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Venezuela : des prisonniers politiques sortis de prison, mais "pas libres" pour autant

Plus de 300 prisonniers politiques sont sortis de prison au Venezuela, depuis le 8 janvier. Mais ils ne sont pas totalement libres : beaucoup n’ont pas le droit de s’exprimer et doivent se présenter au tribunal tous les mois. Sans compter que des centaines de prisonniers politiques, au moins, restent toujours derrière les barreaux. 

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Cité dans les dossiers de l’affaire Epstein, un chef d’orchestre français dénonce des « insinuations »

Dans un e-mail adressé en 2013 à Jeffrey Epstein, le chef d’orchestre de renommée internationale avait écrit : « J’ai trouvé une fille formidable pour ton [ou votre] prochain séjour à Paris. Etudiante en philosophie. 21 ans. Elle ressemble un peu à l’épouse actuelle de [Roman] Polanski. »

© ROLAND SCHLAGER/APA/AFP

Le chef d’orchestre français Frédéric Chaslin, à Vienne, le 8 février 2018.
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Guerre en Ukraine, le cri de révolte de 11 intellectuels français : "Il faut imposer un cadre humanitaire aux pourparlers avec la Russie"

Depuis février 2022, vous avez placé la France au premier rang des nations européennes soutenant l'Ukraine face à l'agression russe. Votre détermination à défendre l'intégrité territoriale ukrainienne, votre initiative dans la création de la Coalition des Volontaires et votre engagement constant auprès du président Zelensky ont incarné les valeurs européennes de liberté et de résistance à l'oppression. Alors que s'ouvrent des perspectives de négociations, votre rôle est déterminant pour définir les conditions d'une paix juste et durable.

C'est dans cet esprit que nous nous adressons à vous aujourd'hui. Réunis autour de l'appel People First lancé par les Prix Nobel de la paix 2022, l’Ukrainienne Oleksandra Matviichuk et le Russe Oleg Orlov, nous vous demandons de porter au cœur des négociations une exigence fondamentale : la protection et la libération immédiate et sans condition des populations ukrainiennes victimes de la terreur du Kremlin.

16 000 civils ukrainiens portés disparus

Les chiffres documentés par les organisations de défense des droits humains révèlent l'ampleur du drame :

19 546 enfants ukrainiens déportés ont été recensés par les autorités ukrainiennes, dont seulement 1954 ont pu être rapatriés. Des centaines de milliers d'autres vivent sous occupation russe, soumis à une russification forcée systématique dès la maternelle, préparés à devenir de futurs soldats contre leur propre patrie.

• Au moins 16 000 civils ukrainiens, et beaucoup plus selon certaines estimations, sont portés disparus et illégalement détenus en Russie. Ils subissent tortures, violences sexuelles, humiliations et traitements inhumains en violation flagrante du droit international. Certains parmi eux sont morts en détention.

• Des milliers de prisonniers de guerre ukrainiens sont torturés, exécutés ou soumis à des conditions de détention terrifiantes qui violent les Conventions de Genève. Leur état de santé est extrêmement préoccupant.

• Les populations des territoires occupés (3 à 3,3 millions de personnes) sont contraintes de prendre la nationalité russe sous peine d'expropriation, de privation des droits sociaux, de déportation ou d'emprisonnement. Même ceux qui prennent la nationalité russe ne sont pas à l’abri : les autorités russes ont commencé à exproprier la population ukrainienne pour la remplacer par des colons russes.

Ces crimes ne sont pas des dérives individuelles, mais s’inscrivent dans un système planifié et supervisé directement par Vladimir Poutine.

En finir avec la russification forcée

C’est pourquoi la Coalition des Volontaires doit imposer un cadre humanitaire aux pourparlers avec la Russie :

- L’accès à tous les captifs et à tous les enfants illégalement déplacés ou déportés, accordé à une délégation internationale du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

- Le retour des enfants déportés.

- La libération des civils ukrainiens détenus illégalement en Russie et dans les territoires occupés.

- Le rapatriement des prisonniers de guerre par le biais d’échanges ou par d’autres voies.

