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Yoani Sánchez, journaliste cubaine : “Le régime est au pied du mur”

La journaliste cubaine Yoani Sánchez, fondatrice et directrice du site d’information indépendant “14ymedio”, a pu mesurer la nervosité de la dictature castriste le 28 janvier dernier. Arrêtée et assignée à domicile alors qu’elle se rendait à une réception du chargé d’affaires des États-Unis, elle estime que le régime aura du mal à survivre à la crise, aux menaces de Donald Trump et au manque de soutien populaire à l’intérieur de l’île.

© YAMIL LAGE / AFP

L’ancien président cubain Raul Castro (au centre) et l’actuel président Miguel Diaz-Canel (à droite), à La Havane, le 27 janvier 2025.
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Élections législatives en Birmanie : l'illusion des urnes ?

La Birmanie, en pleine guerre civile, vient d'organiser des élections législatives. Les résultats officiels publiés hier confirment la victoire de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2021 qui remporte ces élections avec 80% des voix. À quoi faut-il s'attendre ? “L’opposition birmane a besoin d’une sorte de Zelensky” explique David Camroux, chercheur spécialiste de l'Asie du sud-est.

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Deal, nouveau leader ou chute du régime ? Les trois objectifs possibles d’une intervention américaine en Iran

En déployant son armada au Moyen-Orient, Donald Trump exerce une pression maximale pour contraindre Téhéran à conclure un accord. Mais elle lui donne également la possibilité de s’en prendre au guide suprême et aux Gardiens de la révolution, explique le quotidien libanais “L’Orient-Le Jour”.

© PHOTO BRYAN DENTON/THE NEW YORK TIMES

Le pont d’envol du porte-avions USS “Abraham Lincoln”, le 10 août 2019. Le navire est arrivé à proximité de l’Iran à la fin janvier 2026.
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Iran, Kurdistan, Ukraine, Israël, Donald Trump : l'interview de Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy est l’invité de "Politique". Iran, Kurdes de Syrie, guerre en Ukraine, situation en Israël et à Gaza et présidence de Donald Trump, le philosophe et écrivain livre son analyse sur la situation internationale. Une émission présentée par Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani, directeur de Slate.fr et ancien directeur du Monde.

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Nicaragua, la dictature oubliée

Depuis 2018, le Nicaragua est devenu une zone de silence médiatique quasi-total. La répression, les prisonniers politiques, l’impossibilité pour les journalistes d’accéder au pays et l’exil massif de l’opposition ont transformé ce pays, le deuxième plus pauvre des Amériques, en une sorte de Corée du Nord tropicale. Nos correspondants Laurence Cuvillier et Matthieu Comin ont tenté de rompre ce silence, depuis le Costa Rica, où vivent plusieurs centaines de milliers de Nicaraguayens en exil.

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A Crotone, l’ouverture du procès du naufrage de Cutro rappelle les manquements des autorités italiennes

Six personnes, parmi lesquelles des garde-côtes, sont inculpées après le drame au cours duquel 94 migrants sont morts il y a trois ans, au large d’une plage de Calabre.

© ALESSANDRO SERRANO / AFP

Le 26 février 2023, près de la plage de Steccato di Cutro, au sud de Crotone, des employés des pompes funèbres manipulent les cercueils contenant les corps de migrants décédés après le naufrage de leur embarcation au large de la Calabre, dans le sud de l’Italie.
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Immigration : les naufrages se poursuivent dans une Méditerranée de plus en plus opaque

Entre le 14 et le 21 janvier, huit embarcations parties de la région de Sfax, en Tunisie, ont été signalées en détresse. Selon Radio Radicale, jusqu’à 380 personnes se trouvaient à bord de ces bateaux repérés par la garde-côtière italienne. Toutes sont aujourd’hui portées disparues.

© SAMEER AL-DOUMY / AFP

L’évacuation du « Sider », un navire marchand, par un RHIB (bateau pneumatique rigide), par l’équipe de sauvetage « Ocean Viking » au large des côtes libyennes, le 17 janvier 2026.
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Tensions entre l'Iran et les États-Unis: pourquoi est-ce que le détroit d'Ormuz est un lieu stratégique et explosif?

