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Excuses publiques, démissions dans son cabinet... l'affaire Epstein peut-elle entraîner la chute du Premier ministre Keir Starmer?

Keir Starmer est fragilisé par la publication le 30 janvier de nouveaux documents sur l'affaire Epstein. Il est reproché au chef du gouvernement travailliste d'avoir accepté la nomination de Peter Mandelson, diplomate proche du criminel sexuel, en connaissance de cause. Le Premier ministre a refusé de démissionner mais sa popularité est au plus bas et cette séquence semble le précipiter vers une sortie prématurée du 10 Downing Street.

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Manifestations en Iran: "Je parle avec plusieurs témoins dans le pays, ils attendent une seule chose, que les bombes arrivent", témoigne Ershad Alijani, journaliste iranien

Alors que la répression contre la population perdure et sur fond de tensions avec les États-Unis, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé ce lundi 9 février les Iraniens à faire preuve de "résilience" à l'occasion de l'anniversaire de la Révolution islamique

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Qui est Ghislaine Maxwell, la complice et ex-compagne de Jeffrey Epstein ?

La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison, témoigne ce 9 février devant une commission de la Chambre des représentants américaine. Elle a cependant déjà prévenu qu'elle invoquerait son droit à garder le silence. Cette audition intervient alors que fait rage aux quatre coins du globe la tempête provoquée par la publication le 30 janvier de masses de documents du dossier Epstein, qui embarrassent de nombreuses personnalités publiques.

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« Il est illusoire de croire qu’un processus électoral puisse se réaliser en Haïti »

Le 7 février, dans un climat de fin de règne et de crise exacerbée, s’est achevé le mandat du conseil présidentiel de transition en Haïti. Des élections parlementaires et présidentielles sont prévues le 30 août et le 16 décembre 2026, mais soit elles n’auront pas lieu, soit elles seront marquées par une forte abstention, analyse, dans une tribune au « Monde », le politiste Frédéric Thomas.

© Johnson Sabin / REUTERS

A Port‑au‑Prince, le 7 février 2026.
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La France reconstruit sa stratégie de défense en Afrique

Alors que Paris a perdu du terrain, ces dernières années, dans son ancien pré carré ouest-africain, les autorités françaises s’apprêtent à ratifier un accord avec le Kenya, lequel illustre leur volonté de diversifier leurs partenariats sur le continent.

© LUDOVIC MARIN / AFP

Le président français, Emmanuel Macron, accueille le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, à l’Elysée, à Paris, le 29 janvier 2026.
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Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell refuse de répondre aux questions du Congrès américain en invoquant son droit au silence

De la prison du Texas où elle purge une peine de vingt ans de prison, elle a sans surprise refusé de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants, en vertu du 5ᵉ amendement de la Constitution américaine.

© TRIBUNAL DE DISTRICT DES ÉTATS-UNIS POUR LE DISTRICT SUD DE NEW YORK / AFP / « Le Monde »

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L’Algérie accuse les Émirats arabes unis de “tentatives d’ingérence” dans ses élections

Samedi 7 février, Alger a dénoncé un accord portant sur les services aériens signé avec Abou Dhabi. Il s’agit là de la première action concrète de l’Algérie dans une crise qui couvait depuis quelque temps avec la pétromonarchie, accusée à de nombreuses reprises d’ingérence dans les affaires intérieures algériennes.

© PHOTO XINHUA/AFP

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ici photographié à Béchar (Algérie), le 3 février 2026.
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Iran : les mollahs étendent la répression aux réformateurs sur fond de tension avec les États-Unis

Les forces de sécurité iraniennes ont lancé ce lundi 9 février une campagne d’arrestations visant des figures du mouvement réformateur, rapporte l’agence de presse AP. Cette opération marque un nouvel élargissement de la répression. Elle intervient après l’écrasement sanguinaire de manifestations nationales en janvier, qui ont fait au moins 7 000 de morts (jusqu’à 20 000 selon le rapporteur spécial de l’ONU) et conduit à l’arrestation de plus de 50 000 personnes.