- La possibilité pour les Ukrainiens qui le désirent de quitter les territoires occupés.

- La fin de la russification forcée des Ukrainiens dans tous les territoires occupés par la Russie.

Il faut également exclure tout passage sous contrôle russe de territoires qui se trouvent actuellement sous contrôle ukrainien. Car céder des territoires, ce n'est pas tracer des lignes sur une carte, c’est livrer les millions d’Ukrainiens qui y vivent à un système d'oppression totale.

Ce sont les valeurs et l'honneur de l’Europe qui se jouent dans le sort de ces enfants, de ces civils, de ces prisonniers, de ces populations. C'est notre capacité collective à défendre l'humanité contre la barbarie.

Avec notre plus profond respect et notre confiance en votre engagement.

Signataires :

Galia Ackerman, historienne, écrivaine, rédactrice en chef de Desk Russie

Jean-François Bouthors, journaliste, écrivain

Stéphane Courtois, historien

Michel Eltchaninoff, philosophe, essayiste

François Kersaudy, historien

Bernard-Henri Lévy, philosophe, écrivain, cinéaste

Marc Lévy, écrivain

Jonathan Littell, écrivain et cinéaste

Ariane Mnouchkine, metteuse en scène, fondatrice du Théâtre du Soleil

Sylvie Rollet, universitaire, Présidente de Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !

Nicolas Werth, historien, Président de Mémorial-France.

© via REUTERS

Volodymyr Zlensky et Emmanuel Macron le 6 janvier 2026.
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Les revenus pétroliers de la Russie, moteur de sa machine de guerre, sont en chute libre

Alors que la Russie et l’Ukraine ont récemment repris leurs négociations pour aboutir à un accord de paix à Abu Dhabi, l’économie russe montre de sérieuses difficultés, sous l’effet conjugué de la chute des prix du pétrole, des nouvelles sanctions occidentales et d’un effort de guerre de plus en plus coûteux. Selon le ministère russe des Finances, les recettes pétrolières et gazières de la Russie ont reculé de près de 25 % l’an dernier, privant le Kremlin de sa principale source de financement du conflit. Le Financial Times estime de son côté que les seuls revenus énergétiques du pays ont chuté d’environ 20 % en 2025.

Si les pressions budgétaires sont peu susceptibles de modifier les objectifs militaires de Poutine, elles commencent à se faire sentir. "Le déficit budgétaire est clairement un sujet important pour Poutine en ce moment", estime Janis Kluge, expert de la Russie à l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, cité par le quotidien économique britannique. Car la population russe devra supporter une part croissante du coût d’une guerre dont les dépenses dépassent déjà 170 milliards de dollars par an. Or, le dirigeant russe s’est toujours enorgueilli de la stabilité qu’il a apportée à une économie russe en chute libre après l’effondrement de l’Union soviétique, en réduisant la dette, en rationalisant la fiscalité et en maîtrisant l’inflation.

De nouvelles sanctions occidentales

Plusieurs raisons expliquent ces difficultés. Le pétrole, d'abord, représente depuis longtemps une part plus importante des recettes énergétiques que le gaz, un écart encore accentué par la perte du marché gazier européen en 2022, rendant les finances russes plus vulnérables aux variations des cours. Problème : les prix ont justement reculé depuis avril dernier, après que l’Opep a décidé d’augmenter progressivement sa production après des années de restrictions. En outre, l’industrie pétrolière russe a récemment été touchée par de nouvelles sanctions occidentales et par une application plus stricte des mesures existantes. En octobre 2025, le président Donald Trump a par exemple imposé des sanctions contre les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft (publique) et Lukoil (privée), réduisant considérablement leur capacité à vendre du brut.

