM), à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026.
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En Chine, un général accusé d'espionnage : la chute du plus fidèle haut gradé de Xi Jinping

C'est l'aboutissement d'un long processus de purges au sein de l'Armée populaire de libération. Samedi 24 janvier, le ministère de la Défense chinois a annoncé l'ouverture d'une enquête contre le général Zhang Youxia, vice-président de la Commission militaire centrale (le principal organe de décision militaire du Parti communiste), et le général Liu Zhenli, chef d'état-major interarmées. Les soupçons portent sur "de graves violations de la discipline du Parti et des lois de l'Etat", selon l'armée chinoise.

Le premier est également accusé d'avoir transmis aux Etats-Unis des informations sur le programme d'armement nucléaire chinois, et d'avoir touché des pots-de-vin pour la promotion de tel ou tel gradé, révèle le Wall Street Journal. Les autorités examineraient également la manière dont il a supervisé l'agence chargée de la recherche, du développement, et de l'acquisition du matériel militaire.

Selon des sources interrogées par le journal américain, Zhang Youxia - autrefois considéré comme le plus grand allié militaire du président Xi Jinping - est avant tout accusé d'avoir formé "des cliques politiques" et des réseaux d'influence "qui sapent l'unité du parti". Si l'opacité du système chinois complique la compréhension des motivations du président chinois, cette mise à l'écart semble s'inscrire dans une série de purges menées par le Parti depuis l'été 2023.

Conquête de Taïwan

Au cours des deux dernières années, de nombreux hauts gradés et commandants opérationnels (dont celui en charge de Taïwan), et plus de 50 officiers et dirigeants de l'industrie de la défense ont fait l'objet d'enquêtes ou été démis de leurs fonctions. Alors que la Commission militaire centrale comptait six responsables, avec à sa tête le président Xi Jinping, ils ont tous été écartés, à l'exception du général Zhang Shengmin. Contrairement aux autres membres, ce dernier n'est pas vraiment un commandant endurci au combat mais plutôt un officier politique, chargé de garantir la discipline et la loyauté des troupes.

Ce démantèlement - le plus agressif depuis l'ère de Mao Zedong - vise à redresser l'armée dans le but de la préparer à d'éventuelles confrontations avec les Etats-Unis, notamment autour de la conquête de Taïwan. "En décapitant la structure du commandement, Xi Jinping signale que la corruption endémique, les réseaux clientélistes au sein de l'armée et la compromission de secrets d'Etat constituent des menaces existentielles" pour cet objectif, analyse le Wall Street Journal.

"Bien que l'Armée populaire de libération ait réalisé des réformes avancées, l'entraînement conjoint reste incomplet et gourmand en ressources, ce qui soulève des questions quant à sa capacité à respecter le calendrier de Xi Jinping pour Taïwan en 2027", analyse l'expert Tristan Tang, auprès du Financial Times.

Réélection de Xi Jinping

Mais c'est aussi le symptôme d'une volonté de Xi Jinping (qui brigue un 4e mandat) d'écarter toute personnalité qui pourrait avoir une influence capable de déstabiliser sa réélection. A ce sujet, l'éditorial du Quotidien de l'Armée populaire de libération, le journal officiel de l'armée chinoise, constitue une sorte d'aveu, lorsqu'il explique que Zhang Youxia et Liu Zhenli, ont "gravement bafoué et endommagé le système de responsabilité du président".

Zhang Youxia était en effet une personnalité respectée au sein de l'Armée populaire de libération, en tant que rare officier à avoir une expérience de combat. Sa famille est originaire de la même région que Xi Jinping, et leurs pères ont d'ailleurs combattu ensemble pendant la guerre civile. Mais le président semble aujourd'hui préférer la loyauté politique au CV militaire.

Décapiter la tête de l'armée n'est néanmoins pas sans contradictions pour le Parti, et pourrait entraîner des paralysies. "Compte tenu de la complexité de la supervision d'une organisation militaire aussi vaste, ce vide à la tête de l'armée aura forcément des répercussions sur la capacité actuelle de l'Armée à mener des opérations majeures", analyse Taylor Fravel, directeur du programme d'études de sécurité du Massachusetts Institute of Technology.

© REUTERS

Zhang Youxia - autrefois considéré comme le plus grand allié militaire du président Xi Jinping - est accusé d'avoir formé "des cliques politiques".
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