La militante et lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, qui est elle déjà incarcérée mais ne fait pas partie du mouvement réformateur, a aussi reçu une nouvelle condamnation de plus de sept ans de prison, selon AP. Cette décision illustre la volonté des autorités de réduire au silence toute voix critique à l’encontre de la répression sanglante menée par la théocratie iranienne, alors que l’Iran se prépare à de nouvelles discussions nucléaires avec les États-Unis dans un climat tendu : Donald Trump a répété récemment qu’il pourrait lancer une nouvelle attaque contre l’Iran si aucun accord n’était trouvé.

Les réformateurs dans le viseur du pouvoir

Au moins quatre membres du mouvement réformateur ont été arrêtés par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), selon ses responsables. A commencer par Azar Mansouri, la Dirigeante du Front des réformateurs iraniens qui regroupe plusieurs courants politiques et a joué un rôle clé dans l’élection du président Masoud Pezeshkian, toujours en poste malgré son influence limitée face au guide suprême. Selon le journal Al Jazeera, Javad Emam, porte-parole du Front des réformateurs, a également été arrêté à son domicile, ainsi que Mohsen Aminzadeh, ancien diplomate ayant servi sous le président réformateur Mohammad Khatami. Ebrahim Asgharzadeh aussi : il s’était fait connaître en dirigeant les étudiants ayant pris d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran en 1979, à l’origine de la crise des otages de 444 jours.

Selon l’agence officielle du régime IRNA, le parquet de Téhéran a confirmé l’arrestation de quatre personnes. Les autorités les accusent d’avoir "organisé et dirigé des activités visant à perturber la situation politique et sociale du pays dans un contexte de menaces militaires de la part des États-Unis et du régime sioniste". Selon des médias locaux, ils sont accusés d’avoir travaillé "au bénéfice" des États‑Unis et d’Israël en coordonnant notamment la propagande ennemie. Plusieurs autres dirigeants réformistes ont été convoqués.

En sous-texte, ces arrestation seraient liées à une déclaration publiée en janvier. Dans ce texte, certains des réformateurs appelaient publiquement le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, à démissionner, et proposaient la mise en place d’un conseil de transition. Ce n’était néanmoins pas le cas de la dirigeante du mouvement Azar Mansouri, selon le journal britannique The Guardian. Pour l’analyste de l’International Crisis Group Ali Vaez, qui s’exprime auprès de AP, "après avoir réduit les rues au silence par une cruauté exemplaire, le régime a déplacé son attention vers l’intérieur, fixant désormais son regard sur son opposition loyale".

Négociations nucléaires sous pression militaire

Sur le plan international, l’Iran et les États-Unis ont tenu de nouveaux pourparlers nucléaires la semaine dernière à Oman. Mais ce dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré, lors d’un sommet à Téhéran, que l’Iran maintiendrait sa capacité à enrichir de l’uranium. C’est cette position qui reste un point majeur de désaccord avec le président américain Donald Trump, qui a fait bombarder en juin trois sites nucléaires iraniens, durant la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël.

Ces derniers jours, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient en déployant le porte-avions USS Abraham Lincoln, ainsi que des navires et des avions de combat. Une démonstration de force qui vise à augmenter la pression sur l’Iran et à disposer des capacités militaires nécessaires en cas de décision de frappe. Parallèlement, l’Iran a averti lundi qu’il procéderait à des tirs de "roquettes" de lundi à mardi au-dessus de la province de Semnan, où se situe le port spatial Imam Khomeini.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou doit se rendre à Washington ce 9 février pour convaincre les États-Unis d’inclure dans les négociations avec l’Iran l’arrêt de l’enrichissement d’uranium, la fin du programme de missiles et la cessation du soutien iranien à ses alliés régionaux.

© via REUTERS

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprime lors d'un message télévisé à Téhéran, en Iran, le 9 février 2026.
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