A cela s'ajoute un renforcement de la lutte contre la "flotte fantôme" de pétroliers utilisée pour contourner les sanctions. Rien que ce mois-ci, l’armée américaine a saisi dans l’Atlantique Nord un pavillon russe qui transportait du pétrole vénézuélien, tandis que la marine française a également intercepté en Méditerranée un tanker soupçonné d’utiliser un faux pavillon pour dissimuler son appartenance à une flotte russe. Dans un contexte de surabondance mondiale, les acheteurs disposent surtout de nombreuses alternatives au pétrole russe, pouvant s’en détourner totalement, ou exiger des rabais nettement plus élevés pour compenser les risques liés aux sanctions, explique Sergueï Vakoulenko, expert énergétique au Carnegie Endowment for International Peace, cité par le New York Times.

Un recours à l'endettement

Pour pallier cette situation compliquée, le Kremlin a de plus en plus recours à l’endettement et à des hausses d’impôts. D'après le média américain, les taxes ont été relevées non seulement pour les grandes entreprises, mais aussi pour les petites structures comme les boulangeries et les commerces, suscitant un mécontentement inhabituel chez les entrepreneurs. Le gouvernement a aussi interdit temporairement les exportations de produits pétroliers, en raison des frappes ukrainiennes menées par des drones depuis novembre contre des raffineries russes, engendrant des pénuries de carburant dans plusieurs régions.

Paradoxalement, la situation est aggravée par un rouble fort. Selon le New York Times, la monnaie russe s’est appréciée d’environ 45 % face au dollar en 2025, réduisant les recettes budgétaires en roubles pour chaque baril exporté. Le Financial Times précise que le rouble est actuellement 17 % au-dessus du taux retenu dans le budget, ce qui pourrait entraîner un manque à gagner allant jusqu’à 3 000 milliards de roubles si les prix bas persistent.

© via REUTERS

Le président russe Vladimir Poutine à Solnetchnogorsk, dans la région de Moscou, en Russie, le 7 janvier 2026.
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Affaire Epstein : la fille de Jack Lang démissionne du Syndicat de la production indépendante

Cette décision intervient après la publication par le site « Mediapart » d’une enquête, s’appuyant sur des documents de la justice américaine, révélant qu’elle avait fondé en 2016 une société offshore avec l’homme d’affaires américain.

© BENHAMOU LAURENT/PJB/GHNASSIA ANTHONY/SIPA

Caroline Lang à l’occasion des Globes de cristal 2017, à Paris, le 30 janvier 2017.
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New York, qui traverse une vague de froid exceptionnelle, déplore 13 morts d’hypothermie

Pour faire face à cette situation, la municipalité a mis en place une flotte de 20 véhicules avec à leur bord du personnel de santé, ainsi que des centres de réchauffement d’urgence. Elle a augmenté ses capacités d’accueil en refuges collectifs et individuels.

© KENA BETANCUR/AFP

Dans le centre-ville de Manhattan, à New York, le 1ᵉʳ février 2026.
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Rafah : fragile soupape pour une Gaza exsangue, la frontière rouvre sous conditions

REPORTAGE - Les modalités de passage restent floues, les passages s’effectuant au compte-goutte, pour des motifs humanitaires et sous contrôle israélien.

© ALI MUSTAFA / Getty Images via AFP

L’ouverture, limitée à six heures par jour et à un nombre réduit de passages, concerne en priorité des patients et des blessés.
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Expulsion de diplomates : entre l’Afrique du Sud et Israël, le torchon continue de brûler

Israël et l’Afrique du Sud viennent d’exclure réciproquement leurs plus hauts envoyés diplomatiques. À l’origine des tensions renouvelées, la visite en Afrique du Sud d’une délégation israélienne en dehors de tout cadre officiel, à l’invitation d’un monarque traditionnel.

© Photo EMMANUEL CROSET/AFP

Une manifestation de soutien à Israël devant l’ambassade de l’État hébreu, le 17 novembre 2023, à Pretoria (Afrique du Sud).
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Des Palestiniens quittent Gaza pour se faire soigner en Egypte, après la réouverture partielle du passage de Rafah

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, des blessés et des malades de Gaza franchissent la frontière, dans l’espoir d’une prise en charge médicale hors de l’enclave.

© BASHAR TALEB/AFP

Des blessés de guerre et des malades, accompagnés de leurs proches, s’apprêtent à quitter la bande de Gaza via le point de passage de Rafah, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 février 2026.
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