Face aux menaces d'intervention militaire de Washington en Iran, le chef de l'armée, qui a doté les régiments de combat de "1.000 drones stratégiques", promet une réponse "rapide et écrasante". D'ailleurs, la marine iranienne vient d'annoncer un exercice militaire à tirs réels, dans le détroit d’Ormuz. Cette opération aurait lieu dimanche et lundi prochain.

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Iran: le chef de l'armée prévient Washington que les forces armées iraniennes "sont en état d'alerte maximale"

Ce vendredi 30 janvier, depuis la Maison Blanche, le président américain a précisé qu'il n'avait pas communiqué de date butoir quant au retrait de l'armada américaine déployée dans le golfe Persique. Alors que le chef des armées iranien a prévenu les États-Unis que les forces armées iraniennes "sont en état d'alerte maximale" ce samedi 31 janvier.

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«Une manœuvre de prédation entre oligarques» : ce que cache la vente de l’aéroport Domodedovo de Moscou

RÉCIT - Brutalement nationalisée en juin dernier par le Kremlin, l’infrastructure a été adjugée aux enchères jeudi 29 janvier à Cheremetievo, le plus grand aéroport de Russie. Derrière cette transaction économique, émergent des enjeux de pouvoir opaques.

© - / AFP

Au mois de juin, l’aéroport de Domodedovo (ici photographié en 2022) a été nationalisé via une action en justice du parquet général, au motif qu’il se trouvait sous «influence étrangère».
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À Minneapolis, nouvelle manifestation contre l'ICE, deux journalistes arrêtés

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, vendredi, à Minneapolis pour dénoncer les coups de filet de la police de l'immigration (ICE) et la politique de l'administration Trump. Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, dont un ancien présentateur de CNN qui va être poursuivi pour sa couverture des événements.

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Dérives de l'ICE : comment Minneapolis est devenue l'épicentre de la contestation

Ces dernières semaines, dans l'agglomération de Minneapolis et de sa ville jumelle, Saint-Paul, le mercure affiche rarement au-dessus de 0°C. Et pourtant, la température grimpe de jour en jour. C'est cette ville que l'administration Trump a désignée comme théâtre de l'opération "Metro Surge" ("surtension du métro" en français), une vaste offensive contre l'immigration illégale. Début décembre, quelques dizaines d'agents de l'ICE - la police de l'immigration américaine - ont ainsi été déployées pour renforcer les effectifs locaux, rejoints un mois plus tard par plus de 2 000 officiers supplémentaires. Leur mission : arrêter toutes les personnes suspectées d'être en situation irrégulière, qu'elles soient dans l'espace public, au travail ou même chez elles, et si les soupçons se confirment, les renvoyer dans leur pays d'origine. Leur arrivée en ville ne s'est pas faite sans encombre, au contraire. Des dizaines d'habitants s'opposent régulièrement à leurs opérations, et de nombreux affrontements ont éclaté, culminant dans la mort de deux citoyens.

L'agglomération des "Twin Cities" n'est pas la première métropole à être ciblée de cette matière par la croisade du président américain contre l'immigration clandestine. Avant elle, Los Angeles, Washington, Chicago ou encore Charlotte, en Caroline du Nord, ont, elles aussi, assisté à de grandes opérations coup de filet, mais c'est à Minneapolis que les forces fédérales ont rencontré la résistance la plus coriace. "Je crois que le gouvernement ne s'attendait pas à une telle réaction de la population locale, décrypte Françoise Coste, maître de conférences en civilisation américaine à l'Université Toulouse-Jean Jaurès et spécialiste du Parti républicain. Les gens du Midwest ont la réputation d'être sympathiques, alors ils ne devaient pas s'attendre à ce qu'autant d'Américains blancs se mettent à défendre leurs voisins immigrés."

En théorie, rien ne prédestinait Minneapolis à devenir le cœur de cette bataille rangée entre ses habitants et les agents fédéraux. La ville se trouve à l'extrême Nord du pays, soit à plus de 2 000 kilomètres de la frontière mexicaine. Elle ne fait pas non plus partie des Etats qui hébergent le plus d'immigrés clandestins, ni en valeur absolue, ni en proportion totale de la population. Sur le plan politique, peu de choses différencient Minneapolis des autres métropoles visées par Donald Trump : elles sont toutes de solides bastions démocrates, à l'avant-poste de l'opposition à la politique répressive du camp Maga. Simplement, Minneapolis est un peu plus exposée : le gouverneur local, Tim Walz, a été le colistier de Kamala Harris lors de l'élection présidentielle de 2024 et une de ses élues au Congrès, Ilhan Omar, est une figure de l'aile gauche du parti démocrate, ainsi qu'une critique acérée de la politique de la Maison-Blanche.

L'agglomération de Minneapolis-Saint Paul est une bulle très largement démocrate dans un Etat plus mixte.
L'agglomération de Minneapolis-Saint Paul est une bulle très largement démocrate dans un Etat plus mixte.

Récemment, la représentante d'origine somalienne est aussi devenue une des cibles favorites de la vindicte présidentielle. En cause : un scandale financier qui remonte à la pandémie de Covid-19 et qui éclabousse toute la communauté somalienne de la région. Lorsque l'administration fédérale et l'Etat du Minnesota ont débloqué des aides en 2020, certains membres de cette communauté ont créé de fausses entreprises sociales pour accaparer un certain nombre d'aides publiques destinées aux plus démunis. Montant de l'ardoise : plus d'un milliard de dollars soutiré au contribuable américain.

"Toute la communauté somalienne est aujourd'hui accusée de corruption, ce qui est assez surprenant", déplore Michael Minta, professeur de sciences politiques à l'université du Minnesota. En réalité, selon lui, "la plupart des fraudeurs ont déjà été arrêtés et jugés, et tous les autres Somaliens de la région n'y sont pour rien. Or, la rhétorique présidentielle actuelle, c'est celle de la punition, de la revanche". Lors de son passage à Davos, Donald Trump a encore qualifié les Somaliens de "bandits", de "pirates" et de "déchets" pour justifier son action à l'encontre de cette communauté.

Le Minnesota accueille la plus grande communauté somalienne des Etats-Unis, aujourd'hui dans le viseur de Donald Trump.
Le Minnesota accueille la plus grande communauté somalienne des Etats-Unis, aujourd'hui dans le viseur de Donald Trump.

Ainsi, sur les douze premiers clandestins arrêtés, la moitié était des citoyens somaliens. "Ce que l'administration Trump ne dit pas, c'est qu'une grande partie de la communauté somalienne est en situation régulière", pointe Michael Minta. En effet, d'après des chiffres du recensement relevés par PBS, la télévision de service public américaine, moins de 10 % des personnes d'origine somalienne aux Etats-Unis n'ont pas la nationalité américaine.

Une affaire de symbole

Le professeur de sciences politiques s'étonne : "Aujourd'hui, dans l'agglomération, il y a plus d'agents fédéraux de l'ICE et de la patrouille aux frontières, que de policiers." Ce défoulement de moyens a secoué les habitants de Minneapolis, de plus en plus mobilisés. Après la mort de Renée Good, tuée par un agent de la patrouille aux frontières le 7 janvier 2026, une manifestation pacifique a rassemblé 50 000 personnes dans le centre-ville de Minneapolis, d'après les organisateurs. Il faisait alors près de -30°C.

Le Minnesota est loin d'être l'Etat américain le plus touché par l'immigration clandestine.
Le Minnesota est loin d'être l'Etat américain le plus touché par l'immigration clandestine.

Ce n'est pas la première fois que la ville s'agite et suscite l'attention des médias du monde entier. C'est également à Minneapolis que George Floyd a été tué par un policier en mai 2020, suscitant une vague de protestations qui a déferlé dans tout le pays. Michael Minta veut croire que "cet événement a provoqué une réelle prise de conscience sur la manière dont la police traitait différemment les personnes blanches et les personnes de couleurs aux Etats-Unis. De nombreux Américains se sont alors dit qu'il fallait faire mieux que ça." Dont acte. Depuis leur arrivée à Minneapolis, les agents fédéraux voient leurs actions ralenties ou empêchées par de nombreux manifestants armés de pancartes et de sifflets.

A maintes reprises, Jacob Frey, le maire démocrate de la ville, avait demandé à l'ICE de "foutre le camp", jusqu'ici en vain. Après avoir botté en touche pendant plusieurs jours, le Département à la sécurité intérieur américain annoncé le limogeage de Greg Bovino, commandant de la police aux frontières. Une amorce de désescalade bienvenue pour faire redescendre la température dans les rues enneigées de Minneapolis.

© Rod Lamkey et Craig Lassig / MaxPPP - M. Penguilly / L'Express

Depuis début janvier 2026, la ville de Minneapolis attire tous les regards.
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